SAMOS - 1980
Heraion de Samos (sanctuaire)
Fouilles du Service archéologique. — Plusieurs découvertes récentes — ou récemment publiées — permettent de préciser certains points d'histoire et de topographie de l'ancienne ville de Samos.
1) Nécropoles. —
publie quatorze tombes à chambre hellénistiques fouillées, l'une en 1967 dans la Nécropole Nord, les autres en 1968, 1969, 1976 et 1978 dans la nécropole Ouest. Toutes sont de même type, creusées dans le rocher, avec dromos court et chambre carrée pourvue d'une banquette en Π. Ces tombes ayant toutes été pillées, leur mobilier, dépourvu de tout objet précieux, se compose presque exclusivement de vases en céramique, parmi lesquels dominent les unguentaria, qui se répartissent en trois types principaux (à panse fusiforme, à panse renflée, à panse pleine et petite base conique ou annulaire). Rien dans le matériel n'est antérieur au milieu du IIe siècle av. J.-C. ArchDelt 32 (1977) [1982], Mélétai, p. 344-420.En 1982, c'est un groupe de tombes enfantines d'époque archaïque qui a été découvert non loin de l'Héraion, au lieu-dit Klima : vingt tombes à cistes d'enfants et douze sépultures de nouveau-nés en jarres, datées du milieu du VIIIe au début du VIe siècle av. J.-C, avec des monnaies de bronze et des vases corinthiens importés. Presse du 14.8.82.
2) Sanctuaires. —
a aussi publié deux nouvelles bornes inscrites trouvées — apparemment non loin de leur emplacement originel — l'une en 1967, près du monastère d'Haghia Triada, l'autre en 1977 à l'Est du monastère de la Mégali Panaghia. La première, "Ορος | τεμενάς | 'Αρτέμιδος (fin Ve-début IVe s. av. J.-C.) est celle d'un sanctuaire d'Artémis, qu'il ne faut pas confondre avec l'Artémision mentionné par Hérodote (III, 48) et situé à l'Est de l'Héraion, près de la mer (v. ci-dessous). La seconde, Ηόρος : τεμενάς | Άθεναίας Άθε|νον μεδεόσες (440-430 av. J.-C.) est celle d'un territoire consacré à Athéna par les Athéniens eux-mêmes (clérouquie ou confiscation de terres), comme le prouve l'emploi du dialecte attique. ArchDelt 32 (1977) [1982], Mélétai, p. 70-79.L'Artémision mentionné par Hérodote a pu être localisé précisément grâce à une fouille d'urgence effectuée en 1979 dans un terrain situé à l'extérieur du rempart Ouest de la ville, tout près de la basilique paléochrétienne de Panaghitsa. On y a en effet découvert un dépôt votif qui contenait de nombreuses têtes, protomes et figurines féminines (divinité coiffée du polos, jeune fille tenant une colombe [fig. 137]) ainsi que des figurines animales et des fragments de vases, à figures noires pour la plupart, dont certains portent une dédicace gravée à Artémis (fig. 136). L'examen du matériel, qui date exclusivement du VIe siècle av. J.-C, montre clairement que l'apogée du sanctuaire se situe pendant le troisième quart du siècle, c'est-à-dire à l'époque de Polycrate, et que sa destruction intervint immédiatement après, soit lors de l'expédition des Lacédémoniens en 524 av. J.-C, soit lors des troubles qui suivirent la mort du tyran en 522 av. J.-C ArchAnAth 13 (1980), p. 305-318.
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