PAROS. - Koukounariès - 1979
Kolympithres
a poursuivi, en 1979, l'exploration de l'acropole mycénienne de Koukounariès et de l'habitat géométrique établi sur ses ruines, en approfondissant d'anciens sondages et en en ouvrant de nouveaux au sommet du plateau (fig. 164).
1) Dans les niveaux mycéniens, les restes d'un second entrepôt ont été découverts à l'Est du premier. Il mesure 2,90 x 3,60 m et possède une entrée au Nord. On y a retrouvé des grands pithoi brisés, une grande quantité de céramique grossière et fine — dont un fragment de cratère représentant un insecte (?) prêt à attaquer un murex (fig. 166) — , des vases en plomb déformés par l'incendie, des boutons en stéatite, une louche en bronze, ainsi qu'un squelette d'homme et un autre de chèvre.
Dans le carré D 3, au Nord, la fouille a atteint, sous le sol géométrique, une importante pièce carrée (fig. 165) qui renfermait également plusieurs pithoi ainsi qu'une applique en ivoire sculpté. D'autres pièces mycéniennes, réoccupées à l'époque géométrique, ont été fouillées en D 4 et G 6.
La céramique de cette couche, très homogène et proche de celle du continent, semble bien dater de la transition entre le HR III B 2 et le HR III C. Parmi les rares fragments à décor figuré, on retiendra celui de la fig. 167, qui représente un personnage tenant un objet (lyre ?).
Le plan général du complexe apparaît désormais plus clairement, surtout dans la partie Sud, constituée par un ensemble de pièces de dimensions inégales reliées par des corridors, et qui s'adosse au puissant mur de fortification. La présence de squelettes d'hommes et d'animaux (chèvres, porcs, ânes ou chevaux) dans la citadelle suggère que l'incendie qui la détruisit n'est pas dû à un accident ou à un tremblement de terre, mais à un acte de guerre.
2) Dans les niveaux supérieurs on a achevé de dégager, en B 2, G 3-D 3, D 4-E 4, G 5 et D 5-D 6, plusieurs bâtiments de plan rectangulaire ou absidal (fig. 168), qui contenaient de la céramique du Géométrique Récent. Mais on a trouvé au-dessous, en Ε 3, un groupe de vases protogéométriques in situ (900 av. J.-C. env.), qui témoignent d'une réoccupation du site à peine deux siècles après la destruction du complexe mycénien. Ces vases sont les uns d'inspiration, les autres de fabrication attique, ce qui confirme l'existence, dès cette époque, de contacts entre Paros et Athènes. Ergon 1979 (1980), p. 22-24.
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