PLYTRA - 1979
Plitra
En 1979, au terme d'une prospection destinée à fixer le choix d'un nouveau site byzantin à fouiller, la mission franco-hellénique dirigée par a sélectionné celui de Plytra, à une quinzaine de kilomètres au Sud-Ouest de Molaoi. Selon le rapport établi par la mission, « le site correspond à un ancien port, sans doute celui de l'antique Asopos. Les vestiges occupent le bord du rivage, au fond d'une baie et à l'Est de l'agglomération actuelle. Sur plusieurs centaines de mètres, les vestiges de constructions sont très nombreux et très denses, en partie mis au jour par l'éboulement du rivage sapé par la mer, et largement envahis par les eaux : le littoral semble avoir ici reculé de façon sensible. Les berges mettent en évidence des coupes où se lisent des niveaux d'occupation très nets : deux au moins, soulignés par du mobilier ou des traces de feu, sont très lisibles dans cette stratigraphie qui révèle une épaisseur archéologique d'environ 0,50 m à 1 m. On peut penser que d'autres vestiges demeurent enfouis sur les champs et les cultures maraîchères qui s'avancent très près du rivage. Enfin il faut insister sur l'extraordinaire abondance des tuileaux et des tessons de céramique mêlés à la pierraille qui accompagnent les vestiges de construction et qu'on trouve sur tout le bord de mer jusque dans les champs voisins : par endroits, on marche littéralement sur de la céramique écrasée.
Il est impossible de noter avec précision tous les vestiges rencontrés au cours de la prospection : on ne peut que relever les types de structures les plus caractérisés. En partant de la limite Est de l'actuelle agglomération, on rencontre d'abord un bâtiment à hypocauste, relativement isolé, et qui semble avoir été soigneusement dégagé de sa couche de destruction. Ce bâtiment exceptionnellement, est à plus de dix mètres du rivage, et ses vestiges conservés sur une hauteur appréciable devaient s'élever au-dessus du niveau du sol. Les autres bâtiments sont tous sur le bord de l'eau et plus arasés. La mer en particulier a envahi des structures taillées dans le roc et qui sont sans doute des substructions. On rencontre ensuite plusieurs bâtiments construits en briques d'arasé, dont la paroi tournée vers la mer a été éventrée par les eaux. Des sols de dalles et de carreaux de terre cuite, des seuils construits se voient dans ce complexe de constructions, qui ont remployé également des pierres sculptées comme un fragment d'architrave orné de billettes en relief dont certaines portent encore des traces de couleur. Des fûts de colonnettes cannelées se rencontrent au milieu de ces ruines mais ne sont pas en place.
Plus loin, plusieurs vastes bâtiments construits en très grand appareil, très régulier, sont à peu près envahis par les eaux. Enfin l'éboulement du rivage a en partie dégagé un ou plusieurs édifices d'un type de construction totalement différent, alternant lits de pierres et lits de tuileaux ou de briques : ces vestiges, accompagnés d'éléments de voûte basculés, pourraient être byzantins. A proximité on a vu un puits de facture assez fruste construit en moellons avec une margelle de pierre taillée. »
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