SAMOS - 1972
Pythagoreion, Tiganion, Teganion
Αρχαιολογικό Κτηματολόγιο
Sites archéologiques :Πυθαγόρειο, Σάμος
Samos, Eupalineion. — En 1971 et 1972, l'École allemande a exploré, nettoyé et consolidé le tunnel d'Eupalinos. Les travaux, qui étaient dirigés par , ont été souvent difficiles, et d'importants moyens techniques ont dû être mis en œuvre. Ainsi cet ouvrage d'art, qui compte parmi les plus impressionnants que nous ait laissés l'antiquité, est-il désormais mieux connu et sauvegardé dans toutes ses parties.
Bien que les travaux aient été concentrés sur le tunnel proprement dit, on a entamé le dégagement de la canalisation souterraine qui capte les eaux de la source et les achemine jusqu'à l'entrée Nord du tunnel. La conduite même a été retrouvée en place sur toute la longueur du tronçon fouillé ; elle est constituée d'éléments longs en moyenne de 70 cm, avec un diamètre intérieur de 25 cm, raccordés par un manchon qui recouvre de 8 cm l'élément juxtaposé. La partie supérieure des tuyaux avait été cassée sur une largeur de 13 à 17 cm pour permettre, à une date qui ne peut être précisée, le décapage de l'intérieur du conduit.
L'entrée du tunnel, qui avait été restaurée en 1882, a été dégagée à nouveau ; pour éviter un nouvel ensevelissement, on a construit au-dessus un mur de protection. Le tunnel a été entièrement nettoyé et il est facile aujourd'hui de le parcourir sur toute sa longueur. Il n'est pas uniforme : un tronçon effondré a dû être étayé par des poutrelles et des panneaux métalliques (fig. 295) ; des tronçons avaient été réparés, et d'une manière parfaite, dès l'époque archaïque (fig. 294) ; ailleurs, une voûte en berceau date de l'époque impériale. De même, plusieurs phases sont reconnaissables dans la galerie aménagée en profondeur ( — 3,50 m) le long de la paroi Est du tunnel pour abriter la conduite d'eau ; sous des couches de concrétion atteignant jusqu'à 1 m d'épaisseur, les tuyaux d'origine sont bien préservés, sauf leur partie supérieure, cassée volontairement au cours d'un nettoyage tardif (fig. 296).
Sur les parois du tunnel, on a retrouvé des repères de nivellement, gravés et rehaussés de rouge ; de plus, à intervalles réguliers (63 m), on voit à côté d'un long trait vertical, sous lequel est indiqué le numéro du tronçon correspondant, le nom du contremaître responsable : les noms, gravés en lettres archaïques de droite à gauche, n'ont pu encore être déchiffrés. Sur la paroi Est du premier tronçon consolidé à l'époque archaïque, une inscription de cinq mètres de long en lettres hautes de 30 cm : ΠΑΡΑΔΕΓΜΑ, présente un grand intérêt pour l'histoire de l'architecture grecque ; le tronçon considéré devait servir de « modèle » et nous avons là la première attestation du procédé.
Un fragment de coupe attique des « petits maîtres » (540-530 av. J.-C.) confirme que le tunnel a été construit par Eupalinos au temps de Polycrate.
De nombreux indices prouvent que l'installation est restée en usage pendant une longue durée (réparations d'époque impériale tardive, lampes du IVe et du Ve siècle ap. J.-C). C'est au VIIe siècle seulement que la canalisation paraît être définitivement hors d'usage ; mais le tunnel, qui n'était pas obstrué, servit longtemps encore de refuge à la population, comme en témoignent des fragments de vaisselle commune et quelques monnaies.
Légende graphique :
localisation de la fouille/de l'opération
localisation du toponyme
polygone du toponyme Chronique
Fonctionnalités de la carte :
sélectionner un autre fond de plan
se rapprocher ou s'éloigner de la zone
afficher la carte en plein écran
Alignements avec le Cadastre Archéologique :
Sites archéologiques
Monuments
Sites historiques
Zones protégées




