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Sous la direction de S. Chryssoulaki, la prospection systématique de la plaine de Choiromandrès a été mise en œuvre en 2005 et 2006, afin d’établir une typologie des murs et des structures construites, dont les mieux conservées ont fait l’objet de fouilles limitées. Parallèlement, on a poursuivi les recherches aux abords du poste fortifié et les opérations de restauration des vestiges et du matériel.   Travaux de terrain. — Dans la zone du poste fortifié, la fouille du mur mégalithique T1, long de 79 m, a été poursuivie  et son relevé achevé (fig. 1). Le mur, de construction très soignée, ne se prolongeait pas jusqu’au poste fortifié mais opérait un retour au Nord, formé par une structure curviligne. Les deux tronçons orientaux du mur ont servi de soutènement et le dernier, au Sud-Ouest, oblique pour rejoindre la « tour ». La céramique permet de lui attribuer une date de construction au MM IIB/MM IIIB-MR IA. Le mur T2, à double parements et d’une longueur de 52 m, part en revanche du poste fortifié mais est de construction hétérogène, et a fait l’objet de remploi dans des périodes plus récentes (époque byzantine). La céramique MM-MR découverte dans une cavité naturelle à l’extrémité Nord du mur contribuera à la compréhension des relations entre ce mur et le bâtiment du poste dans sa phase initiale. Les ressauts du rocher naturel, fréquents sur la partie Nord du plateau, ont souvent été utilisés pour fonder ces murs, ainsi que ceux des bâtiments. Un escalier avait été creusé et construit, au moyen de dalles, sur la pente abrupte à l’Ouest du poste fortifié, couronnée par le mur T1. Il aurait pu constituer l’unique voie d’accès au plateau. Des fouilles complémentaires ont été conduites sur la terrasse Nord-Est du poste fortifié, aménagée au MR IA au-dessus de niveaux MM IIB. Sur la terrasse Sud, on a mis en évidence la construction de murs (A et B) formant une cour précédant l’entrée du fort au MM IIB. Au MR IA, après une phase de destruction puis d’abandon, l’entrée Nord-Est vers l’espace 5 fut bouchée et, avec la construction du mur E, l’accès au fort fut limité à l’Est, la porte principale (la seule pourvue d’un seuil) étant transposée au Sud-Ouest. Au MR IIIA, un bâtiment de plan irrégulier (6,50 x 4 m), intégrant les murs curvilignes plus anciens A et B, fut construit au-dessus des ruines du MR IB-II sur la terrasse Sud-Est.   Une demande d’expropriation a été déposée afin de protéger le site de la construction d’un complexe hôtelier. — Dans la partie Sud de la vallée, limitée à l’Ouest par le mur T2 et à l’Est par les « carrières Sud », un sondage a été réalisé le long du mur T21, dont la construction, à deux parements, est soignée. Il date du début de la période néopalatiale. Le mur T21 rejoint le tronçon sud du mur T2, de construction plus ancienne. Il semble délimiter la vallée, qu’il ferme vers le Sud avec le mur mégalithique T14. Ce dernier, qui a fait l’objet d’un nettoyage en 2006, coupe transversalement le vallon. Bien qu’aucun matériel n’y soit associé, il est probablement minoen et fut réutilisé à l’époque moderne. Cinq autres murs ont été explorés dans la partie Nord de la vallée. Le mur T20, qui en marque la limite septentrionale selon un tracé irrégulier rejoignant la terrasse T8 au pied du poste fortifié, est le plus long (140 m env., largeur conservée de 0,60 à 1,30 m). Au cours de sondages dans le tronçon Sud du mur, la découverte de murets associés à des outils en pierre et à de la céramique témoigne d’un usage antérieur de ce secteur (du NF-MA I au MR IA) et suggère que ce mur bordait peut-être une route. Afin de vérifier la correspondance entre l’image actuelle de la vallée et son aspect à l’époque minoenne, une partie du mur T22 a été fouillée, montrant qu’il s’agit d’une construction moderne, mais qu’il surmontait un épais mur minoen (T22a). Si ce dernier forme, comme il le paraît, une paroi continue avec le mur T8, la plaine aurait été fermée et inaccessible du côté Ouest. — Lors de la prospection dans l’Ouest de la vallée, un petit site protopalatial a été repéré, avec une céramique MM IIB comparable à celle du poste fortifié. Un petit bâtiment, permettant de surveiller la route menant vers Pano Zakros y surmontait une terrasse construite. Deux puits modernes ont aussi été repérés à proximité du poste fortifié. En 2005, l’architecte G. Plath a réalisé les relevés de murs susceptibles d’avoir été érigé comme viaducs ou murs de barrage, au lieu-dit Mavro Auvlaki à Zakros et à l’extrémité orientale de la vallée de Choiromandrès (T31). En 2006, le mur mégalithique T31, formant un demi-cercle situé à l’extrémité supérieure du ravin, a été partiellement dégagé à la pelle mécanique, car il était recouvert par les remblais de la route moderne. La céramique protopalatiale qu’on y a mise au jour indique que le premier programme d’aménagement de Choiromandrès intégrait l’extrémité orientale de la plaine. Étude du matériel. — Le matériel de la moitié Nord du poste fortifié a été étudié en 2005. Il s’agit probablement d’espaces résidentiels, ce qui expliquerait la rareté du mobilier. Au Sud, la grande pièce dallée apparaît comme la salle centrale de l’habitat, comme le montrent les vases domestiques et la vaisselle à boire. La même séquence stratigraphique a été observée dans l’ensemble du bâtiment (fig. 2) : la première occupation du site remonte au MM IB-IIA. Les figurines mises au jour sur la terrasse occidentale du bâtiment doivent probablement être associées à un sanctuaire à cet endroit (une nouvelle tête de figurine féminine provient des sondages de 2006), avant que le site ne change de fonctions. Les premières constructions dateraient du MM IIB (gobelets coniques, tasses tripodes, hémisphériques, carénées ou droites (fig. 3). Ce premier bâtiment est détruit au MM IIIB, avant d’être rebâti au début du MR IA (tasses galbées, coupelles tronconiques). La dernière phase d’occupation date du MR IB, avant une destruction à la fin du MR IB, avec un matériel comparable à celui de Kato Zakros, du « Fort » de Karoumès et de Palaikastro et Mochlos. (fig. 4) Le matériel MR IIIA est peu abondant et provient principalement du Sud (petit bâtiment) et de la pièce VI, où un petit sanctuaire aurait été aménagé. Le site est définitivement abandonné à la fin du MR IIIA1 ou au début du MR IIIA2, comme plusieurs autres établissements ruraux.   L’analyse pétrographique de la céramique conduite en 2005 a permis d’identifier 12 pâtes différentes, variant en fonction des catégories de vases ou de la chronologie. Plusieurs ateliers céramiques fonctionnaient dans la région de Zakros dès la période protopalatiale. Les résultats préliminaires de l’étude malacologique montrent que les Murex trunculus prédominent parmi les coquillages, mais leur faible nombre ne suggère pas d’usage artisanal. Enfin, des analyses de résidus ont été réalisées en 2006 sur 18 tessons issus de vases de stockage, dont cinq portaient les traces de cire d’abeille, une matière qui enduisait peut-être les parois des vases, pour les étanchéifier, ou qui doit être associé à la production de miel.

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Cinq tombes ont été mises au jour entre 2004 et 2006, sous la direction de M. Tsipopoulou, dans le cimetière MM IB-IIA, situé sur un plateau à l’Est du palais. Du type des « house-tombes » de Crète orientale, elles étaient bâties en moellons et comprenaient plusieurs chambres et corridors. Les sépultures étaient déposées sur le sol ou dans des larnakes. Un dépôt de vases provient d’une aire ouverte entre les tombes. Le riche mobilier funéraire est composé de vases de terre cuite et de pierre, d’objets en or et en bronze, de sceaux en pierre, ainsi que de trois figurines cycladiques fragmentaires. À proximité, un abri rocheux, qui contenait le même type de matériel et des restes osseux, servit probablement de lieu de dépôt des sépultures anciennes lors du nettoyage des tombes. La céramique remonte au MA I et comprend des vases de type cycladique ou semblable à ceux de la nécropole d’Haghia Photia. 

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Une campagne d’étude a été réalisée en 2006. Elle a permis d’achever les textes de Mochlos IIA (habitat et cimetière mycénien) et Mochlos IIB (céramique MR II-III), de poursuivre les travaux en vue de la publication de Mochlos III (maison du « marchand de métal » et autres maisons néopalatiales du secteur C) et Mochlos IV (centre industriel du secteur C) et de commencer l’étude du bâtiment B.2 (pour Mochlos V). L’usage d’hélianthèmes, des fleurs représentées sur les fresques d’Akrotiri, pour la production de parfums dans le bâtiment C.7, a été établi grâce aux analyses de résidus réalisées par A. Koh. N. Vogeikoff-Brogan a continué l’étude de la céramique hellénistique et a terminé celle de la « maison au pressoir ». Plusieurs murs ont été restaurés dans le Quartier des artisans et dans la crypte à pilier du Bâtiment cérémoniel.

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Une campagne de nettoyage, de relevés et de consolidation des murs du bloc AF, à la pointe de la péninsule de Pseira, a été réalisée sous la direction de Ph. P. Betancourt en 2005 et 2006, en vue de sa publication. Les bâtiments, parmi les mieux préservés du site, datent du MM I-II au MR III. Ils comprennent notamment une « crypte à pilier » du MR IA et une grande pièce utilisée comme cuisine au MR II, avec un foyer in situ.

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Une épave MM II a été explorée en 2006 sous la direction de E. Hatzidaki (éphorie des antiquités sous-marines). Elle contenait 87 vases (des douzaines d’amphores, des cruches, jarres et tasses, ainsi qu’un « canthare » rappelant une forme métallique anatolienne).

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Les deux dernières campagnes de fouilles sur ce site, conduites par D. Haggis et M. Mook (University of North Carolina at Chapel Hill, Iowa State University), ont eu lieu en 2005 et 2006. Elles se sont concentrées sur les pentes occidentales de l'acropole Sud et, dans une moindre mesure, à l'Est de l'acropole Nord, pour mettre au jour les complexes publiques/civiques et les maisons environnantes (fig. 1). Versant Ouest de l'acropole Sud, complexe de l'Andreion. La fouille du sol archaïque et du porche, bordé par un drain, a montré qu'après la principale destruction par incendie, au début du Ve s., une entrée avait été bloquée et que le vestibule et une autre entrée, au Nord, avaient été rétrécis. Versant Nord-Ouest de l'acropole Sud : des pièces appartenant à trois maisons différentes ont été explorées. Une meule ronde en grès était intégrée au sol en argile de D800, à l'extrême Nord-Ouest. D1200/1300 sont probablement un hall (env. 8,5 m x 4,7-5 m) et un petit magasin associé (2,50 x 2 m). Ce dernier contenait une quantité considérable de poterie et un gros peson de type GR. Au Sud-Ouest de ces pièces, D700 est également formé d'un hall et d’un magasin adjacent. Le magasin contenait deux grands supports de pithos en schiste. Terrasses supérieures Sud-Ouest. En 2005, la fouille du « Bâtiment de service » (secteurs B et D) et du « Bâtiment civique monumental » (D500) a été poursuivie, montrant que la communication s'organisait dans le « Bâtiment de service » autour de deux cours, réunies par une rue ou un corridor longeant le flanc Ouest du bâtiment, qui reliaient le magasin Nord (D300, dont le mobilier comprenait un grand pithos, un support de pithos et deux meules) à une séries de cuisines (B1500, B2200/2300), de magasins (B700) et à un atelier (B1700). Deux grandes pièces, appartenant également à ce complexe, ont été fouillées en 2006 : dans la première, deux bases étaient alignées dans l'axe Nord-Sud, près d'un foyer en U ; au Sud se trouvait un bassin formé de dalles de schiste et d'un fragment de pithos. Le « Bâtiment civique monumental » comprend une banquette à deux degrés longeant la face interne des trois murs existants, limitant un espace d'environ 200 m2. Les trois bases préservées et les traces de poutres brûlées sur le sol indiquent une disposition, peut-être irrégulière, de poteaux internes soutenant la toiture. Deux sols successifs datent de la fin de la période archaïque. La position d'un mur de soutènement mégalithique à l'Ouest de la terrasse suggère que la largeur maximum du bâtiment était d'environ 10 m. Deux kernoi étaient creusées dans le degré supérieur des gradins, alors qu'un autre, un kernos minoen en remploi, y a été retrouvé retourné. Le matériel est constitué de vaisselle de table et de service, ainsi que de graines et ossements d'animaux brûlés. Au Nord du « Bâtiment civique monumental » et à l'Ouest du complexe de l'Andreion, un mur long de 8 m bordé d'une banquette, sur laquelle se trouvaient les fragments d'une statuette aux bras levés, appartient à un « sanctuaire à banquette » MR III C. Au Sud-Ouest de ce dernier a été identifié un petit sanctuaire archaïque, formé de deux pièces (D900-D1000). La pièce Sud (D900) contenait une banquette ou autel, auquel étaient associés des vases miniatures, trois supports striés, 14 figurines ou fragments de figurines fabriquées au tour, moulées (de type dédalique) ou non tournées (de type géométrique) (fig. 2), une fusaïole, des coquillages marins et une défense. Dans la pièce Nord, la couche de destruction de la fin de la période archaïque comprenait un pithos, un cratère géométrique (PGB cnossien), trois amphores, une lampe, un exaleiptron attique, une aiguille et un couteau en fer et une broche (obélos) en fer.   Terrasses inférieures Sud-Ouest. Les terrasses intermédiaires, érodées, ont révélé peu de structures, parmi lesquelles quelques pièces, dont l'une (B3700) contenait une banquette, une plate-forme dans l'angle Nord-Ouest et un four (Archaïque tardif). Un drain longeant la partie Est de la pièce passait au-dessus du stomion d'une tombe à tholos intacte du début de l'Âge du Fer. De forme ellipsoïdale (1,42 x 0,90 m), elle contenait trois inhumations en place, et un mobilier essentiellement céramique (MR IIIC-G). Adjacente à B3700, la pièce 3800 semble avoir eu des fonctions industrielles (plusieurs meules et outils en pierre, des pesons de métier et des fusaïoles). Ces deux grandes pièces seraient associées à la préparation des repas publics, plutôt qu'à des activités domestiques. Sur la terrasse inférieure, une maison de quatre pièces a été partiellement mise au jour en 2005. Elle se compose d'un grand magasin au Nord (B3600), d'un atelier et d'une aire de stockage (B3200) accessible depuis le hall central (B3400), ainsi que d'une petite cuisine au Sud (B3500), comprenant des banquettes, une plate-forme et un foyer. Ces structures appartiennent à une deuxième phase d'occupation, postérieure à la destruction par incendie du début du Ve s. et furent réutilisées au IIIe s. Parmi le matériel du hall central, on peut noter la présence de deux épingles en bronze, du type archaïque crétois, avec les traces d'un revêtement en argent. Les maisons étaient bâties selon la même technique que les bâtiments publics, suggérant que les transformations architecturales touchèrent l'ensemble de la ville. En B3000 et B3900, un grand bâtiment Géométrique Récent-Orientalisant Ancien fut abandonné à la fin du VIIe s., et un mur de soutènement fut construit à la fin du VIe s, témoignant des transformations urbaines pendant cette période. Acropole Nord. Dans le secteur E, une maison comprend trois pièces en enfilade, un magasin (E300), une cuisine (E100) et une grande salle rectangulaire (E200) accessibles depuis une cour. Le mobilier de la cuisine était remarquablement préservé. Il est constitué de lékanès, de mortiers, d'un petit pithos, d'amphores, de bols, de marmites, de tasses, de kalathoi, d'un plat et d'une cruche à bec pour la céramique, d'une râpe à fromage, d'une houe en fer, d'un fragment de plaque votive peinte en terre cuite, d'une pointe de flèche en fer, de pesons, de fusaïoles, d'outils en pierre, de petites meules et d'un poids. Des ossements animaux (porcs, moutons, chèvres et poissons) étaient amassés dans l'angle de la pièce. Un sondage exploratoire en B3100 a mis au jour les vestiges d'une maison du début de l'Âge du Fer, avec un terminus ante quem au début de la période orientalisante, confirmant une date du VIIe s. pour le « Bâtiment de service ». La phase majeure de restructuration de l'habitat, avec la formalisation des espaces civiques, serait donc antérieure à la fin du VIIe s. Des campagnes de restauration des murs découverts en 2003-2005 ont été menées parallèlement aux fouilles.

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En 2005 et 2006, deux campagnes d’étude, menées sous la direction de L. Vance Watrous, se sont concentrées sur la céramique archaïque, classique et hellénistique, puis sur la céramique des époques vénitiennes et ottomanes de la prospection de Gournia.

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Trente deux tombes, pillées, ont été fouillées dans un cimetière romain à l’Ouest de Hiérapétra (Ier-IIe s. apr. J.-C.). Une seule tombe, en amphore, contenait encore des restes osseux, appartenant à un petit enfant. Certaines tombes étaient des crémations en vase, d’autres sont à tuiles ou construites en pierre, dont quatre, en dalles de gypse, sont les premières de dimensions monumentales en Crète orientale. Le matériel se compose de vases en terre cuite et en verre, de monnaies de bronze, de miroirs, d’objets funéraires en argent et en or et de figurines. Les restes de banquets funéraires ont été identifiés.

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Des inscriptions ont été présentées au 10e Congrès crétologique par M. Baldwin Bowsky, dont neuf concernent les travaux du questeur Q. Paconius Agripinnus pour développer le réseau routier au début du règne de Claude, éclairant la situation économique et territoriale de la cité.

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Fouille d’un établissement minoen occupé du Protopalatial au Postpalatial.

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Les fouilles ont été poursuivies sur l’acropole, dans les bâtiments d’époque géométrique surmontant le plus souvent des structures minoennes, accompagnées de travaux de restauration : 1) « Mégaron A » (fig. 1). Des sondages réalisés dans la pièce centrale ont mis au jour, sous le niveau d’occupation géométrique (sol dallé et foyer), des couches de destruction MM I-MM II (coupelles coniques, marmites tripodes, lame d’obisidienne etc.), portant les traces d’incendie, au-dessus d’un sol en terre battue. Des vestiges du MM (lames d’obsidienne, une fusaïole conique et de la céramique, parmi laquelle deux embouchures ovoïdes d’amphore et un fragment de pithos à décor cordé), mais peut-être aussi plus anciens (MA ou NF ?) sont également apparus dans les sondages ponctuels menés dans « l’opisthodome », sous les fondations des murs d’époque géométrique. Dans la partie Nord du « prodromos », on a reconnu deux phases architecturales : le niveau le plus ancien (couche 5) contenait 9 lames et des éclats d’obsidienne, une épingle en os fragmentaire, une pierre ponce et quelques ossements et fragments céramiques MM, dont plusieurs pourraient remonter au MA (ou NF). Ce matériel, associé à une structure ellipsoïde formée de plaques de pierre, suggère que ce secteur avait une fonction artisanale. 2) « Mégaron B ». La salle centrale n’a pas connu d’occupation préhistorique et les niveaux explorés sous le sol dallé Géométrique Récent/Orientalisant Ancien appartiennent exclusivement à la période géométrique (couche 3). Ils comprennent des vestiges architecturaux (traces de bois carbonisé, dalles), notamment un foyer rectangulaire délimité par des plaques de pierres, dans lequel on a retrouvé des fragments de poterie, parmi lesquels un fragment à décor floral estampé et une grande tasse à pied conique, semblable à plusieurs autres exemplaires provenant d’autres secteurs du « mégaron ». Outre les tasses, la lame en fer d’un petit poignard et un fragment de pithos à décor de rosettes estampé provient également de la pièce. La même couche (3) dans l’opisthodome a fourni de nombreuses lames d’obsidienne, des ossements abondants, des noyaux d’olives et des fragments de pithoi ornés de décors variés (fleurs, triangles, spirales) incisés ou estampés, associées à un sol dallé. Plus bas, la couche 4 contenait également de nombreux ossements, noyaux d’olives et graines, des outils en pierre, des fragments de vase en stéatite, des coquillages, dont certains étaient percés et une céramique abondante, comprenant notamment des fragments de pithoi à décor cordé, de skyphos à base conique et un disque de terre cuite au décor de méandres. 3) Nord de l’acropole. La fouille au Nord de la salle centrale du « mégaron A » a montré qu’un espace ouvert séparait cette dernière du temple d’Athéna à l’époque géométrique, peut-être en lien avec des rituels. Un mur plus ancien a été découvert à 1 m au sud-ouest de la pièce K1 du temple. Au Nord-Ouest de l’acropole, deux pièces (M1 et M2) et une cour pavée à l’Est de M2 ont été explorées. La couche 4 de la pièce M1, relativement grande, comprenait de la céramique commune, des fragments de vase tripode décoré de bandes rouges et d’un cratère, ainsi que des traces de feu au centre de la pièce. Dans la couche 5 est apparu un mur parallèle à la cloison Est et de la céramique commune minoenne. Sur le dallage du GR de la pièce M2 se trouvaient deux tasses et un pilon, et une petite plate-forme aménagée au centre du mur Sud. Des niveaux inférieurs (4-5) proviennent surtout de la céramique commune, mais aussi un vase tubulaire qui pourrait indiquer la fonction religieuse de la pièce, dont la chronologie n’est pas encore déterminée. 4) Deux petites pièces ont été fouillées à l’Est du temple K1 (L1 et L2). L1 était partagé en deux minuscules espaces à la fin du Géométrique Récent/Orientalisant Ancien, contenant de la céramique au décor incisé ou estampé (couche 2). Des murs et une abondante céramique MM, ainsi qu’un couvercle de pyxide en pierre, forment les niveaux inférieurs. La pièce L2 présente la même séquence d’occupation, avec un foyer dans l’angle sud-ouest, près duquel un vase MM a été retrouvé en place. On a mis en évidence un mur soigné séparant en deux espaces N et N1 le secteur à l’Est du temple, formé d’un niveau GR surmontant une couche du MM. La fouille de la pièce H2 a été poursuivie, mettant au jour de la céramique GR, dont un fragment de pithos à décor de grandes rosettes estampées alternant avec une bande de cercles à point central, au-dessus de murs minoens. 5) Extérieur de l’acropole. Au Sud du péribole du MR, trois couches de destruction successives ont été mises en évidence dans le bâtiment 1 (dimensions ext. 5,75 x 7,75 m), daté du MR III C, comprenant essentiellement des vases de stockage et des outils en pierre. Au Nord-Ouest de l’acropole, un petit bâtiment de forme elliptique (diam. int. 1,60-2,40 m) aux murs épais (0,60-1 m), portait d’intenses traces de feu et contenait plusieurs kylikes à pied bas du MR IIIC-SMyc. Les travaux d’aménagement du site en vue de son ouverture au public se sont également poursuivis.  

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En 2006, A. Kanta (Institut archéologique de Crète) et L. Tyree (ASCSA) ont poursuivi l’étude de la céramique de la grotte fouillée par K. Davaras, dont l’utilisation rituelle date principalement du Néopalatial. Pendant cette période, les vases à boire, notamment les calices, sont particulièrement abondants ; un fragment porte une inscription en Linéaire A. Des marmites tripodes, petites à miniatures, témoignent aussi de la consommation de nourriture. Au MR III, les bols profonds et les jarres à étrier constituent les formes prédominantes, alors que les lampes, parfois ornées de scènes religieuses, signalent le renouveau du culte à l’époque romaine.

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En 2006, les travaux conduits dans la partie orientale de l’aile Nord du palais ont mis au jour le mur extérieur et un système complexe d’entrée vers la cour centrale, notamment par le biais d’escaliers et de rampes, nécessaires en raison de la forte pente de ce côté. La couche de destruction contenait une abondante céramique MM III, des blocs tombés du mur extérieur du palais et une table à offrandes circulaire, en serpentine. 100 vases intacts MM III-MR IA accompagnés par une autre table à offrandes, de charbons de bois et de restes fauniques proviennent d’une fosse profonde, interprétée comme un dépôt rituel.   Au Sud du palais, une grande plate-forme était appuyée au mur extérieur, tandis qu’un mur de pierre taillée, associé à un sol dallé, faisait face au « bétyle ». L’ensemble forme un espace à ciel ouvert qui aurait été dédié à des cérémonies centrées sur la plate-forme du « bétyle ». Une couche dense de matériel sur le rocher vierge, comprenant des formes diverses (tasses, cruches, pithoi, kalathoi, plats et marmites tripodes), la tête d’une statuette, la base d’une table à libations à degrés, un poignard en bronze et des ossements animaux, pourrait aussi provenir du bâtiment voisin 6, non fouillé. Lors des travaux de consolidation du bâtiment 2, on a découvert dans un mur un modèle de « cornes de consécration » en calcaire.

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Les deux premières campagnes de prospection systématique autour du palais de Galatas ont été menées sous la direction de L.V. Watrous (University of Buffalo), entre les villages de Galatas, Archalochori, Thrapsano, Apostoli, Sambas, Filissia, Agia Paraskies, Astritsi et Alagni. 124 sites datant du NR à la période ottomane ont été inventoriés. Les sites néolithiques et MA occupent les sommets de collines, alors que les sites protopalatiaux, plus nombreux, sont aussi localisés dans les plaines, à proximité des terres arables. Un grand site néolithique a été découvert sur la colline de Platilas, surmontant Stironas. Plusieurs établissements furent fondés autour de Galatas au début de la période néopalatiale, phase pour laquelle certains sites aux fonctions spécialisées ont été identifiés : des carrières, dont l'une comprenait un bloc portant une « marque de maçon » observée dans le palais de Galatas ; des sites industriels ; des postes fortifiés sur les hauteurs. En revanche, une structure située sur une colline au Nord de Zophoroi, qualifiée de minoenne par N. Panayiotakis, s'est révélée être une tour vénitienne. La distribution des sites connaît d'importants changements au MR III, avec l'abandon de nombreux habitats et quelques nouvelles fondations. La population semble diminuer au MR IIIC et se concentre sur quelques sites jusqu'au début de la période romaine. Une grotte, à l'Ouest de la gorge entre Voni et Zophoroi, contenait un matériel néopalatial à géométrique, dont une partie pourrait être votive. Quelques fermes et hameaux sont dispersés dans la région à partir du IIIe s. apr. J.-C. et, apparemment, jusqu'au XIIIe s. apr. J.-C., à la période vénitienne, après laquelle l'habitat se densifie autour des villages actuels.

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M. Prent et S. Thorne ont mené en 2005 et 2006 deux campagnes d’étude du matériel du MR à la période ottomane, provenant du secteur fouillé au Nord du « Petit palais » en 2001 et 2002, sous la direction de E. Hatzaki. Aucun vestige architectural n’étant associé, le matériel proviendrait d’activités menées dans des espaces ouverts. Début de l’Âge du Fer. — Une série de fosses aux parois enduites d’argile étaient remplies de fragments céramiques datant du MR-PGA à la période géométrique. Elles furent recouvertes au cours du VIIe s. par des remblais, appuyés contre le mur d’un bâtiment MR IIIB. Au Nord, une route descendant sur le versant oriental de la colline fut utilisée assez tôt au cours du premier Âge du Fer. Un drain, qui lui fut adjoint probablement au VIIe s., appartient à un groupe de canalisations aménagées selon la même orientation du BR à la période romaine. Dans la partie Est de la zone fouillée, trois foyers en fosse superposés associés à des scories témoignent du travail du fer au GR/OA. Époque classique. — Les plus anciennes traces de construction (un sol pavé surmonté de deux murs, des sols en terre) datent de la période classique (fin du Ve-milieu du IVe s.) et reposaient immédiatement sur des niveaux du VIIe s. Époque hellénistique. — L’occupation s’est poursuivie au IIIe s. Au IIe s. av. J.-C., le bâtiment est agrandi en réutilisant les murs MR IIIB et avec des zones pavées à l’Est et à l’Ouest, ainsi qu’avec une citerne. L’un de ces sols, constitué de galets, fut rechargé à plusieurs reprises entre la fin du IIe et le début du Ier s. av. J.-C. et avait recouvert un pithos enterré dans la première moitié du IIe s.   

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Des installations portuaires de dimensions importantes, comprenant deux ailes, séparées par un corridor, ont été explorées sous la direction de A. Vasilakis (XXIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques). Chaque aile abritait de longs espaces rectangulaires (au moins 21-23 m x 6 m), construits en pierre de taille. Le mobilier MR II-IIIA comprend un foyer, de la céramique commune, des poids de filets, des épingles en os et en bronze, une quantité importante de matériaux bruts (obsidienne, stéatite, pigments) et des objets en plomb endommagés par l’incendie de la destruction finale. Ils surmontaient des murs d’époque néopalatiale ( ?) associés à un dépôt, peut-être rituel, d’ossements animaux, de cornes de chèvres, de coupelles tronconiques, d’autres vases et d’une pointe de lance en bronze. Ces structures confirment la présence d’un port minoen, à 150 m du trait de côte actuel.

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Les campagnes de 2005 et 2006 ont eu lieu dans six secteurs différents : 1) Colline du Prophète Élie. — De nouvelles recherches, menées sous la direction de N. Allegro (université de Palerme), ont été entreprises dans l’habitat géométrique et orientalisant en 2005 et 2006 : sur la terrasse supérieure, on a mis au jour une voie Nord/Sud croisant la rue Est/Ouest (v. BCH 113 [1989], Chron., p. 690), qui atteint actuellement une longueur de 30 m. Le secteur situé plus à l’Ouest semble dépourvu de constructions. Les pièces b1-b2, à l’Ouest de la rue Nord/Sud, témoignent d’une occupation à partir du dernier siècle du IIe millénaire, et de trois phases d’habitat : la phase protogéométrique n’est attestée que par un matériel résiduel, mais l’habitat de la moitié du VIIIe au VIIe s. paraît assez dense et régulier, ce qui suppose un programme de développement urbain. Dans le secteur oriental, on a découvert une grande cour au sol de terre battue et de fragments de pierre, appartenant à un vaste complexe des VIIIe-VIIe s. qui comprend une façade unitaire au Sud, une pièce couverte et une cour attenante à l’Est, ainsi qu’une grande cour à l’Ouest, dont la partie Sud forme un espace étroit, peut-être un portique (fig. 1-2). Sur la terrasse inférieure, un puissant mur de terrasse associé à des contreforts rectangulaire permit l’aménagement de la voie Est/Ouest au cours de la dernière phase d’occupation (VIIIe-VIIe s.). Les quelques vestiges hellénistiques, très arasés, doivent être en relation avec les fortifications des IIIe-Ier s. av. J.-C. à l’Est, on a exploré deux pièces d’un édifice VIIIe-VIIe s. bordé par une rampe pavée. 2) Théâtre Pythien. — La poursuite de la mission de F. Ghedini et J. Bonetto (université de Padoue) s’est concentrée en 2005 et 2006 sur l’orchestra et la scène. On a mis au jour des gradins de la cavea, (fig. 3) l’entrée du couloir voûté menant à l’orchestra et un second passage voûté à l’extrémité Nord des gradins. Deux statues féminines (l’une du type d’Héra Borghese, l’autre une Athéna du type Velletri), probablement réutilisées dans une phase tardive du monument, ont été découvertes parmi les décombres de le secteur de la scène. Une tranchée ouverte dans le front de scène a confirmé que le théâtre, abandonné à la fin du IIIe-début IVe s., avait probablement été détruit par le terrible séisme de 365 apr. J.-C. Les secteurs les plus fragiles, comme l’opus sectile en marbre polychrome de l’orchestre, ont été protégés. 3) Secteur du Caput Aquae. — Sous la direction d’E. Lippolis (université de Rome-La Sapienza), un sondage a été réalisé en 2005 dans un point névralgique de la ville ancienne, à l’intersection de deux voies importantes, en marge de l’habitat archaïque et classique et immédiatement à l’Est du sanctuaire d’Apollon Pythien fondé au VIIe s. av. J.-C. Plusieurs monuments à caractère publique s’y sont succédés, dont le plus ancien est un temple d’ordre ionique datant de la période hellénistique, dédié au culte des Nymphes et d’autres divinités (Zeus, Pan). À l’époque flavienne fut bâti un monument honorifique équestre, à l’époque des Antonins un petit temple, puis on y aménagea la structure terminale d’un aqueduc (le Caput Aquae) à laquelle sont associées deux fontaines monumentales qui encadraient la rue et étaient adossées au temple hellénistique. Après le séisme de 365 apr. J.-C., la rue Nord est dotée d’un portique à colonnes et l’on érigea près du temple un grand nymphée rectangulaire, dont l’usage cesse au Ve s. D’autres constructions datent du VIIe s.   4) Les thermes au Sud du Prétoire. — En 2006, la fouille du complexe (fig. 4-5)découvert en 2003 sous la direction de G. Bejor (université de Milan) a mis au jour le frigidarium, organisé autour d’une pièce carrée (L. 10 m) dont les pilastres indiquent une couverture originelle en voûte d’arête et au sol en opus sectile polychrome particulièrement riche. Au centre, un loutron (diam. 5 m) à trois marches comprenait un sol dallé de marbre blanc et d’ardoise. La pièce centrale ouvrait sur deux bains : un grand quadrangulaire, auquel on accédait entre deux colonnes, et un bain absidal au décor de marbre, qui avait fait l’objet d’une recharge avec un second dallage. Entre ces deux sols se trouvait une abondante céramique d’une phase avancée du Ve s. 5) Quartier byzantin. — Les fouilles de ce quartier situé entre le temple d’Apollon Pythien et le complexe du « Prétoire » ont été poursuivies en 2006, sous la direction d’E. Zanini (université de Sienne). La connaissance de la topographie du quartier a été améliorée par la mise au jour d’un segment supplémentaire de la route pavée principale d’époque protobyzantine qui traversait le quartier et rejoignait la voie au Nord du Prétoire. Au Nord-Ouest de la rue, on a partiellement fouillé trois pièces appartenant à un vaste édifice, doté d’un grand seuil en pierre, au sol dallé et comprenant un imposant système d’évacuation de l’eau. De l’autre côté de la rue, un espace ouvert précédait une citerne-fontaine. Des sondages réalisés dans l’édifice partiellement exploré lors de la campagne précédente ont confirmé la date de sa construction à la moitié du VIe s., sur plusieurs étages, alors que la zone était précédemment (antiquité tardive) occupée par des bâtiments de dimensions inférieures. Après la moitié du VIe s., les mêmes axes routiers demeurent en usage jusqu’à la fin du VIIe s (fig. 6-7). 6) Basilique de Mitropoli (fig 8) Les campagnes de fouilles se sont poursuivies en 2005 et 2006, sous la direction de R. Farioli (université de Bologne) et de E. Borboudakis (13e Éphorie des Antiquités byzantines). Elles ont mis au jour le sol des nefs sud et le narthex, pavé de grandes dalles calcaires. Dans la première et la deuxième nef se trouvaient respectivement deux bancs angulaires et un banc en U contre le mur. Ce dernier fut aménagé directement sur le sol dallé, probablement dans une deuxième phase, comme en atteste également le matériel composite utilisé pour sa construction. Des mosaïques aux décors géométriques et figuratifs (animaux et plantes, ainsi que le nom de l’archevêque BETRANIOS) proviennent de ce secteur (AR 53 [2007], p. 110). Dans le narthex, près du mur périmétral ( ?), de nombreux fragments de dalles de marbre proviennent du décor mural en opus sectile. Près du mur séparant le narthex de la nef, on a découvert un follis de Justinien d’un monnayage de Constantinople. Dans le secteur absidal oriental, une pièce trapézoïdale pavée de tuiles, principalement de grandes dimensions, constitue avec la salle attenante un ajout, probablement du Haut Moyen-Âge, à la construction justinienne du synthronon-péribole. Au Nord de la basilique, on a exploré une rotonde identifiée comme une fontaine ou un baptistère de la fin du Ve-début VIe s. À l’intérieur, un « ambulacro » la reliait probablement à l’aile Nord de la basilique. Plusieurs colonnes, chapiteaux et des centaines de sectilia en marbre y ont été découverts.

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En 2006, Y. Sakellarakis et D. Panagiotopoulos (université de Heidelberg), ont mené des fouilles dans plusieurs pièces du bâtiment central (pièces 6, 21, 10, 9 et couloir de la pièce 10), interprété comme une « villa » d’époque néopalatiale (37x54 m) (fig. 1). Une grande plaque d’enduit de chaux blanc, portant des impressions de fils et des traces de couleur bleue et rouge, a été trouvée dans la pièce 6, mais semble provenir d’un niveau supérieur. D’autres fragments colorés avaient été mis au jour dans le même bâtiment lors des anciennes fouilles. La couche de destruction de la pièce 21 contenait des pierres tombées des murs, des ossements animaux, des morceaux de bois brûlé et de nombreux vases, principalement des coupelles tronconiques. Une partie, comprenant trois pithoi fragmentaires, provient de l’étage, alors que le mobilier réparti le long des murs devait se trouver sur des étagères. La présence de deux structures en pierres le long des murs Nord et Ouest, dont l’une portait des traces importantes de feu, l’abondance de vases, parmi lesquels six marmites tripodes, et d’ossements animaux invitent à interpréter cet espace comme une cuisine. De petits objets en plomb, en bronze et en argent étaient associés à l’autre structure en pierre, qui formait une sorte de banquette, témoignant peut-être d’activités artisanales (fig. 2). Dans la pièce 10, un vase en pierre en « nid d’oiseau », de nombreuses coupelles tronconiques, un pithos et une amphore à décor de spirales enchaînées étaient tombés de l’étage. Dans le couloir à l’Est de cette pièce ont été mis au jour plus de dix coupelles tronconiques et braséros, ainsi qu’une petite cruche à bec dans une niche creusée dans la paroi orientale du mur. La pièce 9, éclairée par une fenêtre, était remplie de pierres éboulées du mur Est. Des fragments d’enduit blanc se trouvaient le long des murs Nord et Ouest.

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La fouille de 2006, sous la direction d’A. Kanta, s’est concentrée sur la partie orientale du complexe palatial, dévolu à l’artisanat et au stockage durant sa phase finale (MM IIB). Pendant cette phase, son architecture est monumentale, mais ses capacités de stockage sont ensuite augmentées et il prend un aspect moins soigné.

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Une fouille de sauvetage réalisée en 2005-2006 à Choiroi, sur le terrain Litina, a mis au jour 16 sépultures en pithoi du MM I, placés horizontalement dans des fosses peu profondes et fermés par des pierres, des vases ou des fragments de poterie. Le mobilier funéraire comprend surtout des vases, mais deux perles, en argent et en cristal de roche ( ?), ainsi qu’un petit vase de pierre en « nid d’oiseau » proviennent du pithos 11. Une fosse creusée entre les tombes contenait des traces de feu et des fragments de vase de cuisson. Un mur bâti au-dessus de l’ensemble funéraire est associé à des tessons MM, MR III et d’époque moderne.

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Les fouilles menées pendant plusieurs années ont mis au jour une grande nécropole de tombes à chambre MR IIIA-B.

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Des travaux de fouille d’un sanctuaire de sommet sur les versants Nord du mont Vryssinas et de prospection aux alentours ont été menés de 2004 à 2006, sous la direction de I. Tzachili (université de Crète), E. Papadopoulou (XXVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) et K. Sbonias (université Ionienne). Les crevasses et anfractuosités dans les rochers de deux terrasses contenaient des dépôts constitués de céramique et d’environ 600 figurines anthropomorphes et, principalement, zoomorphes (bovines), en terre cuite, à l’exception d’une figurine d’adorant en bronze. Quelques statuettes tournées y étaient associées (fig.1). La céramique comprend des braséros, des petites cruches, des tasses, bols et skyphoi, ainsi que de la céramique de cuisine. Leur datation suggère que l’usage du sanctuaire commença à la période protopalatiale (MM II), se développa à la période néopalatiale (MM III-MR IA) et prit fin au cours du MR IA.

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L’étude en vue de la publication du cimetière MR IIIA-B a été réalisée en 2006 sous la direction de Y. Tzédakis (Directeur général honoraire des Antiquités) et H. Martlew. Elle a notamment concerné l’identification des sources minérales pour les métaux, l’argile et les pigments (A. Gize) et des recherches paléopathologiques sur les squelettes humains et l’environnement local (R. Arnott, D. Watson).

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Les recherches menées par le Service archéologique (XXVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) de 2003 à 2006 sont rapportées dans les AR 53 (2007), p. 116-117. Une des six tours de l'enceinte, rectangulaire et abritant une petite porte, a été fouillée dans la partie centrale du rempart Ouest, datant du milieu du IVe s. av. J.-C. (fig. 1). Au Nord de la tour se trouvaient des sépultures de nouveau-nés de la deuxième moitié du IVe s., associés à des fosses comprenant un matériel brûlé (céramique, objets métalliques, graines et ossements animaux). Au-delà de la petite porte, une rue pavée mène vers la principale entrée de la ville. Des vestiges témoignant de combats, des bûchers et de petits réceptacles dont certains contenaient des ossements de jeunes enfants proviennent de ce secteur. Un matériel céramique (notamment des lampes et des vases miniatures) datant du IIe – début Ier s. av. J-C., des ossements animaux, des cornes et des couches de charbons et de cendres témoignent d’activités rituelles qui se déroulaient peut-être la nuit. Dans le même secteur, une inscription provient de l’architrave d’un grand monument funéraire doté d’une chambre souterraine à l’architecture soignée : ΣΩΤΗΡΙΟΣ ΠΡΩΤΟΓΕΝΗΣΟΣ ΕΛΕΥΡΕΡΝΑΙΟΣ ΕΠΟΙΕΙ. L’inscription peut être datée de la fin du ΙΙΙe s. au début du ΙΙe s. av. J.-C., alors que le monument fut en usage du ΙΙe s. av. J.-C. au ΙΙe s. apr. J.-C. À l’Est, un second monument, plus tardif (Ιer s. apr. J.-C.), pillé, comprenait notamment une plaque de marbre portant le décor de bustes d’un couple sculpté d’époque trajane. K. Tzanakaki a présenté au 10e Congrès crétologique les tombes de types divers du Cimetière Ouest, datant principalement de la fin de l’archaïsme à la période romaine.

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Dans le terrain Rokaki, au cœur de la ville antique, un mur en pierre de taille de la fin de la période romaine, partiellement construit sur une fosse à détritus qui contenait de la céramique hellénistique et romaine, a été fortuitement mis au jour en 1999. Une canalisation de la fin de la période romaine, qui doit être mise en relation avec le système d’égouts découverts sous le Centre hospitalier se trouve dans la rue Vardantoni.  Un programme de fouilles extensives de la ville hellénistique et romaine, mené par la XXVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques, sous la direction de S. Markoulaki, entre 2004 et 2006, est rapporté dans les AR 53 (2007). Il s’est organisé autour de l’exploration de : 1) Trois villas urbaines ou péri-urbaines de la fin Ier-IIIe s. apr. J.-C. 2) L’ensemble thermal (fouillé en 1966-67 par K. Davaras), dans lequel on a notamment mis au jour une pièce au décor en marbre luxueux, qui renfermait la statue de marbre d’un jeune satyre. Les voûtes s’effondrèrent lors du séisme de 365 apr. J.-C. 3) Une rue pavée (peut-être le decumanus) et un cimetière paléochrétien (IVe-début VIe s.), dont une des tombes portaient les symboles C et R en mosaïque, dans le terrain Raïsaki, comprenant également l’une des villas.

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Lors de la campagne de fouilles conduites en 2004 par l’université de Crète, sous la direction de K. Kopaka, la première sépulture préhistorique de l’île, une inhumation en pithos (fig. 1), a été mise au jour sur la colline de Tsirmiris, au lieu-dit « Sto Papouro ». Le pithos, daté du BM ou du BR (H. 0,83 ; Diam. max. 0,644 ; Diam. bord 0,443 m), est comparable aux productions de la Messara mais est en argile locale. Il reposait sur le flanc, dans une fosse peu profonde. L’embouchure était protégée par des pierres et sa base maintenue par une petite dalle. Il contenait les restes osseux d’un adulte en position contractée, orienté Est-Ouest, la tête vers l’embouchure du vase. Le mobilier se composait d’un unique bol en pierre. La sépulture est isolée mais pourrait être en relation avec un bâtiment assez grand, fouillé depuis 2005 à proximité. Elle montre que la pratique de l’ensevelissement en pithos, attestée dans le monde égéen et en Crète, était également en usage dans la petite île au milieu du IIe millénaire.

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E. Platon (ASA) reports on this year’s study season of the finds from N. Platon’s excavations at the M Palace and town of Kato Zakros. In all cases the focus was on pottery. In the palace (S wing, excavated in 1966), the material from the workshops was studied: it included LM IB Marine and Floral style pieces, and part of a clay double-axe mould. From building N (NW hill, excavated in 1986), 3 connecting basement rooms in the S part yielded more LM IB and LM IIIA material, the latter of good quality. Protopalatial material was also encountered. Work on frescoes from the Zakros palace and the villa at Epano Zakros was carried out.

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Deux campagnes d’étude du matériel provenant des fouilles de la grotte en 2002 et 2003  ont été menées en 2005 et 2006. Deux catégories de formes céramiques sont principalement représentées et sont interprétées comme des offrandes : des assemblages de tasses et de vases à verser, pour la consommation de boisson, et de petits vases fermés contenant probablement un liquide précieux (comme des huiles parfumées). La taille du groupe enseveli dans la grotte semble avoir été réduite avant d’augmenter rapidement au MA III-MM IA. Ph. McGeorge a poursuivi l’étude des restes osseux humains, qui a permis d’identifier 220 crânes. Les ossements fragmentaires et dispersés dans plusieurs salles auraient été mélangés par les Minoens lors de leur dépôt au MM IIB. Quatre larnakes presque complètes, du type ovale à fond plat (MM I-II) ont pu être reconstituées et ont été transportées au musée d’Aghios Nikolaos. Elles étaient trop petites pour recevoir la sépulture d’adultes et étaient peut-être destinées à des inhumations secondaires, mais leur état fragmentaire suggère une troisième étape dans le traitement funéraire (les ossements auraient été disposés dans les larnakes avant d’être à nouveau déplacés dans la grotte). Leurs dimensions réduites et la présence d’un couvercle mettent en doute la théorie selon laquelle elles auraient leur source dans les baignoires profanes. Au 10e Congrès Crétologique, S. Ferrence a présenté 10 figurines schématiques, anthropomorphes et zoomorphes, en matériaux divers, parfois percées, de style cycladique (FAF) ou proche d’exemplaires de la grotte de Trapéza et des tombes de la Messara.

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Après la fouille de l’année 2005 (I. Bradfer-Burdet-M. Pomadère), l’année 2006 était consacrée dans le quartier Delta à une campagne d’études qui se fixait plusieurs objectifs : l’étude des restes paléo-environnementaux découverts dans le bâtiment Pi : outre de nombreux charbons, coquillages, os et graines, le tri a mis au jour un sceau représentant un animal marin, provenant d’un échantillon prélevé sur le sol d’une des pièces. Il s’agit du second sceau d’époque néopalatiale découvert dans le bâtiment Pi. Une minuscule feuille d’or (L. 4,5 mm) se trouvait également dans le sédiment tamisé par flottation : travaillée au repoussé, elle semble avoir la forme d’un coquillage. l’étude de la stratigraphie et des vestiges architecturaux mis au jour pendant la fouille a permis d’établir la matrice stratigraphique, qui a confirmé la succession d’au moins trois phases architecturales néopalatiales. Les vestiges architecturaux examinés comprennent de nombreux fragments d’enduits de couleurs blanche, bleue et rouge dont certains portaient manifestement un motif figuré, mais illisible en raison de leurs faibles dimensions ; les extrémités d’autres enduits sont simplement décorés de bandes rouges ou noires. Des informations ont été réunies sur les différents types de sols représentés à l’étage du bâtiment. Des morceaux d’argile jaune à verte portant les empreintes parallèles de branches ou de joncs pourraient provenir de toitures légères. l’enregistrement, l’étude et la restauration de la céramique et des petits objets ont été poursuivis. Une première étude technique des vases en pierre a mis en évidence le fait qu’il s’agisse essentiellement de formes typiquement minoennes, à l’exception d’une probable importation égyptienne. le relevé de la partie orientale de la « rue de la mer » a été effectué parallèlement. Ce relevé complète utilement le plan de la zone urbaine entourant le bâtiment Pi et permet de mieux comprendre ses relations avec les bâtiments alentour et avec la cour Ouest du palais, dans lequel cette voie aboutit. Par ailleurs, une campagne de restauration des bâtiments Delta bêta et Delta gamma a complété les travaux commencés en 2005. Ils ont permis de restaurer plusieurs structures dans les deux maisons.

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L’EfA a soutenu financièrement des études destinées à préparer les publications sur Malia.  Pour s'en tenir aux responsables de ces études, qui s'assurent le concours de plusieurs collaborateurs, on mentionnera : P. Darcque (architecture et céramique de la fouille des abords Nord-Est du palais), O. Pelon (architecture, céramique et matériel lithique du palais), J.-Cl. Poursat (préparation du manuscrit du 5e volume consacré au quartier Mu dans la série des Etudes Crétoises : Activités quotidiennes au Minoen Moyen II à Malia : objets en terre cuite et outils lithiques), R. Treuil et M. Schmid (étude des vestiges architecturaux du quartier Mu : les plans de l'état actuel des bâtiments ont été complétés et corrigés, les restitutions en 3D poursuivies, ainsi que la préparation de l’illustration à publier).

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À la demande de l’éphorie, l’EfA, avec le concours de l’université de Paris Sorbonne (Paris IV), a repris des travaux sur le site de Latô qu’elle avait exploré entre 1967 et 1971, afin de préparer les expropriations nécessaires à la gestion du site et à sa mise en valeur. Le point de départ en est une mission topographique qui a commencé en 2005. Celle-ci est destinée à établir la validité du plan de l’architecte Seyks et publié par J. Demargne en 1901, à créer ensuite une documentation topographique plus conforme à l’observation de terrain, le plan Demargne ne comprenant pas de courbes de niveau. – La campagne d’août 2006 a poursuivi deux objectifs, topographique et géographique : – après vérification de la validité du plan Demargne (répartition des vestiges sur le site, identification des bâtiments et de leurs relations), l’enquête topographique a évalué par relevés GPS et par l’établissement de coupes transversales les distorsions qu’il présentait : erreurs de distance et de mesures, défauts d’orientation, schématisation des structures, oublis de murs, défaut de rapport entre les édifices. Les deux coupes transversales Est-Ouest et Nord-Sud donnent le profil général du site, à la fois dans ses caractéristiques géographiques (altitude, dissymétrie des versants, importance des pendages) et topographiques (implantation et répartition des différents quartiers, système des terrasses, lignes de défense naturelles). Les premiers résultats obtenus permettent notamment d’analyser le système de circulation : sur le plan horizontal, l’espace compris entre le sommet de deux terrasses s’étageant à faible distance constitue une voie de circulation sur une même courbe de niveau, tout en renforçant la retenue des terres ; des rues transversales coupent les courbes de niveau et permettent de passer d’une terrasse à l’autre, parfois avec un système de parastades qui les identifie. Trois coupes localisées dans le quartier Ouest ont en outre visé à comprendre l’implantation, l’extension et l’orientation des terrasses dans une zone contrastée. – le travail a également consisté à identifier les formes du relief observé dans les environs du site archéologique, et d’en proposer une cartographie plus précise que celle établie par Joseph Demargne au début du XXe siècle. L’aspect le plus frappant de cette morphologie est la présence de cinq dolines, le site même de Latô s’organisant autour de l’une d’elles. Une autre révèle des vestiges qui n’avaient jamais été observés : le creusement récent de sa partie centrale a entraîné l’arrachement d’un épais mur antique ; à proximité, ont été également repérés des vestiges d’un système de drainage ou d’irrigation. D’autres murs affleurent ainsi que de nombreux tessons identifiés comme appartenant à la période minoenne. — Au pied Ouest du site court une gorge assez profonde qui devait connaître un écoulement intermittent d’eau et que fermait un mur, probablement dès l’Antiquité. Outre qu’elles ont permis de renouveler et de vérifier les observations que seul J. Demargne avait faites à la toute fin du XIXe siècle, les analyses topographique et géographique de Latô et de sa région ont donc introduit dès 2006 aux recherches ultérieures inscrites dans le programme et qui portent sur le territoire de la cité, l’approvisionnement en eau, le système défensif et le réseau viaire. Elles offrent l’occasion de reprendre le dossier épigraphique, où foisonnent les toponymes à caractère géographique, préparent l’analyse des accès à la ville à partir des axes de circulation observables dans le territoire et complètent le dossier sur l’alimentation en eau.     La campagne de 2006 à Latô a également permis de préciser l’intérêt et les enjeux d’une reprise des travaux de l’École française d’Athènes dans la région du Mirabello, demeuré à l’écart du renouvellement continu des connaissances de ces vingt dernières années. Ce contraste est d’autant plus frappant que l’axe Anavlochos-Dréros-Latô a constitué et constitue encore en partie le point de passage obligé entre la Crète centrale et la Crète de l’Est. – Cette perspective régionale, dans la lignée des travaux déjà entrepris par l’EfA par le passé, est inscrite dans le prochain projet de contrat quadriennal.

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Après avoir achevé la description des sites repérés préalablement au sol, les travaux de la mission archéologique d'Itanos(Crète orientale), qui est dirigée par A. Schnapp et qui bénéficie d’un financement du MAE, se sont concentrés cette année sur l’étude et le dessin du matériel, en particulier sur la petite plastique issue du sanctuaire périurbain de Vamies. Mais la principale réalisation de l’année consiste en l’ouverture d’un site internet consacré à la prospection du territoire, hébergé sur le serveur de l’École française d’Athènes. Ce site offre en ligne les résultats des cinq campagnes de prospection sur le terrain, en proposant le catalogue complet des sites inventoriés et les résultats actuels de l’analyse archéologique (chronologie, fonction). Il est possible d’opérer de multiples tris sur la base de données et d’accéder à la fiche de chaque site. Diverses fonctionnalités liées à un SIG, y compris la cartographie des résultats des tris opérés, sont également proposées en ligne. Le site offre en outre une interface de rencontre aux différents collaborateurs de la mission, répartis à travers l’Europe, afin de partager les derniers résultats obtenus. Ce projet est destiné à évoluer avec la progression des travaux. D'un point de vue technique, au lieu d'élaborer un programme spécifiquement adapté aux besoins de  la prospection d'Itanos et, partant, non réutilisable, le choix a été fait d’une programmation générique, aisément adaptable à d'autres projets. L'École est donc tout à fait  libre d'adapter et d'utiliser ce programme à d'autres fins.

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Bourouni (or Ammoudi), Agios Nikolaos. G. Brokalakis (13th EBA) reports on excavation and restoration (Figs 1, 2, 3, 4) conducted in 2005−2006 at the church of Ag. Nikolaos, Bourouni (ΑΕΚ 1 [2010], 223−32). Inscriptions (Fig. 5) on the dome are noted. Pairs of rectangular holes (later infilled with stones and plaster) high on the north (Fig. 6) and south (Fig. 7) walls likely anchored a wooden support structure used in the erection of the dome. On the exterior, similar, if smaller, holes secured scaffolding. A clay pipe in the southwest corner of the roof channelled rain-water to a cistern to the north (Fig. 8). Investigations along the outside of the south wall and at the southeast corner, prompted by finds such as a marble pillar base (Fig. 9) and an Early Byzantine brooch (Fig. 10), revealed four graves, comprising three pits (one with a double burial) and a cist. The double burial (of a woman and child) contained bronze jewellery (pendants of Western saints [Figs 11, 12]; a cross [Fig. 13]), a necklace of 68 bone beads (Fig. 14) and a reliquary wrapped in paper (Figs 15, 16, 17) which contained leaves, cotton, a crystal and a bronze coin of Comnenus (AD 1176−1180) (Fig. 18). The cist tomb was well-built of local limestone: it too held two burials. A ‘false’ coin was placed in the mouth of the deceased, and a bone pendant (Fig. 19) and a later Venetian tornesello were also offered. K. Sidiropoulos reports on the coins from this site in ΑΕΚ 1 (2010), 233−37. 

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Ierapetra wall (Kato Mera). M. Mari (13th EBA) reports on the restoration (in 2000-2006) of a 160m long stretch of the Byzantine town wall near the sea, including a gate and a tower (Fig. 1). While Early Byzantine connections are strong, there is clear evidence for a Roman predecessor. The wall is preserved in places to 2.3m high, and is generally 1.6m deep; the gate is 5.5m wide and the tower is semicircular in plan. The building is in opus incertum mixtum. Two broad phases may account for the three main components of the structure: the gate and tower are the oldest, dating back to the second to fourth century AD, and the west and east stretches of walling belong to the fourth to sixth century AD, the west being slightly earlier (Figs 2 - 7). Parallels in Early Byzantine fortifications at Nicopolis and Thessaloniki are noted.

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Praisos shrine. Ch. Sophianou (ΚΔ' ΕΠΚΑ) reports on rescue excavation conducted on Acropolis A (Fig. 1) in 2005-2006. A landslip following a wildfire revealed wall traces close to the area of the underground chamber explored in 1996. Work in 2005 revealed a large room (7m x 4.5m), partly dug into the bedrock and integrated with a large wall previously surveyed. This room 1 (Fig. 2) had two entrances at the west and one to the north (leading to the chamber). A thick destruction layer of tiles and building debris lay over eight large Archaic pithoi (Fig. 3) and an amphora. At the north was a clay model of a seated female (Fig. 4) with other female figurines nearby. A hoard of 22 silver coins, mostly Hellenistic, was retrieved from the floor (with hints of cloth, perhaps a bag), as were jugs, amphoriskoi, cups, braziers (Fig. 5), lamps and other vases, loomweights and metal items. Scattered about the floor were the bones of a large animal, perhaps an ox. In 2006, room 2 (Fig. 6) (5.5m x 2.15m) was discovered in front of the chamber opening. Similar finds were made, including a lead astragalos, salt-cellar and braziers (Fig. 7). The last were stacked on a rock-cut bench and in corners, along with a Rhodian Hellenistic silver coin. Recleaning of the underground chamber (4.1m x 2.1m x 1.92m high) revealed that it was painted red and equipped with three niches; nails in the walls and roof were perhaps to hang offerings. Traces of the inward opening doors are visible as wear on the floor. Holes in the floor at this entrance were perhaps connected to scaffolding and supports for some external roofing (as many tile fragments attest). The complex is identified as a shrine to a female deity with chthonic attributes, who was worshipped at night and with aspects of mysteries. Discussion of the 0.25m high clay model (Fig. 8) of the seated personage centres on her identification as Rhea/Cybele, perhaps derived from an earlier Potnia Theron. The Phrygian cap and bird in her left hand are attributes not normally seen in Greece. The figurine is dated to the fifth century BC, with the facial modeling recalling Archaic representations.

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Perama. A. Phraidaki (28th EBA) reports on the excavation between 2004-2006 of a three-aisled basilica at Palaiokklisia (Figs 1-2). Excavation was taken down to the floor levels, with only the narthex (at the west) unexcavated. There are two main constructional phases (Fig. 3): the earlier traces are relatively modest and detectable by the use of field-stones and sturdy lime plaster. The later consists of most of what is visible today, often building on the earlier wall-lines: this probably includes the floors. Re-used masonry includes a limestone column and two more of marble. Below the destruction debris (stones, bricks and plaster), the nave floor is paved with rectangular marble slabs (Fig. 4), the south aisle (Fig. 5) with bricks and the north (Fig. 6) again of marble slabs. Built benches exist in all aisles. The monument is simple, with no mosaics. A very late cist grave of a child (Fig. 7) was found set in the north aisle. Nearby was the cruciform baptisterion (Fig. 8): shallow, paved in marble (Fig. 9), with a drainage pipe at the north and a few steps down to enter the area at the west. Much vessel glass was found mixed with the debris at the east. Most of the pottery from the north aisle dates between the early fifth and early seventh centuries AD (Fig. 10). This suggests a parallel with the sixth-century baptisterion in Panormo; certain internal arrangements are reminiscent of those at Fodele of the fifth to sixth century AD. Finds include the bronze container of an oil lamp (Fig. 11), iron sheet and nails, glass and two Early Byzantine bronze coins of Eleutherna (of the reign of Constantine IV, AD 668-685). Burial evidence has been detected east of the north aisle. The re-used pillars suggest the existence of Roman and Late Roman structures in the area. The date of the original construction is unknown. After an early fifth-century AD earthquake there must have been an immediate rebuild as pottery of that date appears throughout. In the mid sixth century the floors were laid in their present form and the baptisterion erected. The final destruction (Fig. 12) is poorly understood, but is probably due to the strong earthquake in the seventh century. It remains possible that the nave was rebuilt and continued in use, whilst the aisles remained in ruins.

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Axos. E. Tegou (25th EPCA) reports on excavations at several spots on the acropolis (Fig. 1) in 2005-2006. On the northern side, at Ag. Ioannis, architectural remains (walls and pebble floors) were visible in fields south of the church. One demarcated a threshing floor, the others cobbled surfaces and destruction debris of tiles. The pottery dates from the Late Minoan period to modern. A pair of late Christian cist graves was excavated. Walls of another five rooms were found on the northern slopes, amidst a wide range of (mostly Byzantine) pottery and a fragment of a Hellenistic inscription. To the southeast lies a Venetian aqueduct into which an honorary inscription of the first century BC to the first century AD had been built. A hoard of nine coins of the city-state of Axos dating to 200-175 BC were found, as well as four later Hellenistic, six Roman, one Byzantine and two Venetian coins. At Sto Mouri, Venetian architecture was uncovered, as well as three terracotta animal figurines similar to those recovered from the open-air sanctuary of Demeter at Stou Gerakaro to the west. From Madopa, chance finds of an amphora, a perfume bottle and an aryballoid lekythos revealed the presence nearby of an Early Hellenistic cemetery (mid fourth- to early third-century BC). In 2008, geophysical survey at a number of separate locations succeeded in identifying the exact location of the lost Temple of Aphrodite.

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Veni. E. Tegou reports on excavation on this upland plateau (Figs 1-2) conducted in 2006, south of the Venetian Church of Christ the Saviour. Parts of two rooms were found in separate areas. In the first (Tr 5) (Fig. 3), a lamp (Fig. 4), a pithos (Fig. 5), a loomweight and part of a stone vase (Fig. 6) were retrieved from within the corner angle of two walls. From similar circumstances in the second (Tr 9), (Fig. 7) destruction debris contained a bronze lamp, three coins (of Eleutherna, Rethymnon and perhaps Sybrita), seven clay vases (Figs 8-11) and 21 loomweights of varied shapes. The coins and the vases (which are mostly domestic wares) indicate a second century BC date. A total of 96 loomweights (Figs 12-13) was recorded.

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Chania. Co-operative Bank property. E. Kataki (ΚΕ' ΕΠΚΑ) reports on excavations (Fig. 1) conducted in 2005-2006. Ancient remains had been badly damaged by modern foundations (Figs 2-3): largely pits and wells remained, with some settlement features to the west and north. Ottoman clay pipes (Fig. 4) and glazed wares were collected. A Classical to Hellenistic structure with at least three phases (late fourth to late third/early second century BC) was found with beaten earth floors, into which amphorae (Figs 5-6) were sunk in two rooms. In a room at the southwest, a number of loomweights lying on the floor marked the position of a loom. A cobbled area (Fig. 7) contained a water-pipe to its south and a cistern for water management. Associated pottery, and that found in contemporary pits, includes a wide range of domestic equipment - amphorae, pots, basins, plates (Figs 8-11) and lamps (Fig. 12). There are many stamped amphora handles (Fig. 13) and even a potter’s name (ΠΑΥΣΑΝΙΑ), as well as loomweights (Figs 14-15) and terracotta figurines (Fig. 16)  of seated figures of the sort most often found in tombs and sanctuaries. During the Early Iron Age and Archaic to Classical period (eighth to fifth century BC), the site seems to have been a refuse area, with 10 associated pits (Figs 17-19). Beneath lie Minoan structural remains (Fig. 20), with two to three pits: three phases can be determined between EMII and MMIA. The walls lie on or slightly sunk into the bedrock; with the exception of two paved examples the floors are earthen (Fig. 21), and the enclosed areas may have been open to the air. One floor, associated with a MMIA pithos (Fig. 22) in the next room, had traces of a clay hearth; outside was a cobbled way. A large EMII structure is also visible, set in a deep foundation trench with plastered walls on the interior, associated with which were jugs, ‘egg-cups’ and basins (Figs 23-24); also tools (Fig. 25) including obsidian and a Neolithic stone axe.

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Kastelli. †Y. Spantidaki and Chr. Moulherat (Paris) report on the results of the examination by scanning electron microscope of a small strip of cloth (Figs 1-2) from the Ag. Aikaterina Square excavations in 2006. The cloth was found inside a tripod pyxis on the floor of room C, house IV, a building which, like all its contemporaries, was destroyed by a fierce fire in LMIB. The fibres used in its manufacture are identified  as linen for the warp (Fig. 3) and goat’s hair for the weft (Fig. 4), with a supplementary thread of nettle fibres (Fig. 5).

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Kephala, Skopela. N. Panagiotakis, A. Dipla and M. Panagiotaki report the discovery of a possible sanctuary on a hilltop between the Patsidianos and Ai Giannis (Chourmalis) streams, overlooking the coast from the ridge of Rodia to near Chersonissos. A probable Bronze Age watch or signal post was also located on the hill.   The foundations of an impressive structure, oriented northeast-southwest, are preserved on the highest part of the hill, where a platform slopes down to the north, west and south. The massive foundations of the west wall are 52m long, and there are preserved traces of two more stepped walls defining the platform at the north and south. The east side is defined by bedrock outcrops. On the hillside below, massive wall foundations, also running north-south, enclosed a large, almost rectangular area. The complex is interpreted as a sanctuary, with a temple on the hill top and a temenos wall below. Archaic to Hellenistic pottery found mostly within the ‘temple’ area includes very high quality pieces. It difficult to identify the sanctuary with any certainty in Classical or later literature. Early travellers did not note the remains, suggesting that the temple was long reduced to its foundations. Pausanias (3.18.4) mentions a temple of Artemis, and Strabo (10.479.14) refers to the sanctuary of Britomartis at Chersonissos (Artemis-Britomartis was identified with Chersonissos, where she had a wooden xoanon). An inscription found at Fortetsa by N. Platon refers to a sanctuary of Artemis Skopelitis, and it is suggested that this may be the sanctuary at Kephala. Supporting this conclusion are: the impressive remains indicating an important sanctuary; the sanctuary’s border location at the boundaries of Knossos, Lyktos, and Chersonissos and near Eltinea and Lykastos (at modern Astritsi); the dominant location which fits the epithet Skopelitis (noting the proximity, 3km to the southwest, of the village of Skopela, a name mentioned in all Venetian and Ottoman censuses which may have survived from antiquity). The sanctuary of Zeus Thenata at Amnissos, associated by Platon with the sanctuary of Zeus and mentioned together with Artemis Skopelitis in the Fortetsa inscription, lies a little to the northwest of the Kephala sanctuary.  The sanctuary may have belonged to Knossos (the inscription was found near to that city-state), but it is more likely to have belonged to Chersonissos with its close association with Artemis. It was likely destroyed in the second century BC due to political or religious rivalry. If it belonged to Chersonissos, Knossos may have been responsible for the destruction and the Fortetsa inscription may have been loot. Lime kilns were found below Kephala.

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Vryses. A. Phiolitaki (28th EBA) reports the discovery in the course of road works, of an Early Byzantine agricultural establishment with five rooms. One room was probably a workshop and the others served as storage areas (Fig. 1). It was occupied in the sixth - first half seventh century.

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Agios Charalambos. P. McGeorge reports on a study of the skeletal remains of some 400 individuals from a cave site which held Minoan secondary burials, noting traumas and surgery amongst the pre-Middle Minoan IIB population. Sixteen cases of cranial trauma (11 male) mostly affect the frontal or left parietal. In four cases (one female and three male), the damage was inflicted by a sharp, probably metal object that left a distinctively shaped hole. For the first male this was a blade wound to the forehead, for the second an arrow wound, and for the third a wound from a object of square section plus a depression fracture and a fracture probably from a slingshot. Most individuals, including two females, had suffered blows from a blunt instrument, occasionally causing severe injury. Three cases of trephination include one child. Two individuals, trephined through the parietals, survived the operation. Knife guidelines were marked on two other skulls but the operation was not carried through. This may be the earliest surviving evidence of trephination in Greece.

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Gortyn. E. Lippolis (SAIA/Rome) presents an overview of urban development in the area of the sanctuary of Apollo Pytheus, focused on the Hellenistic period but with references to later remains down to the Byzantine period. The third to first centuries BC saw Gortyn emerge as a major power in Crete, with connections to Ptolemaic Egypt, paving the way for its future role as Roman provincial capital of Crete-Cyrene. Especially in the second century this growth was reflected in large building campaigns and increased urban infrastructure (city walls and road systems) prompted by a desire to remake Gortyn as an important regional centre on the model of a Hellenistic polis. Attention focused on the Agora (where the roles of individual buildings are not yet clear) and the quarter around the Pythion, to express civic pride and provide a stage for religious and other group ceremonies (including athletic and musical spectacles). The main reworking of the Pythion occurred in the later Hellenistic period ca. 219–217 BC, when it likely marked reunification after internal political strife in 221–219. The areas to the north and east became public space (a process which continued through the first two centuries AD). Late in the second century BC the sanctuary of the Egyptian Deities was constructed north of the Pythion, itself completely rebuilt with the addition of a pronaos and a new façade on which public inscriptions, such as treaties, were displayed. A new altar and a Heroon were built in front of the temple. Beyond, a wide, irregularly shaped courtyard linked the historical town with this remade quarter to the east. Public buildings within and facing onto this court include an Odeion and a shrine of uncertain plan (on the same axis as the adjoining temple of Caput Aquae). Through the final two centuries BC, structures, mostly connected with cults, continued to be added. These include the north-facing Antonine temple with its monumental court, an altar (removed in Late Antiquity), and a square fountain at a cross roads, built at the end of the first century BC/beginning of the first century AD. The stadium, aligned north-south, required massive supporting terraces which formed the eastern boundary of the developed public area. By the Stadium was the gymnasium, likely erected under Tiberius and replacing two earlier structures. It occupied a large portion of the court, which was consequently reduced to the smaller trapezoidal area immediately in front of the Pythion. A nearby area, with an open-air altar was dedicated to the Theos Hypistos probably at this time. This situation remained essentially unchanged into the fourth century AD, with the addition of some new structures including a small shrine (again at a cross-roads), a Trajanic-Hadrianic complex with baths and a nymphaeum (plus the supporting water-system), and further building of Severan date. Fundamental changes followed the devastating earthquake of 365 AD: public areas were taken over for private purposes and the monuments neglected. From the fifth century, as Christian influence developed a political dimension, pagan structures were demolished. The consequent free of space led to a proliferation of private developments – houses and artisans’ quarters. By the Byzantine era, a radical transformation had been effected.

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Gournes (ΕΛ.ΚΕ.Θ.Ε property). K. Galanaki (ΚΓ’ ΕΠΚΑ) reports on a Minoan structure which partly overlay an EM I cemetery (36 cist tombs), plus cisterns of historical date built over MM II layers. The rectangular structure (10.3 x 6.15m), oriented north-south and close to the shore, sits over three EM graves, with two more close by at the north and east. The walls, of local stones from the beach, are preserved to a height of 0.5m: the exterior walls are 0.64m thick and the interior 0.4m. The main entrance (with a sandstone threshold) is at the south end of the west wall. The northeast part of the building is partly destroyed. The north half is subdivided into three rooms: communication between rooms 1 and 3 was originally through the west end of the east-west cross wall but this was later closed, and there is no indication of how room 2 was entered. There is no evidence of an upper storey or any open-air space within the building, and no furniture or small finds which indicate its use. Diagnostic sherds are rare, and dating is largely on the basis of fabrics. Of the 873 sherds, the majority (582: 67%), are Protopalatial with a modest but clear Neopalatial presence (48: 6%), and an even small proportion contemporary with the earlier EM cemetery and other Pre-Palatial phases. Cups of various forms dominate (260), with closed vessels (188) and cooking pots (171) equally represented; there are 70 sherds of other open shapes, and 22 storage vessels. The building’s construction and main phase of occupation are thus dated in the Protopalatial period, with continuity at a lesser level into Neopalatial. The quantity of sherds outside the building is taken to imply open-air activities including cooking and the handling of liquids. Petrographic analysis identified three major fabric groups. The first, a local fabric used for cooking wares, was a non-calcareous fabric with added calcite, grog and vegetable matter. The second, also used inter alia for cooking vessels, had inclusions from a phyllite/quartzite nappe present in two different quantities (as different recipes): it might originate at Mallia or in the Pediada. The third, with ophiolite inclusions, is perhaps from the Mesara. A Knossian origin is indicated for the non-calcareous fabrics, especially those used for cups.

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Chania. South of the Walls. E. Protopapadaki (ΚΕ’ ΕΠΚΑ) reports on excavations in 2006 immediately south of, and outside, the main historical fortification walls on the junction of Karaoli and Demetriou with Katre Streets. Immediately at the foot of the wall lies a late Prepalatial structure (EM III/MM IA, 2300-1900 BC) with four rooms preserved in an east-west row. Traces of another set of three rooms lie immediately to the south, but are mostly cut away by the Byzantine rampart. The walls are often up to 1m wide, meticulously built and sturdy, and perhaps partly defensive in purpose; the floors are beaten earth. In the absence of doors, these must be basement rooms entered from above. Inside were domestic coarse vessels, mostly open shapes, with a few cups and small jugs in finer fabrics; obsidian debitage was also recovered. The complex was filled in with a mix of soil and pebbles, with plentiful discarded pottery. A tiny section of an LM I paved floor to the northwest is the sole surviving indicator of Late Bronze Age use of the area.  

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Knossos: Basilica Church. R. Sweetman (St Andrews) presents a study of the Late Antique church discovered in the Knossos Medical Faculty excavations (1978). Of three in the Knossos valley (alongside the Sanatorium and Ag. Sophia basilicas), this is the oldest and largest. Its innovative architecture includes its triconch apse, large atrium and emphasis on monumental tombs. It may also have housed experimental liturgical practices, combining Eastern processional traits (hence the long hall) with Western revelation (hence the emphasis on the apse), reflecting the changing position of Crete between the two Empires.  The nave is divided from the aisles by a nine-column colonnade, with the triconch apse remaining highly visible. The atrium to the west contained a large cistern and had annex rooms along its north and south sides. The apse was covered by a dome with semi-domes above the conches. The interior of the basilica was decorated with wall mosaics and floors in opus sectile, tessellated mosaics and limestone flags. A peribolos wall surrounded it, and the temenos was approached through a decorated monumental and porticoed entrance. Ossuaries and tombs are associated. The epigraphic and material records show that the Basilica was built around 400 AD over earlier burials, and survived into the seventh century. In Venetian and Ottoman times the area was used for houses and industrial activities. As well as being a diocesan church, the basilica served as a martyrium (noting the triconch apse) and had a mortuary function. At least 26 graves and monuments are known from within the stoa, yard and basilica building, and also outside the peribolos wall. Simple stone lined, tile-covered graves were complemented by monumental edifices. Study of the remains of 153 individuals shows a low mortality rate, longevity and the presence of a range of social groups and customs. While this multifunctional picture has parallels, the KMF Basilica church is exceptional within comparable Cretan monuments.

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Pyrgos, Tylissos. E. Kyriakidis (Kent) reports on study of material from this Minoan peak sanctuary. The material, scattered due to poor stratigraphy and looting, demonstrates the use of the sanctuary through the late Classical and early Hellenistic periods (fifth to third centuries BC). Vase shapes represented include: hydriae, oinochoae, amphorae, amphoriskoi, kantharoi, basins, cups and skyphoi/bowls (some Attic).

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Syvritos, Kephala. N. Karamaliki (ΚE’ ΕΠΚΑ) reports on work over the last three decades, with particular reference to the Hellenistic and Roman periods (the LM IIIC settlement continued into the EIA, when public buildings were erected.) An isodomic wall at the foot of the Kephala hill on the east probably forms part of the Hellenistic defences. Scattered Hellenistic sherds spread southwest to the village of Ag. Photini, where chance finds, including figurines, were made at Lagos and nearby Ag. Theotokos. In the 1980s Hellenistic house remains were found on the Health Clinic plot to the northwest of Ag. Photini and the Zabetakis plot to the south. Further to the east, two badly damaged Hellenistic stone buildings with earth floors and tiled roofs were found on the Neonaki plot in 2002–2003. A corner of one lay in the southeast of the plot, and in the centre were six rooms and an exterior space with a stone-built covered water-channel. Room 1 (3 x 2.5m) had a destruction layer over its floor. At least 30 vases, of different sizes and mostly plain, date to the second half of the second century BC. Three pithoi were found, plus two lids, two amphorae, stands, basins and small storage vessels, lamps, small table wares (bowls, cylindrical cups, an askos, and an oinochoe), a cylindrical beehive, 17 terracotta disc loomweights, and stone tools. A pit below the floor, dating ca.100 years earlier, contained two hydrae, a basin, jug and skyphos, as well as a clay mould for a Pan-head relief attachment.  Room 6at the northwest contained mid second-century pottery (two basins, an oinochoe, cauldron and four pithoi), plus four Hadra hydriae of the AS type dating around a century earlier, the first such found at Syvritos. The building was linked with agricultural activity and textile production (noting a total of 78 loomweights and 19 spindle whorls). The settlement reached its greatest extent in the Roman period, with pottery and building debris distributed along the south side of Kephala hill. On the top of the hill was a sanctuary: a dedicatory inscription at the temple of Hermes was erected by Titus Flavius in the consulship of Gaius Pomponius, late in the first century AD. A stoa approached from the south via a paved road served a public function (parts of an over-lifesize bronze male statue were found): it was destroyed and abandoned in the third or perhaps fourth century. Settlement remains were found on two plots at Ag. Photini. A structure with successive building phases from the first to third century AD was uncovered on the Kyriakaki property, with parts of two more buildings of the second-third centuries AD on the Markidi plot (House A at the north, and the later dressed stone walls of House B at the south). The earlier House A had walls of small field-stones, and floors of beaten earth and clay over which was the debris of destruction caused by earthquake and fire. The storage room A contained two large pithoi against the north wall, and opposite, vessels perhaps fallen from a shelf (including two Cretan lamps and a third with a scene of Dionysus and Silenus). Many plain vases include amphorae, jugs and jars, plus 12 oinochoae and imports including Arretine plates and a Cypriot basin. A coin of Gordian III was found in the debris. At the east, a stone cist was set into the destruction debris (a Roman tomb is similarly inserted into a Hellenistic house on the Zabetakis plot). Room H at the southeast is another storage area, with pithoi (with and without lids) at the east side, Mauretanian and perhaps Egyptian amphorae, a baking dish, lamps, and terra sigillata. The city borders are defined by tombs, as at Genna to the south of Kephala. At Tsingouna on the north of Kephala, a monumental tomb set into the ground was approached via a four metre-long dromos with a small rectangular antechamber built and paved in dressed stone. The burial chamber was built in opus testacaeum, with a domed roof, decorative elements as cornices, and a white plaster floor with three rows of brick columns resting on terracotta tiles. The north and south walls held burial niches, and burial remains also lay on the floor. Finds include Cretan-style lamps, four glass vessels and iron nails. The tomb was used from the first probably into the third century AD.  The dromos was then filled with debris including funerary plaques and other stone items of the third to second centuries BC including a sarcophagus lid, an unfinished funerary inscription (ΧΑ), and two stelae inscribed ΑΡΧΩΝ ΠΑΝΚΛΕΙΟΣ and ΣΩΤΕΙΡΑ ΡΩΜΑΝΩ ΘΥΓΑΤΗΡ.

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Almyros, Dialektakis plot. V. Apostolaki (KΔ'ΕΠΚΑ) reports on investigations in two new areas in the eastern part of the plot. A large quantity of pottery, glass vessels, glass tesserae, a lamp, a piece of a stone column capital, fragments of bronze sheets, pieces of tile, bone, and six bronze coins.   A wall of partly-worked stones, gypsum and pebbles was found, oriented N-S. This seems to be associated with an as-yet unidentified later construction. Another rectangular construction, c. 4x4m, is built from stones, pebbles and mortar, with larger upper courses and a stone larnax with circular depression inside, evidently from secondary usage. A square opening was revealed on the north side of the construction, identified as the entrance to tomb 32. This tomb is vaulted, constructed of tufa slabs, and 2.2m in length. A base of a stele or inscription was found in the same area.   Soil removed from the external entrance area contained a large quantity of pottery, fragments of glass objects, a piece of stone vessel, a bronze coin, nails, pins, a textile weight, and human and animal bones (probably originating from inside the tomb and dispersed after looting). The interior of the tomb was full of earth and large stones, and yielded bones, fragments of clay and glass vessels, lamps and a bronze coin.   Two later walls were identified in the area above Tomb 31, which contained architectural members, pieces of bronze and bronze nails, needles and pins in bronze and bone, stone and glass ballot beads, ceramic and glass vessels, lamps, tiles and ceramic wedges, pieces of slag and glass paste, and five bronze coins.   Tomb 31 is vaulted and constructed of stone and brick with plaster and pebble lining. It was found looted. On the north side of the chamber a niche was located and a window on the south, blocked from the outside with a stone slab. The window was used for access to lower the deceased into the chamber. The tomb was full of loose soil and skeletal remains (long bones and skull fragments in particular), a large quantity of pottery, a glass vase and fragments of bronze. Three disturbed cist graves containing skeletal remains were identified in the floor of the tomb.  Finds included glass vessels, bronze rings and pins, iron objects, bone and bronze pins, and two bronze coins. The graves were not completely cleared. Consolidation of the tomb was undertaken by A. Nikaki. 

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