AMPHIPOLIS. - Remparts. - 1976
Amfipolis, Neochorion
En 1976 a poursuivi l'exploration des remparts de la ville antique et la fouille du tumulus de Kastas, tandis que continuait ses recherches sur l'acropole paléochrétienne.
Dans ce secteur, l'activité de la campagne a été centrée sur trois objectifs :
1) Le « long mur » mentionné par Thucydide (IV, 102, 4) a été recoupé par soixante-quatre sondages, de sorte que son tracé est définitivement établi. Contrairement à ce qu'on avait toujours pensé, il n'a pas la forme d'un arc de cercle, mais celle d'un vaste péribole de 7,450 km environ, renforcé de sept tours carrées ou circulaires.
2) L'existence d'un péribole intérieur, conjecturée à l'issue de la campagne de 1960, a été confirmée par quinze nouveaux sondages. Cette seconde enceinte, qui entoure la ville haute, mesure environ 2,220 km.
3) La fouille du mur septentrional a été étendue vers l'Ouest. Au-delà de la tour byzantine (qui protégeait un point de passage sur le fleuve) le rempart, dont le tracé a été reconnu sur près de 160 m de long, passe seulement à quelques dizaines de mètres de la rive du Strymon : c'est là, selon toute apparence qu'il faut situer le pont dont parle Thucydide (IV, 103 et 108). La découverte à cet endroit d'une porte fortifiée de 3,30 m de large (fig. 235) — qui, comme la muraille, a été remaniée à l'époque hellénistique (fig. 236) — vient renforcer cette hypothèse et illustrer deux autres passages du texte de Thucydide (V, 6, 3 et V, 8, 1). Parmi les trouvailles on retiendra un torse en marbre de statue cuirassée — vraisemblablement celle d'un empereur romain — ornée de Nikès sacrifiant des taureaux de part et d'autre d'un trophée. Ergon (1976), p. 25-53, 212-213.
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