VERGINA. - 1978
Les informations sur la campagne de 1977 données dans la Chronique du BCH 102 (1978), p. 706-710 seront utilement complétées par le rapport de soixante-dix pages, illustré d'une trentaine de photographies, que a publié dans les ArchAnAth 10 (1977), p. 1-72.
En 1978 au Nord-Ouest de la première tombe à chambre on en a découvert une seconde, de même type, mais légèrement plus petite (5,40 x 6 m). La fresque de la façade est complètement effacée mais les murs sont en meilleur état. Les deux portes (extérieure et intérieure) sont en marbre ; le vantail droit de la seconde gisait, brisé en trois morceaux, sur le sol de la chambre. La tombe abritait une seule sépulture, celle d'un homme, si l'on en juge par les armes retrouvées dans la chambre funéraire et dans l'antichambre. Le mort avait été incinéré, ses cendres recouvertes de pourpre et enfermées dans une hydrie d'argent que l'on avait ensuite déposée sur une table en pierre et ceinte d'une couronne d'or à glands et feuilles de chêne (fig. 140).
Le mobilier de la chambre se composait de deux grands récipients en bronze argenté, d'une riche collection de vases d'argent (fig. 141), d'une paire de cnémides en bronze doré et d'un pectoral. Un haut candélabre en fer plaqué d'argent était encore en place ; la lampe en terre cuite qu'il supportait avait roulé sur le sol. Dans l'antichambre on a retrouvé un grand nombre de strigiles en bronze ou en fer (parfois dorés) ainsi qu'un talon de lance également en fer doré. Des débris de matières organiques (cuir, fibres textiles) ont été recueillis sur le sol des deux pièces, notamment dans l'antichambre où l'on a pu identifier les restes d'un vêtement d'apparat que l'on s'efforcera de restaurer. Dans les deux pièces, la naissance de la voûte était soulignée par une étroite bande, laissée sans décor dans la chambre, mais ornée, dans l'antichambre, d'une frise représentant une course de chars (fig. 142).
Un peu moins riche que le premier mais de facture aussi soignée, ce nouveau tombeau ne semble pas être plus récent. On peut le dater, en première approximation, du début du troisième quart du IVe siècle av. J.-C. ; pour M. Andronicos son caractère royal ne fait guère de doute.
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