HALIEIS - 1972
Portocheli, Cheli, ancient Halieis
Αρχαιολογικό Κτηματολόγιο
Sites archéologiques :Αλιείς, Πόρτο Χέλι, Αργολίδα
Zones protégées :
Αλιείς, Πόρτο Χέλι, Αργολίδα, Ζώνη Α
Halieis. — En 1972, la fouille du site, que poursuivent les Universités d'Indiana et de Pennsylvanie, sous l'égide de l'École américaine, a concerné trois secteurs de la ville basse (fig. 109) ; elle était dirigée par , de l'Université d'Indiana.
Secteur 10 (cf. fig. 109). — II représente une superficie de 6000 m2 environ, à proximité du rivage. De la terre, enlevée par les eaux de pluie aux terrasses supérieures, s'était accumulée, et la présence de tessons dans ces alluvions a parfois empêché d'isoler avec netteté la couche proprement archéologique, d'époque romaine tardive, qui occupe les trois-quarts de la surface explorée. La céramique consiste surtout en fragments d'amphores de qualité commune. La destruction, qui paraît dater de la première moitié du VIIe siècle ap. J.-C, peut être une conséquence de l'invasion slave.
Ces vestiges reposent directement sur le niveau d'occupation de la fin de l'époque classique représenté essentiellement par des murs de maisons (fig. 110). Celles-ci sont orientées Nord- Ouest/Sud-Est ou Nord-Est/Sud-Ouest, et la mise au jour d'un tronçon de rue Sud-Ouest/Nord- Est donne à penser que la ville était divisée en insulae par de longues avenues. A cette profondeur, la présence de l'eau a rendu la fouille malaisée et les sondages dans les niveaux inférieurs ont été limités. Néanmoins, des fragments de vases à figures rouges du Ve siècle av. J.-C. ont été recueillis, et on a reconnu plusieurs murs de cette même époque. Du VIe siècle datent des fondations de moellons, et des tessons attestent une occupation remontant, à cet endroit, aux environs de 700 av. J.-C.
Secteur 24 (cf. fig. 109). ■ — II occupe en partie l'aire fouillée, en 1962, au début de l'exploration (voir Hesperia 38 [1969], p. 325 et p. 316, fig. 2, secteurs В et C). Les murs classiques apparaissent immédiatement sous la surface. Plusieurs fondations de maisons ont été mises au jour, parmi lesquelles un grand édifice (« House Pi »), accolé au mur d'enceinte, qui pour cette raison a peut- être servi à des fins militaires ; on y a recueilli une petite figurine en bronze représentant un coq et plusieurs monnaies de bronze de Tirynthe. Leur orientation est semblable à celle de murs plus anciens, qui datent du Ve siècle. On peut donc supposer qu'après une destruction survenue à la fin du Ve siècle on avait reconstruit, sans modifier le plan de la ville.
Les niveaux archaïques ont livré une grande quantité de céramique, mais réduite en petits fragments, et un pavement de galets datable du début du VIe siècle. Enfin, dans les niveaux inférieurs, envahis par l'eau, on a recueilli des tessons néolithiques et quelques lames d'obsidienne.
Secteur 27 (cf. fig. 109). — On a reconnu qu'une tour semi-circulaire (diamètre : 8 m) avait été ajoutée au mur d'enceinte, en remplacement d'une tour carrée contemporaine du mur (fig. 111). Elle était destinée à protéger le côté Nord-Est d'une entrée, elle-même remodelée au moment de la construction de la tour et obstruée, à une époque indéterminée, par trois gros blocs de conglomérat. Ces remaniements sont contemporains de la construction, sur l'acropole, de la grande tour semi-circulaire (voir Hesperia 38 [1969], p. 320).
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