ÉRÉTRIE - 1974
Antiquité - Archaïque - Classique - Hellénistique - Romaine
Eretria, Chagli, Tsagkli
Érétrie. Fouilles grecques. — communique les résultats d'une fouille de 1973 en bordure de la rue Aristonikos Ératonymos (secteur 120 du plan de 1834), dans une nécropole qui a déjà fourni des tombes géométriques et archaïques. Ce sont cette fois 34 tombes de la première moitié du Ve siècle qui ont été mises au jour. Douze d'entre elles sont à inhumation, couvertes de tuiles (fig. 172), généralement orientées E-0 et dépourvues de matériel sauf exception (fig. 173). Vingt-deux sont à incinération, les os calcinés et cendres étant déposés dans des amphores (fig. 172) non décorées — exceptée celle de la tombe 8 (inv. 4900, fig. 174 et 175) — parfois accolées deux à deux par l'orifice (fig. 176). ArchAnAth 7 (1974), p. 229-248.
La fouille de a porté sur la parcelle 740, 200 m au S du Gymnase, où un sondage de 1969 avait mis au jour une rue et des maisons. Cette année, dans deux dépôts le long de la bordure E de la rue, on a trouvé sept amphores panathénaïques complètes. La mention des noms des archontes éponymes permet de les répartir en deux groupes. Sur les exemplaires les plus anciens (Χαρικλείδης ἦρχεν : 363/2 av. J.-C.) deux Niké sur des colonnes encadrent Athéna (fig. 177). Les plus récents (Ἄρχων Καλλιμήδης : 360/59) reproduisent l'Eiréné de Céphisodote (fig. 178). Tous portent une représentation de lutte sur le tableau opposé.
L'exploration stratigraphique a permis de reconstituer les différentes phases d'occupation : la première, entre 750 et 700 av. J.-C, est représentée par un mur d'analemma cyclopéen qui se poursuit peut-être jusqu'à la porte O, dans la zone fouillée par la Mission suisse, et qui canalisait le torrent ; puis, vers 400, on a construit une rue qui reliait le Gymnase au temple d'Apollon et à l'Agora ; vers 300 on enterre, dans l'axe de cette rue, une conduite faite d'éléments de terre cuite aux joints protégés par des anneaux de plomb (fig. 179). Elle amenait l'eau potable depuis les sources du N et alimentait la fontaine du sanctuaire d'Apollon, que l'on doit donc sans doute dater de la même époque. L'ensemble est resté en activité jusqu'au Ier siècle av. ou ap. J.-C. Aux IIIe/IVe siècles ap. J.-C. s'y installent de pauvres habitats. Aux Ve et VIe siècles, ils sont remplacés par des tombes. La fig. 180 présente quelques exemples du matériel que l'on y recueille. C'est une autre preuve de la survivance d'Érétrie à cette époque.
Dans une fosse enfin, on a trouvé 17 figurines en terre cuite, de fabrication locale, datables du IVe siècle av. J.-C. et qui se répartissent en sept types distincts (fig. 181). Ergon (1974), p. 17-24.
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