LA CANEE. - 1980
Néolithique - Néolithique Ancien - Néolithique Moyen - Néolithique Récent - Néolithique Final
Âge du Bronze - Bronze Ancien - Bronze Moyen - Bronze Récent
Âge du Fer - Fer ancien/Submycénien - Protogéométrique
Au cours des années 1973-74 on a découvert, dans la ville, deux tombes doubles en blocs de calcaire à couvercle oblique, que le matériel permet de dater du Ve siècle av. J.-C. (rue Polyrrhinias), quatre tombes à fosse dépourvues d'offrandes (parc de l'Orphelinat), une tombe à chambre chrétienne (rue Skoula) et une tombe à chambre MR III A 2-MR III B (rue Sphakiôn). Une autre tombe à chambre de la même époque a été découverte à Haghios Iôannis, dans l'enceinte de la caserne, et a livré une dizaine de vases. Enfin, au pied du flanc Sud de la colline de Kastelli, on a ramassé des tessons MM III et MM I. ArchDelt 29 (1973-74) [1980] Chron., p. 921-929.
En 1980 c'est une tombe de famille hellénistique qui a été mise au jour dans le quartier d'Haghios Iôannis. Il s'agit d'un hypogée taillé dans la roche tendre et constitué par un dromos de 4,80 m de long pourvu de quinze marches, qui débouche, par une porte à parastades, sur un long couloir (longueur 5,80 m ; largeur 1,90 ; hauteur 2,00 m) autour duquel se répartissent neuf chambres de plan rectangulaire allongé (fig. 211) dont la porte est fermée par une dalle de pierre scellée au mortier (fig. 212). Des vases sans décor, de qualité médiocre, des coquilles d'œufs et des débris de charbon de bois — qui témoignent de rites funéraires — , ont été retrouvés dans le couloir. Au-dessus de chaque porte, les noms des défunts sont inscrits au charbon de bois. On retiendra les suivants : Σωσικλής Δρομέως, Δρομευς Σωσικλέους (fig. 213), Άχιάδας Τιμασιθέου et Τιμασίθεος Άχιάδα, qui indiquent que la tombe fut utilisée au moins pendant deux générations. Le mobilier funéraire (vingt et une figurines en terre cuite ou en faïence, dix perles de collier en or, une paire de boucles d'oreilles et une couronne de myrte en bronze doré, plusieurs pyxides en bois à couvercle de bronze, des strigiles en fer, des unguentaria, deux alabastres en verre et plusieurs oboles en or et en argent) permettent de dater la tombe de la fin du IVe et du début du IIIe siècle av. J.-C. Certaines des chambres avaient servi à plusieurs inhumations.
Cette tombe est la quatrième du genre découverte à La Canée depuis le début du siècle. Il s'agit dans chaque cas de tombes de famille, toujours orientées Est/Ouest, et dans lesquelles les défunts sont allongés sur le dos, la tête au Sud. Mais seule la tombe découverte cette année possède des insriptions. Χανιά 9 (1981), p. 49-51.
Dans le même numéro de cette revue locale, éditée par la Mairie de La Canée, dresse un catalogue des fouilles et découvertes fortuites effectuées dans la ville depuis la fin du siècle dernier jusqu'en 1980, chacune d'entre elles étant localisée avec précision sur un plan topographique. Ces données témoignent d'une occupation ininterrompue du site depuis le VIe millénaire jusqu'à l'époque romaine, malgré l'absence de vestiges d'habitations assignables aux époques géométrique, archaïque et classique. Χανιά 9 (1981), p. 52-57.
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