ÉPIDAURE - 1972
Ancient Epidauros, Palaia Epidavros, Épidaure
Αρχαιολογικό Κτηματολόγιο
Sites archéologiques :Αρχαία Επίδαυρος, Αργολίδα
Zones protégées :
Αρχαία Επίδαυρος, Αργολίδα, Ζώνη Α
Épidaure. — Les vestiges antiques de la cité même d'Épidaure, éclipsés par ceux du sanctuaire d'Asclépios, n'avaient jusque-là fait l'objet d'aucune recherche systématique et nos connaissances sur la topographie et les monuments de la ville reposaient presque uniquement sur les textes. Les projets, en cours d'étude, pour la construction d'importantes installations portuaires, ont amené le Service archéologique à constituer un dossier photographique. L'effort a porté principalement sur les vestiges immergés, dont l'existence avait été signalée déjà au XIXe siècle. Grâce à la collaboration de M. Julian Whittlesey, des vues aériennes, prises d'un ballon en 1971, ont permis de repérer avec précision les restes du port antique (fig. 99), ainsi que plusieurs bâtiments, immergés (fig. 100 et 101) ou situés sur la terre ferme. Signalons également la trouvaille fortuite d'une borne de l'agora (fig. 102). ArchAnAth 5 (1972), p. 186-199.
Mais la plus importante découverte avait été faite quelques mois auparavant par Mme . En septembre 1970, en effet, elle avait identifié le site du théâtre, dont personne n'avait jamais fait mention, en repérant un des gradins supérieurs dans l'olivaie de M. Chr. Zapheiros, sur le versant occidental d'une des collines de la presqu'île (fig. 103). Dans son état actuel, il date du milieu du IVe siècle av. J.-C. Les gradins, taillés dans des blocs de calcaire local, avec des réparations en pôros (fig. 104-106), sont posés sur un lit de pierres sèches et de terre, qui reste visible entre les rangées. Les degrés sont en pôros ; l'usure qu'ils présentent atteste une longue utilisation. On peut dès à présent estimer à cinq ou six mille places la capacité de ce théâtre, avec ses dix kerkides de dix-huit rangées, compte tenu des spectateurs qui pouvaient s'installer sur la pente, au-dessus du diazôma. Des noms sont gravés sur les fauteuils de la proédrie et sur les gradins (fig. 107 et 108), accompagnés parfois d'un titre : φρουροί, δαμιουργοί, ἱαρεύς. Beaucoup de ces personnages sont connus.
L'orchestra n'a pas été entièrement dégagée, mais les déblais ont livré des lampes, des instruments de bronze, des monnaies, un fragment de vase avec une inscription peinte de la fin du VIIIe ou du début du VIIe siècle (interprétation difficile : peut-être une dédicace), le buste d'une statuette d'Aphrodite.
Près du mur Sud d'analemma, les fondations en pôros d'une tholos du IVe siècle av. J.-C. ont été mises au jour.
Mme pense que les sanctuaires de Dionysos, Asclépios et Athéna Kissaia doivent être localisés à proximité et que le stade était situé dans la dépression qui sépare les deux collines (cf. fig. 103). ArchAnAth 5 (1972), p. 347-358.
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