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Dernières notices ajoutées par région : Macédoine de l'Est
Les recherches archéologiques commencées à Kriaritsi Sykias en 1998 et déjà brièvement signalées dans la chronique du BCH 127 (2003), p. 979, d’après les actes de l’AEMTh, se sont portées sur 4 sites, – un habitat de l’Âge du Bronze et des installations agricoles des IVe – IIIe s. : le site 1 a livré des vestiges architecturaux de trois phases d’occupation de la colline entre la période préhistorique et l’époque romaine. On signale notamment une structure circulaire d’époque romaine et les vestiges en fondation d’un édifice rectangulaire à deux pièces du Bronze Ancien, dans lequel de la céramique, des pesons, des fusaïoles et des outils en pierre ont été recueillis. le site 2 a livré un édifice carré à pièce unique, de construction soignée, dont le sol était peut-être dallé. L’emplacement du foyer a été identifié à l’intérieur de la pièce et une baignoire en terre cuite a été mise au jour. le site 3 a livré un édifice circulaire (de 6 à 8 m de diamètre) de construction soignée – appareil isodome de blocs de granit – et un mur courbe qui lui est associé (fig. 1). À l’intérieur, sous une couche d’incendie contenant des blocs de l’élévation et 22 monnaies d’argent des XVIe – XVIIe siècles, les sondages ont livré 17 monnaies de bronze du IVe s. av. J.-C., des clous en fer et en bronze, un grand nombre de lamelles de plomb pour la restauration de vases, des pesons et des meules, ainsi que de la céramique liée à la vie agricole et de la céramique à vernis noir, indiquant une occupation à la fin du IVe s. et au IIIe s. av. J.-C. Cette construction était en contact direct avec un édifice de stockage, un pitheonas, dans lequel ont été trouvés 22 fosses à pithoi et un pressoir à vin en graniodorite (fig. 2). On souligne le caractère agricole et commercial de cette installation en relation avec le caractère défensif que présentait la construction circulaire. trois phases d’occupation ont pu être identifiées sur le site 5 : un pitheonas à 15 fosses pour la fixation de pithoi, daté de la fin du Ve s.-fin du IVe s. (fig. 3), un édifice rectangulaire du début du IVe s.- IIIe s. et, enfin, deux constructions circulaires (fig. 4).

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Une fouille préventive dans le champ Spartali (no 807), au lieu-dit Toumba, près de Perni, a livré des vestiges d’un habitat datant de l’époque classique jusqu'à à l’époque romaine, ainsi qu’une nécropole protobyzantine et byzantine (VIe-XIe s.) installée sur l’habitat antérieur. – De la nécropole, 34 tombes ont été explorées (16 tombes à ciste, 19 inhumations simples, 5 tombes à fosse, 1 tombe à tuiles, 1 incinération et 1 enchytrisme)  (fig. 1). Dans 26 de ces tombes, 29 squelettes et crânes ont été découverts : en effet, trois des cistes contenaient des inhumations doubles et un ossuaire. On a identifié 6 tombes d’enfants. Le mobilier recueilli est composé en grande partie de bijoux en bronze ou en or, notamment des boucles d’oreilles représentant des oiseaux et un poignard en fer (fig. 2-5).

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Quatre phases d’occupation ont été identifiées lors de la fouille du terrain Kalogiannidou à Thasos à environ cinquante mètres du segment Sud du rempart et de la porte de Zeus : la phase la plus récente est représentée par cinq sarcophages en marbre, dont deux sont inscrits. Un seul n’a pas été pillé. Ils sont tous posés sur des bases construites en matériaux de remploi appartenant à des édifices publics d’époque classique (sans doute des portiques). Ils datent des IIe-IIIe s. apr. J.-C. à la fin de l’époque hellénistique et au début de l’époque romaine, l’espace est occupé par une nécropole : vingt sépultures de nourrissons et d’enfants en bas âge ont été découvertes. Il s’agit essentiellement de tombes à tuiles, à l’exception d’un enchytrisme et d’une thékè en dalles de gneiss. Les tombes contenaient très peu de mobilier ; on signale toutefois une perle en verre et une bague en or. la phase précédente, datée du milieu de l’époque hellénistique à la basse époque hellénistique, a livré des vestiges de constructions liées à un complexe artisanal (production de vin ou d’huile) qui avait été découvert non loin. Une rue d’une largeur de 2 m a été dégagée au Sud-Est du terrain fouillé : elle séparait les ateliers mentionnés des autres constructions du terrain. Sous la rue, a été repérée la surface d’une rue plus ancienne, large de 1,50 m et bordée de grands blocs et constituée de pierres au centre : elle menait de la nécropole hors les murs à la ville. Le mur d’orientation Nord-Sud dégagé dans tous les sondages appartient peut-être à un péribole auquel sont accolés des murets délimitant des pièces couvertes.

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Les travaux de restauration du théâtre de Thasos se sont poursuivis, notamment sur le koilon où les structures métalliques démontées et les arbres coupés (fig. 1). Des sondages ont été effectués sur la partie supérieure du koilon : on a ainsi pu constater l’installation d’une nécropole protobyzantine après l’abandon du monument, aux Ve-VIe siècles apr. J.-C., à l’instar des tombes fouillées près du rempart.

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À Thasos, au lieu-dit Babouras, les côtés Nord et Ouest d’une tour défensive ont été dégagés (dimensions 12 x 6,70 m) (fig. 1). Le mobilier, peu abondant, comportait de la céramique commune thasienne et deux monnaies de bronze thasiennes de la fin de l’époque classique. À peu de distance, on a repéré une nécropole, probablement liée à un petit habitat  implanté au Sud-Ouest de la tour et dont on a repéré quelques structures, notamment un puits en maçonnerie soignée. Les tombes sont constituées de plaques de gneiss posées de chant ou de parois en maçonnerie peu soignée. Six de ces tombes ont été explorées, tandis que d’autres disparaissent sous l'épaisse végétation. Elles ne contenaient ni mobilier ni squelette, mais le contexte général suggère une datation à l’époque romaine tardive ou protobyzantine.

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Un tombeau familial d’époque romaine, recouverte de trois dalles de marbre, a été découvert au lieu-dit Agelada (terrain Diglia), à Thasos. La tombe, construite en appareil de moellons, contenait au moins trois défunts, sans mobilier. Elle appartient sans doute à une nécropole.

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Un nouveau site a été repéré sur la route entre Mikro Kazavitis et le monastère d’Aghios Pantéléimon. Il s’agit d’une petite installation pastorale, comprenant deux pièces couvertes et une pièce à ciel ouvert ; le plan est rectangulaire et l’élévation en pierres plates de gneiss (fig. 1). Cette installation est liée à la production d’aliments et à l’artisanat domestique, à en juger d’après le mobilier. Dans l’angle Sud-Ouest de la pièce orientale, on a découvert un vase entier : il s’agit d’une marmite à deux anses verticales élevées, avec des sillons sur la panse au niveau de l’épaule et du col. C’est le seul élément permettant de proposer une datation à l’époque protobyzantine. À proximité de cette installation, une deuxième construction de même type a pu être identifiée, mais son élévation est complètement effondrée.

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Au lieu-dit Aghios Pantéléimon, entre Panaghia et Limenas, deux segments de routes antiques ont été explorés. – Ces routes reliaient la ville antique et la région d’Aghios Konstantinos (limite Sud de la ville) aux carrières antiques de marbre à Saliari-Vathy et à l’habitat des hauteurs de Panaghia. Elles n’ont pas été découvertes sur tout leur tracé ; aucune indice de datation n’a été trouvé, mais elles ne sont en tout cas pas contemporaines : le premier segment est bien conservé : d’une largeur de 2,50 m, il est visible sur une longueur de 300 m. La route forme des angles vifs tous les 30 à 40 m pour s’adapter à la pente du terrain. Elle est dallée de pierres plates et de moellons, avec des blocs en calcaire plus importants et à la face grossièrement taillée sur les bords (fig. 1). le second segment se trouve à quelques mètres au Sud du premier et présente une direction différente. Il est moins large (1,50 m) et son tracé n’a pu être suivi que sur 20 m. Sa surface est dallée de petites pierres et de grands blocs sur son unique bord construit (la route s’appuie de l’autre côté sur le rocher) (fig. 2).

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Sur le rivage, à environ 800 m de la cité antique de Thasos, l’église d’Aghios Vassileios se trouve au milieu d’une oliveraie, dans une baie protégée des vents du Nord-Est. Le côté oriental de la basilique à trois nefs et son abside ont été dégagés cette année (la basilique avait été repérée en 1996, voir BCH 127 [2003], p. 1006) : dans la nef Nord, une partie de la colonnade effondrée a été mise au jour, dont une colonne haute de 1,95 m, appartenant probablement à la colonnade du rez-de-chaussée. Aucune trace de sol n’a été retrouvée. la petite église à pièce unique a été découverte dans la nef centrale, au niveau du chœur. Ses murs, conservés sur une hauteur de 0,40 m, utilisent des blocs de la basilique en remploi. Une seule dalle du sol de la basilique a été trouvée en contact avec le mur oriental de celle-ci ; sous la dalle, on a identifié des murs antérieurs. le dégagement de la nef Sud a livré une couche correspondant à l’effondrement de l’élévation, des briques provenant de l’arcade, deux chapiteaux et 4 colonnes de la colonnade Sud ont été nettoyés. Dans le terrain voisin de la basilique, le terrain A. et P. Petropoulou, on a dégagé, dans le premier secteur, les vestiges d’un édifice à deux ou trois pièces peut-être à usage commercial, d’époque romaine tardive d’après les monnaies trouvées en grand nombre et les tessons de vases de stockage. La phase suivante est matérialisée par des murs très mal conservés, d’époque protobyzantine. – La fouille du deuxième secteur a livré les vestiges d’un édifice à deux pièces en appareil de moellons. Le mobilier, tessons de vases de stockage, clous de charpente, fragments de verre, plaques de verre et quatre monnaies dont un follis de l’époque de Justinien, permet du suggérer son identification avec un entrepôt du VIe s. apr. J.-C.

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Une série de tombes familiales à inhumations multiples a été repérée dans le champ Paschali. Elles appartiennent à un même programme de construction, en pierres plates et blocs de gneiss taillés, avec trois dalles de gneiss pour la couverture (fig. 1). Les quatre tombes fouillées sont inscrites dans une construction rectangulaire à caractère public. Les éléments architecturaux identifiés, chapiteaux et plaques de chancel, suggèrent une datation à l’époque protobyzantine. – Une tombe à voûte protobyzantine, avec un couloir d’accès, un arc et un linteau sur l’entrée basse et des parois enduites a été découverte à peu de distance (fig. 2).

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Un sarcophage en pierre finement taillé (2,20 x 0,80m) a été repéré, dans la région d'Abdère, sur la pente Sud-Ouest d’un tumulus, dans le champ Pouliou (fig. 1). Le défunt, de sexe indéterminé, se trouvait en position allongée, une bague en argent à la main gauche. La tombe était couverte d’une dalle monolithe.

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Dans le secteur de Veloni (champ Terzidi), se trouve un monticule recouvrant des tombes du Ve s. av. J.-C., dont certaines ont été fouillées, tandis que d’autres avaient été pillées. Un nouveau sarcophage a été retrouvé pillé cette année.

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Deux nouveaux sarcophages ont été repérés à la suite de fouilles clandestines sur un tumulus funéraire dans le champ Pouliou : le premier sarcophage (dimensions 2,11 x 0,73m) était soigneusement taillé. L’intérieur était perturbé et on y a recueilli les os en décomposition d’un adulte (18-45 ans) et une tige en bronze. Le sarcophage était couvert d’une dalle à double pente, dont l’extrémité a été brisée lors du pillage (fig. 1). le second sarcophage (dimensions 2,30 x 0,77m) était lui aussi très finement taillé. L’intérieur a été pillé et seuls les os brisés et mal conservés d’un homme ont été retrouvés. La tombe était couverte d’une dalle à double pente. Dans les déblais issus de la fouille clandestine, quelques tessons, deux clous en fer et des fragments de vase vernissé ont été recueillis. Les deux tombes doivent être contemporaines (peut-être fin VIe – début Ve s. av. J.-C.).

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Une nécropole des premiers colons de Clazomènes (fin VIIe – début VIe s.) avait été découverte en 1997 à l’occasion de la construction d’un canal (fig. 1). Vingt-deux nouvelles tombes ont été dégagées (onze enchytrismes dans des amphores, huit enchytrismes dans des pithoi, deux tombes à fosse et un bûcher dans une fosse rectangulaire) : les amphores contenaient les sépultures de nourrissons et d’enfants en bas âge (jusqu’à 4/5 ans), tandis que les pithoi contenaient des sépultures uniques d’enfants et des sépultures multiples d’une femme et un enfant (9/10 ans), de deux femmes ou de deux hommes. Les tombes en pithos contenaient en outre de la céramique (olpè, alabastres, aryballes, kyathoi, coupes) (fig. 2). la fosse rectangulaire contenait les restes du bûcher funéraire d’un homme, sur un lit funéraire en bois, avec une olpè et une marmite (fig. 3). À proximité du canal en construction (site 2000.01), de nombreuses tombes du Ve s. av. J.-C. ont été mises au jour à la suite de labours. Près de Veloni (site 97.14), on avait mis au jour en 1997-98, sur une longueur de 29,20 m, un tronçon de la route antique menant probablement d’une porte de la ville à la nécropole. La surface de la route est dallée, avec des blocs plus importants sur les bords. On a pu suivre son tracé sur une longueur de 61 m. Sur un tumulus du champ Stagoni (site 2000.04), dont la surface est cultivée, deux tombes à ciste et une fosse de bûcher ont été découverts à la suite de labours : la tombe 1 est une ciste maçonnée ; les parois internes des dalles sont enduites et peintes en trois registres de couleurs (blanc, rouge, bleu). La tombe contenait la sépulture d’un homme âgé de 35 à 43 ans, qui devait tenir un strigile en fer de la main gauche ; une coupe, un objet en bois, une agrafe en bronze et un clou en fer ont également été recueillis. la tombe 2 se trouve au Sud-Est de la première et présente une orientation opposée. (fig. 4) Il s’agit d’une ciste maçonnée à deux assises et couverte de cinq dalles portant des marques de construction sur quatre des faces supérieures (A, B, Γ, ΔΕ). Les parois internes sont enduites d’un mortier blanc. La tombe contenait la sépulture d’une femme entre 40 et 48 ans en position allongée, accompagnée de coupes, d’un lébès de la seconde moitié du IVe s., d’un alabastre en verre bleu (fin du IVe-début du IIIe s. - fig. 5) et d’un poids en plomb. la tombe 3 se trouvait tout près de la précédente et au même niveau. Il s’agit d’une fosse peu profonde et aux parois trop peu vitrifiées pour avoir accueilli un bûcher. L’analyse des restes a montré que le défunt était un homme entre 25 et 35 ans. Il était accompagné de marmites et ustensiles de cuisine et d’unguentaria (fin IVe-début IIIe s.). Au-dessus du niveau du bûcher, ont été trouvés une monnaie en bronze, un bracelet en bronze, un poids en plomb et quelques os appartenant à un adulte âgé de 18 à 45 ans et provenant probablement d’une tombe détruite. Un autre sarcophage en pierre finement taillé et recouvert d’un petit tumulus a été repéré dans un champ entre Abdère et Veloni (site 2000.05) à l’occasion de labours.

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Des travaux d’aménagement autour de l’église moderne d'Aghia Paraskévi à Abdère ont mis au jour deux tombes. Les os étaient, dans les deux cas, déposés sur la couverture en pierre d’un sarcophage. – Il s’agit de sépultures chrétiennes, postbyzantines, très probablement liées à l’église.

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Les objets suivants ont été acquis par le musée archéologique d’Abdère : une amphore à fond pointu (MA 7180), provenant de la région côtière près de Samos. une amphore à fond pointu et à anse timbrée (MA 7183), provenant du sous-sol de la mairie. un masque en plomb représentant une figure masculine.

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Au sommet de la colline au Nord-Est de la commune moderne d'Abdère, on a repéré de la céramique de l’Âge du Fer et de la période historique. Une partie de la colline est occupée par une nécropole des gens de Téos. Une stèle funéraire inscrite a été découverte (MA 3640). De la céramique du Néolithique Final (4500-3800 av. J.-C.) a été recueillie dans le secteur oriental, près de l’église d’Aghios Athanasios de la seconde moitié du XIXe s. Sur les pentes Nord-Ouest (site 99.02), enfin, on signale une abondante céramique commune et à vernis noir, ainsi que des fragments de pithos et un bord de pithos en position verticale.

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Une fouille clandestine au Sud du tumulus de la colline des filles à Abdère (site 2000.01) a mis au jour une série de blocs en pierre locale disposés en arc de cercle et formant un enclos funéraire, ainsi qu'un larnax d’enfant en terre cuite à peu de distance de la première structure.

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Découverte d’une construction en pierre de forme arrondie, dont la fonction n’a pas été identifiée (funéraire ou stockage ?). À l’intérieur, un remblai contenait des pierres de l’élévation, de la céramique, des os animaux et des coquillages. Près de la paroi orientale, un bord de pithos en position horizontale et une abondante céramique ont été trouvés. La céramique et une tête de figurine en terre cuite indiquent une datation vers la fin du VIIe s. ou le début du VIe s. av. J.-C.

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Dans le cadre d’une étude en vue de la restauration du théâtre antique de Maronée, une petite opération a été menée en 2000 : le nettoyage de la canalisation centrale a montré que son tracé sous le koilon présentait des gradins (fig. 1). Une étude stratigraphique a été faite au niveau de la parodos Ouest ainsi qu’une recherche pour le mur de soutènement du koilon. les sondages stratigraphiques dans le proskenion romain en briques avaient pour objectif de faire apparaître les niveaux de circulation des différentes phases du théâtre : de nombreuses lampes hellénistiques et romaines de la première moitié du Ier s. av. J.-C. au milieu du IVe s. apr. J.-C. et des monnaies des mêmes périodes y ont été recueillies. par ailleurs, il est apparu que, lors de la transformation de l’orchestra en arène, on a utilisé les dalles de couverture de l’égout de l’orchestra, qui n’était plus visible, pour former la balustrade (fig. 2-3). On signale en outre la découverte dans les remblais des fouilles précédentes d’une stèle inscrite (ΑΓΚ 11512) (fig. 4-5).

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À Raches, des travaux de relevé du rempart Nord-Ouest de l’époque classique ont été effectués dans le secteur de la tour carrée. À proximité de celle-ci, une tombe à ciste à couverture de tuiles a été fouillée. Elle remployait deux fragments d’une stèle funéraire d’une tombe plus ancienne (ΑΓΚ 11514, Musée de Komotini), datant de la seconde moitié du IVe s. av. J.-C. (fig. 1).

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Deux nouvelles tombes ont été découvertes lors de la fouille du champ Skodra, qui se trouve sur le site de Maronée antique, près du cours d’eau Kabana, dans la partie orientale du rempart médiobyzantin, c’est-à-dire dans le secteur de la nécropole romaine tardive et protobyzantine (cf. notice 640) : la première est une tombe à chambre, dont la couverture en berceau n’est pas conservée. L’élévation est en moellons et blocs de taille pour les angles (fig. 1). Le sol est dallé de briques carrées ; on y a trouvé des briques tombées de la voûte, une monnaie en bronze du IVe s. apr. J.-C., un fragment de bague en bronze, des perles en pâte de verre bleu, un hameçon en bronze et un fragment d’encensoir en verre. la seconde est une tombe à ciste maçonnée dont les dalles de couvertures n’ont pas été trouvées en place. Sur le sol de terre compacte, on a trouvé une monnaie de bronze de la fin du IVe s. apr. J.-C., un fragment de fibule, des fragments de verre, des perles en verre.

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La fouille des structures médiobyzantines installées sur les ruines de la basilique protobyzantine de Maronée s’est poursuivie en 2000 (fig. 1-2). Ont été mis au jour de nouvelles tombes à ciste et à fosse utilisant du matériel en remploi, de nouveaux murs en terre et moellons qui délimitent des pièces ouvertes sur une rue et, au Sud de la chapelle médiobyzantine, un nouveau fragment du sol de mosaïque de la basilique, composé de champs entourés de motifs géométriques (fig. 3-4). À l’Est du terrain exproprié, l'épaisse végétation a été coupée, afin de dégager l’abside de la basilique. On signale par ailleurs la découverte, au milieu des empierrements, de la partie supérieure d’un autel en marbre gris, portant une inscription importante, qui mentionne l’alliance entre Rome et les Maronéens en 167 av. J.-C. (A.K. ΡΜΠ 1/2000. Ε.Π. 43).

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Une tombe d’enfant d’époque romaine a été découverte en contact avec le parement externe du rempart de Mesembria-Zonè, avec trois unguentaria en verre, deux figurines de terre cuite, une lampe et un gobelet. Dans le secteur de la nécropole, dans le champ Th. Minardou, sept tombes ont été dégagées (cinq en amphore, une en pithos et un larnax) : trois d’entre elles ne contenaient pas de mobilier ; les autres contenaient du mobilier d’époque archaïque.

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Les fouilles se sont poursuivies à Plotinopoli, sur les pentes orientales de la colline d’Aghia Petra, mettant au jour des vestiges d’habitat et découvrant notamment le grand puits circulaire, d’un diamètre intérieur de 2,20 m, déjà été signalé dans BCH 127 (2003), p. 998-999. Il a été fouillé jusqu’à 5 m de profondeur. À une profondeur de 2,50 m, se trouve l’entrée d’une salle voûtée (fig. 1-2).

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La fouille du tumulus A à Ladi, dans le champ Petala, s’est achevée. Une prospection magnétique a permis de localiser des fosses et d’autres structures de l’habitat du Néolithique Récent (5300 – 4600 av. J.-C.) qui avaient été repérées sous les tombes romaines. Les fosses-dépotoirs repérées lors de la prospection ont été fouillées et ont livré de la céramique monochrome, à vernis rouge, noir ou brun, avec ou sans décor incisé, de même que quelques vases anthropomorphes (fig. 1), des tessons aux bords lissés et des outils en pierre, en os et corne. Comme on l’a déjà signalé dans le BCH 127 (2003), p. 999, parmi les fosses néolithiques, on a également fouillé deux tombes à fosse d’époque romaine (Ier s. apr. J.-C.). La première contenait la sépulture d’un enfant, accompagné d’une cruche en terre cuite, d’un umbo en fer, d’une tige en fer, d’un clou en bronze, de vingt clous en fer provenant du lit funéraire en bois sur lequel il était déposé, et, à un niveau inférieur, un petit canthare, une cuillère en bronze, un biberon en terre cuite et un bracelet en os. La seconde contenait la sépulture d’un jeune cheval accompagné d’un harnachement riche en fer et en argent.

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Huit petites hydries et une perle en pierre ont été déposées au musée de Komotini (ΑΓΚ 12093 et 12094). Elles proviennent sans doute du sanctuaire connu du Héros-cavalier.

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On a repéré un segment d'aqueduc d’époque ottomane au lieu-dit Prophitis-Ilias, à côté de la ligne ferroviaire Drama-Paranestio (fig. 1).

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À l’extrémité orientale du village de Makryplagi ont été repérées les ruines d’un bâtiment d’architecture traditionnelle avec des restes de décor en bois sculpté, qui avait été utilisé comme mosquée, puis transformé en église de la Dormition de la Vierge, avec l’ajout d’une abside semi-circulaire et des peintures murales, sous lesquelles le décor islamique se distingue encore. Sur la colline de Ravenia au Nord-Ouest du village, on a également repéré un péribole défensif.

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Achèvement des inventaires des reliques pour la collection du musée ecclésiastique d’Alexandroupoli. La collection, très riche, comporte des icônes, des ustensiles sacrés, des tissus, des meubles et des cadres en bois sculpté datant principalement des XVIIIe et XIXe s., tandis que quelques objets remontent aux XVe, XVIe et XVIIe s.

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L’aqueduc de Justinien alimentait la ville d’Anastasioupoli à l’époque romaine tardive et byzantine en eau des sources du Rhodope. Une canalisation en terre cuite était aménagée dans l’élévation d’une fortification qui permettait la circulation d’hommes en armure entre la ville et le Rhodope. Le monument croise l’ancienne Via Egnatia et la route moderne : le segment de l’aqueduc est nettoyé, restauré et enterré à cet endroit.

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Dans le cadre d’un programme d’aménagement de villages abandonnés du Rhodope, on a nettoyé cette année la basilique postbyzantine au centre du village d’Arriana, d’influence bulgare, où s'étaient installés des réfugiés de la mer Noire dans les années 1920 et qui avait été abandonné après les bombardements de la seconde guerre mondiale. Il s’agit d’une basilique à trois nefs et narthex avec une abside saillante (dimensions 22,35 x 12,15m), dont les murs sont conservés à une élévation de plus ou moins 3 m (fig. 1-2). Elle dispose d’une entrée à l’Ouest et au Sud, près du clocher. Les parements internes des murs en pierre sont enduits, mais aucune peinture murale n’a été conservée. Le sol dallé est conservé au niveau du chœur et on a trouvé quatre bases de la colonnade Nord de la nef et trois de la colonnade Sud. Le narthex était équipé d’une banquette sur les côtés Nord, Est et Sud. On restitue une charpente de bois couverte de tuiles en pierre locale. Le monument date du XIXe s. et on a repéré une partie d’une voûte partiellement enterrée appartenant à une église plus ancienne.

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