KARDAMAINA - 2024
Informations Générales
Numéro de la notice
22739
Année de l'opération
2024
Chronologie
Mots-clés
Habitat - Sanctuaire - Péribole - Peinture - Revêtements (mur et sol) - Installation hydraulique - Puits
Nature de l'opération
Institution(s)
Localisation / Informations géographiques
Toponyme
Kardamaina (antique Halasarna)
Καρδάμαινα Κω
Kardamaina (antique Halasarna)
Αρχαιολογικό Κτηματολόγιο
Sites archéologiques :Καρδάμαινα Κω
Notices et opérations liées
Description
Au Sud-Est de l’île de Kos, (Université d'Athènes) a poursuivi en 2024 la fouille systématique de l’antique Halasarna (fig. 1), et du village protobyzantin de Kardamaina, en collaboration avec Dr. Vicky Georgopoulou et Dr. .
Le sondage dans le secteur E25, à l’intérieur du périmètre de la construction moderne qui sert aujourd’hui d’apothèque, avait comme objectif l’étude des niveaux stratigraphiques – ce secteur avait livré en effet des objets liés au fonctionnement du sanctuaire d’Apollon. La fouille de ce sondage s’est achevé en 2024 et a atteint la roche à une élévation de +2,35 m – c’est-à-dire de la terre sableuse sans artefacts. En contact avec ce niveau, on a identifié une couche comportant des coquillages fossilisés (ostreaedulis). Près de la paroi Nord du sondage, à une altitude de +2,93 m, on a trouvé des moellons de petite taille et de taille moyenne qui ne semblent pas articulés (fig. 2). Une petite quantité de tessons a été recueillie dans la couche sableuse (quelques tessons de céramique commune et très peu à décor à bande, de l’époque archaïque).
Toujours dans le périmètre de la construction moderne, le sondage E23 s’est poursuivi également (fig. 3). L’objectif premier de ce sondage était la mise au jour du stylobate du portique qui se trouvait au Nord de l’édifice A. Bien que les sondages en profondeur à divers endroits aient exclu la possibilité de trouver les fondations du portique, la fouille et l’étude de la stratigraphie se sont poursuivies.
Les travaux de la construction moderne en béton ont oblitéré l’horizon archéologique. On a observé la présence d’un bloc dans l’angle Sud-Ouest, ainsi que l’angle d’un bloc de taille au milieu de la paroi Ouest qui se poursuit sous le béton – celui-ci n’est pas en place, il repose en effet sur du sable. Dans l’angle Nord-Ouest du sondage, on observe la surface supérieure de plusieurs blocs de taille moyenne, qui ne portent pas de traces de taille. À une altitude de + 3 m, on a trouvé des moellons qui semblent avoir été jetés vers l’angle Sud-Ouest du sondage, sans structure. La fouille a atteint le sol sableux vierge à +2,50 m d’altitude. Dans le niveau sableux qui le recouvre, on a recueilli des tessons de l’époque archaïque et classique.
À l’Est du précédent, on a poursuivi le sondage H23, lui aussi dans le périmètre de la construction moderne (fig. 4). La dalle de béton de 0,20 m a été retirée avec une pelle mécanique et l’objectif du sondage était de retrouver la suite du stylobate du portique au Nord du bâtiment A. Après le nettoyage de la végétation, on a dégagé une couche de remblai/déblais modernes comportant de la terre, de moellons de petite taille, des morceaux de béton et de la céramique archaïque, classique, hellénistique et romaine tardive. À une altitude de +3,66 m, la terre était sableuse et à une altitude de +3,62 m, on a mis au jour dans l’angle Nord-Est du sondage, la surface supérieure d’une rangée de blocs presque orthogonaux, orientée Nord-Sud, qui semblent former un mur (mur 1 ; long. 2 m ; larg. 0,70 m) qui se prolonge vers le Nord, sous la dalle de béton. L’enlèvement des remblais vers le centre et vers l’Ouest a révélé, au même niveau, la surface supérieure d’une autre rangée de pierres – le mur 2 (long. 0,65 m ; larg. 0,52 m) – orientée Ouest-Est, qui forme un angle avec le mur 1. Une concentration de moellons a été mise au jour au Sud-Ouest du sondage, au niveau de la couche sableuse. Celle-ci comportait des tessons archaïques et classiques.
À l’Ouest du bâtiment Z et au Sud du mur T18, la fouille du sondage Λ21 s’est poursuivi pour mettre au jour le parement Sud du mur T18 et pour explorer le mur perpendiculaire T2, dont trois assises ont été mises au jour. L’assise inférieure est fondée sur une couche de destruction constituée de tuiles à une altitude de +3,35 m, datée de la fin de l’époque hellénistique-début de l’époque romaine. La fouille s’est poursuivie à l’Ouest du mur T2, jusqu’à +3,25 m : le mur T18 a ainsi été dégagé sur 8 assises. Le mur T2 est au même niveau que la septième assise de T18. La céramique recueillie date de la fin de l’époque hellénistique et de l’époque romaine (fig. 5-7).
Immédiatement à l’Est, on a fouillé le sondage M21. Dans sa partie Sud on a poursuivi le dégagement du mur T18 et il a été confirmé que celui-ci forme un angle vers le Nord / Nord-Ouest en direction du mur T307 : ainsi l’angle Sud-Est du péribole (Édifice E) qui entoure le temple (édifice Γ) a été mis au jour. Les fondations de cet angle, cependant, sont différentes de celles du mur T307 : elles ne sont pas constituées de grands blocs de poros de Kephalos, mais de deux assises de blocs de taille moyenne et une assise de pierres plus petites. La suite du mur qui forme l’angle vers le Nord est perturbée par un mur d'une date ultérieure, le mur T2, orienté Est-Ouest et fondé à une altitude de +3,19 m, à un niveau au-dessus (de 0,10 m) de la base du soubassement de T18, sur une couche de destruction datée du IVe-IIIe s. av. J.-C. Il utilise en réemploi, dans ses fondations, un bloc de poros de Kephalos qui porte des mortaises (peut-être un tambour de colonne). Il semble présenter trois états de construction, mais il n’y a pas d’utilisation de brique dans l’élévation, uniquement des petites pierres et du mortier vers le milieu et la partie supérieure.
À l’Est et à l’extérieur de l’angle de T18 et au Sud de T2, à une altitude de +2,85 m, donc plus profond que les fondations des murs, sous le niveau de destruction du IVe s. av. J.-C., on a mis au jour la moitié Ouest d’un puits (qui se poursuit vers l’Est, dans le carré N21 ; fig. 8), revêtu d’anneaux d’argile qui portent des orifices (anses) et un vernis ou un engobe rouge. On a fouillé l’intérieur sur une profondeur de 37 cm seulement (jusqu’à +2,48 m) : le remblai comportait de la céramique des IIIe-IIe s. av. J.-C. tandis qu’à l’extérieur, la céramique recueillie date des Ve-IVe s. av. J.-C. et du début de l’époque hellénistique (fig. 9). On estime que l’utilisation du puits date au plus tard du IVe – IIIe s. av. J.-C.
Dans la moitié Nord du sondage M21 (fig. 10), l’objectif était de trouver la suite vers le Nord du mur T18 ou la suite vers le Sud du mur monumental de péribole T307 – bâtiment E. La fouille a débuté à une altitude de +6,52 m et a atteint +5,56 m, sans trouver de vestiges de construction du début de l’époque byzantine. La céramique était principalement de l’époque romaine tardive et comportait une majorité de fragments d’amphores, de vaisselle de cuisson et de service, et un tesson d’ESC avec une attache métallique. Près de la paroi occidentale du sondage, on a observé des lambeaux de stucs muraux.
Le sondage dans le secteur E25, à l’intérieur du périmètre de la construction moderne qui sert aujourd’hui d’apothèque, avait comme objectif l’étude des niveaux stratigraphiques – ce secteur avait livré en effet des objets liés au fonctionnement du sanctuaire d’Apollon. La fouille de ce sondage s’est achevé en 2024 et a atteint la roche à une élévation de +2,35 m – c’est-à-dire de la terre sableuse sans artefacts. En contact avec ce niveau, on a identifié une couche comportant des coquillages fossilisés (ostreaedulis). Près de la paroi Nord du sondage, à une altitude de +2,93 m, on a trouvé des moellons de petite taille et de taille moyenne qui ne semblent pas articulés (fig. 2). Une petite quantité de tessons a été recueillie dans la couche sableuse (quelques tessons de céramique commune et très peu à décor à bande, de l’époque archaïque).
Toujours dans le périmètre de la construction moderne, le sondage E23 s’est poursuivi également (fig. 3). L’objectif premier de ce sondage était la mise au jour du stylobate du portique qui se trouvait au Nord de l’édifice A. Bien que les sondages en profondeur à divers endroits aient exclu la possibilité de trouver les fondations du portique, la fouille et l’étude de la stratigraphie se sont poursuivies.
Les travaux de la construction moderne en béton ont oblitéré l’horizon archéologique. On a observé la présence d’un bloc dans l’angle Sud-Ouest, ainsi que l’angle d’un bloc de taille au milieu de la paroi Ouest qui se poursuit sous le béton – celui-ci n’est pas en place, il repose en effet sur du sable. Dans l’angle Nord-Ouest du sondage, on observe la surface supérieure de plusieurs blocs de taille moyenne, qui ne portent pas de traces de taille. À une altitude de + 3 m, on a trouvé des moellons qui semblent avoir été jetés vers l’angle Sud-Ouest du sondage, sans structure. La fouille a atteint le sol sableux vierge à +2,50 m d’altitude. Dans le niveau sableux qui le recouvre, on a recueilli des tessons de l’époque archaïque et classique.
À l’Est du précédent, on a poursuivi le sondage H23, lui aussi dans le périmètre de la construction moderne (fig. 4). La dalle de béton de 0,20 m a été retirée avec une pelle mécanique et l’objectif du sondage était de retrouver la suite du stylobate du portique au Nord du bâtiment A. Après le nettoyage de la végétation, on a dégagé une couche de remblai/déblais modernes comportant de la terre, de moellons de petite taille, des morceaux de béton et de la céramique archaïque, classique, hellénistique et romaine tardive. À une altitude de +3,66 m, la terre était sableuse et à une altitude de +3,62 m, on a mis au jour dans l’angle Nord-Est du sondage, la surface supérieure d’une rangée de blocs presque orthogonaux, orientée Nord-Sud, qui semblent former un mur (mur 1 ; long. 2 m ; larg. 0,70 m) qui se prolonge vers le Nord, sous la dalle de béton. L’enlèvement des remblais vers le centre et vers l’Ouest a révélé, au même niveau, la surface supérieure d’une autre rangée de pierres – le mur 2 (long. 0,65 m ; larg. 0,52 m) – orientée Ouest-Est, qui forme un angle avec le mur 1. Une concentration de moellons a été mise au jour au Sud-Ouest du sondage, au niveau de la couche sableuse. Celle-ci comportait des tessons archaïques et classiques.
À l’Ouest du bâtiment Z et au Sud du mur T18, la fouille du sondage Λ21 s’est poursuivi pour mettre au jour le parement Sud du mur T18 et pour explorer le mur perpendiculaire T2, dont trois assises ont été mises au jour. L’assise inférieure est fondée sur une couche de destruction constituée de tuiles à une altitude de +3,35 m, datée de la fin de l’époque hellénistique-début de l’époque romaine. La fouille s’est poursuivie à l’Ouest du mur T2, jusqu’à +3,25 m : le mur T18 a ainsi été dégagé sur 8 assises. Le mur T2 est au même niveau que la septième assise de T18. La céramique recueillie date de la fin de l’époque hellénistique et de l’époque romaine (fig. 5-7).
Immédiatement à l’Est, on a fouillé le sondage M21. Dans sa partie Sud on a poursuivi le dégagement du mur T18 et il a été confirmé que celui-ci forme un angle vers le Nord / Nord-Ouest en direction du mur T307 : ainsi l’angle Sud-Est du péribole (Édifice E) qui entoure le temple (édifice Γ) a été mis au jour. Les fondations de cet angle, cependant, sont différentes de celles du mur T307 : elles ne sont pas constituées de grands blocs de poros de Kephalos, mais de deux assises de blocs de taille moyenne et une assise de pierres plus petites. La suite du mur qui forme l’angle vers le Nord est perturbée par un mur d'une date ultérieure, le mur T2, orienté Est-Ouest et fondé à une altitude de +3,19 m, à un niveau au-dessus (de 0,10 m) de la base du soubassement de T18, sur une couche de destruction datée du IVe-IIIe s. av. J.-C. Il utilise en réemploi, dans ses fondations, un bloc de poros de Kephalos qui porte des mortaises (peut-être un tambour de colonne). Il semble présenter trois états de construction, mais il n’y a pas d’utilisation de brique dans l’élévation, uniquement des petites pierres et du mortier vers le milieu et la partie supérieure.
À l’Est et à l’extérieur de l’angle de T18 et au Sud de T2, à une altitude de +2,85 m, donc plus profond que les fondations des murs, sous le niveau de destruction du IVe s. av. J.-C., on a mis au jour la moitié Ouest d’un puits (qui se poursuit vers l’Est, dans le carré N21 ; fig. 8), revêtu d’anneaux d’argile qui portent des orifices (anses) et un vernis ou un engobe rouge. On a fouillé l’intérieur sur une profondeur de 37 cm seulement (jusqu’à +2,48 m) : le remblai comportait de la céramique des IIIe-IIe s. av. J.-C. tandis qu’à l’extérieur, la céramique recueillie date des Ve-IVe s. av. J.-C. et du début de l’époque hellénistique (fig. 9). On estime que l’utilisation du puits date au plus tard du IVe – IIIe s. av. J.-C.
Dans la moitié Nord du sondage M21 (fig. 10), l’objectif était de trouver la suite vers le Nord du mur T18 ou la suite vers le Sud du mur monumental de péribole T307 – bâtiment E. La fouille a débuté à une altitude de +6,52 m et a atteint +5,56 m, sans trouver de vestiges de construction du début de l’époque byzantine. La céramique était principalement de l’époque romaine tardive et comportait une majorité de fragments d’amphores, de vaisselle de cuisson et de service, et un tesson d’ESC avec une attache métallique. Près de la paroi occidentale du sondage, on a observé des lambeaux de stucs muraux.
Auteur de la notice
Catherine Bouras
Références bibliographiques
D'après le rapport de mission à Kardamaina en 2024.
Légende graphique :
localisation de la fouille/de l'opération
localisation du toponyme
polygone du toponyme Chronique
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Alignements avec le Cadastre Archéologique :
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Zones protégées
Date de création
2026-09-30 10:58:14
Dernière modification
2026-10-12 12:27:51
Figure(s)
Fig. 1/ Kardamaina, antique Halasarna, plan général du site avec la localisation des sondages explorés en 2024.
Fig. 6/ Kardamaina, antique Halasarna, bord de plat à vernis rouge, époque romaine tardive, sondage Λ21
Fig. 8/ Kardamaina, antique Halasarna, fouille du sondage M21, on distingue l'angle du mur T18 et sa fondation vers le Sud, le mur T2 et le puits
Fig. 9/ Kardamaina, antique Halasarna, tesson de pyxide à vernis rouge, avec une représentation de lion




