THORIKOS - 1979
Velatouri
Fouilles de la Mission belge. — En 1978 et 1979, a étendu la fouille de la nécropole située en contre-bas du théâtre, tandis que et poursuivaient, à l'Ouest, l'exploration de la zone minière.
1) Nécropole du théâtre. — Autour de la base funéraire dégagée, en 1964, au Sud du théâtre, on a découvert des sépultures à inhumation ou à crémation d'époque archaïque et classique. Leur orientation est toujours déterminée par celle de la base, que les plus anciennes d'entre elles, au Nord-Est, jouxtent sans jamais pénétrer au-dessous. La base doit dater du VIe siècle av. J.-C., mais elle n'est pas nécessairement antérieure à la tombe 8 (deuxième quart du VIe s. av. J.-C., v. Thorikos II, p. 92-95).
La fouille de la terrasse de la tombe 12 (Ve s. av. J.-C., ibid., p. 101-102) a amené la découverte de trois inhumations tardives, sans rapport avec les enclos funéraires classiques sous-jacents. La plus ancienne des trois est une tombe à fosse intacte du IVe siècle de notre ère.
Un examen stratigraphique de la paroi Ouest de la fouille a révélé que le niveau archaïque tardif avait été recouvert en plusieurs fois, mais relativement vite, par des matériaux descendus du théâtre.
2) Zone minière. — Devant l'entrée de la galerie explorée depuis 1975 (v. BCH 101 [1977], p. 533 et 102 [1978] ; p. 652), on a repéré les traces de la phase primitive d'exploitation, vraisemblablement pratiquée à ciel ouvert. Dans la galerie elle-même, après avoir déblayé la partie effondrée de l'entrée (fig. 9), on a poursuivi la fouille dans les vingt premiers mètres, recueillant une quantité impressionnante de céramique, de lampes, d'ossements et de coquillages, mais peu d'outillage lithique. Il s'est avéré impossible d'établir une séquence stratigraphique, les déblais antiques — observés de part et d'autre d'un étroit passage moderne — ayant été maintes fois déplacés et retournés. Le matériel, entièrement mélangé, s'échelonne entre le troisième millénaire et le VIe siècle ap. J.-C. II n'est pas exclu que l'exploitation ait commencé dès le début de l'âge du Bronze, se poursuivant par intermittences, pour atteindre son apogée au IVe siècle av. J.-C. comme le suggère l'installation, à cette époque, de la grande laverie de minerai n° 4 au Sud-Est de la mine n° 3.
A l'Ouest de cette dernière, des fouilles systématiques entreprises cette année ont mis au jour des vestiges de maisons du Ve siècle apparemment reconverties en locaux industriels au plus tard pendant la première moitié du IVe siècle av. J.-C. Le long d'une rue desservant la mine, une nouvelle laverie (n° 11) d'un type moins courant, a été presque entièrement dégagée. De l'autre côté de la rue un mur de clôture délimitait probablement la concession minière du IVe siècle av. J.-C.
Bien qu'il soit prématuré de tirer des conclusions d'ensemble, tout indique que, vers le milieu du IVe siècle av. J.-C., l'extraction du plomb argentifère était particulièrement intense en divers points de la colline du Vélatouri.
3) Épigraphie. — revient sur l'inscription publiée dans Thorikos V, p. 153, n° 6, fig. 104 et partiellement complétée dans Thorikos VII, p. 184. Au lieu de ]-ινο|[λατ]ομίαν | [κα]τέλα[βε], il propose la lecture, plus conforme, selon lui, aux parallèles connus (v. ci-dessus, Brauron inv. 1478) : [ό δείνα] | [κ]οανο-| [τ]ομίαν Ι [κα]τέλα-|[βε]. ArchAnAth 11 (1978), p. 99-101.
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