DEMETRIAS - 1980
Informations Générales
Numéro de la notice
20806
Année de l'opération
1980
Chronologie
Mots-clés
Espace public - Fortification - Monnaie - Peinture - Revêtements (mur et sol) - Terre cuite architecturale - Métal
Nature de l'opération
Institution(s)
Localisation
Toponyme
Démétrias, Demetrias, Palais
Démétrias, Demetrias, Palais
Notices et opérations liées
1980
Description
Fouilles de la Mission allemande. — L'exploration de la citadelle s'est poursuivie, en 1980, sous la conduite de
, de l'Université de Sarrebruck. Les travaux ont porté sur trois secteurs (v. plan dans BCH 104 [1980], p. 638, fig. 121).
1) Secteur Nord-Ouest. — Au Nord-Ouest de la citadelle (fig. 85) on a dégagé, sur 26 m de long, trois gros murs parallèles de direction Est/Ouest qui sont reliés, à l'Ouest, par un mur Nord/Sud, tandis que, vers l'Est, ils rejoignaient (dans une zone encore inexplorée) la prolongation Nord de l'aile occidentale de la citadelle. A l'Ouest, le mur Sud de cet ensemble — mur de terrasse à un seul parement (Nord) en appareil pseudo-polygonal identique au mur Sud de la citadelle (ibid., p. 639, fig. 123) — tourne à angle droit vers le Sud, où l'on peut suivre son tracé sur une soixantaine de mètres : il délimite une seconde cour à l'Ouest du « palais ». Dans l'aile Nord-Ouest, il est séparé du mur médian par un « fossé » de 4 m de large et au moins 3 m de haut, qui devait être une voie d'accès. Entre le mur médian et le mur Nord, à parement extérieur en gros appareil rustique surmonté d'assises de briques crues, s'étend un espace de 7,20 m de large. Un « glacis » de largeur identique sépare le mur Nord d'une sorte d'« avant-mur » en moellons qui a été repéré plus au Nord mais n'a pas encore été dégagé. Cette aile Nord-Ouest, dont la construction semble contemporaine de celle du « palais » et du mur extérieur de la citadelle, fut transformée, entre le Ier siècle av. J.-C. et le IIe siècle ap. J.-C., en une zone d'habitat.
2) Secteur Nord. — La prolongation vers le Nord de l'aile occidentale de la citadelle a été dégagée sur une dizaine de mètres supplémentaires. Mais l'état des murs, abondamment pillés, et l'extrême dureté de la terre, qui a empêché la poursuite des travaux, laissent pendante la question de la jonction avec l'aile Nord-Ouest et celle de l'existence ou non d'une tour.
3) Secteur Sud. — Au Sud du gros mur de terrasse découvert en 1979 (ibid., p. 636-640), la fouille a mis au jour un ensemble de murs en brique crue avec enduits polychromes, qui sont conservés sur près de 2 m de haut (fig. 86). Ils appartiennent à un vaste bâtiment, qui comptait au moins deux étages, mais dont il est encore impossible de préciser le plan. Jusqu'à présent on a pu y reconnaître un cryptoportique, une pièce rectangulaire de 8 x 6,10 m et une autre plus grande, une salle à abside qui rappelle celle du palais macédonien de Pella, les restes d'un péristyle et ceux d'une grande cour.
Là encore on n'a retrouvé nulle trace d'incendie ou de destruction violente, ce qui paraît confirmer l'hypothèse d'un abandon et d'une démolition de la citadelle après la fin de la domination macédonienne. Toutefois aucune des monnaies retrouvées dans la couche de destruction du bâtiment Sud n'est postérieure aux années 196-191 av. J.-C. Or c'est à cette époque que la citadelle fut restructurée par la construction du « palais » fortifié, si l'on en juge par la monnaie du même type retrouvée sous le sol de celui-ci. C'est là un élément important pour l'histoire des derniers temps de la domination macédonienne sur la Magnésie : à cette époque, en effet, Démétrias n'est plus, dans le royaume macédonien, un point central mais un poste avancé, dont il vaut mieux renforcer les défenses plutôt que d'y entretenir une résidence somptueuse.
Parmi les trouvailles de la campagne on mentionne de nouvelles terres cuites architecturales semblables à celles qui avaient été trouvées en 1979 (v. ibid., p. 639, fig. 124-125) ainsi que des fragments de chapiteaux doriques stuqués et de très nombreuses monnaies.
1) Secteur Nord-Ouest. — Au Nord-Ouest de la citadelle (fig. 85) on a dégagé, sur 26 m de long, trois gros murs parallèles de direction Est/Ouest qui sont reliés, à l'Ouest, par un mur Nord/Sud, tandis que, vers l'Est, ils rejoignaient (dans une zone encore inexplorée) la prolongation Nord de l'aile occidentale de la citadelle. A l'Ouest, le mur Sud de cet ensemble — mur de terrasse à un seul parement (Nord) en appareil pseudo-polygonal identique au mur Sud de la citadelle (ibid., p. 639, fig. 123) — tourne à angle droit vers le Sud, où l'on peut suivre son tracé sur une soixantaine de mètres : il délimite une seconde cour à l'Ouest du « palais ». Dans l'aile Nord-Ouest, il est séparé du mur médian par un « fossé » de 4 m de large et au moins 3 m de haut, qui devait être une voie d'accès. Entre le mur médian et le mur Nord, à parement extérieur en gros appareil rustique surmonté d'assises de briques crues, s'étend un espace de 7,20 m de large. Un « glacis » de largeur identique sépare le mur Nord d'une sorte d'« avant-mur » en moellons qui a été repéré plus au Nord mais n'a pas encore été dégagé. Cette aile Nord-Ouest, dont la construction semble contemporaine de celle du « palais » et du mur extérieur de la citadelle, fut transformée, entre le Ier siècle av. J.-C. et le IIe siècle ap. J.-C., en une zone d'habitat.
2) Secteur Nord. — La prolongation vers le Nord de l'aile occidentale de la citadelle a été dégagée sur une dizaine de mètres supplémentaires. Mais l'état des murs, abondamment pillés, et l'extrême dureté de la terre, qui a empêché la poursuite des travaux, laissent pendante la question de la jonction avec l'aile Nord-Ouest et celle de l'existence ou non d'une tour.
3) Secteur Sud. — Au Sud du gros mur de terrasse découvert en 1979 (ibid., p. 636-640), la fouille a mis au jour un ensemble de murs en brique crue avec enduits polychromes, qui sont conservés sur près de 2 m de haut (fig. 86). Ils appartiennent à un vaste bâtiment, qui comptait au moins deux étages, mais dont il est encore impossible de préciser le plan. Jusqu'à présent on a pu y reconnaître un cryptoportique, une pièce rectangulaire de 8 x 6,10 m et une autre plus grande, une salle à abside qui rappelle celle du palais macédonien de Pella, les restes d'un péristyle et ceux d'une grande cour.
Là encore on n'a retrouvé nulle trace d'incendie ou de destruction violente, ce qui paraît confirmer l'hypothèse d'un abandon et d'une démolition de la citadelle après la fin de la domination macédonienne. Toutefois aucune des monnaies retrouvées dans la couche de destruction du bâtiment Sud n'est postérieure aux années 196-191 av. J.-C. Or c'est à cette époque que la citadelle fut restructurée par la construction du « palais » fortifié, si l'on en juge par la monnaie du même type retrouvée sous le sol de celui-ci. C'est là un élément important pour l'histoire des derniers temps de la domination macédonienne sur la Magnésie : à cette époque, en effet, Démétrias n'est plus, dans le royaume macédonien, un point central mais un poste avancé, dont il vaut mieux renforcer les défenses plutôt que d'y entretenir une résidence somptueuse.
Parmi les trouvailles de la campagne on mentionne de nouvelles terres cuites architecturales semblables à celles qui avaient été trouvées en 1979 (v. ibid., p. 639, fig. 124-125) ainsi que des fragments de chapiteaux doriques stuqués et de très nombreuses monnaies.
Mise en ligne rétrospective de la Chronique des fouilles du Bulletin de Correspondance Hellénique (1920-2004) en Grèce
Édition
Ethan Dewulf
Extrait de
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Date de création
2026-01-13 09:56:22
Dernière modification
2026-01-22 10:16:08




