ASSIROS. - 1979
Assiros, Asseros, Guvesna
La campagne de 1979, dirigée par
, a été consacrée à une fouille relativement limitée et à l'étude du matériel.
2) Étude. — L'examen du matériel de la grande tranchée Est et du secteur principal a donné les premiers résultats.
La céramique extraite de la tranchée JA, JC, JK a été triée, comptée, pesée et, au cours de ce travail, on a pu identifier et reconstituer quelques formes. La classe locale non tournée et lissée témoigne d'un grand conservatisme : des formes comme la cruche à bec en sifflet, la jarre à quatre anses et bord retourné, le bol à anse fourchée ou le pichet à anse surélevée se rencontrent dans toutes les couches. Peut-être les vases des premiers niveaux sont-ils un peu plus soignés et de couleur plus claire que ceux des niveaux plus récents.
Le répertoire de la céramique grossière inclut une forme nouvelle ou, en tout cas, jamais encore identifiée en Grèce, mais qui a des parallèles dans la région du Moyen-Danube. Il s'agit d'une marmite profonde à deux anses et fond plat ou arrondi, qui s'engage complètement dans un support cylindrique pourvu d'une large ouverture latérale à la base, avec d'autres ouvertures plus petites et des fentes au contact avec la panse du vase.
La céramique décorée est rare. La technique la plus répandue est celle de l'incision au peigne avec remplissage de matière blanche, le type favori étant celui de la jarre globulaire à deux anses et embouchure refermée.
La poterie mycénienne la plus ancienne appartient à des types HR III A 2 et HR III B. Dans les niveaux sous-jacents, la seule indication chronologique est donnée par un fragment qui dérive apparemment d'un type minyen gris (v. BCH 101 [1977], p. 609). Il semble bien qu'il n'existe localement aucune phase du Bronze Moyen individualisée, même si certains sites côtiers comme Molyvopyrgo ont importé pendant un temps de la céramique minyenne.
Dans le secteur principal, les types céramiques sont d'une remarquable variété, et l'on peut établir de nombreux parallèles aussi bien à l'intérieur qu'en dehors de la Macédoine.
L'étude des vestiges fouillés suggère que l'on n'a pas affaire, à Assiros, à une simple communauté villageoise, mais plutôt au noyau d'une communauté plus extensive. Si l'on en juge par la persistance des traditions dans le domaine architectural et céramique, ce groupe humain semble être resté relativement en marge de l'évolution du monde égéen jusqu'au grand mouvement d'expansion mycénienne. Le matériel présente d'ailleurs des affinités plus nettes avec les groupes culturels yougoslaves et bulgares qu'avec ceux de Grèce du Sud.
II faut noter enfin qu'aucune trace d'invasion ou de changement radical n'a été observée sur le site, pas même à la transition entre l'âge du Bronze et l'âge du Fer.
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