MANTINÉE. - Ville antique - 1973
Mantineia, Mantinea, Mantinée
Avant d'accorder au service des Eaux et Forêts l'autorisation d'implanter une pépinière dans la partie de la ville antique située au Sud de l'agora, l'Ephorie des antiquités de Sparte a procédé, en 1973, à quelques sondages exploratoires. Les recherches ont porté principalement sur trois secteurs.
Dans le premier, proche de la route de Tripoli à Kakouri, on a trouvé les restes d'une rue antique qui devait relier la porte de Pallantion à celle d'Orchomène. Elle était bordée de maisons, datables, par leur facture et par le matériel associé (monnaies, lampes), des IIe-Ve siècles ap. J.-C.
Les constructions mises au jour dans le deuxième secteur, à moins de cent mètres à l'Est du premier, ne sont guère différentes, sinon par leur orientation et par la présence de nombreux remplois. On n'a trouvé nulle trace de la synagogue figurant sur le plan de (Mantinée et l'Arcadie orientale, BEFAR, vol. 78, 1898, pl. VIII).
A une centaine de mètres au Sud un troisième sondage a permis de distinguer cinq phases architecturales successives dans un ensemble de pièces appartenant à une villa pourvue de thermes. La première phase est contemporaine des constructions découvertes dans les deux premiers secteurs ; la phase finale, datée par dix monnaies de Justinien et de Justin Ier, deux lampes et deux vases, descend jusqu'au début du VIIe siècle ap. J.-C. au plus bas. Des vestiges plus anciens ont été retrouvés, incorporés dans des murs romains. Ce sont une tête archaïque (fig. 51) et une stèle de la fin du Ve ou du début du IVe siècle av. J.-C. portant l'inscription [Η]ερος Πατρο. (fig. 52). ArchDelt 29 (1973-74) [1979] Chron., p. 296-301.
Légende graphique :
localisation de la fouille/de l'opération
localisation du toponyme
polygone du toponyme Chronique
Fonctionnalités de la carte :
sélectionner un autre fond de plan
se rapprocher ou s'éloigner de la zone
afficher la carte en plein écran




