ATHENES. - Céramique. - 1976
Kerameikos Excavations, Céramique
Conduites par , de l'Institut allemand, les recherches entreprises en 1973 à l'Ouest du tumulus de l'Éridanos (« Rundbau », v. BCH 98 [1974], p. 594) ont été poursuivies en 1975-76 (v. AA 1978, p. 51-62). A l'Ouest du péribole B, dit « de Kléomédès », on a dégagé un tronçon du chemin de traverse qui devait unir le Dromos à la Voie sacrée et franchissait l'Éridanos grâce à un pont jusqu'alors inconnu (fig. 18). Ce chemin fut en usage pendant toute la seconde moitié du IVe siècle av. J.-C. A l'intérieur du péribole on a fouillé un imposant monument funéraire, malheureusement réduit à ses fondations, cinq sépultures, dont deux sarcophages qui datent de la première moitié du IVe siècle av. J.-C. et une grande fosse sacrificielle d'où l'on a extrait près de cent cinquante vases (fig. 20). Aucun d'eux n'est postérieur au milieu du IVe siècle av. J.-C, date à laquelle le péribole fut désaffecté. Le lécythe en marbre de la fig. 22 a été trouvé dans la couche de remblai qui scelle les vestiges. Immédiatement au Nord, sous le péribole de Théonichos fouillé par K. Gebauer (publication en préparation), on a mis au jour le flanc Ouest du grand tumulus partiellement exploré en 1973. La poursuite des recherches montrera s'il recouvre d'autres sépultures.
A l'Est de la Porte sacrée, en contrebas de la rue Mélidoni, une tranchée exploratoire ouverte en 1977 a permis de préciser le tracé de la Voie sacrée. Entre la fin du IVe et le Ier siècle av. J.-C. celle-ci, passé l'angle Sud-Est du Pompéion, obliquait en direction du Dromos, qui devait donc constituer, pendant toute cette période, l'unique voie d'accès vers l'Agora. On a pu y distinguer deux rues superposées, respectivement en usage de la fin du Ve au IIIe siècle, et du IIIe siècle jusqu'au sac du Pompéion par Sylla en 86 av. J.-C. La seconde aboutissait, près de l'angle Sud-Est du monument, à un pont qui traversait l'Éridanos en enjambant les murs de soutènement du IIIe siècle av. J.-C. Pendant la période suivante, la Voie sacrée longe apparemment la rive Sud du fleuve et se dirige vers l'Agora en doublant le Dromos. Puis elle est condamnée, au IVe siècle ap. J.-C., par l'aménagement d'un canal aisément datable par la céramique et les lampes (fig. 21). Ce canal était couvert de plaques de marbre, parmi lesquelles une stèle de l'époque de Trajan (fig. 19).
La désaffection de la Voie et de la Porte sacrées au IVe siècle ap. J.-C. s'accorde avec les résultats de la fouille exécutée en 1975 au pied du mur de soutènement de la rue Hermou (ibid. p. 44-51). Là, en effet, on avait constaté la présence d'un amoncellement de déchets de poterie (« Töpferschutt ») du IVe siècle ap. J.-C, sous lequel le rempart était enfoui jusqu'à la courtine.
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