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Dernières notices ajoutées par région : Grèce centrale
En 2005, les fouilles dans le sanctuaire de Kalapodi ont été poursuivies sous la direction de W.- D. Niemeier en collaboration avec R. Felsch. La fouille s’est focalisée dans la région du temple archaïque Sud construit aux alentours de 570/560 av. J.-C. et détruit par les Perses vers 480 av. J.-C. Parmi le mobilier recueilli dans la couche de destruction on note un aboutissement de sceptre ou bâton en bronze en forme de tête de bélier et des fragments d’une monture de cheval. La superstructure d’un temple Géométrique tardif - Protoarchaïque a été nivelée et réutilisée comme sol pour un sanctuaire provisoire qui utilisa comme autel l’abaque d’un chapiteau dorique. Un certain nombre d’objets métalliques (offerts ou utilisées pour les repas cultuels) ont été trouvés autour du chapiteau. La découverte d’une cotyle corinthienne donne un terminus post quem pour la destruction de ce temple vers 595/590 – 570 av. J.-C. tandis que pour sa construction, la céramique découverte donne un terminus post quem vers 740-720 av. J.-C.  Une structure circulaire avec un trou au milieu, découverte plus bas entourée d’objets métalliques, semble être encore un autel en plein air où l’on déposait des offrandes et faisait des libations. Sous le plus bas des sols associés à cet autel, la céramique découverte date du IXe jusqu’ à la première moitié du VIIIe s. av. J.-C. ; un peu plus bas, la stratigraphie indique une occupation du Xe s. av. J.-C. et immédiatement en dessous, le plus haut des niveaux mycéniens contient de la céramique de l’Hélladique Récent IIIC (XIIe s. av. J.-C.). Un oiseau en terre cuite contenant des graines indique une activité cultuelle de l’époque mycénienne.

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En 2005, les recherches conduites à Xéropolis, sous la direction de I. S. Lemos (université d’Oxford), avaient deux objectifs : l’étude environnementale du tell et l’étude des structures mises au jour en 2003 et 2004. Un projet géoarchéologique conduit, en collaboration avec D. Davidson et Cl. Wilson, dans l’étroite vallée au Nord-Est du tell avait deux objectifs : comprendre la nature de l’érosion du tell et restituer la ligne de côte antique autour du tell. L’étude du rivage est complexe. Toutefois, l’existence d’un port naturel à l’Est et celle d’un isthme à l’Ouest du secteur actuellement fouillé sont d’ores et déjà attestées. La ligne de rivage a connu d’importantes variations et on suppose l’existence d’un lagon fermé ou partiellement fermé selon les périodes. Un sondage de vérification a recoupé deux tombes d’enfants datant du GR : un enchytrisme dans une amphore et une inhumation qui recelait un sceau ; alentours a été recueillie une grande quantité de céramique fine datable du GR. Une prospection géophysique conduite au sommet du tell (zone II), accompagnée d’une collecte systématique du mobilier de surface, a attesté de la présence de nombreux vestiges architecturaux en profondeur, ce qui aidera à planifier les fouilles futures. Les résultats obtenus par l’étude du matériel recueilli seront confrontés à ceux obtenus par les analyses géophysiques. En parallèle aux activités de terrain, l’étude de mobilier s’est poursuivie au musée, consacrée aux trouvailles mises au jour en 2003, 2004 et 2005, de même qu’à la publication de Toumba. Notamment, l’examen des vases de métal (H. Matthäus et G. Schumacher-Matthäus) a révélé que l’on trouve aussi bien des récipients de fabriques locales (par exemple des bols hémisphériques sans décor) que des importations orientales. L’étude des sceaux trouvés à Lefkandi (A. Reyes) permet d’éclairer les types de sceaux courants en Eubée et les relations entre l’île et la Méditerranée orientale.

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Vestiges géométriques dans le quartier de l’Ouest. — En 2005, l’exploration du quartier de l’Ouest a été reprise sous la direction de K. Reber et Cl. Léderrey. Plusieurs sondages, répartis dans le périmètre des maisons classico-hellénistiques III et IV déjà fouillées, ont livré des précisions sur la stratigraphie et l’occupation de ce secteur de la cité antique aux phases géométriques. Jusqu’alors, bien que du mobilier remontant à la période géométrique ait été recueilli lors des fouilles précédentes et au vu de l’absence de structures, on considérait que ce secteur n’était pas habité au VIIIe s. Des treize sondages ouverts lors de cette campagne, six ont révélé des murs assignables à la période géométrique, élevés sur le terrain naturel en argile rougeâtre et généralement situés directement sous les murs hellénistiques, sans que soit conservée de couche d’époque archaïque. Quatre trouvailles retiennent l’attention, qui témoignent que la partie méridionale du quartier de l’Ouest était occupée à la période géométrique : 1) les fondations d’un bâtiment absidal (fig. 1), dont les dimensions devaient atteindre 7,50 x 5 m, ont été mises au jour dans l’aile Est de la maison IV ; le sol à l’intérieur du bâtiment a livré des tessons de céramique et des outils en obsidienne. 2) Au Sud du bâtiment, deux segments de murs ont été fouillés, dont on ignore s’ils proviennent de deux bâtiments distincts ou de périboles. 3) Près des murs de la maison hellénistique III, trois foyers ont été dégagés, atteignant un rayon de 8 m, dont chacun semble avoir revêtu une fonction différente : le premier contenait un niveau de bronze fondu, alors que le deuxième, couvert de briques crues, renfermait une épaisse couche cendreuse remplie d’un grand nombre de tessons de céramique fine et d’os. 4) Entre le bâtiment absidal et les trois foyers, un puits a été partiellement fouillé qui contenait des centaines de tessons de céramique géométrique et d’autres objets. Signalons aussi le dégagement de nouvelles structures assignables aux périodes classique et hellénistique : deux foyers hellénistiques dans la cour centrale de la maison IV – qui contenaient des skyphoi miniatures et des restes osseux d’animaux, vestiges probables d’offrandes et de pratiques rituelles entreprises lors de la rénovation de la maison IV (env. 300 av. J.-C.) – et un four en argile à proximité.

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Forteresses du territoire érétrien. — La poursuite de l’exploration et de la prospection de l’Érétriade, menée sous la direction de S. Fachard, a porté, en 2005, sur l’acropole de Vrysi et les fortifications de Kastri, de Sarakinokastro et de Loupaka (Dystos). Le site de Vrysi (La Cuppa, Dragonara), perché sur un éperon rocheux à l’extrémité S-E de la chaîne du Mavrovouni (anc. mont Kotylaion ?), dominant une plaine fertile à la sortie des gorges de Manikia, conserve d’importants vestiges dont seuls les ouvrages militaires antiques et médiévaux, les structures antiques et les principaux accès ont été levés. L’ensemble de l’éperon (env. 4 ha) a été fortifié dans l’Antiquité, probablement en plusieurs phases de construction (notamment à la fin du Ve et au IVe s. av. J.-C.) ; seules les zones accessibles sans escalade ont été fortifiées. L’importance stratégique du lieu et sa proximité avec la frontière érétrienne lui valurent d’être fortifié pour des raisons de sécurité civile et militaire. L’absence de vestiges classiques suggère que le centre du dème de Kotylaion doit désormais être recherché extra-muros. Le rôle défensif fut accru par l’adjonction d’un second ensemble fortifié env. 300 m à l’Ouest, à Kastri, réoccupé par les Vénitiens. La ligne de crête, bordée de falaises qui tombent à pic au Nord et au Sud, est défendue par un dispositif occupant toute la largeur de la ligne de crête (env. 46 m) d’une falaise à l’autre : une courtine rectiligne (long. 24 m) ponctuée par une tour pleine (9,80 x 7 m) accessible par un escalier (qui permet de restituer une élévation maximale entre 7,50 et 9 m) et flanquée d’une poterne (fig. 1), alors que la défense de la falaise Nord est renforcée par une longue courtine (long. 100 m). L’appareil des murs suggère une date dans les deux premiers tiers du IVe s. av. J.-C. Nid d’aigle presque inaccessible, ce dispositif défensif, qui serait donc contemporain de la seconde phase (?) de Vrysi, servait sans doute à interdire à un agresseur d’occuper les hauteurs de Kastri, en complétant la défense du site de Vrysi, offrant un ultime point de retraite aux habitants de la région et un refuge quasi inexpugnable pour une force militaire. Vis-à-vis des murs de Kastri et de Vrysi, une enceinte de pierres sèches de plan ovale – à ce jour la plus vaste du territoire d’Érétrie (162 x 85 m) – a été repérée au sommet du mont Sarakinokastro (alt. 509 m), qui ferme les gorges de Manikia. Ce fortin, dont les murs sont formés d’un double parement avec remplissage interne, demeure difficile à dater en l’absence de sondages.   Au lieu-dit Loupaka, sur la rive Ouest du lac de Dystos, des vestiges de fortification sont connus depuis le XIXe s. Un imposant dispositif sans doute de conception militaire, s’appuyant sur un « long mur » et construit pour surveiller ou interdire un éventuel passage le long de la rive occidentale du lac de Dystos, semble remonter à la période helladique. Un chemin à ses pieds, peut-être antique, correspond à l’ancienne voie de communication reportée par la Carte française d’État-Major de 1852. Si une datation à l’HR était confirmée à l’avenir, Loupaka deviendrait le premier site « cyclopéen » et la première attestation d’une construction mycénienne de type militaire en Eubée. Des restes d’un site classique et hellénistique (ferme ou habitat de petite taille), partiellement détruit par la construction d’un pylône à haute tension, a été relevé sur le petit col de Loupaka. Au total, entre 1999 et 2005, on a étudié quelque 40 ouvrages fortifiés répartis sur l’ensemble du territoire érétrien et appartenant à plusieurs catégories de vestiges (forteresses, fortins, enceintes de pierres sèches, tours isolées, dèmes fortifiés).

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Suite aux prospections géophysiques entreprises en 2003 et 2004 dans la région d’Amarynthos, dans le but de découvrir le sanctuaire d’Artémis Amarysia, des sondages exploratoires ont été ouverts, sous la conduite de S. Fachard, Th. Theurillat et A. Karapaschalidou, au pied de la colline de Paleoekklisies, sur la pente de la colline où fut édifiée l’église de Tricheroussa. Aucun vestige en rapport avec des activités religieuses n’a été mis au jour. Toutefois, quelques murs et structures remontant à l’HM ont été dégagés, qui appartiennent sans doute à l’établissement HM fouillé au sommet de la colline de Paleoekklisies, ainsi qu’une inhumation d’adulte vide d’offrandes à la jonction de deux murs HM ; un pot en céramique grossière, à mastoi triangulaires et dont le fond avait été délibérément percé, a été retrouvé dans une fosse à proximité, que l’on serait tenté d’interpréter comme une structure à caractère cultuel (culte chtonien ?). Une riche séquence stratigraphique a livré de la céramique assignable à l’HR III, au PG, au SPG et au GR. Un probable mur de limite ou de terrasse bordant une voie antique dont aucune trace n’a toutefois été repérée en fouille, datable du IIIe s. av. J.-C., était posé sur une couche de démolition contenant principalement de la céramique classique et hellénistique.

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Travaux de prospection topographique et de fouilles réalisés en 2004 et 2005 par la XIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques (M. Chidiroglou) et l’école suisse d’archéologie en Grèce (S. Fachard) sur la forteresse classique d’Aghios Nikolaos, suite à des fouilles clandestines.

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En 2005, l’éphorie des antiquités sous-marines a réalisé une prospection de l’îlot d’Akio (communément appelé Platourada) et des fonds marins alentours. Outre des ancres localisées au Nord-Est de l’îlot, on relève une grande concentration d’amphores fragmentaires et d’ancres de types et de datations diverses, au Sud-Est de l’îlot, qui témoigne que le site a servi d’ancrage aux bateaux franchissant le golfe Euboïque durant toute l’Antiquité et qu’au moins un bateau y a fait naufrage. Les amphores, datées de la fin de la période archaïque (520-480 av. J.-C.), appartiennent à un type indéterminé, probablement originaire du Nord de l’Égée.

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À Delphes, trois types d’entreprises méritent mention : une opération de prospection conduite par D. Rousset a eu lieu sur le plateau de Desphina (fig. 1-2), en collaboration avec l’Éphorie de Delphes et l’Institut des Sciences et Techniques de l’Antiquité de Besançon (ISTA – UMR 6048). Une loi de Delphes du IIe s. apr. J.-C. avait montré que les Delphiens procédèrent à l’époque impériale à deux lotissements successifs de terres et quelques indices contenus dans l’inscription avaient fait supposer que la région partagée pouvait être le plateau de Desphina. Il s’agissait en l’occurrence de contrôler sur le terrain cette déduction tirée du texte. L’analyse de cartes topographiques (1/50 000 et 1/5000) et de photographies satellitaires et aériennes (1/15 000) a d’abord permis de repérer des axes dans les parcellaires agraires et de distinguer plusieurs trames orthogonales qui pouvaient être les traces fossilisées du lotissement du IIe s. apr. J.-C. Sur le terrain, toutefois, il n’a pas été possible de reconnaître au sol un partage de tout ou partie de la région en lots réguliers : seule l’analyse à venir des distances entre les 307 points levés pourra éventuellement confirmer ou infirmer la réalité d’un lotissement de la région. On n’a pas davantage repéré de vestiges qui puissent être considérés comme sûrement antiques et être mis en relation avec un lotissement régulier des terres, la seule marque d’un bornage qui puisse éventuellement être antérieur à l’époque contemporaine étant une lettre delta gravée sur un rocher. En revanche, deux sites jusqu’ici inconnus ont été identifiés. on a par ailleurs achevé le relevé architectural d’un dépôt de 550 blocs qui n’avaient jamais fait l’objet d’un examen depuis la « Grande Fouille ». Il faut désormais aménager les terrasses susceptibles de les recevoir et poursuivre ce travail par un relevé systématique des blocs errants et qui n’ont pas été jusqu’à présent attribués à un monument précis. enfin, la création d’une nouvelle réserve destinée à accueillir les fragments sculptés, mais aussi l’exposition dans le Musée de fragments jusque-là conservés dans les anciennes réserves ont contraint à une nouvelle actualisation du fichier informatisé établi par J.-L. Martinez, étendu cette fois aux salles d’exposition elles-mêmes. À ce jour, 1606 objets sur les 2048 sont répertoriés. Ce laborieux récolement – le troisième en trois ans ! – n’a pas été inutile : de nombreux fragments avaient été mal rangés et pouvaient passer pour disparus à la suite du réaménagement des salles du musée, des constats d’état ont pu être établis et des interventions immédiatement conduites, grâce à la présence de deux restauratrices Sont par ailleurs venus travailler sur le site ou dans sa région : J.-Fr. Bommelaer (étude architecturale et topographique de la première partie de la « Voie sacrée », révision du manuscrit du Temple d’Apollon), R. Bouchon (inscriptions), A. Jacquemin (offrandes monumentales), J.-M. Luce (céramique géométrique de Médéon de Phocide), S. Müller et Fr. Poplin (matériel faunique de Médéon de Phocide), Cl. Rolley (les bronzes).  

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Au lieu-dit Aghia Varvara, situé à mi-chemin entre Delphes et Chrisso, des murs à appareil polygonal étaient visibles depuis toujours. Après deux prospections en 1981 et 1993, une fouille systématique a été entreprise en 2005 par D. Skorda. Ces murs constituent un péribole orthogonal d’environ 14m sur 15m délimitant un téménos d’époque archaïque (VIe s. av. J.-C.) (fig. 1). Une construction également à appareil polygonal très soigné est accolée à l’angle nord-ouest du péribole. Une autre construction mise au jour au milieu du téménos semble être plus tardive (période romaine).

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À Kastri, l’ancienne Geraistos, les fouilles préventives en 2001 et en 2005 ont mis au jour sur le terrain Alexopoulou, près du rivage, deux murs en arc de cercle d’époque romaine tardive (diamètres de 9,70 m et de 7,50 m) avec des cloisons vers l’intérieur du cercle (fig. 1-2). Ces constructions ont été mises en relation avec les installations portuaires observées dans le terrain voisin grâce au retrait de la mer lors d’une forte tempête en 2005. On a pu identifier, dans la baie septentrionale (fig. 3-4), un puissant mur orienté Est-Ouest, de 28,50 m de longueur, avec des murs perpendiculaires contre la paroi méridionale (terrain Papamastrogianni et Keleri), ainsi qu’une autre construction similaire, à l’Ouest de la précédente, et dont les murs perpendiculaires sont cette fois contre la paroi Nord. Au Sud de ces murs, on a pu repérer les fondations de deux constructions en forme de tours carrées, entre lesquelles un empierrement présente une inclinaison vers la mer et rappelle la pente caractéristique des hangars à bateaux. Ces vestiges de construction et les tessons recueillis sur la plage permettent de dater les structures au IVe s. av. J-C. Dans la baie Sud, on a pu observer les fondations de quatre murs puissants, orientés Nord-Est/Sud-Ouest, vers la mer, ainsi que le creusement dans le rocher pour la fondation d’autres murs. Au Sud-Est de Kastri, sur le promontoire du Cap Mandili, on a repéré un puissant mur de terrasse dont l’extrémité se termine en arc de cercle et en arrière duquel d’autres constructions sont également visibles. Les tessons de céramique présents sur le site indiquent une occupation aux époques hellénistique et romaine, tandis que la bibliographie atteste également la présence d’une fortification byzantine.

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Publication d’une stèle inscrite remployée dans un mur appartenant à un édifice monumental de Chalcis, lui-même construit sur les vestiges d’un édifice antérieur dont il remploie les matériaux. Le deuxième édifice date du IIe s. av. J.-C. Il s’agit de la première stèle funéraire découverte dans ce secteur qui correspond à la nécropole d’Aghios Stephanos-Aréthousa. Le texte conservé – [- - -]ΥΚΟΣΤΡ[- - -] – est fragmentaire et la paléographie permet une datation au IIIe s. av. J.-C.

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À Thèbes, la fouille du terrain Thomaïdis, à l’angle des rues Pélopidas et Antigonis, en 2005, a livré dix nouvelles tombes de l’HM, appartenant au cimetière oriental de Thèbes. Par ailleurs, l’examen d’environ 150 tombes datant de l’Helladique Moyen, découvertes pour la plupart dans le cadre de fouilles de sauvetage, révèle une grande variabilité dans les pratiques funéraires à cette période, qu’il s’agisse de la localisation des tombes, de leur type (ciste, ciste maçonnée, fosse ou pithos), du nombre de sépultures par tombe, du dépôt ou non de mobilier. En ce qui concerne la distribution géographique des tombes à Thèbes, réparties en trois nécropoles à l’Est, au Nord et au Nord-Ouest de la Cadmée, mais aussi en quelques petits groupes ou en tombes isolées, on constate trois types de contextes : certaines tombes sont aménagées seules ou en groupes à l’intérieur d’habitations ; d’autres tombes, isolées ou groupées, sont situées en dehors des maisons, mais dans la zone d’habitat ; d’autres encore sont organisées en nécropoles, à proximité de la zone habitée. Cette variabilité des pratiques funéraires à Thèbes à l’époque mésohelladique est le reflet de l’organisation et des structures sociales de cette période.  

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En 2005, les fouilles au lieu-dit Mandri Danou, au Nord de Tanagra moderne, ont mis au jour les vestiges d’un atelier de production de céramique commune et de vases de stockage de l’Antiquité tardive. Il s’agit en particulier de trois fours de cuisson de céramique respectivement de forme allongée, circulaire et ovale, d’un espace de séchage ou de stockage de l’argile et de deux fosses-dépotoirs. Les fours sont conservés sur une faible hauteur. Ils ont livré des charbons de bois, des tessons de vases, des briques et de nombreuses cales de cuisson.

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À Lamia, E. Karantzali (XIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené une fouille de sauvetage dans la rue Polemi et a mis au jour un segment de mur en blocs de poros (dim. 4,10 x 1,70 m) qui semble appartenir aux vestiges découverts sur le terrain Kranioti en 1978 et identifiés au rempart de la ville classique.

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À Lamia, E. Karantzali (XIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené plusieurs fouilles de sauvetage dans le secteur de la nécropole Sud-Est de Lamia : dans la rue Mavili et a mis au jour deux tombes. La première est une tombe à ciste, constituée de grands blocs de poros et était orienté Ouest-Est (dim. 1,28 x 0,56 m). Trois cranes ont été trouvés dans sa partie orientale. Le mobilier (vases, fragments de figurines, épingle en bronze, monnaie en bronze) indiquent une datation à l’époque hellénistique. La seconde est une tombe à tuile, presque entièrement détruite. Elle comportait quelques fragments de céramique hellénistique et des fragments d’objets en fer. dans la rue Leosthenous, on a dégagé une tombe à ciste de l’époque hellénistique, orientée Nord-Est/Sud-Ouest, constituée de grandes dalles de poros. Elle comportait les restes de plusieurs sépultures et de nombreux objets, notamment de la céramique, des figurines en terre cuite et de fragments d’un objet en bronze (miroir ?). dans la rue Aristeidou, on a mis au jour trois tombes : une tombe à ciste et une tombe à ciste double. La première tombe, de dimensions 1,60 x 1,30 m, comportait deux cruches et un couvercle de pyxide qui permettent une datation au IIe s. av. J.-C. Les deux autres tombes avaient un long côté commun (dim. 1,79 x 0,56-0,63 m et 1,79 x 0,63-0,68 m) et comportaient des unguentaria, des fragments de figurines, une lampe, un objet en fer, un petit ustensile médical, une amphore, des phialè miniatures, un poignard en fer, des unguentaria en verre. Ces deux tombes datent de la fin du IIIe s. av. J.-C. enfin, une tombe à ciste, partiellement détruite, a été mise au jour à l’angle des rues M. Katraki et 18is Oktovriou. Elle était constituée de pierres plates non taillées et était recouverte d’une ou deux dalles, tandis que son sol était en terre compacte avec quelques pierres. La sépulture et les objets se trouvaient sur le côté Nord : on a trouvé une amphorisque de la fin de l’époque protogéométrique et les fragments de deux épingles en fer à tête sphérique.

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À Stylida, à l’intérieur des limites de la ville antique de Phalara, E. Karantzali (XIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage dans la rue Phalaron (terrain Trigka et Tsoutsika-Trigka) et a mis au jour les vestiges d’un complexe architectural composé de plusieurs pièces organisées autour d’une cour (fig. 1-2). Deux états de construction ont été identifiés : la première à la fin de l’époque hellénistique (IIe-Ier s. av. J.-C.) et la seconde à l’époque romaine (Ier s. apr. J.-C.) ; la plupart des murs sont conservés jusqu’à 1 m de hauteur Le bâtiment de l’époque romaine comporte cinq pièces à l’Est et au Sud-Est de l’espace. Ses murs sont construits en pierre de petite taille, dalles de terre cuite et mortier de chaux. Dans la cour, on a dégagé un bassin orthogonal dans la cour (dim. 2 x 1 m). Au Nord-Ouest du bâtiment, une deuxième cour a été dégagée : celle-ci fonctionnait avec le bâtiment de l’époque hellénistique, identifié sur le côté Sud de l’espace, avec des murs construits en pierre de taille moyenne. Un puits a été dégagé sur le côté Nord de cette cour (fig. 3). On a mis au jour des vestiges de sols en argile, ainsi que des fragments de pithoi dans des pièces de stockage. Dans la partie Ouest du terrain, on a fouillé une tombe à tuile comportant une sépulture d’enfant. Elle date de l’époque romaine. Parmi le mobilier recueilli, on compte de la céramique usuelle et des amphores de l’époque hellénistique ainsi que des tessons de céramique à vernis rouge, des meules en pierre et des outils métalliques. Dans un sondage profond effectué dans l’une des pièces, on a recueilli un peu de céramique mycénienne.

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À Stylida, E. Karantzali (XIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage à l’angle des rues Lamias et Kapodistriou (terrain Tsiamboula) et a mis au jour une tombe à tuile de l’époque romaine, orientée Nord-Sud, comportant une double sépulture, accompagnée d’une monnaie de bronze, un plat, une lampe et des fragments de vases en verre.

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À Stylida, E. Karantzali (XIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage dans la rue Karkali (terrain Papageorgiou) et a mis au jour une tombe à ciste orientée Ouest-Est, recouverte par des tuiles plates. Les tessons et les figurines présentes à l’intérieur permettent de dater la sépulture à l’époque hellénistique (IIe s. av. J.-C.).

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À Molos, dans le secteur d’Aghia Triada, E. Karantzali (XIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur la propriété A. et K. Krystalli et a mis au jour deux tombes à tuile de petites dimensions, orientées Nord-Est/Sud-Ouest (dim. 1,02 x 0,40 m et 0,90 x 0,48 m).

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Dans la commune d’Atalanti, S. Dimaki (XIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage au lieu-dit Spartia, où deux tombes à chambre mycéniennes et sept tombes à fosse de l'époque classique avaient été explorées en 1990. La fouille a révélé une nouvelle tombe à chambre précédée d’un couloir en pente. Celui-ci menait à une chambre de plan rectangulaire, dont la partie supérieure n’était pas conservée. Au cours de la fouille dans le couloir d’accès, on a mis au jour, dans les niveaux supérieurs, un pithos funéraire orienté Est-Ouest et comportant une sépulture sans mobilier. Sur le sol du couloir, une fosse comportait des sépultures secondaires sans mobilier. À l’intérieur de la chambre funéraire, on a trouvé des os entassés et accompagnés d’une fibule en bronze, d’un anneau en bronze et de nombreuses perles en pâte de verre et en cuivre. Sur le sol de la chambre, se trouvaient la sépulture d’un adulte et celle d’un enfant et, dans l’angle Nord-Ouest, une petite amphore à étrier. Trois fosses avaient été creusées dans le sol de la chambre et comportaient des os provenant de sépultures plus anciennes et des offrandes (une perle conique en stéatite, de nombreuses perles en pâte de verre, en ambre, en cornaline et en cristal de roche, une pince en bronze, un fragment d’épingle en os, deux sceaux en stéatite et un en pâte de verre). À l’extérieur de la tombe et à l’Ouest, on a mis au jour un deuxième pithos funéraire orienté Nord-Sud qui renfermait une sépulture accompagnée de deux épingles en bronze.

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À Atalanti, S. Dimaki (XIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2005 la fouille de sauvetage menée au no 4 de la rue Ethnikis Antistaseos, où l’on avait mis au jour, à l’occasion de travaux de canalisation, les vestiges d’une villa de l’époque impériale. Après la déposition d’un pavement de mosaïque (pièce II), on a mis au jour, à un niveau inférieur, deux murs correspondant à l’état antérieur de la villa, ainsi que la fondation d’un sol, constituée de moellons, de briques et de mortier. La céramique associée à ce niveau date de l’époque romaine. Dans la pièce VI, à l’Est de la pièce II, où un pavement de mosaïque avait été dégagé, on a mis au jour un segment de mur puissant qui reposait sur des fondations saillantes constituées de briques, quelques moellons et un mortier solide. Il est orienté Nord-Sud et comporte des traces de placage de marbre sur sa face Est.

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À Thèbes, dans le secteur de la Cadmée, Ch. Koilakou (1ère éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain Diamanti-Matala, qui se trouve immédiatement à l’Est du terrain Dede (cf. Chronique, n. 5059) et a mis au jour une citerne dont les parois étaient revêtues de mortier de chaux, coupée par la construction ultérieure d’un mur orienté Nord-Sud. Parmi le mobilier, on mentionne des vases de transport datant du Xe s., de la période médiobyzantines et après, huit monnaies, des fragments de vases en verre, une tesselle en verre et un fragment de pipe en argile.

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À Thèbes, dans le quartier d’Aghioi Theodoroi, V. Aravantinos (IXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain Sevastopoulou (rue Kotopouli), dans le secteur d’une nécropole antique, au Nord-Est de la ville. On a fouillé 27 tombes (15 tombes à tuile, 8 tombes à ciste, 3 tombes à fosse et une tombe-bûcher), datées de la fin de l’époque hellénistique. Elles avaient toutes été pillées. Dans la partie Sud du terrain, on a dégagé un segment de la voie antique, revêtue de terre compacte.

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À Thèbes, V. Aravantinos (IXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2005 la fouille préventive du terrain Ergodomikis Boiotias, situé à l’angle des rues Zeggini et Iokastis. Les recherches se sont étendues sur l’ensemble du terrain (fig. 1), à part l’angle Nord-Est, où on avait dégagé une église byzantine du IXe s. et un pavement de mosaïque d’époque romaine, et l’angle Nord-Ouest, qui avait livré les vestiges de thermes protobyzantins (cf. Chronique, n. 2999). Les vestiges de deux bâtiments publics ont été mis au jour dans la continuité des bains. Ils sont construits avec des grands blocs de poros de remploi, des moellons et de grandes tuiles rectangulaires. Un deuxième édifice de l’époque romaine a été dégagé à un niveau inférieur à celui des bains ; il s’étend sur toute la surface du terrain. Au Nord-Est du bâtiment, on a dégagé une canalisation maçonnée en grands blocs de poros, d’orientation Nord-Sud et qui est recoupée par une seconde, plus petite, d’orientation Est-Ouest, également maçonnée en blocs de remploi, dont l’un porte l’inscription EYBO. Les niveaux inférieurs de l’ensemble du terrain comportaient de la céramique d’époque mycénienne, ainsi qu’une série de grands blocs polygonaux alignés. Leur alignement correspond au tracé de la fortification mycénienne du XIIIe s. av. J.-C.

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À Chalcis, A. Karapaschalidou (XIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage à l’angle des rues Styron et Thrakis, sur le terrain Gourni et a mis au jour un nouveau segment de la grande rue dallée commerçante de la ville antique (cf. Chronique, n. 965). Le long de la rue, la fouille a dégagé un bâtiment à deux pièces, dont les seuils d’entrée sont tournés vers l’Ouest. Une canalisation orientée Nord-Sud longeait le bâtiment (larg. 0,81 m ; haut. 0,27 m). Le mobilier recueilli compte de nombreux tessons d’amphores, de marmites, et plats et de lampes, notamment, des monnaies en bronze, ainsi que des blocs architecturaux. La rue et le bâtiment sont datés de l’époque hellénistique.

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À Chalcis, dans le quartier de Kamares, A. Karapaschalidou (XIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain Pitislioni au cours de laquelle on a mis au jour une construction semi-circulaire (diam. int. 5,50 m ; fig. 1), tournée vers le Sud-Ouest, avec des murs transversaux vers l’Est. Des canalisations aboutissaient à l’édifice, notamment une canalisation creusée, orientée Nord-Ouest/Sud-Est (long. 11,50 m ; larg. 0,60-0,90 m ; haut. des parois qui varie de 0,15 à 0,40 m). Dans la partie Nord-Ouest du terrain, deux conduites d’eau, liées au bâtiment semi-circulaire, ont été dégagées : la première en terre cuite, d’une longueur de 1,18 m, la deuxième, maçonnée et conservée sur 5,40 m. Deux fosses-dépotoirs ont également été fouillées : l’un d’eux a livré de la céramique et deux lampes provenant d’ateliers locaux de l’époque romaine.

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À Chalcis, dans le secteur d’une nécropole antique, A. Karapaschalidou (XIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage dans le quartier de Vrontou, sur le terrain Phraïdaki (rue Eurytou), sur lequel une excavation sans permis a détruit au moins deux tombes creusées et une tombe à tuile. Un mur orienté Nord-Sud et qui se poursuit sur le terrain adjacent et une fosse-dépotoir ont également été dégagés.

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Au Sud-Ouest de la commune de Lamia, E. Karantzali (XIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain Doka au cours de laquelle ont été mis au jour les vestiges appartenant à plusieurs états d’une maison de l’Âge du Bronze (BM – BR IIIC). On a fouillé deux pièces appartenant à un bâtiment de l’HR III, qui s’étend vers l’Est, l’Ouest et le Nord, sur une longueur de 10 m et une largeur de 6 m. Ces pièces sont bordées au Nord par deux couloirs étroits, tandis qu’au Sud se trouve un espace ouvert, dont le sol est constitué par le rocher qui a été mis à niveau. Au Sud de cet espace, on a dégagé des fosses comportant des pierres, des fragments de pithoi et des tessons de céramique. La pièce A du bâtiment HR III, au Sud du bâtiment, est fondée sur les vestiges de constructions de l’HR II – IIIA11 et du BM III-HR I. La partie Sud de la grande pièce B est fondée sur les vestiges du BM III-HR I, tandis que le reste de la pièce et les couloirs sont fondés sur des constructions du BM II-HR III A1.

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À Thèbes, dans le secteur de la Cadmée, Ch. Koilakou (1ère éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain des frères Dede et a mis au jour trois murs de l’époque médiobyzantine et tardobyzantine, les vestiges de deux sols et cinq dépotoirs. Le dépotoir qui se trouvait à l’extrémité Sud-Ouest du terrain (haut. 2,40 m ; diam. 0,80m) comportait quelques objets en fer et en verre, ainsi que de nombreux tessons de céramique à glaçure d’une grande qualité, appartenant à des coupes, des gobelets et des plats, datés de la seconde moitié du XIIe s. Sur le reste du terrain, la céramique datait de l’époque byzantine et tardobyzantine. On signale également un fragment de lampe protobyzantine, avec une représentation du sacrifice d’Abraham. Sept monnaies ont été trouvées, dont un eikosinummion du VIe s. de Thessalonique et quatre follis, deux de Nicéphore Botaniatès et deux anonymes, class B (1028-1034) et class I (1078-1081).

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À Thèbes, dans le secteur de la Cadmée, Ch. Koilakou (1ère éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain Kophini-Skourtanioti, au cours de laquelle on a mis au jour un segment de mur d’époque byzantine, orienté Est-Ouest (long. 5 m ; larg. 0,70 m), ainsi qu’une fosse-dépotoir (diam. 1,52 m ; haut. 2,09 m) dont la partie supérieure (haut. 1,08 m) était construite avec des briques.

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À Thèbes, dans le secteur de la Cadmée, Ch. Koilakou (1ère éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain Loukeri et a mis au jour les vestiges de constructions dont l’identification est rendue difficile par l’aménagement de la cave d’une maison moderne (fig. 1). Au Sud-Est du terrain, on a dégagé une structure rectangulaire qui a été identifiée à des bains de l’époque romaine tardive, auxquels sont liés des fragments de conduits en terre cuite et une petite citerne à eau revêtue de mortier (haut. 2,16 m ; diam. supérieur 1,76 m ; diam. inf. 1,40 m). Au centre du terrain, on a identifié les vestiges d’une église à deux absides à l’Est. L’abside Nord, appartenant au premier état de construction, est construite en moellons et en terre ; la deuxième, construite en pierres et en mortier, est un ajout. Sous celle-ci a été trouvée une monnaie du XIIIe s. Le mur Sud de l’église, ainsi qu’une partie du mur Ouest et de l’angle Sud-Ouest du narthex ont été dégagés. Sous les nefs latérales, on a dégagé deux tombes maçonnées, sans mobilier, dont les couvertures étaient détruites. Dans la partie Sud-Ouest du terrain, on a fouillé huit tombes à tuile, dont des tombes d’enfants. Elles paraissent ultérieures aux tombes maçonnées et appartiennent peut-être à l’époque franque, date du second état de l’église. D’autres tombes à tuile ont été observées aux abords Ouest du terrain, mais elles n’ont pu être fouillées. Parmi le mobilier, la céramique s’échelonne de l’époque protobyzantine à l’époque postbyzantine (fig. 2-3). On a également trouvé des éléments architecturaux brisés, comme des futs de colonnettes, un fragment d’imposte, des fragments de vases en verre, des lambeaux de peintures murales, une spatule  et des boucles d’oreille en bronze (fig. 4), ainsi que 22 monnaies en bronze, datant du IIe s. apr. J.-C. au XIVe s.

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À Thèbes, dans le secteur de la Cadmée, Ch. Koilakou (1ère éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2004 et 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain du Constructeur EE Spourlis A. et Cie et mis au jour un bâtiment allongé, orienté Nord-Sud (long. 11 m ; larg. 6,90-7 m), daté de l’époque protobyzantine. Des murs de refend délimitent deux espaces : une pièce Nord (3,50 x 5,70 m) et une pièce Sud (6,50 x 5,70 m). Le parement externe du mur oriental est soigneusement construit. Une petite base en poros revêtu de stuc s’appuie contre lui. L’intérieur du bâtiment est occupé, aux époques byzantine et postbyzantine, par des fosses-dépotoirs construites. La plus grande (diam. 3,06 m ; haut. 2,43 m), dans la pièce Nord, est construite en moellons et en briques ; sa fouille a livré huit monnaies de bronze, dont trois sont des follis de Nicéphore Botaniatès (1078-1081), de la céramique commune et décorée des XIe-XIIe s., ainsi que des fragments de lampes. Au fond de deux des six fosses installées dans la pièce Sud, on a observé des traces de feu. À l’époque médiobyzantine probablement, ont été ajoutées deux pièces au Sud (long. 3 m chacune). Un puits de plan orthogonal, accessible par des marches au Nord et au Sud, a été aménagé dans la pièce la plus au Nord, ainsi que deux fosses-dépotoirs, l’une dans la pièce Nord, l’autre dans la pièce Sud. Sur l’ensemble de la fouille, on a recueilli dix autres monnaies s’échelonnant de l’époque romaine tardive à l’époque médiobyzantine, de la céramique datée entre l’époque protobyzantine et l’époque postbyzantine, des éléments en argile utilisés dans un four de potier, des éléments architecturaux en marbre : un chapiteau ionique, une base et un fragment de base de colonne ionique, un fragment de pourtour de fenêtre en marbre à décor en relief de l’époque médiobyzantine.

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Au Nord-Ouest du village de Néochori, Ch. Koilakou (1ère éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la découverte, à la suite de fouilles illégales, de restes épars d’une église protobyzantine (fin du IVe-début du Ve s. apr. J.-C.), avec des sols de mosaïque (fig. 1), près de l’iconostase d’Aghios Athanasios. On a trouvé, dans les déblais, des éléments de placages de marbre, des fragments d’une colonnette et d’un chapiteau en marbre (fig. 2), ainsi que des blocs de poros stuqués portant un décor peint.

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Au Nord de Karystos, dans le quartier de Palaiochora, Aik. Pantelidou-Alexiadou (1ère éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain Myrtoa-Karakostas, déjà exploré l’année précédente, et mis au jour des bâtiments d’époque romaine tardive, réoccupés à l’époque byzantine (fig. 1). La fouille a révélé l’existence de deux bâtiments séparés par un mur (T5 ; long. 19 m). Le bâtiment à l’Ouest de ce mur a été fouillé en 2004 (cf. Chronique, n. 3473). La fouille de la partie orientale a permis de dégager un bâtiment (espaces I-IV), ainsi que les vestiges d’un édifice antérieur (espace V), au Sud. Le premier bâtiment dont les murs sont conservés jusqu’à 1,50 m, dispose d’une entrée au Sud avec un seuil monolithique en marbre (dim. 2,30 x 0,80 m). Le sol de la pièce comporte un pavement de mosaïque (dim. 6,80 x 7 m) au centre duquel se trouve une fontaine circulaire (diam. 1,50 m ; prof. 0,45 m ; fig. 2). La fontaine constitue une réplique miniature d’un amphithéâtre romain, formée par cinq degrés coupés par quatre escaliers à douze marches. Sous le niveau de la pièce, deux couches se distinguent : une couche (prof. – 0,30 – 0,70 m) comportant de la céramique commune et de la céramique à glaçure, et une couche (prof. - 0,70m-1,09 m) avec des tessons de céramique à vernis rouge (terra sigillata) et un fragment de lampe des IIIe-IVe s. apr. J.-C. La présence d’un pithos contenant des tessons de type fine sgraffito et incised sgraffito, placé au-dessus d’une couche de terre de 0,25 m d’épaisseur au-dessus du pavement, indique qu’à l’époque byzantine, après l’abandon du bâtiment, celui-ci a servi comme espace de stockage, au moins jusqu’au XIIIe s. La fouille des espaces II et III a révélé des restes de sols en plaques de marbre et en mosaïque, ainsi que de la céramique de l’époque protobyzantine, et de la céramique plus ancienne dans les niveaux inférieurs. L’espace V, appartenant à un édifice antérieur, comportait un pavement de mosaïque daté du IIIe s. apr. J.-C. L’étude des vestiges permet de constater l’existence de trois phases : - le bâtiment 2 (espace V) fonctionne au IIIe s. apr. J.-C. - le bâtiment 1 (espaces I-IV) date, d’après ses mosaïques, du IVe s. apr. J.-C. - le bâtiment 1 connaît une réoccupation à l’époque byzantine.

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À Thèbes, dans le secteur de la Cadmée, V. Aravantinos (IXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage à l’angle des rues Antigonis et Pindarou, dans le secteur de la salle au trésor et de la salle aux pithoi du palais mycénien de Thèbes. Sous le trottoir de la rue Antigonis, la suite de la salle aux pithoi a été mise au jour. À -2,67/-2,68m sous le trottoir, on a trouvé un pendentif en stéatite représentant vraisemblablement un bucrane et daté de l’époque mycénienne. À un niveau encore inférieur, on a recueilli davantage de mobilier d’époque mycénienne, comme de l’obsidienne et des figurines en Ψ et des sceaux. On a dégagé le mur qui sépare la salle au trésor de la salle aux pithoi (long. 5,10 m ; larg. 1,10 m), ainsi que neuf pithoi à fond pointu et la base d’un dixième, fixés dans le sol. La quantité de lamelles de bronze trouvée autour de ceux-ci suggère qu’elles servaient à recouvrir les vases pour en protéger le contenu. La céramique qui y a été trouvée date en majeure partie de l’HR IIIB2. On mentionne encore la découverte d’une tablette inscrite en linéaire B qui, s’ajoutant à celles qui ont été trouvées dans la salle au trésor, confirme l’existence d’archives palatiales en linéaire B. La fouille des niveaux inférieurs indique que le site était occupé au moins depuis l’Helladique Moyen.

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À Thèbes, dans le secteur de la Cadmée, V. Aravantinos (IXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage à l’angle des rues Antigonis et Pelopidous, sur le terrain des frères Thomaïdi et mis au jour, sous des vestiges en fondation de murs byzantins et de fosses-dépotoirs de la même époque, des murs de l’époque mycénienne, ainsi que onze sépultures d’époque mésohelladique, aménagées dans des fosses, dans des cistes maçonnées ou dans des creusements, sans mobilier pour la plupart. Sur l’ensemble du terrain, on a recueilli une grande quantité de céramique de l’époque mycénienne.

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À Thèbes, au Sud-Est de la Cadmée, V. Aravantinos (IXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2005 la fouille de sauvetage du terrain des frères Manisali et mis au jour des vestiges de construction de l’Âge du Bronze, ainsi que des restes de sols et des fosses-dépotoirs liés à un atelier de verrier de l’époque protobyzantine (fig. 1-2). En 2005, la fouille s’est concentrée sur les niveaux profonds : on a mis au jour les restes de fondations d’habitations de l’Âge du Bronze. On a recueilli une grande quantité de céramique de l’HA et de l’HM, ainsi que les vestiges de construction de deux bâtiments, des murs et des dépotoirs de l’HR IIIB2. La fouille du premier bâtiment, dans la partie Nord-Ouest du terrain, a livré des tessons et des vases de l’HR IIIB2, ainsi que, à un niveau différent, correspondant à une phase ultérieure, une concentration d’os brûlés. Du deuxième bâtiment, dans la partie centrale et Nord du terrain, sont préservés quelques murs en moellons et des restes de sols en terre compacte et galets. On y a recueilli des tessons de céramique mycénienne. Au Sud de ce bâtiment, on a fouillé deux petits dépotoirs comportant de la céramique mycénienne. À l’intérieur du péribole du sanctuaire, on a dégagé une fosse rectangulaire qui présentait des traces de feu à l’intérieur. Près de la surface de la fosse, se trouvaient deux dalles horizontales, dont l’une, en place, recouvre partiellement la fosse. Le mobilier trouvé au fond de la fosse comporte des offrandes, de la céramique et des fragments de couteaux.

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À Thèbes, au Sud de la Cadmée, V. Aravantinos (IXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques), a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain Tzouveleki-Mexi, au cours de laquelle ont été mis au jour une canalisation en terre cuite et des fosses-dépotoirs de l’époque byzantine, ainsi que des vestiges de construction du début de l’époque mycénienne. Les vestiges de constructions mycéniens se composent d’une pièce semi-souterraine, creusée dans le rocher. Le sol de la pièce était recouvert d’une couche de destruction constituée de briques crues au-dessus d’une couche de cendres.

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À Thèbes, sur les pentes orientales de la Cadmée, V. Aravantinos (IXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain Kophini, Skourtanioti et Germakopoulou et mis au jour les vestiges d’un espace artisanal de l’époque mycénienne (fig. 1). On a dégagé une pièce de plan elliptique, creusée dans la roche. La pièce était accessible par un vestibule dans l’angle Sud-Ouest duquel se trouvait une baignoire en argile (fig. 2). Un foyer en brique et un vase entier se trouvaient au Nord de la baignoire. Le seuil de la pièce était en place. Le sol était fait de poros pulvérisé et compacté. L’angle Nord-Ouest de la pièce a été détruit par une fosse-dépotoir à l’époque byzantine. Le mobilier recueilli dans la pièce compte de nombreuses figurines en Φ et en Ψ, des pesons, des masses de métal et des objets métalliques, tous datés de l’ HR II-III. Au Nord-Est de la pièce, on a dégagé une deuxième pièce qui a livré des figurines, des pesons et des fragments d’outils en pierre. Les deux pièces ont été détruites par un incendie, d’après les traces de feu observées sur le sol ainsi que sur les parois des murs et de la baignoire.

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Sur la route entre Kastro et Orchomène, E. Kountouri (IXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille préventive sur les propriétés agricoles Peloni, Douphexi et Anesti, où une partie de l’analemma et de la digue qui protégeaient les champs mycéniens de l’inondation du lac de Copaïs est visible. Une série de sondages pratiquée sur la levée de terre présente sur les trois propriétés a permis d’étudier le mode de construction et la stratigraphie de la digue. Sur la propriété Peloni, la fouille a mis au jour un segment du mur de soutènement qui limitait la levée au Nord. Les deux premiers sondages (A-B) révèlent qu’il est construit en appareil cyclopéen, sans mortier, complété par des cales. Le parement externe, qui emploie des blocs atteignant une longueur de 1 m, présente une inclinaison vers l’intérieur de 78%. La hauteur conservée du mur est de 2,43 m, pour une épaisseur de 1,80-1,90 m, mais les blocs effondrés dans le sondage en avant du mur permettent de restituer une hauteur de 3 m. La tranchée de fondation est peu profonde, mais plus large que le mur et remplie de petites pierres et d’argile. La paroi intérieure du mur, verticale, est de facture peu soignée. Cinq couches d’argile déposées par les eaux du lac étaient en contact avec la paroi interne. La couche inférieure (5) recouvre la tranchée de fondation qui comporte des tessons de céramique mycénienne. La quatrième couche représente le niveau d’utilisation de l’analemma ; elle comporte des tessons de vases à boire de la fin de l’époque mycénienne (XIVe-XIIIe s. av. J.-C.). La troisième couche comporte une grande quantité de pierres appartenant à la superstructure du mur d’analemma ; elle correspond à une période d’abandon. On y a recueilli de la céramique mycénienne. On estime que la largeur de l’anachoma (la levée de terre) est de 30 m, en comptant le mur de soutènement (larg. 1,90 m). Dans un autre sondage (Γ), le mur de soutènement présente un mode de construction identique. Le sondage suivant (Δ) a montré que la largeur du mur pouvait atteindre 2 m. L’ensemble des sondages a montré que la digue, construite à l’époque mycénienne,  resta en usage jusqu’à l’époque romaine tardive. L’importance de l’ouvrage suggère qu’une puissance centrale, probablement la cité d’Orchomène, fut à l’origine de sa construction.

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À l’Ouest de Chalcis, dans le secteur de Drosia, A. Karapaschalidou (XIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain Paolinou, rue Sorou, et mis au jour des vestiges de construction du Bronze Récent. Il s’agit d’un groupe d’édifices, appartenant à trois phases de construction, qui formaient un quartier d’habitation orienté Nord/Nord-Ouest. Dans les niveaux inférieurs, on a découvert deux sépultures d’enfants, dont l’un se trouvait sous le sol d’une maison. Les tombes étaient mal préservées, mais ont livré un vase non décoré et une figurine en Φ.

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Dans la commune d’Oréoi, A. Ritsonis (XIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain Kazolea – situé à l’intérieur de la zone archéologique, à proximité de la plage – qui a révélé trois rangées parallèles de pithoi fixés dans le sol. Ces vases de stockage – 27 au total – appartenaient vraisemblablement à un entrepôt (pitheonas). Ils comportaient des sédiments marron foncé et étaient préservés jusqu’à environ la moitié de leur hauteur. Ils ont été datés de la fin de l’époque hellénistique ou du début de l’époque romaine. Par ailleurs, au centre du terrain, on a mis au jour un mur puissant (largeur 1,53 m), orienté Nord-Ouest/Sud-Est et conservé sur une longueur max. de 3,25 m. On a recueilli de la céramique à vernis noir du début de l’époque hellénistique, près de sa surface supérieure. Ne présentant aucun rapport avec l’entrepôt de la fin de l’époque hellénistique, ce mur a été identifié comme un segment du rempart de la ville antique.

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À Érétrie, A. Karapaschalidou (XIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain Valkanou, ex-Smit, au cours de laquelle on a mis au jour, dans la partie Nord, les vestiges de l’andron d’une maison pourvu d’un sol en galets non décoré. La céramique qui y a été trouvée date de l’époque hellénistique (IIe s. av. J.-C.).

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Dans la baie de Sykia, à l’Ouest de Desphina, Ph. Dasios (Xe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage au lieu-dit Kataphygi et sur la propriété agricole Chiropoulou. Les travaux ont révélé  une tombe à chambre maçonnée de l’époque mycénienne, ainsi que les vestiges d’un habitat fortifié jusqu’alors inconnu, à 200 m au Nord-Ouest de la tombe. La tombe, qui avait été pillée, présente une entrée à l’Ouest ; la porte (larg. 0,48 m) est encadrée par deux grands blocs et précédée d’un couloir de 2,50 m de longueur. La fouille de la chambre, de plan quasi orthogonal (long. 5,60-5,70 m ; larg. 2,05-2,25 m), a livré des ossements perturbés provenant d’inhumations secondaires (on compte 11 crânes), ainsi que quatre tombes à fosse. D’après le mobilier mis au jour – quatre anneaux en bronze et des fragments d’autres anneaux, trois sceaux et trois clous, ainsi que de la céramique : un vase à étrier entier et les fragments d’au moins 22 autres, gobelets, une coupe, une oenochoé à bec trilobé, un skyphos à deux anse –, il apparaît que la tombe  a été utilisée entre l’HR IIIA2 et l’HR IIIC, puis à nouveau au début de l’époque géométrique.  

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Dans le secteur d’Erateini, Ph. Dasios (Xe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) signale la découverte en 2005 d’une stèle funéraire à fronton (larg. 0,49 m ; haut. 0,82 m ; épaisseur 0,14 m) en marbre gris-bleu, portant le texte ΦΙΛΟΚΛΗΙ ΧΑΙΡΕ (haut. lettres 2,5-3 cm).

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À Kirrha, D. Skorda (Xe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain A. et M. Pillala, rue Kasoutsa, qui se trouve à l’extrémité occidentale de la commune et de l’habitat préhistorique. Les travaux ont révélé des vestiges de construction de l’Helladique Moyen.  Les sondages dans la partie occidentale du terrain n’ont rien livré. Dans la partie orientale, on a dégagé des segments de fondations de murs en pierre appartenant à trois phases de construction de l’époque mésohelladique, identifiées par la céramique (fig. 1). L’état de conservation de ces murs ne permet pas de restituer des plans précis de bâtiments. On a identifié, néanmoins, deux sols en terre compacte et galets appartenant respectivement à la première et à la troisième phase de construction. Parmi le mobilier, on signale des lames d’obsidienne et de silex, un peson à décor incisé, des meules, des aiguisoirs, des os animaux et des coquillages marins. À une distance de 10 m à l’Ouest de ces constructions, la fouille a mis au jour un mur de soutènement sur une longueur de 9 m et une hauteur de 1,80 m, orienté Nord-Ouest/Sud-Est, construit en gros moellons et galets de rivière (fig. 2). Un sondage effectué contre sa face extérieure a révélé plusieurs couches de terre dure, de galets, de sédiments sableux et, enfin, une couche de galets de rivière. Ce mur a probablement été construit pour protéger l’habitat du torrent. À l’Ouest du mur de soutènement, on a dégagé les vestiges d’une pièce rectangulaire à l’intérieur de laquelle ont été découverts deux pesons pyramidaux, de la céramique à vernis noir, des fragments d’amphores et des restes d’une structure en fer à cheval.

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Au lieu-dit Asprovrisi, dans la région de Malandrino, S. Raptopoulos (Xe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) signale la découverte en 2005 de fondations (dim. 1,67 x 1 m) de ce qui semble être une base construite de monument funéraire de l’époque classique. Au Sud-Est, on a mis au jour les restes d’un bûcher funéraire de l’époque romaine. Il ressort du mobilier que ce secteur connaît un usage funéraire en continu de l’époque préhistorique à l’époque romaine.

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Dans le secteur de Stavros, au Sud-Ouest de Lamia, Aik. Sbyraki (24ème éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2005, à l’angle des deux rues centrales de Stavros, une fouille de sauvetage qui a livré deux tombes à ciste, distantes de 4,62 m, orientées Est-Ouest. Elles étaient constituées de dalles de schiste (larg. 0,40 m ; haut. 0,22-0,28 m) et comportaient chacune un squelette allongé. Ces deux tombes appartiennent à une nécropole de l’époque médiobyzantine, dont une partie avait été mise au jour sur un terrain voisin en 1981.

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Dans le secteur de Phrantzi, à Lamia, E. Karantzali (XIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené une fouille de sauvetage sur le terrain Dellopoulou, au cours de laquelle on a partiellement mis au jour une fosse-dépotoir comportant des couches de cendres, de pierres, de fragments de briques, une grande quantité de céramique usuelle, des os d’animaux et quelques outils en pierre, datés du début et du milieu de l’époque mésohelladique.

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À Atalanti, S. Dimaki (XIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage au lieu-dit Kaminia, au Nord-Est de la ville, et mis au jour un segment du rempart antique d’Atalanti, d’orientation Nord-Ouest/Sud-Est. Il est constitué de trois assises de grands blocs de poros (dim. 5-8 x 1,20-1,30 m), complété par des déchets de taille, des moellons et de la terre dans les creux. À l’angle Nord-Ouest du sondage, on a mis au jour une tour (dim. 4,50 x 3 x 0,50 m), dont une petite partie du sol, constitué de galets, est conservée.

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AVERTISSEMENT
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