ATHÈNES - AGORA - 1972
Agora antique, Athenian Agora
Agora. — Sous la direction de , les fouilles de l'École américaine ont porté en 1972 sur la zone Nord de l'Agora (le long de la rue d'Hadrien) et sur le terrain qui s'étend entre l'extrémité Sud de la Stoa d'Attale et l'Agora romaine.
A l'angle Nord-Ouest de l'Agora, la fouille du petit sanctuaire découvert en 1971 a été achevée. Il s'agit essentiellement d'un enclos carré constitué par un parapet de pôros, entièrement conservé (fig. 11), entourant un rocher qui tenait lieu d'autel. Les offrandes s'étaient accumulées à l'intérieur pendant le dernier quart du Ve siècle av. J.-C. Elles ont été recueillies par centaines et consistent surtout en vases à boire et vases à libations : coupes sans pied à figures rouges (fig. 13), skyphoi, oinochoès. La présence de vases miniature et de bijoux incite à penser qu'à l'origine au moins le culte était féminin, mais aucune dédicace n'a été retrouvée.
Plus à l'Ouest et derrière la Stoa Basileios, on a dégagé sur une grande longueur la stoa qui bordait le côté Sud de la Voie des Panathénées. Construite aux environs de 100 ap. J.-C, elle était formée par une double colonnade séparée par un mur intérieur et donnait à la fois sur la Voie des Panathénées et sur la rue romaine, au Sud. Elle comportait un propylon à l'extrémité Est. L'édifice présente des traces de deux reconstructions, l'une à la fin du IIIe siècle, à la suite vraisemblablement de l'invasion des Hérules en 267 ap. J.-C, et l'autre, plus ample, un siècle plus tard. Elle resta en usage jusqu'aux invasions slaves de la fin du VIe siècle. Juste derrière la Stoa Basileios, des restes de petites constructions classiques, en rapport avec celle-ci, ont été mis au jour. Une fosse de rebut contenait une grande quantité de céramique de la seconde moitié du Ve siècle av. J.-C. : les vases à boire sont nombreux, variés et de belle qualité, avec une forte proportion de cratères (fig. 14). Le fait que beaucoup d'entre eux étaient propriété publique laisse supposer l'existence d'une salle de banquets, peut-être en relation avec la Stoa Basileios.
On a achevé à l'Est l'exploration des niveaux inférieurs. Les vestiges les plus anciens sont des murs de terrasse du HR III B. C'est la première fois que des vestiges d'architecture mycénienne sont mis au jour à l'Agora. Un mur de terrasse date de la fin du VIIIe siècle. Cette zone fut occupée par des maisons vers le milieu du VIe siècle.
Entre l'extrémité Sud de la Stoa d'Attale et l'Agora romaine, la fouille a atteint les niveaux romains. Le principal monument est une stoa, longue de 70 m, qui bordait le côté Sud de la rue antique conduisant de la Stoa d'Attale à l'Agora romaine (fig. 12). Derrière la colonnade, ionique, se trouve une dizaine de pièces de formes variées. La stoa, à son extrémité Ouest, est intégrée à la Bibliothèque de Pantainos ; la stoa et la bibliothèque furent donc édifiées en même temps, vers 100 ap. J.-C. Endommagée par les Hérules, démantelée pour fournir des matériaux au mur de fortification tardif, la stoa fut partiellement reconstruite pendant le premier quart du Ve siècle.
Légende graphique :
localisation de la fouille/de l'opération
localisation du toponyme
polygone du toponyme Chronique
Fonctionnalités de la carte :
sélectionner un autre fond de plan
se rapprocher ou s'éloigner de la zone
afficher la carte en plein écran




