AKRAIPHIA. – Spitia-Katavothra - 2025
Informations Générales
Numéro de la notice
22758
Année de l'opération
2025
Chronologie
Mots-clés
Nature de l'opération
Institution(s)
Localisation / Informations géographiques
Notices et opérations liées
2025
Description
Aux abords Est du lac de Copaïs (Khiphisida), à quelques kilomètres d'Akraiphia et du sanctuaire d'Apollon du Ptoion, Maria Papageorgiou, Niki Mitropoulou, Elisavet Bergeraki et Elena Tzimoulia, et Aristea Papastathopoulou (Éphorie des antiquités de Phthiotide et d’Eurytanie) ont mené en 2025 des fouilles de sauvetage et ont mis au jour une nécropole de l’époque archaïque et classique, ainsi que les vestiges d’un habitat fortifié de la même époque.
La nécropole se développe en groupes de tombes à fosse, de tombes-bûchers et de tombes à tuiles. Quarante tombes ont été fouillées jusqu’à présent : elles témoignent d’un niveau de vie élevé et de la place importante de certains individus de cet habitat proche du lac.
Parmi ces sépultures, la tombe de la Dame au diadème inversé, datée de la seconde moitié du VIIe s. av. J.-C., fait partie d’un groupe de trois tombes à fosse. Il s’agit de la sépulture, d’après l’analyse des dents, d’une femme adulte (25-30 ans). Sa tête était couronnée d’un diadème en lamelle de bronze orné d’une grande rosace, comme un soleil, façonné au repoussé et ornementé de lions face à des lionnes en position héraldique, symbole du pouvoir et de l’autorité royale (fig. 1-2). Le diadème avait été placé à l’envers (fig. 3), symbolisant la défaite du monarque, qui s’explique par une période de changements politiques. La tombe contenait également de nombreuses offrandes, parmi lesquelles deux grandes fibules en bronze de type béotien avec un décor géométrique incisé représentant des chevaux, un collier avec un grand pendentif en forme de vase, des perles en os et en ivoire, des perles en électrum et en ambre, des rosaces en lamelles de bronze, des boucles d’oreilles en bronze, des bracelets et des bagues en spirale, portées à chaque doigt (fig. 4-5). Le même groupe de tombes accueillait la sépulture d’une fillette de 4 ans, couronnée d’un diadème en bronze avec des rosaces (fig. 6-7). La sépulture date de la même période et contenait aussi de nombreuses offrandes, comme celle de la Dame au diadème inversé, interprété comme une indication probable d’un lien familial ( ?).
D’autres tombes comportaient du mobilier impressionnant, comme celle d’une femme du milieu du VIe s. avec une coupe de type Siana (fig. 8), représentant des oiseaux, une oenochoé à bec trilobé portant une représentation d’êtres mythologiques et d’Hermès qui mène les esprits (fig. 9). De même, on compte des phialè, des vases à figures noires et à peinture noire qui sont liés à des ateliers de potiers d’Akraiphia.
La nécropole se développe en groupes de tombes à fosse, de tombes-bûchers et de tombes à tuiles. Quarante tombes ont été fouillées jusqu’à présent : elles témoignent d’un niveau de vie élevé et de la place importante de certains individus de cet habitat proche du lac.
Parmi ces sépultures, la tombe de la Dame au diadème inversé, datée de la seconde moitié du VIIe s. av. J.-C., fait partie d’un groupe de trois tombes à fosse. Il s’agit de la sépulture, d’après l’analyse des dents, d’une femme adulte (25-30 ans). Sa tête était couronnée d’un diadème en lamelle de bronze orné d’une grande rosace, comme un soleil, façonné au repoussé et ornementé de lions face à des lionnes en position héraldique, symbole du pouvoir et de l’autorité royale (fig. 1-2). Le diadème avait été placé à l’envers (fig. 3), symbolisant la défaite du monarque, qui s’explique par une période de changements politiques. La tombe contenait également de nombreuses offrandes, parmi lesquelles deux grandes fibules en bronze de type béotien avec un décor géométrique incisé représentant des chevaux, un collier avec un grand pendentif en forme de vase, des perles en os et en ivoire, des perles en électrum et en ambre, des rosaces en lamelles de bronze, des boucles d’oreilles en bronze, des bracelets et des bagues en spirale, portées à chaque doigt (fig. 4-5). Le même groupe de tombes accueillait la sépulture d’une fillette de 4 ans, couronnée d’un diadème en bronze avec des rosaces (fig. 6-7). La sépulture date de la même période et contenait aussi de nombreuses offrandes, comme celle de la Dame au diadème inversé, interprété comme une indication probable d’un lien familial ( ?).
D’autres tombes comportaient du mobilier impressionnant, comme celle d’une femme du milieu du VIe s. avec une coupe de type Siana (fig. 8), représentant des oiseaux, une oenochoé à bec trilobé portant une représentation d’êtres mythologiques et d’Hermès qui mène les esprits (fig. 9). De même, on compte des phialè, des vases à figures noires et à peinture noire qui sont liés à des ateliers de potiers d’Akraiphia.
Auteur de la notice
Catherine Bouras
Références bibliographiques
Communiqué de presse du 27/11/2025 - https://www.culture.gov.gr/el/Information/SitePages/view.aspx?nID=5520#prettyPhoto
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Date de création
2026-10-05 11:11:33
Dernière modification
2026-10-05 11:44:02
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