NÉMÉE - 1980
Antiquité - Archaïque - Classique - Hellénistique - Romaine
Fouilles américaines. — En 1980 cinq secteurs ont fait l'objet de nouvelles investigations, menées par , de l'Université de Californie (Berkeley), qui en a rendu compte dans Hesperia 50 (1981), p. 45-67.
1) A 35 m environ au Nord du temple de Zeus (fig. 24, carré Κ 11), on a découvert, sous la route moderne qui coupait le sanctuaire du Nord au Sud (et qui a été détournée), un édifice d'époque classique dont deux pièces ont pu être fouillées. Si son plan et sa destination échappent encore, son orientation est presque identique à celle des oikoi situés au Sud du sanctuaire.
2) Immédiatement au Nord du temple du IVe siècle, on a recherché de nouveaux éléments de datation et de restitution du temple archaïque. Il est désormais certain que celui-ci fut construit pendant le premier quart du VIe siècle av. J.-C., qu'il subit des remaniements ou des réparations environ un siècle plus tard, et qu'il fut détruit soudainement vers 410 av. J.-C. L'absence de tout fragment de colonne, de chapiteau et d'entablement en pierre suggère que tous ces éléments étaient en bois, à moins que l'édifice ne fût dépourvu de colonnade. Le temple du IVe siècle fut construit sur l'emplacement exact du temple archaïque, qui était cependant plus petit.
3) Au Sud du sanctuaire de Zeus, les vestiges de la basilique paléochrétienne et du Xénon ont été réexaminés, ce qui a notamment permis d'établir que le second, construit avant la fin du IVe siècle av. J.-C., avait été détruit moins d'une génération plus tard. Cela implique que le transfert des Jeux néméens à Argos, dont on savait seulement qu'il était antérieur à 251 av. J.-C., n'est à coup sûr pas postérieur à 270 av. J.-C.
4) Le bâtiment découvert en 1979 à 110 m au Sud-Ouest du temple de Zeus et alors identifié, sous toute réserve, comme une palestre (v. BCH 104 [1980], p. 595), a été entièrement dégagé (fig. 25). C'est un vaste enclos pentagonal à ciel ouvert, qui renfermait des arbres et des autels. Le tracé de l'état final, qui date du IIe siècle av. J.-C., s'explique en partie par la présence d'un enclos archaïque à mur courbe sous-jacent. Le niveau classique, quoique très partiellement exploré, a livré les traces d'une intense activité sacrificielle : amas de cendres et d'os calcinés, associés à plusieurs douzaines de vases à boire, de taille normale ou miniature, avec plusieurs tablettes d'imprécations en plomb et quelques figurines en terre cuite, dont une représentant un petit garçon qui tient un masque devant son visage. Tous ces éléments suggèrent que l'on a affaire à un sanctuaire de divinité chthonienne ou à un hérôon.
5) Au stade, on a poursuivi vers le Nord le dégagement de la bordure orientale de la piste, dont le caniveau de pierre n'est malheureusement pas conservé au-delà de 140 m au Nord de la ligne de départ Sud. La configuration actuelle du terrain fait d'ailleurs craindre que les quarante derniers mètres du stade n'aient été très endommagés par l'érosion et que la ligne de départ Nord ne soit pas conservée.
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