EPIDAURE. - Sanctuaire d'Apollon Maléatas. - 1978
Fouilles de la Société archéologique sous la direction de . La campagne de 1978 a porté sur les mêmes points que la précédente :
1) Poursuivant, au sommet de la colline, l'exploration de l'habitat préhistorique, on a mis au jour les restes d'une maison HA et, un peu plus bas, des vestiges HR attribuables à deux phases différentes.
2) La fouille du temple classique d'Apollon a été achevée et l'on peut restituer le plan du monument (fig. 80). C'était un temple dorique prostyle à six colonnes, long de 13,78 m et large de 7,65 m, pourvu d'un adyton et d'un sèkos fermé à l'Est par quatre (?) colonnes. L'autel classique, dont il ne reste rien, s'élevait sur l'emplacement de l'autel archaïque. Il était relié au temple par une rampe inclinée et non par des degrés. Le temple d'Apollon est légèrement plus ancien que celui d'Artémis — qui s'en inspire — dans le sanctuaire d'Asklépios.
3) On a continué de fouiller la terrasse de l'autel mycénien et les dépôts sacrificiels.
4) De la stoa hellénistique établie sur le grand mur d'analemma on a retrouvé la krèpis en calcaire. On y a remis en place trois fragments du caniveau en calcaire qui servait à l'évacuation des eaux pluviales et était muni de bassins de décantation pour la boue.
Parmi les trouvailles de la campagne on note principalement des bagues, des miroirs, deux roues en bronze (fig. 81), deux ex-voto en terre cuite frappés de la lyre d'Apollon (fig. 82) et le pied gauche d'une idole archaïque en bronze.
On signale aussi la découverte d'un aqueduc souterrain de 70 m de long, 2 m de haut et 0,60 m de large qui alimentait non seulement le sanctuaire d'Apollon Maléatas mais aussi celui d'Asklépios. Ergon 1978 (1979), p. 37-42.
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