KASSOPE - 1980
Kassopi
Fouilles de la Société archéologique. — a poursuivi, en 1980, en collaboration avec et , la fouille profonde du katagôgion et de la maison 5 (v. plan dans BCH 104 [1980], p. 619, fig. 80), après avoir achevé de déblayer le pavement des rues 6 et 7.
Le bâtiment repéré en 1979 sous le katagôgion a été en grande partie fouillé. Il mesure 960 m2 et se compose d'une cour centrale de 13,70 x 17 m environ entourée par une double série de pièces — ou par une simple série doublée de portiques sur la cour : l'état des vestiges, sur les côtés Ouest et Nord, ne permet pas de trancher (fig. 68). Au Sud, il semble qu'on ait affaire à une grande salle (ou plusieurs petites) pourvue, sur la cour, d'une rangée de six ou huit colonnes en bois sur socle de pierre (fig. 70). Dans l'aile Est, enfin, on avait mis au jour en 1979 une vaste pièce à pavement de mosaïque qui évoque un andrôn. Les murs conservés du côté Nord-Ouest montrent que l'édifice était construit sur deux paliers, ce qui obligea les constructeurs du katagôgion, à la fin du IIIe siècle av. J.-C, à remblayer pour rattraper le niveau. La céramique et les monnaies trouvées sur le sol du premier édifice permettent de dater sa construction de la seconde moitié du IVe siècle av. J.-C. Les données recueillies cette année renforcent l'impression qu'il s'agit d'un édifice public ancêtre du katagôgion.
La fouille en profondeur de la maison 5 a permis d'en dégager les états successifs, qui s'échelonnent entre le IVe et le début du Ier siècle av. J.-C. (fig. 69). Au IIIe siècle, la maison fut transformée en atelier et équipée d'un four. Le dernier état appartient au type, fréquent en Grèce occidentale, de la maison à cour centrale sans pastas : huit pièces se répartissent autour d'une cour centrale, à laquelle on accédait, depuis l'extérieur, par une avant-cour couverte. Les couches profondes n'étant absolument pas perturbées, on pourra dater avec une plus grande précision les céramiques locales et importées du IVe au Ier siècle av. J.-C., en s'aidant notamment des nombreuses monnaies (cent trente-neuf pièces en bronze, trois en argent et une en or de Ptolémée Ier Sôter) qui y étaient associées. Ergon 1980 (1981), p. 16-17.
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