KALAPODI - 1974
Deutsches Archäologisches Institut (DAI) (Institut archéologique allemand)
Η εν Αθήναις Αρχαιολογική Εταιρεία (La Société Archéologique d'Athènes)
Kalapodi, Kalapodion, Abai
Kalapodi. — Représenté par et , l'Institut archéologique allemand a poursuivi, en novembre-décembre 1974, l'exploration du temple de Kalapodi, entreprise en 1973 (mentionné pour la première fois par , A Journey into Greece, 1682, p. 463 ; rapport d'un sondage effectué par : PraktAE 1906, p. 144).
On a pu relever le plan du temple (fig. 97) : les fondations mesurent ±19,26x45,80 m, le stylobate doit avoisiner 17,68x44,20 m. Les proportions sont 2/5. Le péristyle comporte 6x14 colonnes, mais on ne peut déterminer s'il y avait des travées inégales sur le long et le petit côté. Le temple, dont les fondations sont de pôros tendre et l'élévation de calcaire gris, a été considérablement pillé ; il ne subsiste, du côté de l'opisthodome, que le toichobate qui présente des traces d'antes et de colonnes in antis (fig. 98) et l'assise inférieure de la krépis : manquent le degré intermédiaire et le stylobate.
Un certain nombre d'éléments architecturaux ont été retrouvés : tambours de colonne (le plus grand présente un diamètre de 1,32 m, le plus petit un diamètre de 0,655 m), chapiteau (hauteur restituée de l'abaque 0,2165 m ; fig. 99), fragments d'architrave, de triglyphes et de sima. Il apparaît dès à présent que la construction du temple ne peut être antérieure à la fin du Ve siècle.
Ce temple classique, le dernier du sanctuaire, fut précédé par un édifice archaïque et par un édifice du VIIe siècle, comme en témoignent les fragments de sima rampante (fig. 100) et de couvre-joints du type de ceux que l'on trouve au sanctuaire de l'Isthme (fig. 101) ; en proviendrait aussi un sphinx de terre cuite (genou et aile ; fig. 102) qui trouve un proche parallèle dans le thymiatérion du Céramique. Ce serait l'acrotère figuré le plus ancien.
Des époques classique et archaïque on n'a recueilli que quelques objets votifs : fragments de casque (fig. 103), d'armure, d'armes de fer, et des tessons inscrits (fig. 104) qui ne livrent malheureusement pas d'indice pour l'identification de la divinité. Les offrandes de l'époque géométrique, trouvées pour la plupart en surface sur la terrasse en contrebas du temple (fragments de poignée de trépied de bronze — fig. 105 — , statuettes votives, dont le lion de la fig. 106 et l'objet en forme d'oiseau de la fig. 107, bijoux de bronze — fig. 108 — et armes de fer) et surtout la céramique recueillie (protogéométrique, submycénienne, mycénienne tardive), montrent clairement que le sanctuaire est resté en activité sans interruption du HR III B jusqu'à l'époque classique.
Quant à la divinité à laquelle le sanctuaire était consacré, seul un décret d'affranchissement (publié dans ArchDelt 2 [1916], p. 263 sq.) trouvé à 1,5 km du sanctuaire, parmi d'autres vestiges du temple, peut donner une indication : l'affichage était prévu au sanctuaire d'Artémis Élaphébolia.
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