ATHENES. - Enceinte. - Angle des rues Éolou et Sophokléous. - 1974
Nous résumons ici les principaux acquis des fouilles menées par l'Éphorie d'Attique dans la capitale entre juillet 1972 et septembre 1974, tels qu'ils viennent d'être publiés dans l'ArchDelt 29 (1973-74) [1979] Chron., p. 31-55, 82-98 et 110-144.
Six sondages ont recoupé la fortification au Sud, au Nord et au Nord-Est de la ville.
Du rempart du IVe siècle qui, à cet endroit, a complètement disparu (à l'Ouest) ou a été refait à l'époque romaine (à l'Est) il ne reste que les vestiges d'une tour ronde de 9 m de diamètre en appareil isodome (fig. 28-29). L'espace compris entre le rempart et l'avant-mur était occupé par la rue périphérique intérieure, endommagée par des aménagements d'époque romaine tardive. La tour ronde défendait la porte d'Acharnes d'où partait, vers le Nord, une rue perpendiculaire au rempart qui coupait l'avant-mur et enjambait le fossé. Celui-ci a une largeur de 10 m et une profondeur de 6,15 m. Sur toute la largeur du fossé les rives de la rue Nord/Sud étaient soutenues par un mur d'analemma ancré sur le rocher à 3,50 m de profondeur et parfois conservé sur sept assises (fig. 30). Au-dessous passaient des conduites d'évacuation percées dans le rocher. La paroi Nord du fossé était elle aussi renforcée par un mur de soutènement qui se dresse encore, à l'Ouest de la rue, sur onze assises (fig. 31). Au-delà du système défensif on a pu vérifier l'existence d'une rue périphérique extérieure dont la largeur est estimée à 4 ou 5 m. Parmi les trouvailles on signale notamment un grand nombre de vases hellénistiques, de lampes romaines (du Ier s. av. J.-C. au Ier s. ap.), ainsi que plusieurs colonnettes et stèles funéraires inscrites (fig. 25). Ibid., p. 115-120.
Légende graphique :
localisation de la fouille/de l'opération
localisation du toponyme
polygone du toponyme Chronique
Fonctionnalités de la carte :
sélectionner un autre fond de plan
se rapprocher ou s'éloigner de la zone
afficher la carte en plein écran




