THEBES PHTHIOTIDES. - Néa Anchialos. - 1979
Nea Anchialos
En 1979, a continué de fouiller la basilique de l'archevêque Pierre et celle de Martyrios.
1) Dans la première, la fouille a porté d'une part sur le portique Sud (secteur ΤΜ-ΣΤ, v. plan dans le BCH 98 [1974], p. 659, fig. 191), dont il est désormais possible de proposer une reconstitution (fig. 119). La face intérieure des murs était ornée de mosaïques, dont on a retrouvé de nombreux fragments au cours de la fouille. Les recherches ont montré, d'autre part, que la pièce XIX était un cellier.
A l'Est (secteur TM-H) on a achevé de dégager la moitié Sud du portique oriental, avec le seuil en marbre de son entrée in situ.
Enfin, dans le sondage qui avait révélé, en 1978, l'existence de quatre églises superposées, on est parvenu à dater la seconde du Ve siècle.
2) La basilique de Martyrios, qui se superpose à un bâtiment du IVe siècle av. J.-C., a pu être datée, quant à elle, de l'année 431. Contrairement à ce qu'on avait d'abord cru, le sol de la nef Sud n'est pas pavé d'une mosaïque comme celui de la nef Nord, mais de carreaux en terre cuite. A l'extrémité orientale de celle-ci a été découverte l'inscription suivante : 'Υπέρ ευχής Δι[- - - -]ανο[υ] | καί του [τέκνου αύ]του | 'Ρηγίνης [και υπέρ] μνή-|μης Έπαφρ[α ίερέω]ς καΐ | του οίκου [αύ]του.
Les traces observées sur le stylobate permettent de restituer une rangée de dix colonnes entre chaque nef. D'autre part la clôture du presbyterium peut être reconstituée en élévation (fig. 120) à partir d'une douzaine de plaques de chancel, inscrites et portant chacune un décor différent (fig. 116), et de plusieurs fragments de colonnes. Les monnaies indiquent que l'édifice fut détruit au début du VIIe siècle. Ergon 1979 (1980), p. 7-8.
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