ANDROS. – Palaiopolis, agora - 2024
Informations Générales
Numéro de la notice
22741
Année de l'opération
2024
Chronologie
Mots-clés
Espace public - Voierie - Stoa - Édifice religieux - Basilique - Figurine - Lampe - Monnaie - Métal - Pierre
Nature de l'opération
Institution(s)
Localisation / Informations géographiques
Toponyme
Palaiopolis, Anc. Andros
Παλαιόπολη Άνδρου
Παλαιόπολη Άνδρου, Ενάλιος χώρος
Zones protégées :
Παλαιόπολη Άνδρου, Ζώνη Α
Palaiopolis, Anc. Andros
Αρχαιολογικό Κτηματολόγιο
Sites archéologiques :Παλαιόπολη Άνδρου
Παλαιόπολη Άνδρου, Ενάλιος χώρος
Zones protégées :
Παλαιόπολη Άνδρου, Ζώνη Α
Notices et opérations liées
Description
À Andros, et (Université d’Athènes) ont mené en 2024 une campagne d’étude au musée archéologique d’Andros, ainsi qu’une mission de terrain sur l’agora d’Andros antique. Outre certains nettoyages, la fouille a porté sur les deux terrasses de l’agora : la terrasse supérieure, à l’intérieur et à l'extérieur du portique Γ, construite dans la première moitié du IIe s. av. J.-C., d’une part, et sur la terrasse inférieure, du côté Sud et du côté Nord de la basilique protobyzantine, ainsi que dans le secteur de l’abside, d’autre part (fig. 1).
Sur la terrasse supérieure (fig. 2), la fouille à l’intérieur du portique Γ, on a exploré l'édifice IA, daté de l'époque classique. Son mur Sud (T2) , dégagé sur toute sa longueur (19 m) s’est poursuivie (fig. 3-4). Le mobilier recueilli cette année encore, qui compte notamment des vases à boire miniatures, a confirmé la date de cet édifice au IVe s. av. J.-C. et a confirmé l’hypothèse selon laquelle une activité cultuelle s'y déroulait dès le VIIe s. et au moins jusqu’au IVe s. av. J.-C.
Le mur se poursuit vers l’Est, après un segment détruit (mis en évidence en 2023), avec une maçonnerie différente, puis s’interrompt. À partir de cet endroit, on observe deux segments distincts, avec un parement vers le Sud. Le segment Sud semble prolonger le mur T2 jusqu’à l’extrémité du sondage, mais présente une interruption de 0,70 m, vraisemblablement une baie. Le segment Nord (T4), d’une longueur de 3,90 m, est observé à l’endroit où le mur T2 s’interrompt et son parement Sud se trouve dans le prolongement du parement Nord du mur T2. Son parement Nord (T4) n’est pas conservé ; il est construit en appareil de dalles de schiste de taille variée mêlées à de la terre (larg. 0,58-0,60 m, conservé à une hauteur de trois assises). La maçonnerie de T2 n’a pas été retrouvée entre les deux segments. On a observé une grande concentration de tessons, dont au moins deux marmites à panse sphérique et anses légèrement élevées, ainsi que les fragments d’au moins deux amphores. La couche qui a été dégagée entre la crépis du portique et ces murs du carré AT A3 comportait une grande quantité de céramique, principalement commune, dont les tessons recollent. Les murs T4 et T2 présentent une maçonnerie similaire et il semblerait qu’ils soient liés et que T2 soit le plus ancien des deux.
Dans le secteur exploré au Nord du mur T2 (AT B2), on a dégagé un bloc de grande taille similaire à ceux dégagés à l’extrémité Ouest de l’édifice IA. Dans le secteur AT A2, on a retiré le remblai à l’extrémité Nord de l’espace, afin de mettre en évidence la suite du mur du portique Γ. Cependant, le mur n’a pas été trouvé : il est probable qu’il y ait une interruption et qu’il n’existe pas une rangée de boutiques à l’arrière du portique. Celui-ci n’aurait dont pas eu un caractère commercial, mais aurait plutôt servi comme lieu de réception pour observer les activités qui auraient pris place sur l’agora. Le remblai qui a été retiré, d’une épaisseur de 0,50 m, avait la même stratigraphie que celle observée l’année précédente et comportait deux couches distinctes. On a recueilli une grande quantité de céramique dont la datation s’échelonne entre le VIIe s. av. J.-C. et le VIe s. apr. J.-C., principalement de la céramique commune (amphores, oenochoés, marmites), mais aussi des tessons de vases miniatures, de céramique à vernis noir, de ruches, un tesson de vase à figures noires, des monnaies de bronze et de nombreux petits objets.
On a poursuivi l’exploration de la zone en avant de l’angle Sud-Ouest du portique ainsi que de la rue II (fig. 5). On a dégagé l’assise de réglage du portique à une profondeur de 11,04-11,06 m, qui est en légère saillie (0,15-0,17 m) par rapport au premier degré, ainsi que le lit d’attente des fondations. La découverte de deux fragments de frontons en marbre indique que les monuments de l’agora ont été pillés : les deux fragments présentent un travail similaire et sont contemporains, mais appartiennent à deux monuments (fig. 6). Les couches dégagées comportaient de la céramique commune et de la céramique fine, datée entre l’époque archaïque et l’époque protobyzantine et la présence de déchets de taille suggère l’enlèvement des blocs du portique et des monuments qui avaient existé en avant de celui-ci et leur débitage sur place. Parmi les tessons on signale des fragments de vases à relief, de lécythes à décor de vernis noir, de vases de type West Slope, de lampes et d’un plat à vernis rouge avec graffito. On signale, encore, la présence de ruches et d’une grande quantité de petits objets, d’une figurine de Nikè, d’un petit modèle de fleuron, des monnaies en bronze dont une de l’empereur Gallien (253-268 apr. J.-C.), d’un crochet et d’aiguilles en bronze.
Dans le secteur de la basilique protobyzantine, sur la terrasse inférieure de l’agora, on a exploré la zone au Sud et au Nord de l’abside, et le long du mur oriental de la nef Sud (fig. 7).
Dans le secteur de l’angle Sud-Est de la basilique, on a constaté que la basilique est fondée sur la rue antique III dont la surface est bien conservée : elle est constituée d’un dallage de grandes plaques de gneiss et d’un égout le long de son côté Sud, avec une ouverture pour faciliter son nettoyage.
Après la construction de la basilique, un mur (T2) a été construit sur la rue (fig. 8-9), dans le prolongement du côté Sud de la basilique et en direction de l’Est : il a été interprété comme un péribole qui encerclait le côté Est de la basilique avec l’abside et le bêma. Après une période d’abandon, le mur T2 est abandonné lui aussi et le sol est rehaussé, recouvrant ainsi la chaussée. Un autre mur a été construit par la suite : le mur T1 est construit à l’Est de la basilique et perpendiculairement au mur oriental de la nef Sud, avec une porte juste devant celle de la nef Sud. Il appartenait à une pièce fermée qui encerclait l’abside et contrôlant l’accès à la nef Sud ; il semble en relation avec une banquette maçonnée contre le parement externe de l’abside, mise au jour au cours des campagnes de 2022 et 2023. Après l’abandon de l’angle Sud-Est de la basilique, on a constaté une activité de débitage des blocs de marbre, dont on a retrouvé les vestiges (blocs, fragments de sculptures, déchets de taille, fut de colonne ionique).
Dans l’angle Nord-Est de la basilique, dans la zone entre le parement Nord de l’abside et le mur Est de la nef Nord, on a mis au jour un mur de construction peu soignée, en avant de la basilique (fig. 10). Il semble avoir été construit alors que la porte orientale de la nef Nord fonctionnait encore. La fouille s’est arrêtée sur une dense couche de tuiles, qui proviennent peut-être de la toiture de la basilique même. Parmi le mobilier recueilli, on compte de la céramique, une monnaie de bronze, des fragments de blocs d’architecture provenant du portique ΣΤ (principalement des blocs de taille et des tuiles en marbre) et de la basilique (fig. 11). On mentionne un fût de colonne ionique, ce qui paraît étonnant car jusqu’à présent les colonnes doriques ou lisses prédominent. Aussi, on mentionne deux fragments d’une dalle de chancel (VIe s.), un petit chapiteau corinthien provenant peut-être d’une structure liturgique comme la clôture du presbyterion ou le ciborion (Ve-VIe s.), ainsi qu’un chapiteau d’angle de pilastre provenant d’un monument de l’agora, qui est utilisé en remploi dans le parement Nord de l’abside de la basilique et qui est orné sur sa face droite et sa face avant de bandes et de moulures, et des fragments d’une lékanè en marbre.
Sur la terrasse supérieure (fig. 2), la fouille à l’intérieur du portique Γ, on a exploré l'édifice IA, daté de l'époque classique. Son mur Sud (T2) , dégagé sur toute sa longueur (19 m) s’est poursuivie (fig. 3-4). Le mobilier recueilli cette année encore, qui compte notamment des vases à boire miniatures, a confirmé la date de cet édifice au IVe s. av. J.-C. et a confirmé l’hypothèse selon laquelle une activité cultuelle s'y déroulait dès le VIIe s. et au moins jusqu’au IVe s. av. J.-C.
Le mur se poursuit vers l’Est, après un segment détruit (mis en évidence en 2023), avec une maçonnerie différente, puis s’interrompt. À partir de cet endroit, on observe deux segments distincts, avec un parement vers le Sud. Le segment Sud semble prolonger le mur T2 jusqu’à l’extrémité du sondage, mais présente une interruption de 0,70 m, vraisemblablement une baie. Le segment Nord (T4), d’une longueur de 3,90 m, est observé à l’endroit où le mur T2 s’interrompt et son parement Sud se trouve dans le prolongement du parement Nord du mur T2. Son parement Nord (T4) n’est pas conservé ; il est construit en appareil de dalles de schiste de taille variée mêlées à de la terre (larg. 0,58-0,60 m, conservé à une hauteur de trois assises). La maçonnerie de T2 n’a pas été retrouvée entre les deux segments. On a observé une grande concentration de tessons, dont au moins deux marmites à panse sphérique et anses légèrement élevées, ainsi que les fragments d’au moins deux amphores. La couche qui a été dégagée entre la crépis du portique et ces murs du carré AT A3 comportait une grande quantité de céramique, principalement commune, dont les tessons recollent. Les murs T4 et T2 présentent une maçonnerie similaire et il semblerait qu’ils soient liés et que T2 soit le plus ancien des deux.
Dans le secteur exploré au Nord du mur T2 (AT B2), on a dégagé un bloc de grande taille similaire à ceux dégagés à l’extrémité Ouest de l’édifice IA. Dans le secteur AT A2, on a retiré le remblai à l’extrémité Nord de l’espace, afin de mettre en évidence la suite du mur du portique Γ. Cependant, le mur n’a pas été trouvé : il est probable qu’il y ait une interruption et qu’il n’existe pas une rangée de boutiques à l’arrière du portique. Celui-ci n’aurait dont pas eu un caractère commercial, mais aurait plutôt servi comme lieu de réception pour observer les activités qui auraient pris place sur l’agora. Le remblai qui a été retiré, d’une épaisseur de 0,50 m, avait la même stratigraphie que celle observée l’année précédente et comportait deux couches distinctes. On a recueilli une grande quantité de céramique dont la datation s’échelonne entre le VIIe s. av. J.-C. et le VIe s. apr. J.-C., principalement de la céramique commune (amphores, oenochoés, marmites), mais aussi des tessons de vases miniatures, de céramique à vernis noir, de ruches, un tesson de vase à figures noires, des monnaies de bronze et de nombreux petits objets.
On a poursuivi l’exploration de la zone en avant de l’angle Sud-Ouest du portique ainsi que de la rue II (fig. 5). On a dégagé l’assise de réglage du portique à une profondeur de 11,04-11,06 m, qui est en légère saillie (0,15-0,17 m) par rapport au premier degré, ainsi que le lit d’attente des fondations. La découverte de deux fragments de frontons en marbre indique que les monuments de l’agora ont été pillés : les deux fragments présentent un travail similaire et sont contemporains, mais appartiennent à deux monuments (fig. 6). Les couches dégagées comportaient de la céramique commune et de la céramique fine, datée entre l’époque archaïque et l’époque protobyzantine et la présence de déchets de taille suggère l’enlèvement des blocs du portique et des monuments qui avaient existé en avant de celui-ci et leur débitage sur place. Parmi les tessons on signale des fragments de vases à relief, de lécythes à décor de vernis noir, de vases de type West Slope, de lampes et d’un plat à vernis rouge avec graffito. On signale, encore, la présence de ruches et d’une grande quantité de petits objets, d’une figurine de Nikè, d’un petit modèle de fleuron, des monnaies en bronze dont une de l’empereur Gallien (253-268 apr. J.-C.), d’un crochet et d’aiguilles en bronze.
Dans le secteur de la basilique protobyzantine, sur la terrasse inférieure de l’agora, on a exploré la zone au Sud et au Nord de l’abside, et le long du mur oriental de la nef Sud (fig. 7).
Dans le secteur de l’angle Sud-Est de la basilique, on a constaté que la basilique est fondée sur la rue antique III dont la surface est bien conservée : elle est constituée d’un dallage de grandes plaques de gneiss et d’un égout le long de son côté Sud, avec une ouverture pour faciliter son nettoyage.
Après la construction de la basilique, un mur (T2) a été construit sur la rue (fig. 8-9), dans le prolongement du côté Sud de la basilique et en direction de l’Est : il a été interprété comme un péribole qui encerclait le côté Est de la basilique avec l’abside et le bêma. Après une période d’abandon, le mur T2 est abandonné lui aussi et le sol est rehaussé, recouvrant ainsi la chaussée. Un autre mur a été construit par la suite : le mur T1 est construit à l’Est de la basilique et perpendiculairement au mur oriental de la nef Sud, avec une porte juste devant celle de la nef Sud. Il appartenait à une pièce fermée qui encerclait l’abside et contrôlant l’accès à la nef Sud ; il semble en relation avec une banquette maçonnée contre le parement externe de l’abside, mise au jour au cours des campagnes de 2022 et 2023. Après l’abandon de l’angle Sud-Est de la basilique, on a constaté une activité de débitage des blocs de marbre, dont on a retrouvé les vestiges (blocs, fragments de sculptures, déchets de taille, fut de colonne ionique).
Dans l’angle Nord-Est de la basilique, dans la zone entre le parement Nord de l’abside et le mur Est de la nef Nord, on a mis au jour un mur de construction peu soignée, en avant de la basilique (fig. 10). Il semble avoir été construit alors que la porte orientale de la nef Nord fonctionnait encore. La fouille s’est arrêtée sur une dense couche de tuiles, qui proviennent peut-être de la toiture de la basilique même. Parmi le mobilier recueilli, on compte de la céramique, une monnaie de bronze, des fragments de blocs d’architecture provenant du portique ΣΤ (principalement des blocs de taille et des tuiles en marbre) et de la basilique (fig. 11). On mentionne un fût de colonne ionique, ce qui paraît étonnant car jusqu’à présent les colonnes doriques ou lisses prédominent. Aussi, on mentionne deux fragments d’une dalle de chancel (VIe s.), un petit chapiteau corinthien provenant peut-être d’une structure liturgique comme la clôture du presbyterion ou le ciborion (Ve-VIe s.), ainsi qu’un chapiteau d’angle de pilastre provenant d’un monument de l’agora, qui est utilisé en remploi dans le parement Nord de l’abside de la basilique et qui est orné sur sa face droite et sa face avant de bandes et de moulures, et des fragments d’une lékanè en marbre.
Auteur de la notice
Catherine Bouras
Références bibliographiques
D’après le rapport de mission en 2024.
Légende graphique :
localisation de la fouille/de l'opération
localisation du toponyme
polygone du toponyme Chronique
Fonctionnalités de la carte :
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Alignements avec le Cadastre Archéologique :
Sites archéologiques
Monuments
Sites historiques
Zones protégées
Date de création
2026-09-30 16:03:20
Dernière modification
2026-10-12 12:28:39
Figure(s)
Fig. 4/ Palaiopolis, détail du mur T2 du bâtiment IA, avec la crépis du portique Γ. On observe aussi le mur qui ne se poursuit pas.
Fig. 9/ Palaiopolis, secteur de la basilique, secteur exploré à l'Est de la nef Sud et au Sud de l'abside avec la porte et la banquette
Fig. 10/ Palaiopolis, secteur exploré à l'Est de la nef Nord et au Nord de l'abside de la basilique.




