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Dernières notices ajoutées par région : Thessalie
The Pelion Cave Project. N. Andreasen (Danish Institute) and A. Darlas (EPSVE) report on the 2nd survey season, which focused on the E part of the mountain between the villages of Kalamaki in the S to Veneto in the N. Fifty one localities were surveyed, counting 32 caves, 12 rock-shelters and 7 abandoned mines.  A typology of 10 types of cave-use was developed.  Three hundred and forty six surface finds were collected from 17 caves and rock-shelters, 2 of which had already been visited in 2006.  The finds comprised mainly pottery sherds and animal bones. Diagnostic artefacts from 5 caves in the Mouresi municipality (Tsounaga, Tsouka, Gouronotrypa, Bourdovanou and Damouchari IV) consisted mostly of PH and Hel−Rom pottery, but also included polished stone tools and a human jaw.  Four of the localities are deep caves and one is an anc. mine.  A number of caves on the mountain were used from the LNeo/EBA.  The character of their use cannot be established from surface finds, but is probably not exclusively related to herding. Several previously undocumented caves played locally significant roles during World War II and the Gr Civil War.  An important discovery was the find of a cave 2.5km SW of Veneto where the Gr Resistance stored ammunition and equipment during World War II.  Although the Gr military emptied the cave of ammunition and explosives after the Civil War, more than 40 combat helmets were found at the site along with buckles, leather straps and military iron pack frames for mules. The helmets are World War I ‘Adrian’ style helmets and World War II M33 models, of which some have preserved leather padding.  It is possible that this equipment was obtained from Italian units stationed at Pelion when they left the region in 1943.   Another cave above the village of Mouresi was used as a provisional field hospital for the Resistance during World War II and later as a refuge for several local families.  The main chamber of the cave is accessed vertically and it is difficult to enter without a ladder.  No artefacts or fireplaces were found, as visibility is severely limited. A significant implication of the survey and the accompanying interviews is that the spectrum of activities performed at caves and in rock-shelters within our region is much broader than initially anticipated.  Only in a few cases could artefact distributions or artefact types be related to any specific activity. Some cave uses connected to agro-pastoral, religious and military activities tend to be ephemeral and leave little cultural material behind.  This is the case even where several persons, a family or groups of people are involved.  One such example is a cave which served as a secret field hospital during World War II.  At this locality there was no visible cultural material left on the surface that could point to such use.  Other confirmed ‘refuge-caves’, partisan hide-outs or quarantine caves are equally invisible in an archaeological sense, despite their local and historical significance. 

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Anc. Pelinna.    L. Hatziangelakis (Director, ΛΔ' ΕΠΚΑ) reports the discovery of a main gate in the W part of the city’s fortification wall, following on from the earlier discovery of a smaller postern in the same area.

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Pharkadon.   L. Hatziangelakis (Director, ΛΔ' ΕΠΚΑ) reports the discovery of 14 MH cist graves in the course of work on the national road from Trikala to Larisa in the area of Pharkadon.  The graves contained the remains of both adults and children, variously oriented but usually in extended position with the hands crossed on the chest, across the pelvis or by the sides.  In 2 cases, the bodies lay on their side with the knees bent.  Pottery found in the graves included plainware vessels, a perfume vessel, sherds from funerary vases, as well as pottery in the style of Bratislavan ware and ware from Petromagoula near Volos. Stone and bone tools, flint points and cores, and obsidian blades were also included.  Among the more significant finds was a semicircular construction which probably marks out a burial area; on the exterior was a child’s cranium, on the interior the cranium of an adult, and there were traces of burning over the entire area.

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Theopetra Cave (Kalambaka).  N. Kyparissi-Apostolika (Director, EPSNE) reports the results of thermoluminescence dating of 2 childrens’ footprints from the cave, which places human activity here prior to 135,000 BP.  The date, and the Mousterian technique of the stone tools in the analogous level, suggest that the first occupants were Homo Sapiens neanderthalensis.  Study of carbonized fruits, seeds, cereals and pulses from the water sieving of Pal levels proceeds.

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Dans le secteur de la commune de Sykeon, L. Chatziaggelakis (XXXIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2007 et 2008 une fouille de sauvetage sur la Magoula de Sykeon, au lieu-dit Zeugarolivado, dans le cadre de la construction de l’autoroute entre Karditsa et Larissa, et mis au jour des vestiges de construction appartenant à un habitat dont l’occupation s’échelonne entre le Néolithique Moyen et le Bronze Moyen. On a mis au jour une partie d’un bâtiment, dont deux murs en briques sur un socle en pierre sont conservés. Il est daté de la phase Tsaggli-Larissa (Néolithique Récent). À proximité, deux foyers ont été dégagés : l’un d’eux appartient à un four à couverture voûtée. Au Sud de ces structures, deux sépultures aménagées dans des fosses ont été fouillées : l’une du Néolithique Récent avancé, d’après les tessons de céramique diminienne retrouvés dans le remplissage de la fosse, l’autre du début du Néolithique Récent, d’après la céramique monochrome de la phase Tsaggli-Larissa. Un ensemble de sondages (31-61A) a livré des couches s’échelonnant du Néolithique Récent au Bronze Moyen. On signale notamment des parties de sols de graviers situées dans les couches du Néolithique Récent. Les sondages 23 à 30A ont livré des niveaux appartenant à trois ou peut-être quatre phases du Néolithique Moyen. On a fouillé des murs de brique et d’argile, des trous de poteaux et plusieurs niveaux de sols d’argile. Deux murs à angle droit, constitués de poteaux et d’argile, appartiennent à une maison de la deuxième phase du NM. Enfin, on a fouillé dans le sondage 30A un fossé en « V » (prof. 2 m ; larg. 3 m en surface et 0,30 m au fond) dont le remplissage comportait des os animaux, de la céramique diminienne et post-diminienne du NR et du Chalcolithique.

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À l’extrémité orientale du village de Prodromos, L. Chatziaggelakis et Chr. Karagiannopoulos (XXXIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené en 2007 et 2008 une fouille de sauvetage sur le terrain de l’école primaire et de la maternelle de Prodromos, qui se trouve sur les pentes Sud/Sud-Ouest de la magoula à Aghios Ioannis, explorée pour la première fois dans les années 1970. Le sondage (1000 m2) a livré des vestiges appartenant à plusieurs phases d’occupation : les niveaux supérieurs comportaient des éléments perturbés appartenant à l’époque tardobyzantine, ottomane et moderne. Le niveau suivant présentait les vestiges d’un four de potier de plan carré (2,80 m de côté) de l’époque romaine ou romaine tardive, des restes de fondations en pierre de l’époque archaïque-classique et une inhumation simple d’un adulte en position allongée, la tête tournée vers l’Ouest. Le niveau inférieur comportait des vestiges de l’habitat néolithique, avec un pendage du Nord/Nord-Est au Sud/Sud-Ouest. Cet horizon est perturbé par un certain nombre de fosses et de puits des époques ultérieures, mais on distingue des vestiges de construction, caractérisés notamment par la présence de lambeaux d’argile et de torchis comportant des traces de clayonnage ou de poutres. Aucun plan n’a pu être précisément restitué. Dans la partie Sud-Ouest du sondage, on a mis au jour des vestiges de la fin du Bronze Ancien et du début du Bronze Moyen. On a identifié une tranchée de fondation d’une maison, à l’intérieur de laquelle se trouvaient des trous de poteaux avec des charbons de bois. La maison, partiellement conservée, présentait une orientation Nord-Sud (long. 5,80 m ; larg. 6,90 m), avec une abside et une cloison interne en briques enduite d’argile séparant l’abside du reste de l’espace ; son mode de construction la rend comparable à des maisons de l’habitat de Sitagri en Macédoine. Un foyer circulaire a été mis au jour au Sud de l’abside. Au même niveau, on distingue plusieurs types de structures en argile : des fosses de stockage aux parois verticales revêtues d’argile, de taille variable et regroupées par deux, trois ou plus, des structures à surface supérieure plane et de plan elliptique (peut-être des surfaces de travail ?), des foyers circulaires en argile avec un rebord, situés à l’intérieur ou à l’extérieur de maisons, et des structures en fer à cheval composées d’une plateforme et d’une couverture voûtée (des fours?). On  a par ailleurs pu identifier des zones de fabrications d’outils en silex et en obsidienne d’après leur présence en grand nombre dans les couches du Néolithique Final/Chalcolithique. Dans la partie Nord/Nord-Ouest du sondage, deux sépultures ont été dégagées dans la couche de destruction datée du Néolithique Final : il s’agit de deux inhumations simples (un individu jeune et un enfant en bas âge), sans mobilier. Enfin l’étude préliminaire du mobilier et de la stratigraphie de ce sondage permet de mettre en évidence deux phases d’occupation préhistorique : la plus récente située à la fin du Bronze Ancien et au début du Bronze Moyen (céramique dans la partie E/SE du sondage et vestiges construits dans la partie S/SO), confirmée par un échantillon de charbon de bois daté par C14 entre les années 2260 et 1980 av. J.-C ; la plus ancienne est représentée sur l’ensemble du sondage par de la terre de couleur marron-rouge mêlée à des morceaux d’argile provenant de la décomposition de matériaux de construction. Cette couche (ép. 0,70-0,80 m) présente elle-même plus d’une phase puisqu’on y a reconnu une couche de destruction datée de la fin du Néolithique Final (céramique comparable aux phases de Dimini Classique, de Pefkakia et de la Magoula Otzaki), ce qui est confirmé par un échantillon de charbon de bois dont la date calibrée se situe entre 4720 et 4470 av. J.-C.

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À proximité du village de Vassilis, G. Touphexis, K. Tserga et E. Papanikolaou (XVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené en 2008 une fouille de sauvetage, dans le cadre de travaux de canalisation, sur le site légèrement surélevé d’un habitat néolithique (magoula, hauteur 1,5 m, surface : 0,1 ha). Trois sondages (surface 85 x 4 m) ont été pratiqués. Les couches supérieures ont livré des tombes de la fin de l’époque hellénistique : 11 à ciste, 7 à fosse, une sépulture en larnax et une inhumation secondaire au fond d’une fosse. Parmi les défunts, déposés en position allongée et selon une orientation variable, on compte 4 adultes et 7 enfants, les autres squelettes n’étant pas bien préservés. Diverses autres fosses, dont une de stockage, datées de l’époque hellénistique, ont perturbé les niveaux néolithiques. Sous les vestiges hellénistiques, on a mis au jour sur toute l’étendue de la fouille une couche de destruction du Néolithique Récent, comportant de nombreux fragments d’argile brûlée avec des traces de clayonnage et de poteaux. Le nettoyage de la couche de destruction a révélé des foyers et des fours, ainsi que les vestiges d’une maison à poteaux, de plan elliptique et d’orientation Nord-Ouest/Sud-Est (dim. 4,30 x 3,26 m). On y a repéré un four à voûte à l’intérieur. Le mobilier recueilli dans la maison compte de la céramique grossière de stockage, des tessons décorés de céramique plus fine, de la faune, des outils polis, 15 outils taillés en obsidienne et en silex, deux outils en os, une meule, quatre pesons en terre cuite et quelques bijoux. Par ailleurs on a mis au jour un fossé à profil en V (larg. 1-1,30 m en surface et 0,20-0,30 m au fond), orienté Est-Ouest. Sur la paroi supérieure Nord, on a identifié un deuxième fossé plus petit, orienté Sud-Ouest/Nord-Est (larg. 0,84 m en surface et 0,30 m au fond). Les dates calibrées obtenues grâce à l’analyse de charbons de bois, entre 4710 et 4542 av. J.-C., situent l’occupation de la maison aux phases diminiennes du Néolithique Récent. L’étude préliminaire de la céramique confirment cette datation : les niveaux néolithiques correspondent aux phases Otzaki et Arapi.

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Près de la ville d’Almyros, Z. Malakassioti (XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi entre 2005 et 2008 un programme de recherche sur les sites préhistoriques voisins de la Magoula Zérélia et de Karatsantagli. La fouille s’est limitée à un sondage stratigraphique au Sud-Est de la colline (dim. 4,70 x 3,50 m). En 2006, la fouille a atteint une profondeur de 1,70 m, à laquelle ont été repérés les premiers vestiges de construction : des trous de poteaux et des traces de sols en argile appartenant à une maison à poteaux du Bronze Ancien (3200/3000-2000/1900 av. J.-C.) et du passage au Bronze Moyen (1900-1400 av. J.-C.). On a mis au jour en 2007 une grande fosse (diam. 3,50 – 4 m) qui recoupait les niveaux de l’Âge du Bronze et qui comportait de la céramique préhistorique et historique. L’artefact le plus récent qui y a été recueilli est une monnaie d’argent des Phocéens datée du début du Ve s. av. J.-C. En 2008, la recherche s’est concentrée sur les niveaux du pourtour de cette fosse : ceux-ci révèlent une importante activité domestique entre le Bronze Ancien et le Bronze Moyen (3200/3000 – 1400 av. J.-C.), avec notamment des successions de sols, ainsi que des structures en argile.

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Sur le site de la Magoula Pefkakia, au Sud de Volos, A. Batziou-Eustathiou (XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 et 2008 une fouille programmée qui vise à reprendre et à étendre la fouille effectuée entre 1986 et 1991 au Sud-Est de la magoula qui avait livré, sous les niveaux hellénistiques, des vestiges de constructions mycéniennes. Ces vestiges appartiennent à deux unités de construction, le bâtiment A et le bâtiment B, réparties à l’Ouest et à l’Est d’un mur orienté Nord-Sud, le mur ε. Du bâtiment A, on a dégagé jusqu’à présent sept pièces. On note que la pièce 4 a livré les traces d’une structure sur poteaux de bois, dont trois trous ont été repérés sur le sol. Une grande concentration de céramique fine de production locale, ainsi qu’un cratère peint importé d’Argolide, daté de l’HR IIIB, ont été trouvés sur le sol de la pièce 7. Du bâtiment B, à l’Est du mur ε, on connait un couloir parallèle au mur et deux espaces à l’Est de celui-ci. Sur le sol de la pièce Nord, on a trouvé une quantité de vases à boire et d’ustensiles de cuisine. Dans la pièce Sud, on a recueilli des figurines anthropomorphes et zoomorphes, ainsi que des outils en pierre. L’étude de la céramique permet de dater l’occupation de ces bâtiments à l’HR IIIA2-IIIB (on trouve aussi des tessons plus anciens, datés de l’HR IIIA1).

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À Velestino, A. Papathanasiou, A. Lagia, A. Doulgeri-Intzesiloglou et P. Arachoviti (XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rendent compte de l’étude anthropologique menée en 2008 sur le matériel provenant de la nécropole mycénienne fouillée sur le terrain Tachoula en 1989-1990, où l’on avait mis au jour sept tombes à chambre creusée (cinq ont été fouillées). Le matériel ostéologique provient de 31 individus de tous âges, de quelques mois à 50 ans : 20 adultes et 11 individus de moins de 20 ans. L’âge adulte moyen est de 37,5 ans. La hauteur moyenne adulte des hommes est de 171,5 cm et celle des femmes de 157 cm, ce qui est relativement élevé par rapport à d’autres sites contemporains. L’étude des dents a montré un grand pourcentage de pertes dentaires au cours de la vie des individus. Par ailleurs, on a pu faire plusieurs observations : - une partie des os provenant des fosses dans le sol ou dans le dromos d’accès des tombes correspond aux os qui ont été repoussés à l’intérieur de la chambre. Ceci signifie que lorsqu’il y avait beaucoup d’os dans la tombe, une partie de ceux-ci n’étaient pas jetés, mais déposés dans des fosses creusées à cet effet, faisant ainsi place à la sépulture suivante. - parmi les sépultures de la tombe 1, on compte une majorité de tombes d’enfants (sept enfants pour trois adultes). Toutes les sépultures avaient été perturbées, ce qui suggère une pratique funéraire secondaire (les tombes n’étaient pas uniquement ouvertes au moment de l’inhumation primaire).

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Sur le site de la nécropole protogéométrique et subgéométrique mise au jour à Agrielia, près de Halos, en 2002, I. Tournavitou (Université de Thessalie) a mené en 2008 l’étude du contenu d’une fosse-dépotoir circulaire fouillée dans la partie orientale de la nécropole. Le remplissage de la fosse (diam. 4 m ; prof. 0,90 m)  comportait des restes de crémations (cendres, charbons, terre brûlée), une grande quantité de céramique, des restes fauniques, des coquillages, des fragments d’argile crue, ainsi qu’un peu de mobilier. Une grande partie du matériel céramique date de l’HR IIIA2-IIIA2/B (seconde moitié du XIVe s.) à l’HRIIIC (début du XIIe s.) : vases de stockage, cruches, ustensiles de cuisine. On note également la découverte, dans le quart Nord-Est de la fosse, d’une sépulture d’une femme d’environ 35-40 ans, déposée avec du mobilier en position allongée. Sous le niveau de cette sépulture, on a recueilli deux figurines féminines mycéniennes en Ψ, ainsi qu’un gobelet. L’assemblage de la céramique recueillie dans le remplissage de la fosse évoque un contexte domestique ; il atteste la présence d’un habitat d’époque mycénienne dans le secteur de la nécropole géométrique.

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Dans le sanctuaire extra-urbain d’Apollon, au lieu-dit Soros, A. Mazarakis-Ainian (Université de Thessalie) a poursuivi en 2007 et achevé en 2008 le programme de fouille systématique du site qui a débuté en 2004. Plusieurs structures ont été mises au jour en dehors du temple : à l’Est du temple et à l’Ouest du mur interprété comme un péribole (T15), on a mis au jour une structure allongée (T16), parallèle à la façade du temple et constituée d’une seule assise de pierres (long. 30 m ; larg. 2,50-3 m). au Nord-Ouest du temple, on a dégagé un petit oikos carré (3,40 m de côté), avec une entrée à l’Est d’une largeur de 0,45 m. On a découvert les tuiles laconiennes provenant de sa couverture, ainsi qu’une antéfixe en terre cuite avec un décor de palmette. Le sol n’est pas préservé. On a recueilli à l’intérieur quelques tessons de l’époque archaïque et classique. au Nord-Est du temple, on a fouillé une base de statue (T18 ; dim. 1,51 x 0,57 m), formée de quatre blocs de taille d’une hauteur de 0,60 m. Le bloc Ouest comportait sur sa face interne une inscription sur deux lignes, en lettres de la fin de l’époque archaïque ou du début de l’époque classique : ΑΥΤΟΝΟΑ ΟΝΕΘΕΚΕΝ ΤΟΔΙ. Le bloc Sud comportait une inscription sur deux lignes, en lettres du IVe s. av. J.-C., sur sa face externe : la première ligne est effacée ; la seconde : ΕΠΟΙΕ. à l'Ouest de la rue principale, on a dégagé un grand édifice (dim. 16,50 x 15 m) et orienté Nord-Est/Sud-Ouest. Dans sa partie Sud, on a mis au jour quatre pièces. L'absence de mobilier pour le moment n'a pas permis d'en déterminer la fonction. Par ailleurs, l’étude des figurines de terre cuite, datées entre la fin de l’époque archaïque et le début du IIIe s. av. J.-C., a montré que ces objets proviennent majoritairement d’ateliers locaux. On a également procédé à l’étude des 273 objets en métal, en os, en verre et en pierre, principalement des ornements et bijoux, qui ont été recueillis dans la pièce annexe D du temple.

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Près du village de Rodia, aux abords de la colline de Kastri, A. Tsiaka (XVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2008 une fouille de sauvetage au lieu-dit Bogiatzi, où on a mis au jour douze sépultures des époques géométrique et archaïque. Les sépultures sont aménagées dans des tombes à ciste en dalles de schiste, dans des tombes à fosse recouvertes de dalles de schiste et dans des urnes cinéraires. Les tombes comportent du mobilier en bronze et en fer (des pointes de lance, des épées et des poignards, ainsi que des fibules, des épingles, une perle et un pendentif) et de la céramique. On signale notamment des vases miniatures contenus dans les urnes cinéraires, ainsi qu’un biberon et une figurine féminine assise provenant du remblai recouvrant une tombe à fosse.

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À Volos, dans le quartier de Palaia, A. Dina (7e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la découverte, entre 2006 et 2008, de plusieurs segments du rempart, à l’occasion de travaux de canalisation : - Plusieurs segments du rempart protobyzantin ont été mis en évidence : dans la rue Lachana (rempart et tour, dans la rue Souliou (larg. 2,50 m), dans la rue Mitropolitou Grigoriou (larg. 1,85 m), sur le terrain Tsopouridi, à l’Est de l’église d’Aghioi Theodoroi, où l’on a également dégagé un escalier datant d’une époque ultérieure et remployant des éléments provenant de la basilique protobyzantine voisine, dans la rue Sarantaporou (proteichisma). - Un segment de la fortification de l’acropole a été dégagé dans la rue Mitropolitou Grigoriou. - à l’Ouest du musée historique de la ville (ancien bâtiment Papantou) et de part et d’autre du rempart du Kastro, on a mis au jour des sections de rempart, des parties de maisons, un puits, une fosse-dépotoir, un segment de canalisation et des sépultures, dont la datation s’échelonne entre l’époque protobyzantine et la période postbyzantine. - à l’angle des rues Sekeri et Lachana, on a dégagé les vestiges d’un complexe architectural composé de deux pièces couvertes et de deux structures de petites dimensions, sur les côtés Nord-Ouest et Sud-Est du bâtiment. Sur le plan de la ville daté de 1887, ces constructions sont identifiées à des structures portuaires.

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À Néa Anchialos, où se situe l’ancien siège épiscopal de Thèbes de Phthiotide, A. Dina (7e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de fouilles de sauvetage, entre 2006 et 2008, qui ont permis de mettre au jour des vestiges de la ville protobyzantine : sur la place centrale de Néa Anchialos, on a mis au jour les vestiges de bâtiments annexes de la neuvième basilique protobyzantine (milieu Ve s. apr. J.-C.). Il s’agit de pièces de stockage, d’après les fragments de pithoi, de vases et de lampes décorées trouvés à l’intérieur. sur le terrain Drosopoulou, on a dégagé les vestiges de bâtiments de stockage : 10 murs, dont trois en pierre, trois sols revêtus de dalles de terre cuite, ainsi qu’une vasque en marbre ont été mis au jour. Le mobilier comprend deux pithoi, une grande quantité de céramique, des fragments de vases en verre, ainsi que des monnaies de bronze de l’époque protobyzantine. à l’angle des rues 30is Iouliou et Pyrasou, on a dégagé des segments de canalisation, des citernes, des tombes à ciste, des sculptures, ainsi qu’un segment de fortification d’une largeur de 2 m accolée à une tour carrée. sur le terrain V. Kouphalidaki et A. Kountouri, on a mis au jour un segment du proteichisma du rempart (long. 15 m ; larg. 1,30 m). sur le terrain Kanari, rue Eleutherias, au Sud du proteichisma, on a fouillé des vestiges de construction avec un sol en dalles de terre cuite. Au niveau des fondations de l’un des murs, on a trouvé un poids en plomb, probablement daté du IVe s. apr. J.-C. et portant l’inscription ΑΥΡΗΛΙΩΝ/ΕΡΜΗ Κ/ΑΙ ΝΕΙΚΟ/ΜΑΧΟΥ. sur le terrain A. Mouka et P. Exarchou, à l’angle des rues 30is Iouliou et Tsitsina, on a dégagé les vestiges d’un bâtiment de l’époque protobyzantine, avec des sols en dalles de terre cuite, dont on a identifié deux états. Des sépultures avaient été aménagées dans l’une des pièces : trois tombes à tuile, une sépulture d’enfant en enchytrisme et une tombe à fosse. Le bâtiment était fondé sur un espace déjà utilisé pour des sépultures à une époque antérieure : la suite de la fouille a mis au jour trois tombes à ciste et huit tombes à tuile – on y a recueilli 21 vases en verre, des oinochoés, des fragments de lampes et des tessons de céramique protobyzantine.

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Près de la plage de Néa Anchialos, A. Dina (7e éphorie des antiquités byzantines) a poursuivi, entre 2006 et 2008, la fouille des terrains Bina et Ioannou, sur lesquels on avait mis au jour la basilique de Martyrius. On a dégagé une partie d’une villa luxueuse, orientée Nord-Est/Sud-Ouest, qui était organisée autour d’une cour péristyle dallée de marbre. En façade du bâtiment se trouvaient trois pièces. La pièce centrale, qui avait un sol de mosaïque, avait une largeur double par rapport aux pièces latérales avec lesquelles elle communiquait. On a trouvé trois bases de colonnes en marbre en place et une base déplacée, plusieurs fragments de futs lisses de colonnes, trois chapiteaux et sept impostes ornées sur les deux faces de feuilles d’acanthe. Le décor sculpté de ces blocs suggère une datation postérieure au VIe s. apr. J.-C. Un égout d’une longueur de 12 m longeait l’extérieur de la villa : il aboutissait à la mer en traversant le rempart, dont un segment a été mis au jour (long. 27 m ; larg. 1,30 m). Lors de la fouille, on a recueilli des fragments de dalles de chancel sculptées sur les deux faces, des chapiteaux ioniques, des impostes, des fragments de colonnes en marbre, des seuils, des autels, des vasques, des éléments de placage, des tessons, des fragments de pithoi et de lampes, des vases en verre, des objets métalliques et un trésor de 108 monnaies de bronze, dont la majorité sont des 16-nummii de Justinien, frappés à Thessalonique.

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Près de la plage de Néa Anchialos, A. Dina (7e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2008 une fouille de sauvetage sur le terrain Papoutsi et mis au jour une partie de la nécropole protobyzantine. On a dégagé 69 tombes à tuile, 6 tombes à ciste et une urne cinéraire. Le mobilier comprend une fibule et un bracelet en bronze, des perles, des boucles d’oreilles, des fragments de lampes, d’oenochoés, d’amphores, de skyphoi, de petites amphores et d’autres tessons de l’époque protobyzantine. Dans la partie Sud-Ouest du terrain, on a dégagé une chaussée (dim. 4,30 x 8 m). Par ailleurs, les fouilles de sauvetage sur plusieurs terrains de la ville de Néa Anchialos ont permis de mettre au jour 97 nouvelles tombes de l’époque protobyzantine, appartenant principalement au type de la tombe à tuile et de la tombe à ciste. Dans deux cas de tombes à ciste, on a retrouvé une dalle de couverture comportant une inscription, l’une de l’époque romaine tardive, l’autre des Ve-VIe s. apr. J.-C. (voir carte de localisation des terrains).

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Dans la région de Tempi, S. Sdrolia (7e éphorie des antiquités byzantines) a mené une fouille de sauvetage dans le cadre de la construction de la route nationale au lieu-dit Chani Kokonas ou Tsiriga Choraphia et mis au jour les vestiges de plusieurs ensembles datés de l’époque protobyzantine, situés à très peu de distance les uns des autres : sur les pentes, on a mis au jour une carrière de marbre blanc (cf. Chronique, n. 1981) à l’Ouest de la carrière, on a dégagé les vestiges d’un habitat protobyzantin, ainsi qu’une petite partie d’une nécropole. sur le sommet, on a mis au jour cinq tombes à ciste orientées Est-Ouest et comportant plus d’une sépulture chacune. On mentionne particulièrement la tombe la plus au Nord, qui comporte une sépulture chrétienne, accompagnée d’une monnaie de Justinien. Dans la même tombe, des ossements ont été rassemblés à un niveau inférieur, et accompagnés d’un trésor de 24 monnaies de bronze du IVe s. apr. J.-C. à une distance de 50 m à l’Ouest de la nécropole, on a mis au jour les vestiges d’un pressoir à vin. L’ensemble était constitué d’une cuve principale (ληνός, dim. 5,50 x 8,20) et de la cuve inférieure (υπολήνιο, dim. 1,50 x 2,40 m) comportant la partie inférieure d’un pithos au fond. Un bâtiment orthogonal (dim. 9 x 8 m) était utilisé comme pitheonas. La dernière phase d’utilisation de ces installations, d’après la céramique et les monnaies, date de l’époque justinienne. à peu de distance du pressoir, on a dégagé les vestiges d’un four de potier (dim. 1,50 x 1,60 m), dont on conserve la sole rectangulaire qui présente trois rangées d’orifices. Les sondages autour du four ont livré, sous une couche de pierres, un ensemble de 50 monnaies de Constant II (324-361 apr. J.-C.) et d’autres monnaies s’échelonnant jusqu’au VIe s. apr. J.-C.

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Dans la région de Livadi, L. Deriziotis et S. Kougioumtzoglou (7e éphorie des antiquités byzantines) ont poursuivi de 2006 à 2008 leurs recherches sur le site de Kastri, où on situe la ville protobyzantine de Dolichè. La fouille s’est concentrée sur le bâtiment E, près du rempart oriental, et sur la basilique Γ, sur l’acropole. Près du rempart oriental, la fouille a mis au jour une série de constructions relevant de deux phases distinctes et interprétées, d’après le mobilier, comme des espaces de stockage et des ateliers. Le bâtiment E (dim. 4,50 x 8,95 m) est constitué de deux pièces (E1 et E2) qui communiquent entre elles par une porte. Il est construit en moellons et blocs de remploi. Les sondages en profondeur ont montré que ce bâtiment était fondé sur les vestiges d’un bâtiment antérieur, d’après la céramique et les monnaies de l’époque romaine qui ont été trouvés. Entre le niveau des fondations du bâtiment protobyzantin et le niveau d’abandon du bâtiment d’époque romaine, on a mis au jour deux petites tombes à ciste comportant les squelettes de nourrissons, sans mobilier. La fouille s’est poursuivie au Sud du rempart, révélant un bâtiment délimité par quatre rues, ce qui atteste l’existence d’un système organisé d’îlots d’habitations et de rues. Seule la rue 4 présentait un dallage soigné. À l’Ouest de ces constructions, on a dégagé une tour semi-circulaire servant de bastion à une petite porte, qui mène à l’acropole, par l’intermédiaire d’un escalier qui longe la rue 3. Sur l’acropole, les recherches se sont concentrées sur la fouille de la basilique Γ, à trois nefs (dim. 15,30 x 10,40 m), dont l’orientation Nord/Nord-Est a été dictée par la pré-existence de la rue 3 qui menait vers la porte du rempart. De nombreux remplois de blocs antiques ont été observés dans l’élévation de la basilique. On a trouvé des fragments de colonnes à fût lisse, des chapiteaux composites et une imposte appartenant au décor architectural. Des fragments d’enduits ont été recueillis dans le narthex. La fouille a par ailleurs révélé une abside (rayon 2,60 m) orientée vers le Sud-Ouest, en avant de la porte menant à la nef centrale. Elle appartient vraisemblablement à un état de construction antérieur, auquel appartiennent également d’autres vestiges de murs mis au jour dans la nef centrale et dans les nefs latérales. On a découvert, dans les niveaux fouillés, des petits autels, des fragments d’inscriptions, une petite base de statue féminine inscrite, un fragment de stèle honorifique, un fragment de relief en marbre, un fragment de statue, tandis que l’espace de la basilique même a livré une stèle honorifique représentant un cavalier et un couvercle de sarcophage d’enfant. L’ensemble de la basilique était couvert d’une épaisse couche de cendres : la destruction du monument a dû survenir, comme pour les autres bâtiments de l’acropole, au VIIe s. apr. J.-C. Parmi les inscriptions mises au jour, on signale particulièrement un décret mentionnant le sanctuaire d’Héraklès Kynagis (no d’inv. Λ55, fin du IIIe ou du début du IIe s. av. J.-C.), des actes d’affranchissements de l’époque romaine (datés de 80-50 av. J.-C. à 28 apr. J.-C.) et une lettre de Paul-Émile s’adressant aux magistrats de Gonnoi (168 av. J.-C.).

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Dans le centre de Larissa, M. Kontogiannopoulou et M. Vlachaki (7e éphorie des antiquités byzantines) a mené une fouille de sauvetage à l’angle des rues Papanastasiou et Kyprou et a mis au jour un segment du rempart avec deux tours de la ville protobyzantine. L’une des tours est préservée sur tout son pourtour (dim. 4 x 4,30 m ; épaisseur murs 1,02 m ; haut. 1,3-1,5 m), tandis que la seconde n’est préservée que partiellement. La distance entre les deux tours atteint 31,60 m, sur laquelle le rempart, préservé en fondations, n’est visible qu’en deux points (larg. 2,1 m ; longueur totale 13,60 m ; haut. 1,02 m) : une petite section contre la tour orientale et une autre section entre les deux tours. Il est construit en appareil de moellons, mêlés à du mortier, des fragments de brique et de tuiles ainsi que des remplois. La surface supérieure du rempart est recouverte d’une couche de mortier de chaux indique peut-être le départ de l’élévation. Dans la partie Sud-Ouest du terrain, c’est-à-dire en dehors de la ville protobyzantine, la fouille a mis au jour 14 tombes à tuile ne comportant pas de mobilier et une fosse contenant une inhumation secondaire. La comparaison de cette section du rempart à d’autres sections dégagées dans la ville de Larissa suggère une datation à la fin du Ve s. apr. J.-C. Cette découverte permet de tracer le pourtour de la fortification protobyzantine et d’en estimer la longueur totale (approx. 1930 m), englobant une surface de 21-23 ha.

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En 2008, S. Sdrolia et R. Lim (7e éphorie des antiquités byzantines) ont mené des sondages à l’intérieur du Bezesteni de Larissa, situé sur la colline de Phrourio, en vue d’un projet de restauration du bâtiment qui fut construit dans les années 1484-1506 pour servir de marché central jusqu’en 1799 où il fut détruit par un incendie.  Après avoir été utilisé pour y entreposer du matériel militaire, il abrita de 1930 à 1962, le musée Archéologique de Larissa, puis, jusqu’en 2008, les entrepôts et les laboratoires de restauration de la 7e éphorie des antiquités byzantines. Les sondages ont révélé que l’intérieur du bâtiment, qui était constitué d’un grand espace, comportait un sol de dalles de terre cuite, complété par endroits par des pierres. Ce sol constituait un couloir de 2 m de largeur qui parcourait la longueur de la salle à une distance de 2 m des murs extérieurs, laissant un espace pour les piliers centraux qui soutenaient la voûte. La terre entre le sol et les murs étaient retenus par des murets qui ont pu servir à l’aménagement de banquettes pour exposer les marchandises lors de la dernière phase d’utilisation du marché (fin XVIIIe – fin XIXe s.). On a également mis au jour les bases à trois degrés des piliers centraux, sur une hauteur de 1 m et pu déterminer que la pièce accolée au côté Nord du bâtiment est fondée à une hauteur de 1 m au-dessus du sol du marché et appartient donc probablement à une phase ultérieure à l’utilisation du bâtiment comme marché.

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À Peparethos, l’Asclépieion fait l’objet en 2007-2008 d’une opération de mise en valeur par une équipe menée par A. Doulgeri-Intzesiloglou (XVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques), au cours de laquelle a été mis au jour le portique en pi qui entoure le sanctuaire dont un plan restitué avait déjà été proposé en 2003. L’aile Sud présente une largeur de 12 m et a été mis au jour sur toute sa longueur (mur ext. 38 m ; mur int. 30 m environ). Elle est divisée en trois pièces qui communiquent entre elles par des portes dont le passage est marqué par des seuils en pierre ; deux de celles-ci sont de dimensions égales (long. 7,20 m ; larg. 6,50 m), les dimensions de la troisième n’ont pas encore été confirmées. L’aile Ouest, large de 10 m, a été dégagée sur une longueur de 18 m et semble avoir été un espace ouvert sur la cour, sans pièces fermées. À l’intérieur de la cour, la fouille a mis au jour un stylobate constitué de douze blocs de fondations sur le côté Sud et Sud-Ouest (long. 24,50 et 5 m). Aucun autre élément permettant de restituer l’élévation des colonnes n’a été mis au jour, à part un chapiteau dorique en poros retrouvé sur le sol de la pièce orientale de l’aile Sud, mais qui pourrait provenir d’un monument votif et non de la colonnade. Il a en effet été montré lors des fouilles précédentes que des monuments votifs avaient été placés le long du mur externe Nord de l’aile Sud. Une nouvelle base de monument a d’ailleurs été mise au jour à proximité des bases déjà connues. Dans tous les espaces de l’Asclepieion, le sol est en terre battue. À l’intérieur des pièces et dans l’aile du portique, celui-ci est recouvert d’une couche de destruction comportant des tuiles laconiennes et des pierres. De nombreuses tuiles sont timbrées et portent le nom au génitif ΑΣΚΛΗΠΙΟΥ. D’autres tuiles portent l’inscription ΙΕΡΟΣ et ΔΗΜΟΣΙΟΣ. Dans la partie orientale de la cour, à un niveau inférieur au sol de terre battue, la fouille a dégagé une structure rectangulaire (long. 2,55 m ; larg. 1,50 ; haut. conservée 0,50 m), construite en moellons et petits blocs taillés, autour de laquelle cinq cols amphores de type Péparethos I ont été placés debout. Elle a été interprétée comme une eschara ou un autel sacrificiel. Par ailleurs, la découverte, au Sud de cette structure, d’un sol de galets situé à une profondeur de 0,50 m par rapport à celle-ci, d’une base en poros, ainsi que de segments de murs fondés à un niveau inférieur, atteste l’existence d’une phase antérieure. La majeure partie de la céramique recueillie est constituée de vases usuels (amphores, vaisselle de banquet, lampes et autres) datant du IVe s. av. J.-C., mais on relève également une grande quantité de céramique fine attique à figures rouges des Ve-IVe s. av. J.-C., notamment des cratères à volutes à décor figuré. Le mobilier comporte par ailleurs des pesons en terre cuite, des fragments de sculptures en marbre, mais très peu de figurines en terre cuite. Environ 60 monnaies des Ve-IVe s. ont été recueillies.

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À Mascholouri, dans la région de Sophades, M. Vaïopoulou (XXXIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2008 des fouilles de sauvetage à deux endroits, espacés d’environ 400 m, à l’occasion des travaux d’installation du gaz naturel : Le premier sondage archéologique a donné lieu à la découverte d’un édifice de plan allongé (long. 18 m), dont trois pièces ont été dégagées (fig. 1). D’après le mobilier retrouvé sur place, deux des pièces servaient au stockage : on y a retrouvé deux pithoi et une marmite métallique. Très peu de céramique fine a été recueillie. On a identifié l’édifice à une maison du l’HM III – HR I. Le second sondage a livré un édifice (dim. 19,45 x 7 m) constitué de deux pièces (fig. 2). La céramique qui lui est associée remonte à l’HR I-II, mais on a identifié une phase d’occupation plus ancienne au Nord de l’édifice et autour de celui-ci.

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Sur le site de la Magoula d’Imvrou Pigadi, A. Kyparissi-Apostolika (Éphorie de paléoanthropologie et de spéléologie en Grèce du Sud) a poursuivi en 2008 la fouille dans le secteur 3, ouvert en 2007, pour s’arrêter à une profondeur de 1,97 m. Elle a recueilli les mêmes catégories de matériel que l’année précédente mais en plus grand nombre : de la céramique, des outils lithiques, des lames de silex et d’obsidienne, quelques figurines en terre, un nombre suffisant d’ossements et quelques coquillages, ainsi que des charbons. On ne compte en revanche aucun vestige architectural.

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Sur le site de la Magoula Koutroulou, A. Kyparissi-Apostolika (Éphorie de paléoanthropologie et de spéléologie en Grèce du Sud) a poursuivi, en 2008, la fouille du carré θ1, c’est-à-dire dans la partie Ouest du deuxième bâtiment découvert dans la tranchée θ. Dans l’angle Nord-Est de ce carré, un mur de pierres qui forme un angle, orienté Sud-Est/Nord-Ouest et et Sud-Ouest/Nord-Est correspond à l’angle Sud-Est de la maison de la deuxième phase d’occupation qui a été identifiée en H1. On se demande si, plus bas, il y a encore une phase d’occupation, comme il semble y avoir en H1, puisque on rencontre déjà ici des pierres disposées en parallèle, hormis le mur susmentionné. La fouille s’est arrêtée à une profondeur de 2,30 m. Dans tout le reste de l’espace fouillé se trouvaient des petites structures en creux (des thékès) destinées à accueillir des pithoi, ainsi qu’une abondante céramique du Néolithique Moyen, des outils et des ossements.

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À Volos, dans le cadre de l’aboutissement des travaux de construction du périphérique de Volos, au lieu-dit Kazanaki, St. Alexandrou (XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené une fouille de sauvetage à environ 150 m au Nord de la tombe à chambre mycénienne et a mis au jour 15 sépultures datées de la fin de l’époque hellénistique et de l’époque romaine. On a fouillé sept tombes à tuile, six tombes à fosse et deux tombes à ciste. La plupart des tombes renfermaient deux sépultures successives, et dans certains cas, des réductions ; on y a recueilli de la céramique commune et de la céramique à vernis noir, des monnaies de bronze, des objets en bronze, des boucles d’oreille en or, une lamelle en or et une monnaie en or, des poignards en fer, des anneaux et des clous en fer.

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Dans le secteur de Nea Ionia au Nord de Volos, P. Triantaphyllopoulou (XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2008 une fouille de sauvetage sur le terrain Kapetania, situé dans la rue Kolokotroni et a mis au jour des vestiges de la nécropole qui s’étend à l’Ouest du torrent Xiria. On a dégagé dix tombes à ciste et une tombe à tholos de l’époque protogéométrique et de l’époque classique. La tombe à tholos (diam. 2,20 m) est conservée à faible hauteur (0,55 m) et son entrée au Nord Est était fermée par une dalle posée de chant : il s’agit d’une sépulture multiple, où les défunts avaient été déposés sur le sol en terre battue, mais aucun squelette n’a été retrouvé en place. On pense qu’il s’agit d’inhumations et de crémations secondaires. Le mobilier date de l’époque protogéométrique et compte uniquement des vases (cruches, skyphoi, skyphoi-canthares). De même les tombes à ciste qui datent de la même époque contenaient des sépultures multiples (deux à quatre) et comportaient de la céramique, un poignard en bronze et des épingles en bronze. Les tombes de l’époque classique contenaient habituellement une seule sépulture, sauf dans un cas de sépulture triple et un cas de sépulture double – dans ce dernier cas, l’une des sépultures remontait à l’époque protogéométrique.

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Dans le secteur de Démétrias antique, P. Triantaphyllopoulou (XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2008 une fouille de sauvetage sur le terrain Gkamplia, situé dans la rue Aghiou Triantaphyllou et a mis au jour des vestiges de constructions de l’époque romaine : deux maisons qui n’ont été que partiellement fouillés, puisqu’elles s’étendaient au-delà du terrain de fouille. Les murs présentent une maçonnerie puissante de blocs taillés et non taillés, de matériaux de remploi et de mortier de chaux. L’un des murs est fondé sur un mur appartenant à la phase hellénistique, construit en appareil soigné de blocs taillés. Ce dernier est contemporain d’un stylobate qui lui est parallèle et qui préserve, à son extrémité, une base de colonne ionique. On a recueilli principalement de la céramique commune des IIe-IIIe s. apr. J.-C.

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Dans le secteur de Démétrias, P. Triantaphyllopoulou (XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2008 une fouille de sauvetage sur le terrain Kontomina, situé dans la rue Leukosias et a mis au jour des vestiges de construction de l’époque hellénistique, ainsi que trois tombes à ciste et la base en marbre d’une stèle funéraire, de la même époque. On a dégagé, à une profondeur de 0,50 m, un espace délimité par quatre murs de moellons préservés sur une faible hauteur (dim. 7 x 6 m) et appartenant à une construction qui s’étendait au-delà des limites du terrain. Le sol de la pièce était en argile compacte et on y a retrouvé un foyer construit. À l’intérieur de cet espace on a dégagé trois tombes à ciste orientées Nord-Est/Sud-Ouest et recouvertes de dalles de schiste. Deux des tombes contenaient plus d’une sépulture : l’une comportait une sépulture à enchytrisme datée de la fin du Ier s. av. J.-C., l’autre contenait de la céramique qui date également du Ier s. av. J.-C., ainsi qu’un miroir en bronze, deux unguentaria en verre, des anneaux en bronze et des clous en fer. La troisième tombe ne comportait pas de mobilier. Les types de vases recueillis indiquent que la phase principale d’utilisation des tombes était la fin du Ier s. av. J.-C. et les sépultures antérieures datent du IIe s. av. J.-C. Au Sud-Est des tombes à ciste et à l’extérieur du bâtiment, on a dégagé une base de stèle funéraire qui date du IIe s. av. J.-C.

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Dans le secteur Nord de la ville antique de Démétrias, P. Triantaphyllopoulou (XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2008 une fouille de sauvetage sur le terrain I. ELeutheriadi et N. Psophogiorgou, rue Peukakion, et a mis au jour les vestiges d’un édifice de l’époque hellénistique (dim. 14 x 10,50 m), dont quatre pièces ont été mises au jour, mais qui se poursuivait au Nord et à l’Est au-delà du terrain fouillé. Il est remarquable qu’aucun mobilier n’a été retrouvé ; seuls des fragments de chapiteaux ont été trouvés en remploi dans les pièces Nord-Est, Nord-Ouest et Sud-Est.

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Dans la ville antique de Démétrias, P. Triantaphyllopoulou (XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2008 une fouille de sauvetage sur le terrain Makropoulou, situé rue Palatiou, où on a dégagé une tombe à ciste et des vestiges de construction de l’époque classique.

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À Almyros, sur le site de la ville antique de Halos, R. Reinders, Zoï Malakassioti et V. Rontiri (XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques et Institut hollandais à Athènes) ont poursuivi en 2008 la fouille systématique dans la ville basse hellénistique. Les travaux ont porté sur la fouille partielle d’une maison hellénistique, la « Maison à la baignoire » (fig. 1), qui se trouve sur un champ qui a été exproprié. On a dégagé les fondations de murs qui complètent le plan de l’édifice. Le sol des pièces n’était pas toujours visible, puisqu’il était constitué de la roche naturelle et de pierres. La plupart des murs présentaient un parement externe et un parement interne. Parmi le mobilier recueilli en 2008, on mentionne 50 monnaies qui confirment la date de destruction de la maison. On a également recueilli une grande quantité de céramique (amphores, pithoi, et céramique usuelle), des outils en fer et des fragments de meules. Ces objets permettent de suggérer les fonctions des pièces de la maison. Notamment, la pièce G était la pièce centrale de la maison, dans laquelle on a mis au jour une structure circulaire en galets de rivière qui semble être une partie d’un édifice à abside d’époque géométrique, puisqu’elle est fondée à un niveau inférieur. On a également trouvé dans cette pièce deux blocs portant les inscriptions ΕΠΙΔΟΣΙΣ et ΕΠΙΔ… La relation de ces inscriptions avec la maison n’a pas été déterminée. Dans la pièce D, la découverte de 20 monnaies et de stucs provenant du revêtement des murs indiquerait une fonction particulière de la pièce, tandis que les traces d’une baignoire dans la pièce E, qui ont donné son nom à l’édifice, suggèrent une salle de bain. À l’entrée de la pièce A, on a recueilli de nombreux clous en fer et d’outils agricoles qui suggèrent son utilisation pour l’entrepôt d’outils. La pièce H était dévouée au stockage, deux des cinq fosses circulaires accueillaient des pithoi.

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À Pharsale, S. Karapanou (XVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2008 une fouille de sauvetage sur le terrain des frères Loukoutou, situé à l’angle des rues Athinas et 25is Martiou et a mis au jour les vestiges de trois édifices et de deux rues antiques. L’édifice A est une maison hellénistique composée de 7 pièces qui longent les côtés Ouest et Sud d’une cour centrale. Les murs extérieurs Ouest et Sud ont été mis au jour sur une longueur de 26,30 m et de 23,70 m et présentent des fondations en dalles de schiste. L’élévation des murs présente deux parements, un parement extérieur en appareil soigné de gros blocs de taille et un parement interne en appareil de moellon, recouvert de mortier de chaux. L’une des pièces avait un sol en briques posées de manière serrée et revêtu de mortier hydraulique, une autre pièce avait un pavement de dalles calcaires, deux pièces avaient un foyer en argile, une autre pièce (6) avait un sol partiellement dallé tandis qu’en contact avec l’extrémité du dallage on a dégagé une structure rectangulaire  (1,43 x 1,23 m) en fragments de briques plantées dans du mortier hydraulique et dans l’autre moitié de la pièce on a trouvé trois pithoi enfoncés dans le sol. De l’édifice B, on ne conserve que le mur extérieur oriental, sur une longueur de 23,30 m et une hauteur de quatre assises de blocs de taille de calcaire. Le mur avait également une fonction de soutènement et incorporait un segment plus ancien dans sa construction. Entre les deux édifices, on a mis au jour la rue I (cf. Chronique, n. 4717), orientée Nord-Sud, et la rue II, orientée Est-Ouest. La rue II a été dégagée sur une largeur de 8,65 m et elle longeait le côté Sud de l’édifice A. Les deux rues présentaient six niveaux successifs de chaussée, sur une épaisseur de 1,20 m, constitués de terre compacte, de graviers, de déchets de taille, de fragments de briques et de tuiles et de tessons de céramique. Entre l’extrémité Ouest de la rue I et le mur oriental de l’édifice B, on a mis au jour une borne, un horos en grès jaune, conservé sur une hauteur de 1,30 m et posé sur une base en calcaire (fig. 1). À proximité de la borne, on a trouvé un chapiteau archaïque en grès. Près de la paroi Sud du terrain fouillé, on a dégagé l’angle Nord-Ouest de l’édifice Γ, ainsi qu’un égout orienté Nord-Est/Sud-Ouest. Il est à noter que l’orientation de cet édifice est différente de celle des édifices A et B. Par ailleurs, des sondages plus profonds à l’intérieur des édifices A et B ont révélé les vestiges d’un mur appartenant vraisemblablement à un bâtiment à abside de l’époque archaïque. Le mur n’était conservé qu’en fondations et semblait se poursuivre au-delà du mur Sud de l’édifice A. Un deuxième mur, orienté Nord-Sud, fondé sur un niveau de l’époque mycénienne, a été mis au jour sous la pièce 3 de la maison A.

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À Pharsale, S. Karapanou (XVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2008 une fouille de sauvetage sur le terrain des frères Arsenopoulou et a mis au jour les vestiges d’un grand édifice de l’époque hellénistique : trois cours, douze pièces et des parties de six autres pièces qui se poursuivent au-delà du terrain ont été dégagées. Le mobilier associé aux pièces a permis d’identifier deux salles de banquet avec des sols pavés de mosaïque, un petit sanctuaire et une cuisine. Le mur Nord du bâtiment a été perturbé à l’époque postbyzantine, mais on conserve une entrée dans l’angle Nord-Est, qui mène à un couloir étroit dans le portique Est de la cour, elle-même entourée par des portiques sur trois de ses côtés et dont le sol est traversé par une canalisation ouverte. Au Sud de cette cour, on a identifié deux salles de banquet : la pièce κ (dim. 5,40 x 5,20 m), ornée d’un sol en mosaïque de galets et de stucs polychromes aux murs (fig. 1) et la pièce ι (dim. 12,10 x 4,80 m), ornée d’un sol en mosaïque qui comporte des motifs végétaux. Lors de la fouille de la cour (dim. 6,70 x 4.80 m), on a découverts des bases de piliers incorporés dans les fondations des murs des pièces. Au Sud des salles de banquets, se trouvait une deuxième cour orthogonale, bordée par des pièces au Sud ; à l’Ouest du bâtiment, se trouvait un troisième espace à ciel ouvert, au Sud duquel on a dégagé la partie Nord d’un petit sanctuaire, constitué d’une petite pièce accessible par le Sud et dont le sol était traversé par une canalisation. À l’intérieur, on a dégagé un petit autel carré en pierre, et, sur le sol, des figurines, parmi lesquelles deux statuettes en marbre d’Aphrodite et deux en terre cuite dont l’une était Énodeia-Hécate. Au centre de la cour se trouvait une base de stèle ou d’autel, entourée d’un encensoir en terre cuite, un fragment d’une phiale en terre cuite dorée, ainsi qu’un ensemble de figurines. Dans la partie Nord de la cour se trouvait une vasque en grès enfoncée dans le sol et recouverte d’un couvercle en pierre. Des sondages effectués dans trois pièces de l’édifice ont révélé des murs en pierre de l’époque classique et du début de l’époque hellénistique, un sol pavé, ainsi que deux niveaux successifs de la chaussée d’une rue en terre compacte et déchets de taille, et, à des niveaux plus profonds, on a identifié des couches appartenant à l’Âge du Bronze.

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Dans le cadre de travaux municipaux pour le tracé de nouvelles rues et de nouveaux îlots d’habitations à l’Ouest de Pharsale, St. Katakouta (XVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2007 et 2008 des fouilles de sauvetage et a mis au jour 35 tombes appartenant à la nécropole occidentale de la ville antique de Pharsale. Parmi celles-ci, on compte 27 tombes à ciste, une tombe à tholos, deux enclos funéraires et cinq urnes cinéraires. Elles se trouvent immédiatement au Nord de la tombe à tholos de l’époque archaïque fouillée par N. Verdelis dans les années 1950. Il s’agit d’une zone funéraire organisée d’époque préhistorique, où l’on avait déjà fouillé une tombe à tholos auparavant. Les tombes sont orientées Est-Ouest et organisées en groupes, où étaient inhumés des adultes aussi bien que des enfants. Les tombes abritaient une à plusieurs inhumations, avec ou sans réductions de sépultures antérieures. Le mobilier recueilli à l’intérieur des tombes permet de dater celles-ci entre l’époque submycénienne et l’époque protogéométrique.

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À Néa Anchialos, A. Dina (7e éphorie des antiquités byzantines) rend compte des fouilles de sauvetage au cours desquelles ont été mis au jour des vestiges de la nécropole protobyzantine de Thèbes de Phthiotide. Sur le terrain Papoutsi, situé rue Maltezou, on a dégagé 67 tombes et un vase funéraire. Parmi les tombes, on compte 62 tombes à tuile et cinq tombes à fosse. Elles sont principalement orientées Est-Ouest. Le mobilier comporte une monnaie, des bijoux en bronze, un objet en plomb, un anneau en fer et de la céramique protobyzantine. Sur le terrain Samoureli, situé rue Zlatanou, on a dégagé 17 tombes à tuile et trois tombes à ciste de l’époque protobyzantine. Elles sont orientées Est-Ouest, sauf dans quatre cas (Nord-Sud). Les tombes sont toutes couvertes de dalles en pierre, et dans une tombe à ciste, une des dalles employées était une stèle funéraire en marbre à fronton, vraisemblablement de l’époque romaine. Elle représente un jeune homme tourné vers la droite, portant un chiton et tenant un stylet et un sac. L’inscription se lit comme suit : ΕΥΛΙΜΕΝΕ ΗΡΩΣ/ΧΡΗΣΤΕ ΧΑΙΡΕ/ΕΤΩΝ ΙΗ. Sur le terrain Sarsoni, rue Diamantopoulou, on a découvert 40 tombes : on en a fouillé 33 et deux vases funéraires. Les tombes comptent 30 tombes à tuile, deux tombes à ciste et une tombe à fosse ; les squelettes qu’elles renfermaient sont en très mauvais état de conservation. Elles comportaient très peu ou pas de mobilier : on mentionne néanmoins quelques bijoux en bronze, une monnaie en bronze, des unguentaria, des fragments de vase en verre et une masse ferreuse. Sur le terrain Phytili, rue El. Venizelou, enfin, on a dégagé 27 tombes à tuile, orientées Est-Ouest.

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Dans la commune de Kalogriana, M. Vaïopoulou (XXXIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2008 une fouille de sauvetage sur le champ Ap. Papalitsa qui a livré les vestiges d’un habitat préhistorique du Néolithique Récent. On a notamment identifié des traces de feu, des masses d’argile, les fondations en pierre d’une maison, ainsi qu’une sépulture déposée dans une fosse. La fouille s’est poursuivie en 2009.

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Dans la région du village de Mavrommati, Ch. Tselios (XXXIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2007-2008 une fouille de sauvetage à l’Est de la commune et près de la route qui relie Karditsa à Mouzaki, où un sondage précédent avait livré de la céramique et des figurines du Bronze Récent (Chronique, n. 1108). À une profondeur comprise entre 0,76 et 1,06 m de la surface actuelle du sol, la fouille a mis au jour près de 70 vases en place et entiers, ainsi que des tessons d’autres vases. Ils étaient debout ou allongés et placés autour d’une base carrée de faible hauteur construite en petits galets (dim. de la base 0,20 x 0,20 m). Les vases étaient principalement des imitations locales de vases mycéniens, des skyphoi hémisphériques à anses horizontales. On a également retrouvé des fragments de figurines de bovidés, des cercles appartenant à des kernoi, et un grand rhyton en forme de taureau avec l’embouchure au niveau de la tête et des orifices d’écoulement au niveau du museau. Le mobilier permet de dater l’utilisation du site dans la seconde moitié de l’HR IIIA et de l’identifier à une aire d’offrandes. L’absence de vestiges architecturaux suggère qu’il s’agissait d’un sanctuaire de plein air.

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Près de la commune d’Achladia, au lieu-dit Manna, Ch. Karagiannopoulos (XXXIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené une fouille de sauvetage sur le champ de Lambros Dimos et a mis au jour une tombe à tuile de l’époque romaine tardive et le mur Nord d’une structure aux parois fines, identifiée à un bassin où était entreposée de l’argile.

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Dans la région de Rachoula, Ch. Karagiannopoulos (XXXIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2008 la fouille de sauvetage sur le champ Dimitrou, situé au lieu-dit Mavrogia-Xirokampos, sur lequel on avait mis au jour une tombe à tholos du Bronze Récent. On a poursuivi le dégagement des remblais constituant le tumulus afin de mettre au jour le périmètre de la chambre funéraire, jusqu’à une profondeur de 5,60 m. Les parois du périmètre sont effondrées dans la partie orientale. La céramique recueillie, des tessons de céramique commune et des tessons de vases à boire, date du Bronze Récent. Près du centre de la chambre funéraire, vers l’Ouest, on a dégagé une fosse carrée (2,40 x 2,40 m) qui comportait des cendres, des matières organiques brûlées, des charbons, des fragments de petits os, probablement d’animaux, ainsi que des matériaux de construction de la tombe.

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Dans la forteresse byzantine de Trikala, K. Mantzana (19e éphorie des antiquités byzantines) a effectué en 2008 deux sondages à l’intérieur de la forteresse : Au troisième niveau et près de la réserve de poudre, on a mis au jour les vestiges d’un mur orienté Nord-Sud, une structure circulaire délimitée par douze pierres plates et formant peut-être un foyer, et, enfin, une troisième structure en briques à l’intérieur de laquelle on a retrouvé de la poudre, ce qui permettrait de l’identifier à un conduit qui aurait amené la poudre jusqu’au meurtrières. Près de la porte du troisième niveau, on a dégagé un segment de mur appartenant probablement à une phase plus récente et associé à de la céramique à glaçure et de la céramique commune, datées de l’époque post-byzantine.

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