ÉRÉTRIE. - Port antique - 2025
Informations Générales
Numéro de la notice
22706
Année de l'opération
2025
Chronologie
Mots-clés
Nature de l'opération
Institution(s)
Εφορεία Εναλίων Αρχαιοτήτων (Éphorie des antiquités sous-marines)
École suisse d'archéologie en Grèce (ESAG) (École suisse d'archéologie en Grèce)
Localisation
Toponyme
Érétrie, Eretria, Nea Psara (124/1960)
Λιμάνι Ερέτριας, Ενάλιος χώρος
Érétrie, Eretria, Nea Psara (124/1960)
Αρχαιολογικό Κτηματολόγιο
Sites archéologiques :Λιμάνι Ερέτριας, Ενάλιος χώρος
Notices et opérations liées
20242025
Description
À Érétrie, (ESAG), en collaboration avec (Éphorie des antiquités sous-marines) et avec la Fondation Octopus, ont poursuivi en 2025 leur mission de recherches sous-marines (Eretria Harbour Project), avec la participation de , , , Claudio Pacheco Martins et , afin d’explorer les vestiges du port antique de la ville.
L’objectif en 2025 était d’explorer la morphologie d’un petit bassin qui s’étendait au Nord, le long de la fortification maritime Ouest, de documenter les constructions du grand môle Ouest et de repérer les vestiges du môle oriental, qui n’est connu que par des cartes anciennes. Le relevé bathymétrique du bassin devait également être achevé avant de poursuivre l’exploration plus au large où se trouvent des vestiges de plages fossilisées (beachrocks) immergées.
L’étude du littoral érétrien a montré, notamment à travers des carottages, que la ville est fondée sur un terrain qui était marécageux au courant du Ier millénaire avant notre ère et qu’à la préhistoire, la ligne de rivage se situait au pied de l’acropole. Dès le VIIe s. av. J.-C., les érétriens avaient endigué le cours d’eau qui était responsable des inondations dans le secteur, et, vers 400 av. J.-C., la ville s’est dotée d’une enceinte de plus de 4 km de long. La baie a été protégée, très probablement à la même époque, par deux môles – brises-lames, installés sur des plages aujourd’hui fossilisées et immergées, puisque le niveau marin se situait 2 mètres plus bas. Ces môles avaient été décrits au XIXe s. Le môle Ouest (M13) a déjà été étudié, mais en 2025, la recherche a porté sur le môle Est (M16), partiellement recouvert par des sédiments autour de Pezonisi. Les deux môles présentent une technique de construction similaire : ils sont constitués de blocs de dimensions variées, jetés sur une base de beachrock. Leur extrémité formait un retour vers l’intérieur du bassin, ainsi qu’une base pour des constructions. Le bassin qui était ainsi protégé s’étendait sur environ 70 ha, offrant un mouillage relativement sécure par temps calme. Pour assurer un amarrage à quai, au moins deux bassins intérieurs ont été aménagés, afin de permettre aux plus grands navires de venir à quai ou pour permettre de tirer des navires à sec pour l’entretien. Les fonds ont été cartographiés avec un sonar : les secteurs proches de la plage sont peu profonds, mais au centre du bassin, on a constaté une zone (chenal) de 8 m de profondeur, située dans l’axe de l’ancien port militaire.
Un petit bassin, adossé au rempart maritime occidental, a été repéré et documenté en 2024 ; il a été davantage étudié en 2025. Le mur M8, en grand appareil, s’avance de la tour vers le large sur une longueur de 20 m, puis s’interrompt par une zone perturbée comportant des blocs épars (M12), et un autre tronçon forme une jetée – conservé sur deux assises de grands blocs – se terminant par une structure de 5 m de large et d’une hauteur de 1 m. Cet ensemble forme une jetée d’environ 150 m de long, perpendiculaire à la jetée et protégeant un bassin de 5000 m2. Les relevés et sondages, à l’aide d’une tige métallique, ont montré un envasement important, atteignant 4 m vers le centre du bassin. Par ailleurs, la mission de 2024 avait constaté la présence d’un ensemble de blocs de conglomérat près du rivage, à proximité du rempart (M4) : les nettoyages de 2025 suggèrent que ceux-ci appartiennent à une grande structure quadrangulaire partiellement immergées (Fe14) – peut-être un élément de quai ou d’une tour.
L’analyse récente des carottages effectués dans le même secteur a confirmé l’existence au premier millénaire d’un bassin suffisamment profond pour accueillir des navires à faible tirant d’eau (des trières ?) au moins jusqu’à l’époque romaine, après quoi la zone aurait été comblée. Il est probable que le port militaire, ainsi que ses hangars à bateaux (νεώσοικοι) de la flotte érétrienne ait été abrité à cet endroit, qui est, cependant, occupé par la ville moderne.
L’objectif en 2025 était d’explorer la morphologie d’un petit bassin qui s’étendait au Nord, le long de la fortification maritime Ouest, de documenter les constructions du grand môle Ouest et de repérer les vestiges du môle oriental, qui n’est connu que par des cartes anciennes. Le relevé bathymétrique du bassin devait également être achevé avant de poursuivre l’exploration plus au large où se trouvent des vestiges de plages fossilisées (beachrocks) immergées.
L’étude du littoral érétrien a montré, notamment à travers des carottages, que la ville est fondée sur un terrain qui était marécageux au courant du Ier millénaire avant notre ère et qu’à la préhistoire, la ligne de rivage se situait au pied de l’acropole. Dès le VIIe s. av. J.-C., les érétriens avaient endigué le cours d’eau qui était responsable des inondations dans le secteur, et, vers 400 av. J.-C., la ville s’est dotée d’une enceinte de plus de 4 km de long. La baie a été protégée, très probablement à la même époque, par deux môles – brises-lames, installés sur des plages aujourd’hui fossilisées et immergées, puisque le niveau marin se situait 2 mètres plus bas. Ces môles avaient été décrits au XIXe s. Le môle Ouest (M13) a déjà été étudié, mais en 2025, la recherche a porté sur le môle Est (M16), partiellement recouvert par des sédiments autour de Pezonisi. Les deux môles présentent une technique de construction similaire : ils sont constitués de blocs de dimensions variées, jetés sur une base de beachrock. Leur extrémité formait un retour vers l’intérieur du bassin, ainsi qu’une base pour des constructions. Le bassin qui était ainsi protégé s’étendait sur environ 70 ha, offrant un mouillage relativement sécure par temps calme. Pour assurer un amarrage à quai, au moins deux bassins intérieurs ont été aménagés, afin de permettre aux plus grands navires de venir à quai ou pour permettre de tirer des navires à sec pour l’entretien. Les fonds ont été cartographiés avec un sonar : les secteurs proches de la plage sont peu profonds, mais au centre du bassin, on a constaté une zone (chenal) de 8 m de profondeur, située dans l’axe de l’ancien port militaire.
Un petit bassin, adossé au rempart maritime occidental, a été repéré et documenté en 2024 ; il a été davantage étudié en 2025. Le mur M8, en grand appareil, s’avance de la tour vers le large sur une longueur de 20 m, puis s’interrompt par une zone perturbée comportant des blocs épars (M12), et un autre tronçon forme une jetée – conservé sur deux assises de grands blocs – se terminant par une structure de 5 m de large et d’une hauteur de 1 m. Cet ensemble forme une jetée d’environ 150 m de long, perpendiculaire à la jetée et protégeant un bassin de 5000 m2. Les relevés et sondages, à l’aide d’une tige métallique, ont montré un envasement important, atteignant 4 m vers le centre du bassin. Par ailleurs, la mission de 2024 avait constaté la présence d’un ensemble de blocs de conglomérat près du rivage, à proximité du rempart (M4) : les nettoyages de 2025 suggèrent que ceux-ci appartiennent à une grande structure quadrangulaire partiellement immergées (Fe14) – peut-être un élément de quai ou d’une tour.
L’analyse récente des carottages effectués dans le même secteur a confirmé l’existence au premier millénaire d’un bassin suffisamment profond pour accueillir des navires à faible tirant d’eau (des trières ?) au moins jusqu’à l’époque romaine, après quoi la zone aurait été comblée. Il est probable que le port militaire, ainsi que ses hangars à bateaux (νεώσοικοι) de la flotte érétrienne ait été abrité à cet endroit, qui est, cependant, occupé par la ville moderne.
Auteur de la notice
Catherine Bouras
Références bibliographiques
D’après le rapport annuel de l’ESAG en 2025.
Légende graphique :
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Date de création
2026-06-12 11:24:22
Dernière modification
2026-06-12 12:32:43




