NÉMÉE - 1981
Néolithique - Néolithique Ancien - Néolithique Moyen
Antiquité - Archaïque - Classique - Hellénistique - Romaine
Archaia Nemea, Iraklio (Previous)
Fouilles de l'École américaine. — Tout en poursuivant la fouille du stade et du sanctuaire de Zeus, fig. 26). Un rapport détaillé sur ces travaux est paru dans Hesperia 51 (1982), p. 19-40.
et ses collaborateurs ont repris, en 1981, l'exploration de la colline de Tsoungiza (v. plan de situation1) Stade. — L'extrémité Nord de la piste étant constituée par une terrasse artificielle, la question se posait de savoir s'il existait, comme le suggérait la description de Leake et l'analogie avec le stade de Sicyone, un mur de soutènement ou si, au contraire, comme l'avait conclu Blegen, il n'y en avait pas. La fouille a donné raison à ce dernier et montré que la terrasse, faite de plusieurs couches de remblai dont la hauteur totale atteint 8,25 m, se terminait par un talus abrupt encore bien visible quoique érodé.
2) Sanctuaire. — A environ 140 m au Nord du temple de Zeus, les fondations d'un petit édifice du début de l'époque hellénistique, repérées en 1974, ont pu être mises au jour immédiatement sous la surface actuelle (fig. 27). Il s'agit apparemment d'un naïskos amphiprostyle à quatre colonnes.
Plus près du temple, sous les restes du petit édifice classique à deux pièces découvert l'an dernier (v. BCH 105 [1981], p. 785), on a recueilli une quantité appréciable de matériel Géométrique Récent qui, malgré l'absence de constructions associées, témoigne de la fréquentation de cette partie du sanctuaire à la fin du VIIIe et au cours du VIIe siècle av. J.-C.
Dans le temple lui-même on a presque achevé l'inventaire et le relevé des blocs, ce qui permettra d'étudier la possibilité d'une anastylose de l'édifice.
Au Sud du sanctuaire et de la rue qui longe la façade Sud du xénon, les vestiges de plusieurs constructions ont été fouillés. Dans le complexe partiellement exploré en 1978, et dont le plan demeure obscur, on a pu observer des traces certaines d'activité pendant la seconde moitié du IIe siècle av. J.-C., peut-être liées à l'action de Mummius à Némée, dont témoignent les inscriptions. Un abondant matériel du début de l'époque hellénistique y a d'autre part été recueilli. Ce matériel, de type exclusivement domestique, comprend un gobelet avec graffito του Διός, qui invite à voir dans ces bâtiments la résidence des prêtres.
Un autre ensemble domestique, construit et occupé autour des années 300 av. J.-C., est apparu plus à l'Est, endommagé — comme du reste tous les vestiges situés dans le secteur Sud du sanctuaire — par de longues tranchées régulièrement espacées qui furent apparemment creusées, pour une raison encore inexpliquée, au IIIe siècle de notre ère. Ce bâtiment semble marquer la limite extrême de l'extension du sanctuaire de Zeus pendant la seconde moitié du IVe siècle av. J.-C.
3) Colline de Tsoungiza. — Une fouille de sauvetage, menée dans un champ où des labours profonds avaient entamé le sol vierge, a permis de recueillir, dans un secteur bien délimité correspondant peut-être à une ancienne fosse, de la céramique du Néolithique Ancien, et, dans ce qui avait dû être une maison absidale, du matériel Helladique Ancien.
D'autre part, près du sommet de la colline, une fouille systématique a mis au jour les restes d'une pièce à foyer central (fig. 28) dont le sol était jonché de vases brisés, mais complets, assignables à la dernière phase de l'Helladique Moyen (fig. 29). Parmi les débris organiques associés, on a identifié de nombreuses gousses d'ail. La destruction du bâtiment, dont la plus grande partie reste à fouiller, semble due à l'abandon et non à quelque cause violente.
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