AKRAIPHNION. - 1976
Les informations succinctes sur les campagnes de 1975 et 1976 précédemment données dans la Chronique (v. BCH 100 [1976], p. 644 ; 101 [1977], p. 584) peuvent être complétées grâce au rapport que vient de publier dans les ArchAnAth 10 (1977), p. 273-286.
Les deux cent quarante tombes fouillées au cours de ces deux campagnes appartiennent pour la plupart à la seconde moitié du VIe siècle et au Ve siècle av. J.-C. Quelques-unes remontent au début du VIe, voire au VIIe siècle, d'autres datent du IVe siècle et de l'époque hellénistique.
Au VIe siècle le type le plus fréquent est la tombe à fosse couverte de grosses pierres plates. Les inhumations dans de grands vases sont relativement rares. Au Ve siècle le type de la tombe à couvercle de tuiles se généralise (fig. 121), ainsi que l'usage des larnakes en terre cuite — notamment pour les sépultures d'enfants — tandis que les sarcophages monolithiques sont encore l'exception. Les incinérations ont lieu sur place, dans des fosses au bord desquelles on a ménagé un emmarchement, sur les longs côtés, pour y appuyer les morceaux de bois du bûcher. Aux IVe et IIIe siècles les fosses en pleine terre (sans dalles de couverture) et les tombes à tuiles voisinent avec des tombes à ciste isolées et de nombreux sarcophages monolithiques.
Les tombes du VIe siècle ont livré une grande quantité de vases (fig. 123), environ six cent figurines (fig. 122), dont beaucoup ont gardé une vive polychromie, des bijoux en bronze, en pâte de verre et, plus rarement en argent, ainsi que plusieurs épées en fer. Les bûchers du Ve siècle étaient également riches en céramique, à la différence des tombes postérieures, beaucoup plus pauvrement dotées. En règle générale — surtout aux VIe et Ve siècles — les vases déposés dans une même tombe proviennent de divers ateliers : béotiens (à vernis noir, à figures noires et de la catégorie des « coupes à oiseaux »), corinthiens, attiques (fîg. 125) et eubéens (?) à figures noires.
Autour de l'unique tombe d'époque géométrique on a retrouvé plus de cinquante-cinq vases qui remontent au Géométrique Moyen (fig. 124). S'il est vrai que la ville d'Akraiphia, absente du Catalogue des Vaisseaux, ne fut fondée qu'après le début du VIIe siècle, alors la nécropole géométrique pourrait bien être celle de la ville homérique d'Hylè. ArchAnAth 10 (1977), p. 273-286.
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