COPAÏS. - Aghia Marina Pyrgos - 2025
Informations Générales
Numéro de la notice
22713
Année de l'opération
2025
Chronologie
Mots-clés
Nature de l'opération
Institution(s)
Localisation / Informations géographiques
Toponyme
Pyrgos
Pyrgos
Notices et opérations liées
Description
Dans la région du lac de Copaïs, Michael Lane (University of Maryland, Baltimore County/ASCSA), en collaboration avec (Éphorie des antiquités de Béotie), a mené en 2025 une nouvelle mission de terrain à Aghia Marina Pyrgos.
La fouille du sondage 6 s’est poursuivie : la fouille a mis en évidence une stratigraphie architecturale complexe. Trois phases de construction ont été observées. La phase la plus récente comporte une construction, datée de l’HR IIIB, au-dessus d’un grand remblai (Massive Fill), et la plus ancienne, comporte une construction de l’HM III-HR I (à l’intérieur de laquelle on a installé des sépultures à une date ultérieure), comporte le mur K. Entre ces deux phases, deux segments de murs datant probablement de l’habitat de l’HR IIB-IIIA, dont on trouve des attestations ailleurs sur le site (fig. 1).
Le sondage 7, ouvert en 2024, avait pour objectif d’explorer le mur CB+CC. On avait pensé que celui-ci datait de l’HR IIIC ancien, suivant l’incendie de l’HR IIIB2 / C anc. Le mur CB+CC n’est pas tout à fait parallèle au mur A et ils ne sont pas contemporains : seul le mur A appartient à une construction de l’HR IIIC. Les fondations du mur CB+CC se trouvent au même niveau que les sépultures d’enfants de l’HR I-IIA installés dans un édifice plus ancien. Par ailleurs, on a mis en évidence un sol en plâtre rosâtre probablement lié à la présence d’une cour datée de l’HR IIIB (également observée dans le sondage 8), qui semble sceller la troisième assise du mur ; ce sol était recouvert par une certaine quantité de remblai. Sous le sol d’argile brûlé, on retrouve le niveau du grand remblai (Massive Fill), d’une épaisseur d’environ 1,50 m au-dessus des sépultures d’enfants. Le grand remblai paraît relativement peu épais à cet endroit de la colline et constitue un témoin du relief ancien avant l’occupation humaine, puisqu’on a mis au jour le rocher dans les sondages 7 et 8. La couche immédiatement en contact avec celui-ci à cet endroit a été datée de l’HR IIIA1 et retenue par le mur C. Il semble qu’après l’incendie qui a eu lieu à l’HR IIIB/C ancien, l’ancienne cour ait été remblayée par des débris. Il semble aussi que le mur CB+CC ait appartenu à une reconfiguration du site à l’HR IIIB, au-dessus du grand remblai (Massive Fill) (fig. 2).
Dans le sondage 8, on a dégagé le sol brûlé de la cour de l’HR IIIB à niveau moins bas que dans le sondage 7, ce qui conforte l’hypothèse selon laquelle le sommet de la colline a été nivelé après l’incendie de l’HR IIIB / C ancien (fig. 3).
Dans le sondage 9, on a pu étudier les vestiges de cet incendie : on a atteint le sol des bâtiments de l’HR IIIB et on a observé que c’est effectivement de ce niveau qu’est parti l’incendie, ce qui a causé l’effondrement de l’étage au-dessus. On a retrouvé, au rez-de-chaussée, une amphore quasi entière, non décorée, avec des anses horizontales, et, à l’intérieur, une fusaïole en stéatite, ainsi qu’une pointe de lance en bronze, tous près du mur CG. À l’Est du mur CG, sous une couche de matériaux écroulés (pierres et plâtres) du mur de l’HR IIIB, on a mis au jour une assise de mur perpendiculaire (appelé CN) qui passe sous le mur CG. Il n’a pas encore pu être déterminé si ce mur appartient à l’HR IIIB ou à une phase antérieure HR IIB-IIIA (fig. 4).
Le sondage 10 a été ouvert cette année à l’Ouest et en contrebas des sondages 2 et 4 du projet MYNEKO, de l’autre côté des murs A et AC de l’HR IIIC ancien. Le niveau supérieur comportait beaucoup de mobilier du début de l’époque géométrique (vases de stockage, vases à boire), le long du mur AC, suggérant que les vestiges du bâtiment de l’HR ont été fréquentés au début de l’époque géométrique pour des cérémonies. Sous les murs de l’HR IIIC, on identifie des états antérieurs (HR IIIB), notamment les restes d’un couloir, éventuellement d’un seuil avec une mortaise.
Le sondage 11 avait pour objectif d’explorer la tombe à ciste ε du début de l’époque mycénienne : elle a atteint des niveaux inférieurs au creusement de cette sépulture et des sépultures secondaires adjacentes. Ces structures étaient prises dans un remblai comprenant des moellons, des outils en pierre taillée, des fragments d’os animaux, des tessons dont une grande quantité d’Urfirnis de l’HA. La présence de cette céramique, ainsi que les objets provenant de la tombe à ciste ε, et les éléments provenant du projet AROURA, suggèrent la présence d’un grand bâtiment au sommet du site, en partie sous la tour médiévale. Sous le niveau de la tombe à ciste, on a relevé plusieurs éléments, dont une fosse circulaire (bothros), entourée par un cercle de pierres, qui comportait de la céramique et des os d’animaux brûlés, une plateforme pavée. Parmi la céramique de la fosse, on a pu reconnaître les tessons d’une bassine monochrome avec des anses, datée de l’HA IIB/III (type Lerna IIIb-c) : ainsi le bothros serait peut-être associé au bâtiment de l’HA du sommet de la colline (fig. 5).
On a poursuivi la fouille du sondage 13, ouvert en 2024, à l’Est du mur Q, où l’on a recueilli des éléments de plâtres et d’enduits de murs. Après le dégagement des assises supérieurs du mur Q, contemporain de la construction HR IIIB, on a mis au jour un pavement, qui parait semblable à celui du sondage 6 (fig. 6).
Par ailleurs les résultats préliminaires de la flottation d’échantillons de sédiments montrent des graines carbonisées de petits pois (lathyrus/pisum sp) dans un contexte HM III-HA I (sondage 6).
La fouille du sondage 6 s’est poursuivie : la fouille a mis en évidence une stratigraphie architecturale complexe. Trois phases de construction ont été observées. La phase la plus récente comporte une construction, datée de l’HR IIIB, au-dessus d’un grand remblai (Massive Fill), et la plus ancienne, comporte une construction de l’HM III-HR I (à l’intérieur de laquelle on a installé des sépultures à une date ultérieure), comporte le mur K. Entre ces deux phases, deux segments de murs datant probablement de l’habitat de l’HR IIB-IIIA, dont on trouve des attestations ailleurs sur le site (fig. 1).
Le sondage 7, ouvert en 2024, avait pour objectif d’explorer le mur CB+CC. On avait pensé que celui-ci datait de l’HR IIIC ancien, suivant l’incendie de l’HR IIIB2 / C anc. Le mur CB+CC n’est pas tout à fait parallèle au mur A et ils ne sont pas contemporains : seul le mur A appartient à une construction de l’HR IIIC. Les fondations du mur CB+CC se trouvent au même niveau que les sépultures d’enfants de l’HR I-IIA installés dans un édifice plus ancien. Par ailleurs, on a mis en évidence un sol en plâtre rosâtre probablement lié à la présence d’une cour datée de l’HR IIIB (également observée dans le sondage 8), qui semble sceller la troisième assise du mur ; ce sol était recouvert par une certaine quantité de remblai. Sous le sol d’argile brûlé, on retrouve le niveau du grand remblai (Massive Fill), d’une épaisseur d’environ 1,50 m au-dessus des sépultures d’enfants. Le grand remblai paraît relativement peu épais à cet endroit de la colline et constitue un témoin du relief ancien avant l’occupation humaine, puisqu’on a mis au jour le rocher dans les sondages 7 et 8. La couche immédiatement en contact avec celui-ci à cet endroit a été datée de l’HR IIIA1 et retenue par le mur C. Il semble qu’après l’incendie qui a eu lieu à l’HR IIIB/C ancien, l’ancienne cour ait été remblayée par des débris. Il semble aussi que le mur CB+CC ait appartenu à une reconfiguration du site à l’HR IIIB, au-dessus du grand remblai (Massive Fill) (fig. 2).
Dans le sondage 8, on a dégagé le sol brûlé de la cour de l’HR IIIB à niveau moins bas que dans le sondage 7, ce qui conforte l’hypothèse selon laquelle le sommet de la colline a été nivelé après l’incendie de l’HR IIIB / C ancien (fig. 3).
Dans le sondage 9, on a pu étudier les vestiges de cet incendie : on a atteint le sol des bâtiments de l’HR IIIB et on a observé que c’est effectivement de ce niveau qu’est parti l’incendie, ce qui a causé l’effondrement de l’étage au-dessus. On a retrouvé, au rez-de-chaussée, une amphore quasi entière, non décorée, avec des anses horizontales, et, à l’intérieur, une fusaïole en stéatite, ainsi qu’une pointe de lance en bronze, tous près du mur CG. À l’Est du mur CG, sous une couche de matériaux écroulés (pierres et plâtres) du mur de l’HR IIIB, on a mis au jour une assise de mur perpendiculaire (appelé CN) qui passe sous le mur CG. Il n’a pas encore pu être déterminé si ce mur appartient à l’HR IIIB ou à une phase antérieure HR IIB-IIIA (fig. 4).
Le sondage 10 a été ouvert cette année à l’Ouest et en contrebas des sondages 2 et 4 du projet MYNEKO, de l’autre côté des murs A et AC de l’HR IIIC ancien. Le niveau supérieur comportait beaucoup de mobilier du début de l’époque géométrique (vases de stockage, vases à boire), le long du mur AC, suggérant que les vestiges du bâtiment de l’HR ont été fréquentés au début de l’époque géométrique pour des cérémonies. Sous les murs de l’HR IIIC, on identifie des états antérieurs (HR IIIB), notamment les restes d’un couloir, éventuellement d’un seuil avec une mortaise.
Le sondage 11 avait pour objectif d’explorer la tombe à ciste ε du début de l’époque mycénienne : elle a atteint des niveaux inférieurs au creusement de cette sépulture et des sépultures secondaires adjacentes. Ces structures étaient prises dans un remblai comprenant des moellons, des outils en pierre taillée, des fragments d’os animaux, des tessons dont une grande quantité d’Urfirnis de l’HA. La présence de cette céramique, ainsi que les objets provenant de la tombe à ciste ε, et les éléments provenant du projet AROURA, suggèrent la présence d’un grand bâtiment au sommet du site, en partie sous la tour médiévale. Sous le niveau de la tombe à ciste, on a relevé plusieurs éléments, dont une fosse circulaire (bothros), entourée par un cercle de pierres, qui comportait de la céramique et des os d’animaux brûlés, une plateforme pavée. Parmi la céramique de la fosse, on a pu reconnaître les tessons d’une bassine monochrome avec des anses, datée de l’HA IIB/III (type Lerna IIIb-c) : ainsi le bothros serait peut-être associé au bâtiment de l’HA du sommet de la colline (fig. 5).
On a poursuivi la fouille du sondage 13, ouvert en 2024, à l’Est du mur Q, où l’on a recueilli des éléments de plâtres et d’enduits de murs. Après le dégagement des assises supérieurs du mur Q, contemporain de la construction HR IIIB, on a mis au jour un pavement, qui parait semblable à celui du sondage 6 (fig. 6).
Par ailleurs les résultats préliminaires de la flottation d’échantillons de sédiments montrent des graines carbonisées de petits pois (lathyrus/pisum sp) dans un contexte HM III-HA I (sondage 6).
Auteur de la notice
Catherine Bouras
Références bibliographiques
D’après le rapport de mission à Aghia Marina Pyrgos en 2025.
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Date de création
2026-07-06 15:49:29
Dernière modification
2026-09-16 13:02:16
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