Chronique des fouilles en ligne
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Dernières notices ajoutées par région : Thessalie
Situé à 2 km au Sud-Est de Neo Monastiri, le site de Koutroulou est une magoula du Néolithique Moyen (5800-5300 av. J.-C.), d’une étendue d’environ 20 ares. Les sondages effectués dans la partie Ouest du tell ont livré les vestiges d’une maison, de construction très soignée, conservée en fondations. L’élévation devait être en briques et en bois et la toiture, soutenue par des colonnes en argile et en pierres, était constituée de tuiles, d’après la couche de destruction dégagée. Sous cette couche, la céramique de stockage était encore en place. À l’intérieur de la maison, on a également trouvé des outils (haches) et de nombreuses meules en pierre. Parmi le matériel recueilli, on signale des figurines anthropomorphes en terre cuite, de la céramique décorée (peinture rouge sur fond blanc et blanche sur fond rouge) de très bonne qualité, déjà connue par les fouilles de la magoula de Tzani. Une prospection géophysique, sur une superficie de 16 800 m2, a été entreprise afin de relever les structures bâties. Les résultats ont révélé de nombreuses anomalies, à une profondeur de moins d’un mètre ; certaines peuvent être liées à des vestiges architecturaux : dans le secteur au Sud-Est de la fouille actuelle, en particulier, on distingue des structures rectangulaires orientées Nord-Ouest/Sud-Est.

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Fouille de l’habitat du Néolithique Moyen, à la Magoula Imvrou Pigadi, voisine de Koutroulou Magoula. - Le site a été fouillé dans trois secteurs : un sondage a été effectué sur le sommet du tell ; l’élargissement de la route dans la partie Ouest du site  a permis une coupe stratigraphique ; enfin, un sondage a été pratiqué en bordure du site. Ces sondages ont livré plusieurs niveaux de sols, ainsi que des couches correspondant à l’effondrement des élévations en brique (alors que les structures de Koutroulou Magoula étaient en pierre). Certaines de ces briques conservent des traces d’enduits de couleur blanche et rouge. On a identifié, dans le deuxième sondage, la pièce d’une maison construite en argile, avec une vasque en terre cuite de forme carrée servant au stockage. La céramique décorée a été recueillie en abondance : elle correspond en grande partie à la céramique trouvée à Koutroulou Magoula. On signale également des éléments d’argile avec ou sans empreinte de clayonnage, ainsi que quelques figurines en terre cuite, quelques ossements et quelques bijoux. Les échantillons de charbons recueillis dans les deux sondages ont fourni des dates du Néolithique Moyen (5870-5720 av. J.-C., 5890-5730 av. J.-C., et 5620-5470 av. J.-C.), attestant une occupation continue à cette période.

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Étude de la diffusion du marmor thessalicum ou lapis atracius à l’époque impériale dans le bassin méditerranéen d’après un échantillonnage pris dans les carrières près de Chasabali, à environ 10 km de Larissa. Le problème archéométrique qui se présente est la similitude du marbre thessalien avec celui de Tinos (carrières de Marlas).

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Le lac de Karla a été asséché en 1962 pour résoudre un certain nombre de problèmes d’inondation et d’insalubrité. Les résultats des recherches sur la géomorphologie du terrain dans le secteur du lac de Karla sont présentés.

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Le site de Palioskala se trouve sur les berges orientales du lac de Karla, au pied de la colline de Mavrovouni. L’habitat s’organise à partir d’un système de périboles construits en moellons et en terre (fig. 1). Le site, en forme de magoula préhistorique, a été fouillé sur une étendue de 3,5 ares. Les fouilles ont mis au jour un péribole extérieur, sur une longueur de 45 m pour une hauteur conservée de 2,30 m au plus ; il présente une inclinaison vers l’intérieur de l’habitat. À une distance d’environ 3,50 m vers l’intérieur, on a dégagé un deuxième péribole avec une porte de 2 m de large, qui a été obstruée dans une seconde phase par un mur appartenant à un péribole plus récent. À l’intérieur, un large espace entre le péribole et le noyau de l’habitat, aussi entouré de périboles, a permis la construction de plusieurs maisons : une maison avec un foyer, un sol en argile et une construction allongée (2,20 m x 1,75 m x 0,30 m), revêtue d’argile à l’intérieur et servant sans doute au stockage. au Nord-Est de cette maison, un ensemble de constructions appartenant à une ou deux maisons avec des sols en argile jaune et graviers, un foyer circulaire sur le sol et deux autres foyers au Nord de l’ensemble. une pièce de 5 x 6 m appartenant à une construction plus grande avec des vases de stockage brisés sur le sol. au Nord de cet ensemble, a été dégagée une grande structure circulaire de 2,20 m de diamètre avec un sol en argile d’environ 1,25 m de diamètre, entouré de deux murs parallèles et sans doute couvert par une voûte. Il s’agit probablement d’un four (fig. 2). immédiatement au Nord, a été fouillée une grande maison rectangulaire construite en moellons et en terre (fig. 3). Dans la maison ont été identifiés des fragments de sols, trois foyers et deux vases de stockage (fig. 4). On distingue plusieurs phases d’occupation et des réaménagements du plan. Cet espace construit se développe autour du noyau de l’habitat, qui est lui-même entouré de murs de péribole. Au moins deux de ces murs ont été dégagés : ils sont construits en terre et en moellons et présentent une inclinaison vers l’intérieur. À l’intérieur de ce dernier péribole, se trouve un édifice central de 8,40 x 10,20 m. Ses murs sont construits en terre et en moellons et l’espace intérieur est rempli de moellons. Au Sud de l’édifice central et entre les périboles de la partie centrale, ont été dégagées trois pièces appartenant à un ensemble qui s’est développé au centre de l’habitat. Parmi le matériel recueilli à l’intérieur, on signale de la céramique et des petits objets dont deux figurines en terre cuite représentant des têtes de bœufs. Au-dessus des périboles et des murs des constructions du noyau, se trouve un grand édifice (22 x 8,30 m) orienté Nord-Ouest/Sud-Est et conservé au niveau des fondations. Il date de l’Antiquité tardive. D’autres structures ont été partiellement dégagées : des foyers en argile, des sols en terre, ainsi que des murs. On signale également trois tombes contemporaines de l’habitat sur les pentes Sud et cinq autres tombes datant de l’époque historique. L’habitat de Palioskala, en bord de lac, fonctionnait au Néolithique Final. De la céramique a été recueillie en grandes quantités ainsi que des petits objets, parmi lesquels des figurines en terre cuite et en marbre, des coquillages, des outils en pierre taillée (principalement des silex), des pointes de flèches, des haches, des aiguisoirs et des meules ainsi que des outils de tissage en os. On signale également une hache en bronze.

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L’étude de la céramique issue des fouilles de sauvetage à Dimini entre les années 1977 et 1997 permet de préciser les phases d’occupation et les réaménagements qui ont eu lieu dans l’habitat autour des édifices appelés « megaron A et B ». L’étude de la céramique grise pseudo-minyenne et de la vernissée non tournée permet notamment d’affirmer que l’occupation s’est poursuivie après les destructions du BR III.B.2.

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Une relecture des données des fouilles anciennes à Philia a permis une réinterprétation des données. L’identification du sanctuaire fouillé à Philia avec celui d’Athéna Itonia est confirmée. Les vestiges les plus anciens remontent à l’époque mycénienne (HR IIIB) et les offrandes les plus anciennes déposées dans le sanctuaire datent des époques protogéométrique, géométrique et archaïque. Un grand nombre d’objets métalliques avaient été découverts dans une couche de cendres, interprétée comme les restes de l’autel épars dans le sanctuaire. Cette hypothèse est contestée : il s’agirait plutôt d’une couche de destruction par un incendie du bois autour du sanctuaire dans le courant du VIe s. av. J.-C.

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À l’Ouest de la basilique de Kastri Livadiou, découverte l’année précédente, une nouvelle basilique à trois nefs, un narthex et une abside semi-circulaire a été dégagée. À l’Ouest, le narthex s’ouvrait sur une cour liée à plusieurs pièces annexes, dont certaines datent de la construction de la basilique. Une tombe à ciste de petites dimensions a été trouvée dans la première de ces pièces. Elle est constituée de plaques à relief remployées et date sans doute d’une phase ultérieure. Les monnaies provenant de la couche de destruction date la dernière phase d’utilisation de la basilique, après la seconde moitié du VIe s.

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Un musée ecclésiastique a été créé à Rentina (Karditsa) pour accueillir le mobilier provenant des églises richement décorées du village, notamment les églises d’Aghios Georgios, d’Aghios Nikolaos et du monastère de Rentina, à une distance de 4 km. L’inventaire est à présent complet et compte 228 icônes, des manuscrits, des objets anciens, de la vaisselle sacrée, dont les pièces les plus anciennes remontent au XVIe s. Une grande partie des icônes est issue du réaménagement des templa : elles attestent les différentes phases architecturales des monuments.

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Dans le cadre du réaménagement de la place centrale de Mitropoli, les fouilles préventives ont mis au jour deux nouveaux fours de potiers (fig. 1) : le premier est de forme rectangulaire, orienté Nord-Sud. Sa chambre de chauffe est conservée ainsi que les quatre murs de briques qui la divisent en cinq espaces. On a dégagé une partie de la paroi de la chambre en brique et une partie de l’embouchure (l’intérieur n’a pas été fouillé). – Les vestiges d’un ensemble bâti ont été dégagés à proximité, ainsi qu’une fosse-dépotoir contenant une céramique abondante et des fragments de ratés d’amphores d’époque romaine.  le deuxième four est de forme arrondie. Il a été partiellement détruit par l’aménagement de la fosse-dépotoir. Ses parois sont en argile et le four est délimité par deux fragments de tuiles et un moellon. La sole du four, en terre compactée, est recouverte d’une couche de cendres et de quelques tessons. Le mobilier recueilli comprend de la céramique, des pesons, des tuiles timbrées, des briques décorées, des figurines, six monnaies et des outils métalliques. Le second four est d’époque hellénistique, tandis que le premier, les fondations de la construction voisine et la fosse-dépotoir datent de la fin de l’époque hellénistique et de l’époque romaine.

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À Gioura Alonissou, K. Trantalidou (Éphorie de paléoanthropologie et de spéléologie) rend compte de l’étude menée en 2003 sur le matériel mésolithique de la Grotte du Cyclope. L’enregistrement de matériel ostéologique a porté sur 98 188 fragments de mammifères et d’oiseaux. Il en ressort que l’alimentation des pêcheurs de cette époque était fondée en partie sur une activité de pêche côtière, sur la chasse aux oiseaux qui nichent dans les rochers et sur les mammifères marins. Selon les résultats des fouilles et des analyses de la faune ichthyologique, un traitement des poissons par sel ou séchage au soleil et à l’air a pu exister. En outre, les recherches menées au centre Démokritos ont permis d’établir que l’espèce des chèvres a été introduite en Grèce un millénaire plus tôt que ce l’on croyait.

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Près de la commune de Moscholouri, E. Nikolaou (XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2003 la fouille du champ P. Kephala, dans lequel des tombes avaient été découvertes. Un ensemble de 30 tombes a été dégagé : 12 larnakes, 5 tombes à ciste, 11 tombes à tuile (dont 3 tombes d’enfant) et deux tombes à fosse avec des dalles de couverture en calcaire. Les sépultures avaient une orientation commune (Est-Ouest). Le mobilier, qui comprend un lécythe, un skyphos, une lampe, des fragments de céramique à vernis noir et trois monnaies, permet de dater les tombes de la fin de l’époque classique.

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Au Sud-Est de la plaine thessalienne, dans le cadre des travaux pour la mise en eau du lac de Karla (ancienne Boibéis), V. Adrymi-Sismani (XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rend compte des fouilles de sauvetages qui ont eu lieu en 2003 et livré des vestiges datés entre l’Helladique moyen et l’époque hellénistique, sur les secteurs suivants : Dans le secteur 2, aux abords Nord du Mont Koryphi et au Nord du cours d’eau Arapi, la fouille a mis au jour quatre bâtiments elliptiques datés de l’époque hellénistique (fig. 1), ainsi que deux périboles. Les bâtiments sont construits en blocs de calcaire non taillés et ne présentent pas de subdivision intérieure. Ils ont été identifiés à des fermes. Le mobilier se compose de céramique commune et à vernis noir, de tuiles et de monnaies de bronze. Sous ces constructions, trois bâtiments orthogonaux ont été mis au jour. Ils sont de construction soignée, et datés de la première moitié du IVe s. av. J.-C. Le bâtiment A (long. 5,80 m ; larg. 5.65 m) a livré une couche de destruction comportant des tuiles, de la céramique commune, de la céramique à vernis noir et des monnaies de bronze. Le bâtiment B (long. 20 m ; larg. 6 m) – est construit avec des fondations en pierre et une élévation en briques. À l’intérieur, on a retrouvé des tuiles, de la céramique commune et de la céramique  à vernis noir, une lampe, des pesons en terre cuite, des épingles en bronze et d’autres objets métalliques, ainsi que deux monnaies de bronze, une de Phalanni et une de Larissa (400-344 av. J.-C.). Cinq tombes à ciste d’enfants sans mobilier et deux tombes à fosse d’adultes, où les défunts étaient déposés en position allongée, ont été dégagées entre les bâtiments elliptiques hellénistiques. Sous les niveaux classiques et hellénistiques, la fouille a mis au jour une couche du Bronze Ancien, dans laquelle les fondations d’un bâtiment orthogonal (long. 6,50 m ; larg. 6,25 m) sont conservées. Au Sud de ces structures, on a mis au jour un péribole de la même période sur une longueur de 15 m et une hauteur de 0,75 m, à l’intérieur duquel se trouvent des vestiges de murs. À l’extérieur du péribole, on a fouillé deux tombes à ciste : les défunts ont été déposés en position fléchie avec un peson à décor incisé et un gobelet biconique. Au-dessus de l’une des sépultures, on a trouvé des os disposés sur une dalle, provenant probablement d’une sépulture antérieure. Sur le site de Marmara (secteur 13), on a repéré des indices d’occupation hellénistique. Les couches inférieures comportent, quant à elles, des vestiges de l’HM. Il s’agit notamment d’un bâtiment à abside orienté Nord-Sud (long. 8,20 m ; larg. 0,60 m). Ses murs sont en appareil de pierres non taillées. On a trouvé de la céramique et des outils en pierre à l’intérieur.

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Au Sud de Kanalia, au lieu-dit Koryphoula, V. Adrymi-Sismani (XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rend compte de la poursuite des fouilles de 2001 à 2003 sur le secteur 1, qui a permis la mise au jour de vestiges de construction et de nouvelles tombes à tholos.   Le nettoyage sur une surface de 384 m2 a fait apparaître plusieurs empierrements constitués de blocs de calcaire non taillés, disposés en rangs serrés, auprès desquels on a trouvé de grandes quantités de céramique et d’objets des époques néolithique, mycénienne, hellénistique et romaine. Sous ces empierrements, les vestiges épars de six murs ont été identifiés, ainsi que ceux d’un bâtiment d’époque hellénistique à deux absides opposées, orienté Nord-Est/Sud-Ouest (long. 10,70 m ; larg. 6,35 m ; largeur des murs 0,70-0,80 m). Une partie de ses murs était fondée sur une petite tombe à tholos (cf. ci-dessous, tombe no 5). Le mobilier recueilli à l’intérieur de l’édifice compte des tessons de vases des époques hellénistique et romaine. Tout autour, on a dégagé un empierrement étendu.   À l’Est de la colline, on a découvert un édifice à quatre côtés (long. 3,70 m ; larg. 2,20 m), orienté Nord-Est/Sud-Ouest. Les murs du bâtiment présentent deux parements de blocs de calcaire avec un blocage de terre. Un petit empierrement de blocs de calcaire a été mis au jour à l’intérieur du bâtiment : il appartient vraisemblablement à une phase antérieure ou à un aménagement du sol. La céramique qui y a été trouvée date du Bronze Ancien. Tout autour du bâtiment, un grand empierrement comportait de la céramique de l’époque hellénistique.   Enfin, en 2001 et 2003, la fouille de ce secteur a livré trois nouvelles tombes à tholos de petite taille, datées de l’époque mycénienne : La tombe no 5, orientée Est-Ouest, présente un diamètre interne de 2,55 m pour une hauteur de 1,68-1,70 m. La maçonnerie de la tombe est soignée, en assises de blocs à demi-taillés et d’autres non taillés. L’entrée (long. 0,80 m ; larg. 0,80 m) est marquée par un seuil monolithique (long. 1,10 m ; ép. 0,20 m), des jambages en assises de pierres plates et un dromos qui a été détruit par la pelle mécanique. À l’intérieur de la chambre funéraire, on a retrouvé un amas d’ossements comportant neuf crânes et des os longs, ainsi que huit lames d’obsidienne, un fragment d’outil en pierre, un fragment d’outil en os et une monnaie de bronze du IVe s. av. J.-C. Au niveau des sépultures, on a recueilli deux alabastres cylindriques datés de l’HR IIIB1. la tombe no 8, orientée Ouest-Est, atteint une hauteur de 1,66 m. L’entrée présente une hauteur de 0,95 m et une largeur de 0,70 m. À l’intérieur, trois individus ont été inhumés, les os de deux autres individus au moins ayant été rassemblés dans des fosses-ossuaires (long. 1 m ; larg. 0,80 m). D’autres os et crânes ont été retrouvés dispersés. Le mobilier se compose d’un petit alabastre cylindrique à trois anses, d’outils en pierre, en silex et en obsidienne, et de deux perles en verre. Dans l’une des fosses, on a recueilli 102 perles en pâte de verre, une aiguille en os, trois sceaux, deux bagues en bronze, des pesons en argile et trois pithoi-amphores à trois anses et à décor peint. la tombe no 9 est orientée Ouest-Est. Sa chambre presque circulaire, son entrée à l’Est et une partie du dromos sont préservés. Une première sépulture a été trouvée derrière l’entrée comblée de la tombe, une seconde en place à l’intérieur. On compte également plus de dix crânes et des os longs dispersés, appartenant à des sépultures antérieures, ainsi qu’un riche mobilier (céramique, bijoux en os, bague et bijoux en bronze, perles en pâte de verre et en pierres semi-précieuses).

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Sur la place centrale de la commune de Néa Anchialos, A. Dina (7e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2003 une fouille de sauvetage à l’angle des rues 30is Iouliou et Aghiou Georgiou. À cette occasion ont été mis au jour les vestiges de bâtiments dont la fonction est encore inconnue, ainsi que trois sépultures (deux tombes à tuile et une sépulture en vase). On a recueilli trois lampes entières ainsi que des fragments, sept monnaies de bronze, un fragment de dalle de chancel sculpté des deux côtés et des tessons de céramique de l’époque protobyzantine. Les constructions mises au jour appartiennent probablement aux bâtiments annexes de la neuvième basilique, qui avait été mise au jour en 1981 sur un terrain voisin.

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Au Nord-Ouest de la commune de Pharsale, S. Katakouta (XVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage sur le terrain B. Kyriazi – Eu. Tsogka et mis au jour des vestiges de constructions près du rempart antique (fig. 1). Deux murs extérieurs et un mur de refend appartenant vraisemblablement à un bâtiment public de l’époque hellénistique ont été mis au jour. Les deux murs extérieurs formaient un angle droit à l’Ouest : ils sont conservés au niveau de l’assise de réglage et de la première assise (long. Est-Ouest 14,40 m ; Nord-Sud 7,80 m ; larg. 0,90 m). Le mur intérieur est conservé sur une longueur de 2,50 m. À l’Ouest du mur de refend, on a localisé les vestiges épars d’un deuxième mur de refend. Les couches à l’intérieur du bâtiment étaient perturbées par des réoccupations et notamment par la présence de sépultures d’époque moderne.

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Dans la commune de Néa Anchialos, à proximité de la basilique de Martyrius, A. Dina (7e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2002 et 2003 une fouille de sauvetage sur le terrain G. et A. Boliou et mis au jour les vestiges de quatre murs, 103 tombes à tuile et 44 amphores funéraires de l’époque protobyzantine. La majorité des tombes est orientée Est-Ouest ; quelques-unes étaient orientées Nord-Sud. Le mobilier compte des monnaies de bronze, des anneaux et des fibules en bronze, un pendentif en or, un vase en verre, des perles, des oenochoés à bec trilobé, des skyphoi, des plats, des ustensiles de cuisine, des fragments de lampes et des tessons de l’époque protobyzantine.

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Près de la commune de Miléa, au lieu-dit Aghia Triada, L. Derizitiotis (7e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la poursuite en 2002 et en 2003 de la fouille de la basilique A (fig. 1). Les sondages au Sud, à l’Ouest et au Nord de la basilique protobyzantine, ainsi que dans le narthex et dans les édifices en avant de celui-ci se sont achevés. Le dégagement de la couche de destruction qui recouvrait les édifices au Sud de la basilique a révélé la présence d’un photistérion avec un accès donnant sur le baptistère, ainsi que celle d’un autre édifice. Une chapelle a été mise au jour au Sud du photistérion ; sa petite abside est préservée à l’Est. À l’Ouest de la basilique, la fouille a dégagé une série de constructions qui communiquent entre elles et avec le narthex. Deux autres constructions ont été mises au jour au Nord-Ouest de l’église. À l’Ouest de ce complexe, on a fouillé 81 tombes : 54 tombes à fosse, 18 tombes à tuile et 9 tombes à ciste. Les tombes à tuile étaient rassemblées et comportaient toutes des sépultures de nourrissons, sans mobilier. Au Sud-Ouest du site archéologique, la fouille a mis au jour une chambre souterraine de plan circulaire (diam. 1,80 m ; prof. 0,60 m ; fig. 2) identifiée à une structure de stockage. Le mobilier recueilli sur l’ensemble de la fouille compte 520 monnaies de l’époque protobyzantine, byzantine et post-byzantine, des vases, une lampe entière en forme de dauphin, des bagues, des boucles d’oreille en bronze et en argent, des bracelets, des colliers et des pendentifs, des épingles et des fibules.

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Dans la commune de Pharsale, S. Karapanou (XVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a effectué en 2003 une fouille de sauvetage dus le terrain A. Daragianni et a mis au jour des vestiges de construction de l’époque hellénistique. Un mur de terrasse, orienté Est-Ouest (larg. 0,65 à son extrémité Est et 0,69-0,85 m à son extrémité Ouest), présentait deux parements en blocs de calcaire de taille moyenne et grande, avec un remplissage de petites pierres, de déchets de taille et de terre. Deux contreforts, espacés de 8,23 m, ont été dégagés contre son parement Sud (long. 0,40 m à l’Est et 0,74 m à l’Ouest ; larg. 0,49 m/0,78 m ; haut. 0,39 m/0,62 m). Les couches au Nord du mur avaient été perturbées par des fosses de l’époque ottomane. Au-dessus de l’extrémité orientale du mur, on a dégagé une partie d’une pièce (long. 3 m ; larg. 2,90 m), dont les murs sont conservés au niveau de leurs fondations en pierre. Le sol était en terre battue. Au Sud du mur de terrasse et sous le remblai, la fouille a mis en évidence des niveaux comportant de la céramique de l’époque géométrique et archaïque, mais aucune structure construite.

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Dans la commune de Néa Anchialos, A. Dina (7e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2003 une fouille de sauvetage sur le terrain A. et N. Tokali et mis au jour un sarcophage en marbre de l’époque protobyzantine et un mur. Le sarcophage, entièrement préservé, reposait à une profondeur de 1,65 m par rapport à la chaussée (long. 2,24-2,34 m ; larg. 0,97-1 m ; haut. 1,30 m). Il portait une tabula ansata sur le long côté, bordée d’une rosette et d’une boule de feu. Les petits côtés étaient ornés d’une spirale végétale et d’une boule de feu. La couverture était à double pente et ornée d’acrotères. La cuve contenait un squelette et une inhumation secondaire, mais aucun mobilier.

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Au centre de la ville de Larissa, A. Gialouri (7e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2003 une fouille de sauvetage au no 6 de la rue Manolaki et mis au jour des vestiges d’une citerne à eau dont deux parties avaient été dégagées auparavant (en 1972 et en 1977). La citerne est divisée en trois compartiments rectangulaires recouverts par des voûtes en berceau, l’un orienté Est-Ouest et les deux autres, parallèles, orientés Nord-Sud. Les compartiments communiquaient entre eux par des ouvertures en berceau. La maçonnerie est composée d’une alternance de plusieurs assises de pierres non taillées et de briques liées avec du mortier de chaux. Seul le départ des voûtes est encore préservé. Une fontaine monumentale a été aménagée contre le parement de la citerne qui était scandé de niches semi-circulaires et revêtu de plaques de marbre.

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Dans la commune de Pharsale, S. Katakouta (XVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage sur le terrain A. Mita et mis au jour les vestiges de trois maisons antiques. Les murs des maisons, dont le soubassement était en pierre et l’élévation en brique, étaient conservés jusqu’à une hauteur de 1,49 m. Les sols étaient en terre battue. Au Sud du terrain, trois pièces qui communiquaient entre elles appartenaient au bâtiment A. Au Nord de celui-ci, on a dégagé le bâtiment B, constitué de deux pièces séparées par un couloir. À l’intérieur de l’une des pièces, on a mis au jour un four de plan circulaire. La couche de destruction de cette pièce comportait de nombreux fragments d’ustensiles de cuisson. Dans un deuxième état, deux pièces ont été construites de part et d’autre du couloir et l’ensemble du bâtiment s’est étendu jusqu’au bâtiment A. À l’Ouest de ces deux maisons, la fouille a mis au jour une rue large de 3,20 m avec une chaussée en terre battue, déchets de taille, tuiles et tessons. À l’Ouest de la rue, on a dégagé une troisième maison, constituée de trois pièces. Dans l’une d’entre elles, on a retrouvé deux pithoi, dans une autre, une baignoire en argile. Le mobilier recueilli sur l’ensemble de la fouille indique une occupation au IVe s. av. J-C. et à l’époque hellénistique.

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Près de la commune de Kalamaki, M. I. Vaïopoulou (XVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques), dans le cadre de la mise en eau du lac de Karla, a effectué en 2003 des fouilles de sauvetage sur plusieurs secteurs du réservoir 3 : - le premier secteur (Χ.Θ. 3+225) se trouve à proximité de la magoula Tserli. Dix segments de murs et un foyer appartenant vraisemblablement à un seul édifice ont été mis au jour. Le mobilier comporte des tessons de céramique à relief, une bague en bronze, une tuile inscrite, une tête féminine de figurine en terre cuite (fig. 1), des lampes et une anse d’amphore timbrée. - la fouille dans le deuxième secteur (Χ.Θ. 3+408) a livré un segment de mur (long. 6 m ; larg. 2 m ; haut. 0,50 m ; fig. 2) orienté Nord-Est/Sud-Ouest et dont l’extrémité Sud-Est est semi-circulaire. La céramique recueillie permet de le dater de l’époque hellénistique, tandis que ses dimensions suggèrent de l’identifier à une section de rempart. Sur une surface de 300 m2 autour de ce mur, seul du mobilier a été trouvé : de la céramique, des tuiles et des monnaies. Ce secteur et le précédent appartiennent probablement au même site antique. - le troisième secteur (Χ.Θ. 5+780) se trouve près du village de Kalamaki. Deux phases d’occupation ont été dégagées : une ferme de l’époque hellénistique et une nécropole de l’époque romaine. De la nécropole, on a dégagé 41 sépultures dans des tombes à ciste, à tuile et à fosse (fig. 3-4). Les fosses comportaient plusieurs défunts. Le mobilier, daté du IIe s. apr. J.-C., compte notamment des vases, une bague en or avec un chaton en jaspe représentant un Éros ailé, des monnaies et un collier comportant une perle centrale en hématite. Certaines tombes s’appuient sur le mur de la ferme hellénistique abandonnée. La ferme hellénistique a été partiellement dégagée sur une surface de 0,025 ha. Elle est constituée de deux corps de bâtiment du début de l’époque hellénistique (IIe s. av. J.-C.), dont on a dégagé 41 murs (fig. 5). À plusieurs endroits, on a localisé un sol dallé et des canalisations. Trois pithoi ont été trouvés en place. On a recueilli des monnaies, des anneaux métalliques, des fibules, des tessons et un trésor de 80 monnaies d’argent d’Alexandre, de Philippe, de Lysimaque et de la cité d’Athènes.

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Près de la commune de Sesklo, V. Adrymi-Sismani (XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques), après une prospection géophysique sur le site de Sesklo, a poursuivi en 2003 la fouille du champ G. Barda, à l’Ouest de la colline (fig. 1). La fouille s’est concentrée sur l’empierrement qui avait été mis au jour dans le sondage B : il apparaît que cette structure appartient à l’enceinte de l’habitat. Partant de ce constat, l’ensemble de la propriété a été explorée (171 carrés), sur une étendue de 2736 m2 et certains secteurs ont été fouillés. La prospection géophysique  avait suggéré la présence d’un péribole intérieur : la fouille a confirmé sa construction sous la forme d’un empierrement dense constitué de blocs de calcaire et de schiste. Dans les secteurs centraux, le péribole a été dégagé sur toute sa largeur, qui atteint 8 m. Dans la partie orientale de la zone explorée, la fouille a mis au jour la suite du péribole : on a dégagé sa limite Nord dans un carré et sa limite Sud dans un carré voisin. Au Sud du péribole, on a dégagé des murs qui entourent un espace semi-circulaire rempli d’une importante couche de cendres, d’objets et de grands tessons de vases de la phase Dimini Classique. À l’Est de cet espace semi-circulaire, on a fouillé un foyer rectangulaire (long. 1,50 m ; larg. 1 m), au-dessus duquel on a trouvé des tessons d’un vase avec des traces de feu et des os d’animaux. À l’Ouest, un ensemble de murs appartenant à trois phases de construction ont été dégagés. On distingue notamment deux murs parallèles, orientés Nord-Sud (fig. 2), qui constituaient probablement l’entrée de l’habitat (long. 7 m et 11,30 m ; larg. 0,45-0,65 m et 0,70 m respectivement). Deux autres murs délimitaient probablement une maison. Entre les murs qui appartiennent vraisemblablement au troisième état, on signale la présence de deux vases, l’un placé à l’intérieur de l’autre, avec des os de nourrissons entre les deux. De nombreux tessons de céramique ont été recueillis dans ce secteur, ainsi que des outils en obsidienne et en silex.

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À l’Est de la commune de Velanidia, K. Vouzaxakis (XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a effectué en 2003 une fouille de sauvetage sur le terrain S. Koutsovasili, au Sud des terrains Kambyli fouillés en 2001, et mis au jour des vestiges d’occupation s’échelonnant entre l’Helladique Moyen et l’époque archaïque. On a pu identifier deux couches archéologiques qui comportaient le même type de mobilier que dans les terrains voisins, mais aucun vestige de construction n’a été dégagé.

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Au palais de Démétrias, E. Nikolaou (XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2002 et 2003 les travaux de nettoyage et de jonction des sondages antérieurs dans le secteur B, dans le couloir et dans les pièces A, B et C s’ouvrant sur celui-ci (fig. 1). Le secteur B est bordé au Nord par un couloir (long. 43 m ; larg. 4 m) que délimitent un mur en appareil isodome au Nord, conservé à une hauteur de 3,50 m, et un portique à son extrémité orientale. Sur l’assise supérieure conservée, des encastrements pour les poutres du toit ou de l’étage sont visibles. De nombreuses tuiles, des antéfixes, des fragments de sima en argile, ainsi que des éléments de décor plastique des murs ont été recueillis le long du couloir. Au Sud de ce couloir, deux bâtiments importants ont été fouillés. Le premier se trouve à l’Est de la zone de fouille. Il semble que dans son premier état, il était constitué d’une pièce hypostyle dont le toit reposait sur six piliers en poros (fig. 2). Au cours de la dernière phase du palais, au IIe s. av. J.-C., les espaces entre les piliers ont été fermés et l’espace divisé en trois pièces. Sur le sol de la première pièce, on a trouvé une amphore, et des fragments d’éléments de toiture en terre cuite. Près du mur Nord de cette pièce, on a identifié des restes de piliers, et, sur le sol, les briques qui constituaient l’élévation du mur. Dans la deuxième et la troisième pièce on a trouvé des segments de canalisation. Le mode de construction de l’édifice (revêtement de murs avec des briques qui indique que la pièce était chauffée, canalisations) suggère que ce secteur abritait une installation balnéaire. Le deuxième édifice comportait un péristyle rhodien avec des fresques sur les murs des deux portiques. Le stylobate du portique Nord est en marbre. À l’intérieur de la cour, on a trouvé de nombreux éléments d’architecture, dont des blocs de poros.

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À Alonnisos, sur la route qui mène de Patitiri à Kokkinokastro, E. Skiafida et A. Karakatsanis (XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont découvert en 2003, à l’occasion de l’élargissement de la route, une couche de destruction de tuiles de couverture, ainsi que deux tombes aux abords de la colline Mnimata. Une fouille de sauvetage sur ce secteur a révélé la présence d’autres tombes qui s’inscrivent dans la nécropole classique, hellénistique et romaine de la ville antique d’Ikos. Trois tombes ont été fouillées, deux tombes à fosse ainsi qu’une tombe à ciste comportant la sépulture double d’un homme et d’une femme, en position allongée. Toutes les tombes sont orientées Ouest-Est. Elles ne comportaient aucun mobilier. A un niveau inférieur, la fouille a mis au jour une structure circulaire maçonnée. On y a trouvé de la céramique d’époque classique et une couche de destruction avec de grandes tuiles à vernis noir de type laconien.

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