DELPHES. - 1978
École française d'Athènes (EFA) (École française d'Athènes)
Ι' Αρχαιολογική Περιφέρεια (10e circonscription archéologique (1963-1977))
L'Ephorie des antiquités de Delphes a fait preuve d'une grande activité depuis 1977. Parmi les travaux de nettoyage, de consolidation, de restauration auxquels elle a procédé, signale les plus importants, ou ceux qui impliquent des prises de position sur des questions scientifiques :
« 1) Des blocs de la tour située à 800 mètres à l'Est de Marmaria ont été remis en place, et une fouille a été exécutée à l'intérieur du monument.
2) A Marmaria, le plus gros des deux rochers qui sont tombés en 1905 sur le temple archaïque d'Athéna (R2 sur la photographie FD II, Temples de tuf, pl. VII) a été découpé au marteau piqueur.
3) Au gymnase, les deux assises supérieures du mur d'analemma du loutron (FD II, Gymnase, pl. XVIII, 3), dans sa moitié Nord, ont été déposées et remontées. Le caniveau d'adduction de l'eau aux onze bouches, qui longe la face postérieure de ce mur (ibid., p. 56, pl. II et XXIV, 1), a été de nouveau dégagé.
4) Devant l'entrée du sanctuaire d'Apollon, la colonnade du côté Nord de la place communément appelée « agora romaine » a été en grande partie restaurée. L'École française avait fait redresser en 1947 les deux fûts conservés dans leur intégrité et placer sur l'un d'eux un chapiteau dont l'appartenance à cette colonnade avait paru ne pas faire de doute (BCH 71-72 [1947-48], p. 446, fig. 21). Cinq autres fûts ont été reconstitués en réunissant avec du ciment des fragments qui gisaient à terre, et quatre autres chapiteaux ont été posés sur ces colonnes.
Les boutiques ouvrant sur cette colonnade ont été nettoyées, garnies de rayon et fermées par des portes de bois, pour être utilisées comme dépôts de pierres.
Entre la colonnade et le mur de façade des boutiques, et dans les niches ménagées aux deux extrémités de ce mur, ont été exposés des éléments d'architecture chrétienne, en particulier des chapiteaux et des plaques de balustrades ou de revêtement de murs, de provenances diverses. Ceux de ces éléments qui avaient été découverts dans les fouilles du siècle dernier avaient été inventoriés, numérotés et étudiés par J. Laurent, BCH 23 (1899), p. 206-279. D'autres ont été trouvés récemment à l'Est de la maison de l'École française dans un bâtiment partiellement exploré et avaient été laissés sur place dans l'attente de la découverte éventuelle d'autres fragments des mêmes plaques.
5) Après l'entrée du sanctuaire, à droite, le bloc de calcaire portant la signature de Théopropos d'Égine a été replacé, avec la face inscrite vers l'Ouest, sur le socle où se dressait, d'après Pausanias, le taureau de Corcyre1.
6) Sur les deux orthostates sûrement attribués au monument de Philopoemen a été posé un bloc fragmentaire de corniche2.
7) Devant le portique (« monument des Navarques » ?) qui précède l'hémicycle des Rois d'Argos, les blocs des deux assises inférieures d'une base hellénistique ont été remis en place et les lacunes comblées en béton3.
8) Au Nord du trésor des Athéniens, le mur courbe (FD II, Tr. Ath., p. 82 et fig. 39) a été restauré dans sa partie supérieure.
9) Le bassin et l'aqueduc de la fontaine archaïque, près de l'angle S.-O. du mur polygonal, ont été consolidés. Au cours des travaux, on s'est aperçu qu'un bloc de poros posé à plat au-dessus de la canalisation lors d'une réfection tardive était un des orthostates dressés au-dessus de la paroi Nord du bassin ; il a été remis à sa place primitive.
10) Un bloc de couronnement (plutôt que de socle) d'une base hellénistique — qui se dressait peut-être sur la terrasse du mur polygonal ou sur l'esplanade du temple — , demeuré depuis l'époque de sa découverte entre le portique des Athéniens et le rocher du Sphinx, a été placé (à l'envers, semble-t-il) sur un socle de béton coulé à ses dimensions, dans le prolongement de la rangée de bases in situ qui borde l'Aire4.
11) La statue assise, acéphale, qui était demeurée près de l'angle S.-E. du mur polygonal, a été transportée sous l'auvent des bureaux de l'Éphorie5.
Au musée, la salle contenant les principales trouvailles faites dans les favissae de l'Aire en 1939 — restes de statues chryséléphantines, statue de taureau en argent, petites figurines d'ivoire, statuettes de bronze, etc. — a été inaugurée le 26 juillet 1978. La présentation des objets est due entièrement à l'Éphorie, ainsi que la rédaction des notices explicatives qui ont été placées dans les vitrines.
La tête mutilée (sans visage) du Thessalien Sisyphos II, trouvée fortuitement à la fin de l'année 1978, a été recollée au cou de la statue, auquel elle s'adapte exactement, comme l'avait aussitôt reconnu M. P. Thémélis (v. ci-dessus, p. 514-518). Un bras droit, sculpté séparément, dont l'appartenance à la statue de Daochos était connue depuis longtemps, a été réajusté à l'épaule au moyen d'un tenon ».
(2) : L'attribution de cette corniche au monument de Philopoemen, proposée par G. Roux, Énigmes, p. 37-40, a été rejetée par , BCH 90 (1966), p. 283-291. D'après les observations de et de , qui procèdent depuis plusieurs années à une révision méthodique des monuments du côté droit de la Voie sacrée, de l'entrée du sanctuaire au « mur des Mégariens », en vue de leur publication dans les Fouilles de Delphes, cette attribution est très incertaine.
(3) : Ces blocs avaient été identifiés par G. Roux (Énigmes, p. 42-46) et rassemblés du côté gauche de la Voie sacrée. La découverte et la remise en place, en 1978, par J.-F. Bommelaer et M. Schmid du bloc terminal des fondations vers l'Est avait fait connaître de façon sûre la longueur de la base et confirmé l'exactitude de la restauration proposée par G. Roux. La reconstitution de cette base, une fois achevée l'étude et complétés les dessins, entrait dans un programme de restauration partielle de tous les monuments bordant la Voie sacrée, dont on a identifié plusieurs dizaines de blocs, qui pourront retrouver leur place primitive.
(4) : Ce bloc, n'étant pas en place, ne figure évidemment sur aucun des plans qui ont été publiés de cette partie du sanctuaire : par exemple, FD III 3, nos 117 sq., fig. 6 ; FD II, Colonne des Naxiens et portique des Athéniens, pl. I ; FD II, Atlas, plan 8.
(5) : Sur cette statue, cf. P. Thémélis, ArchEph 1976 [1977], Chron., p. 8-11 ; , BCH 102 p. 587-590 ; P. Thémélis, ci-dessus, p. 518-520.
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