ANDROS. – Palaiopolis, temple d’Apollon - 2024
Informations Générales
Numéro de la notice
22742
Année de l'opération
2024
Chronologie
Antiquité - Archaïque - Classique - Hellénistique - Romaine
Mots-clés
Nature de l'opération
Institution(s)
Localisation / Informations géographiques
Toponyme
Palaiopolis, Anc. Andros
Παλαιόπολη Άνδρου
Παλαιόπολη Άνδρου, Ενάλιος χώρος
Zones protégées :
Παλαιόπολη Άνδρου, Ζώνη Α
Palaiopolis, Anc. Andros
Αρχαιολογικό Κτηματολόγιο
Sites archéologiques :Παλαιόπολη Άνδρου
Παλαιόπολη Άνδρου, Ενάλιος χώρος
Zones protégées :
Παλαιόπολη Άνδρου, Ζώνη Α
Notices et opérations liées
Description
À Palaiopolis, , et Manolis Petrakis (Université d’Athènes) ont poursuivi en 2024 le programme de fouilles sur le temple d’Apollon Pythien. Toute la zone du temple et du mur de terrasse de l’époque romaine a été nettoyée de la végétation (fig. 1-2). On a exploré le mur Nord du bâtiment et le secteur du mur de terrasse moderne (mur de pierre sèche 2) qui divise le temple en deux parties.
Comme il avait été constaté les années précédentes, les vestiges du temple sont conservés au niveau de ses fondations, de l’assise de réglage et de sa crépis, qui datent du début de l’époque hellénistique (fin du IVe s. av. J.-C.), avec des remaniements à l’époque romaine (IIe s.). On attribue à cette dernière phase, les réparations faites au temple dues aux glissements engendrés par le torrent au Sud : elles comportent un renforcement de ses fondations et des joints entre les blocs de la crépis et des murs. Les glissements ont provoqué une grande fissure au milieu du temple, dans son axe Nord-Sud, ainsi que d’autres fissures importantes au niveau de la crépis et des fondations.
L’existence d’un temple de la fin de l’époque archaïque est documentée uniquement par la présence d’un chapiteau dorique et d’une partie d’acrotère. Ainsi une partie des fondations du temple d’époque hellénistique est liée au temple antérieure aussi.
La fouille a eu lieu dans le secteur A, c’est-à-dire dans la continuité des sondages de 2023, avec comme objectif de dégager le mur Nord du temple. On a également fouillé le secteur du mur de pierre sèche (2) qui limite vers le Sud la terrasse Nord.
Secteur A. Sur la terrasse en avant du grand analemme, on a dégagé la suite du mur Nord du temple, dont l’angle Nord-Ouest avait été dégagé en 2023 et qui avait attribué aux réparations de l’époque romaine (fig. 2-6). On a mis au jour assises de la maçonnerie, qui comporte douze blocs (en plus de ceux découverts en 2023) : on a constaté qu’ils sont placés en boutisse, sans pourtant être parfaitement ajustés entre eux, l’espace entre eux est comblé par des moellons, des fragments de marbre et un mortier. Les blocs de l’assise inférieure, en cipollin, présente un lit d’attente travaillé à la pointe ainsi que sur leur côté Sud un bandeau prévu pour l’ajustement de l’assise supérieure.
Le parement intérieur Sud du mur n’a pas été mis au jour à cause de la présence d’un mur de pierre sèche moderne et dont l’enlèvement aurait entraîné un changement trop important sur le site. Afin d’explorer la suite du parement du mur Nord du temple, on a enlevé un bloc devant le bloc MH, près de son angle Nord-Ouest : il s’est avéré que celui-ci repose sur un autre bloc (ΞΕ), avec un lit d’attente travaillé à la pointe et avec une inclinaison vers le Sud. Ce bloc est fondé sur la structure observée sous le mur de pierre sèche et qui a été interprétée comme la fondation du sol du temple de l’époque romaine : la fouille s’est arrêtée au niveau inférieur de l’état romain et on connaît la longueur du côté Nord : 13 m.
On a effectué un relevé en plan du mur de terrasse de l’époque romaine, construit en opus caementicium, mais à cause du terrain, avec de grands rochers et une végétation dense dans la zone du torrent, il n’a pas été possible de mesurer toute sa longueur et un relevé par LiDAR a également été effectué. Dans la première couche, on a recueilli une grande quantité de céramique, principalement commune, une monnaie de bronze, des objets qui ne sont probablement pas liés à l’édifice.
Secteur B. Sur la terrasse B ont a exploré le mur de pierre sèche 2, qui constitue la limite Sud de la terrasse entre le mur Ouest du temple (suite des blocs ΛΑ et Λ) et le mur Est (suite du bloc K), dans l’objectif de déterminer si le mur de pierre sèche repose sur une structure antique, étant donné qu’elle remploie 14 blocs de marbre ou de cipollin, entiers ou fragmentaires, qui proviennent vraisemblablement de l’élévation du temple de l’époque hellénistique (fig. 7). Les interstices entre les blocs sont comblés avec de plus petits fragments de blocs architecturaux et de moellons. Des scellements en T ainsi que des mortaises ont été observés sur les blocs. Les éléments ont été intégrés sur deux assises ; l’assise inférieure repose sur l’extrémité orientale sur les blocs du mur Ouest du temple ou directement sur la terre, à l’exception de deux blocs de l’assise inférieure du mur récent qui sont orientés Nord-Sud et sont probablement en place, avec une inclinaison vers le Sud. Vu leur position au centre du temple, il est probable qu’ils appartiennent à la base de la statue de culte.
Le remblai comportait principalement des fragments de blocs architecturaux, qui ont été relevés et déposés à l’Ouest du temple, ainsi que quelques fragments de sculpture, d’inscriptions et d’objets en marbre. On a recueilli une petite quantité de céramique, datée entre le VIIe s. av. J.-C. et la période moderne : on mentionne un fragment d’anse de pithos à relief du début de l’époque archaïque. Comme on l’avait constaté au cours de la campagne précédente, le remblai est homogène et que la couche qui a été dégagée provient d’une terrasse au Nord qui s’est effondrée au-dessus des fondations du temple, après que les blocs d’élévations aient été pillés. Néanmoins, deux fosses ont été fouillées : elles comportaient des déchets de taille de marbre dans l’une et deux grands fragments de tuiles, de plus petits fragments de tuiles et des tessons dans l’autre.
Ainsi la fouille de 2024 a permis de dégager tout le mur Nord du temple qui est lié au remaniement de l’époque romaine. En revanche, l’exploration du mur de pierre sèche 2 n’a pas donné les résultats attendus, à savoir les vestiges de l’entrée de l’édifice.
Comme il avait été constaté les années précédentes, les vestiges du temple sont conservés au niveau de ses fondations, de l’assise de réglage et de sa crépis, qui datent du début de l’époque hellénistique (fin du IVe s. av. J.-C.), avec des remaniements à l’époque romaine (IIe s.). On attribue à cette dernière phase, les réparations faites au temple dues aux glissements engendrés par le torrent au Sud : elles comportent un renforcement de ses fondations et des joints entre les blocs de la crépis et des murs. Les glissements ont provoqué une grande fissure au milieu du temple, dans son axe Nord-Sud, ainsi que d’autres fissures importantes au niveau de la crépis et des fondations.
L’existence d’un temple de la fin de l’époque archaïque est documentée uniquement par la présence d’un chapiteau dorique et d’une partie d’acrotère. Ainsi une partie des fondations du temple d’époque hellénistique est liée au temple antérieure aussi.
La fouille a eu lieu dans le secteur A, c’est-à-dire dans la continuité des sondages de 2023, avec comme objectif de dégager le mur Nord du temple. On a également fouillé le secteur du mur de pierre sèche (2) qui limite vers le Sud la terrasse Nord.
Secteur A. Sur la terrasse en avant du grand analemme, on a dégagé la suite du mur Nord du temple, dont l’angle Nord-Ouest avait été dégagé en 2023 et qui avait attribué aux réparations de l’époque romaine (fig. 2-6). On a mis au jour assises de la maçonnerie, qui comporte douze blocs (en plus de ceux découverts en 2023) : on a constaté qu’ils sont placés en boutisse, sans pourtant être parfaitement ajustés entre eux, l’espace entre eux est comblé par des moellons, des fragments de marbre et un mortier. Les blocs de l’assise inférieure, en cipollin, présente un lit d’attente travaillé à la pointe ainsi que sur leur côté Sud un bandeau prévu pour l’ajustement de l’assise supérieure.
Le parement intérieur Sud du mur n’a pas été mis au jour à cause de la présence d’un mur de pierre sèche moderne et dont l’enlèvement aurait entraîné un changement trop important sur le site. Afin d’explorer la suite du parement du mur Nord du temple, on a enlevé un bloc devant le bloc MH, près de son angle Nord-Ouest : il s’est avéré que celui-ci repose sur un autre bloc (ΞΕ), avec un lit d’attente travaillé à la pointe et avec une inclinaison vers le Sud. Ce bloc est fondé sur la structure observée sous le mur de pierre sèche et qui a été interprétée comme la fondation du sol du temple de l’époque romaine : la fouille s’est arrêtée au niveau inférieur de l’état romain et on connaît la longueur du côté Nord : 13 m.
On a effectué un relevé en plan du mur de terrasse de l’époque romaine, construit en opus caementicium, mais à cause du terrain, avec de grands rochers et une végétation dense dans la zone du torrent, il n’a pas été possible de mesurer toute sa longueur et un relevé par LiDAR a également été effectué. Dans la première couche, on a recueilli une grande quantité de céramique, principalement commune, une monnaie de bronze, des objets qui ne sont probablement pas liés à l’édifice.
Secteur B. Sur la terrasse B ont a exploré le mur de pierre sèche 2, qui constitue la limite Sud de la terrasse entre le mur Ouest du temple (suite des blocs ΛΑ et Λ) et le mur Est (suite du bloc K), dans l’objectif de déterminer si le mur de pierre sèche repose sur une structure antique, étant donné qu’elle remploie 14 blocs de marbre ou de cipollin, entiers ou fragmentaires, qui proviennent vraisemblablement de l’élévation du temple de l’époque hellénistique (fig. 7). Les interstices entre les blocs sont comblés avec de plus petits fragments de blocs architecturaux et de moellons. Des scellements en T ainsi que des mortaises ont été observés sur les blocs. Les éléments ont été intégrés sur deux assises ; l’assise inférieure repose sur l’extrémité orientale sur les blocs du mur Ouest du temple ou directement sur la terre, à l’exception de deux blocs de l’assise inférieure du mur récent qui sont orientés Nord-Sud et sont probablement en place, avec une inclinaison vers le Sud. Vu leur position au centre du temple, il est probable qu’ils appartiennent à la base de la statue de culte.
Le remblai comportait principalement des fragments de blocs architecturaux, qui ont été relevés et déposés à l’Ouest du temple, ainsi que quelques fragments de sculpture, d’inscriptions et d’objets en marbre. On a recueilli une petite quantité de céramique, datée entre le VIIe s. av. J.-C. et la période moderne : on mentionne un fragment d’anse de pithos à relief du début de l’époque archaïque. Comme on l’avait constaté au cours de la campagne précédente, le remblai est homogène et que la couche qui a été dégagée provient d’une terrasse au Nord qui s’est effondrée au-dessus des fondations du temple, après que les blocs d’élévations aient été pillés. Néanmoins, deux fosses ont été fouillées : elles comportaient des déchets de taille de marbre dans l’une et deux grands fragments de tuiles, de plus petits fragments de tuiles et des tessons dans l’autre.
Ainsi la fouille de 2024 a permis de dégager tout le mur Nord du temple qui est lié au remaniement de l’époque romaine. En revanche, l’exploration du mur de pierre sèche 2 n’a pas donné les résultats attendus, à savoir les vestiges de l’entrée de l’édifice.
Auteur de la notice
Catherine Bouras
Références bibliographiques
D’après le rapport de mission en 2024.
Légende graphique :
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Date de création
2026-10-01 11:25:34
Dernière modification
2026-10-12 12:28:52
Figure(s)
Fig. 4/ Palaiopolis, sondage dans le secteur A, avec le mur Nord du temple. En bas, le sondage dans le secteur B.
Fig. 5/ Palaiopolis, sondage dans le secteur A, avec le mur Nord du temple, et au Nord, le grand mur de terrasse.
Fig. 6/ Palaiopolis, détail du mur Nord de temple (en haut), avec le sondage où l'on a mis au jour l'assise inférieure (secteur A)




