FRANCHTHI - 1974
Frankhthi
Sur le rivage (fig. 64) on a ouvert trois carrés : Q 4, 5 et 6. La limite E de la zone habitée semble proche de la paroi E de Q 4 : le dépôt d'occupation, faible à cet endroit, va s'accroissant vers l'О, formant terrasse jusqu'au moment où il est interrompu par l'érosion marine. Il est probable qu'il s'étendait plus à l'О que l'actuelle ligne du rivage. A ce dépôt sont liés des tronçons de murs de pierres brutes que leur discontinuité ferait interpréter comme des terrassements plutôt qu'attribuer à des bâtiments. Mais la raison d'être de ces terrasses demeure conjecturale. Il est peu probable qu'elles servaient à l'agriculture et l'association d'une seule tombe avec un mur caractérisé n'autorise pas à affirmer non plus qu'elles étaient en relation avec des pratiques funéraires.
La découverte la plus intéressante a été celle de quatre nouvelles tombes d'enfant (6 mois et moins) en Q 6, creusées dans le sol vierge et associées au niveau le plus ancien du Néolithique, première occupation du site au dehors de la grotte. Il semble que ce rivage ait été également le lieu d'activités artisanales : on a trouvé des perles à des stades divers de finition et des pendants en coquillage ou en pierre ainsi que des instruments perforants en silex (fig. 65). Cette association du produit fini et de l'outil n'avait pu être que rarement mise en évidence dans la préhistoire égéenne. On a trouvé par ailleurs des tessons du Néolithique Moyen associés à de nouveaux murs (fig. 66) dont deux sont, cette fois, attribuables à une habitation. Deux tombes appartiennent à cette époque. Il est possible que cet endroit du site ait été abandonné au Néolithique Récent, mais on a des preuves de la permanence de la présence humaine à proximité : une tombe, des tessons de cette époque, retrouvés en L 5, notamment du « crusted ware », et des restes de carbonate de calcium et d'ocre qui étaient peut-être utilisés dans la production de cette céramique (y avait-il un four de potier voisin ?).
Les traces d'occupation, à partir de la fin du Néolithique, sont fort rares, contrairement à ce qui se passe dans la grotte.
Les fouilleurs pensent que désormais une campagne suffira, non certes pour achever l'exploration du site, mais pour éclaircir les quelques problèmes qu'il soulève encore et terminer la publication. V. aussi Journal of Field Arch. 1 (1974), p. 303-308 et p. 337.
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