SAMOS. - Héraion. - 1976
Heraion de Samos (sanctuaire)
Les fouilles de l'Institut allemand, reprises en 1976 sous la direction de , ont porté sur le « bâtiment Nord », le « bouleutérion » et la voie sacrée.
« Bâtiment Nord ». Cet édifice situé au Nord de la voie sacrée, avait été partiellement dégagé par (1910-14) puis réexaminé par (1961) sans que son plan ni sa chronologie puissent être déterminés. Dans l'angle Nord-Est, demeuré seul inexploré, une fouille complémentaire a permis d'observer, à partir du sol actuel, la séquence stratigraphique suivante :
1) Vestiges d'habitations impériales (première moitié du IIIе s. ap. J.-C.). Les murs, faits de pierraille et de remplois, sont stuqués et peints. Le sol de l'une des pièces est pavé d'une mosaïque qui représente deux dauphins affrontés de part et d'autre d'un trident. Le tout semble avoir été abandonné — sans trace de destruction violente — lors de l'invasion des Hérules en 267 ap. J.-C.
2) Remblai du début de l'époque impériale. Parmi le matériel, très mêlé, qui remonte jusqu'à l'époque archaïque, on retiendra une petite tête d'athlète en marbre (classique) et une antéfixe hellénistique ornée d'un gorgonéion (fig. 295).
3) Murs et canalisations hellénistiques au-dessus et au milieu des fondations du « bâtiment Nord », dont les blocs furent alors récupérés ou recouverts.
4) Deux états de fondations du « bâtiment Nord ». Dans l'état primitif (vers le milieu du VIe s. av. J.-C.) l'édifice, qui est à coup sûr un temple, se présente comme un oikos à deux nefs et adyton, élevé sur un podium. Il mesure 29 m sur 13,75 m. Dans le second état (également d'époque archaïque) il est entouré d'une péristasis de 25,85 m sur 41,20 m, qui le transforme en pseudo-diptère. Les fondations de la péristasis, comme celles de la cella, sont en calcaire, mais elles sont renforcées sous les colonnes par des blocs de pôros. On ne peut préciser si l'édifice fut jamais achevé.
« Bouleutérion ». De ce bâtiment, entièrement dégagé par Wiegand, il ne reste que le soubassement en pierre grise poreuse (13,50 m sur 16,20 m). Comme c'était déjà le cas pour le « bâtiment Nord », la disparition, pendant la dernière guerre, de tous les documents relatifs à la fouille de cet édifice, empêche de le dater à partir du matériel associé. On peut seulement remarquer que la pierre grise caractérise à l'Héraion les bases votives d'époque hellénistique. Un nettoyage complet du monument a permis d'observer des réparations et des remaniements qui se succèdent jusqu'à la fin de l'Antiquité.
Voie sacrée. Afin de préparer la fouille du propylon, qui n'a toujours pas été localisé, on a ouvert deux sondages à l'Ouest, à une quarantaine de mètres en dehors du site archéologique. Le sol de la voie sacrée y est apparu, à un mètre sous la surface actuelle, dans le prolongement exact du tronçon déjà connu. Les sondages ont été rebouchés.
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