ATHÈNES. - Céramique - 1973
Kerameikos Excavations, Céramique
Céramique. — En 1973, l'École allemande a maintenu une importante activité au Céramique.
Faisant suite à la fouille de l'ancien lit de l'Éridanos effectuée au cours des années précédentes (cf. BCH 97 [1973], p. 260-265), l'exploration de la région située à l'Ouest du « Rundbau » a été entreprise au printemps de 1973. A une grande profondeur, bien au-dessous du niveau de l'eau, on a trouvé trois sarcophages, de facture très soignée, faits de plaques de marbre (flg. 50). Deux d'entre eux contenaient des lécythes attiques et corinthiens du troisième quart du Ve siècle av. J.-C. (flg. 53). Dans une couche d'argile entaillée pour la mise en place des sarcophages, se trouvait une anse d'amphore timbrée qui, d'après la stratigraphie, doit être antérieure à 430 av. J.-C, date des sarcophages (flg. 55). Au-dessus des sarcophages, s'élevait un tumulus de 15 m de diamètre environ. En bordure Nord de ce tumulus, directement au Sud de l'Éridanos, on a fouillé d'autres tumuli moins importants, datant de la fin du Ve siècle et de la première moitié du IVe siècle, sous lesquels se trouvait le mur de soutènement le plus ancien des rives de l'Éridanos ; à cet endroit, l'Éridanos s'infléchissait légèrement vers le Nord. Sur le haut du mur se dressait une borne, manifestement in situ, avec le mot HOPOS. Lorsque le lit de l'Éridanos a été détourné vers l'Ouest, avant la fin du Ve siècle, cette borne a été enfouie et remplacée par une nouvelle borne, qu'on avait posée sur une colonne, à un niveau sensiblement plus élevé (flg. 51).
Pendant l'été, on a dégagé jusqu'aux niveaux antiques la zone qui s'étend au Sud et au Sud-Est de la Porte Sacrée et touche à la rue Hermou. Au Nord de la Voie Sacrée, les murs du lit de l'Éridanos construits à l'époque romaine se dressent encore sur une hauteur de 2 m ou davantage (flg. 52). Le mur Nord avait été inclus dans les fondations de maisons, de la fin de l'antiquité, qui s'étendent jusqu'au Pompeion. Les terres qui ont servi à combler l'Éridanos, probablement au Ve siècle ap. J.-C, contenaient de nombreux débris de céramique romaine, surtout des lampes, ainsi que des fragments de sculptures classiques et hellénistiques (flg. 56).
A la demande de
, on a pratiqué une fouille de contrôle sous l'angle Nord-Ouest de l'édicule classique, fait de briques crues, qui se dresse entre l'allée des tombeaux et la Voie Sacrée ; le mur Nord recouvre les fondations d'un monument funéraire. L'examen a révélé que ce monument n'est pas à mettre en rapport avec la tombe à fosse à environ 20 m de là, comme le supposait
(cf. AA [1973], p. 182-183), mais qu'il appartenait à une tombe à incinération qui se trouve juste sous les fondations. La terre de remblai de cette tombe a livré les fragments brûlés de plusieurs vases protoattiques et d'une olpè corinthienne du style de transition. Comme dans les tombes protoattiques les offrandes sont généralement groupées dans des rigoles (Opferrinne), il est possible que ces vases n'appartiennent pas à cette tombe, mais à une sépulture antérieure bouleversée. La date de la tombe et du monument ne saurait donc être précisée, mais on peut dire que ce type de monument ne doit pas être postérieur au début du VIe siècle. En bordure Ouest de l'édicule de brique, une tombe d'enfant, datant de 650 environ av. J.-C, a été fouillée (flg. 54). Un rapport détaillé de ces fouilles paraîtra dans AM 90 [1975].
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