KASSOPE. - 1977
Deutsches Archäologisches Institut (DAI) (Institut archéologique allemand)
Πανεπιστήμιο Ιωαννίνων (Université de Ioannina)
Η εν Αθήναις Αρχαιολογική Εταιρεία (La Société Archéologique d'Athènes)
Cassopé, Kassope, Kassopi
En collaboration avec et , de l'Institut archéologique allemand de Berlin, a repris, sous les auspices de la Société archéologique et de l'Université de Jannina, la fouille de la ville antique interrompue depuis 1955 (v. BCH 78 [1954], p. 136 ; 79 [1955], p. 263 ; 80 [1956], p. 301-303).
Fondée au début, du IVe siècle av. J.-C. la ville est construite sur plan hippodaméen et entourée d'une enceinte polygonale. Elle fut détruite par les Romains, vraisemblablement en 167 av. J.-C, mais survécut jusqu'à la fin du Ier siècle av. J.-C., quand ses habitants furent contraints d'aller s'installer dans la ville voisine de Nicopolis, fondée par Octave après la bataille d'Actium (31 av. J.-C.).
On se souvient que les fouilles anciennes avaient mis au jour, au centre de l'agglomération, plusieurs bâtiments disposés autour d'une agora (fig. 104) : à l'Est un petit théâtre, à l'Ouest un portique dorique du IIIe siècle av. J.-C., au Nord un autre portique similaire et, derrière lui, un bâtiment carré de 100 pieds de côté — hôtel (katagôgion) ou prytanée — construit dès la première moitié du IVe siècle av. J.-C.
La maison que l'on a commencé de fouiller cette année (fig. 105) se trouve immédiatement au Nord du katagôgion, dont elle est séparée par une ruelle dallée. Sa longueur est de 19,40 m et sa largeur de 14,80 m soit exactement la moitié de celle de l'insula. Le soubassement des murs, conservé jusqu'à une hauteur maxima de 1,70 m, est en blocs polygonaux de calcaire local soigneusement appareillés, tandis que les parties hautes étaient en brique crue ou cuite. La porte principale, qui s'ouvrait à l'Ouest sur une rue perpendiculaire, était protégée par un auvent extérieur supporté par deux piliers. On pénétrait d'abord dans une cour dallée (a) sur laquelle donnaient plusieurs pièces : à gauche l'andrôn (b), vaste pièce aux murs stuqués et peints, dans laquelle on a retrouvé un support de table en marbre ; à côté un petit atelier ou débarras (e) ; à droite deux pièces de service (i et h) ; au fond les pièces de séjour (f et f") communiquant d'un côté avec la salle de bains (g), de l'autre avec la pièce d, qui semble avoir abrité un placard. Une dalle de marbre encastrée dans le sol de la pièce f" servait peut-être de marche de départ à un escalier en bois : dans ce cas il faudrait supposer l'existence d'un étage au-dessus de l'aile Nord de la maison. Enfin la pièce c, avec son entrée indépendante et ses quatre pithoi en place le long du mur Nord, était sans doute une boutique. Elle ne fut que tardivement isolée du reste de la maison.
Pendant la fouille on a recueilli cent dix-sept monnaies (du IVe siècle av. J.-C. à l'époque romaine), de la céramique (vases à figures rouges, « West Slope », pergaménien, bols mégariens, plats d'Arezzzo, poterie commune), des figurines en terre cuite, des outils et des armes en fer, des bijoux en bronze, des lampes, des pesons de métier à tisser, des coquilles de murex, etc. La maison fut détruite par un violent incendie, qu'on peut à coup sûr mettre en rapport avec l'invasion romaine de 167 av. J.-C. puisqu'aucun des objets recueillis dans la couche de destruction n'est postérieur au début du IIe siècle av. J.-C. Elle fut ensuite réoccupée pendant un certain temps, avant d'être définitivement abondonnée, sans doute à la fin du Ier siècle av. J.-C. Ergon (1977), p. 70-77.
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