LYTTOS - 1971
Antiquité - Archaïque - Classique - Hellénistique - Romaine
Lyttos, Xidas
Lyttos. — A l'Ε de Xidas, sur la colline du site, a procédé à des fouilles réparties sur quatre secteurs.
Dans le champ Papadoyorgakis, on a mis au jour deux pièces et une canalisation. Parmi les trouvailles, des tuiles du type laconien, sept pithoi, une cuvette et 58 vases d'usage domestique. L'ensemble témoigne de deux phases d'occupation : le pithos le plus ancien (fig. 351) date de 650-625 et le plus récent du début du VIe siècle, tandis qu'une grande partie de la céramique commune est du IIIe siècle av. J.-C. (fig. 347-348). Mais la stratigraphie démontre que les pithoi ont continué à être employés dans la phase récente. La présence de réchauds, de pesons (190), d'outils en fer et d'amphores (archonte Ëpidamon) désigne ce bâtiment comme atelier. La fin de l'occupation est vraisemblablement due à la destruction de Lyttos, en 220, par Cnossos.
Dans le champ Tambakakis, un mur épais, parallèle à un mur de terrasse visible au SE du terrain et datant de 450-400, peut appartenir à un édifice public. Dans le champ Kandérakis, on a trouvé des murs et un petit socle que la présence de fresques polychromes et de cendre désigne peut-être comme un autel. L'ensemble date de 100-150 ap. J.-C. Enfin, au lieu-dit Anémomyli, on a trouvé d'autres fragments de pithoi archaïques, dans un contexte à nouveau hellénistique.
On a recueilli par ailleurs deux inscriptions qui s'ajoutent au groupe publié dans IC I, XVIII, nos 37, 91, 105, 112, 127, 177. Ce sont un décret en l'honneur de Septime-Sévère (fig. 349) et une stèle funéraire avec deux textes (fig. 350). ArchDelt 26 (197,1), p. 493-499.
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