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Dernières notices ajoutées par région : Thessalie
En 2005, les fouilles menées par la XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques (Z. Malakassioti, V. Rontiri) en collaboration avec l’Institut néerlandais (R. Reinders) sur le site de l’antique Halos, près de Platanos Almyrou (lieu-dit Kéfalossi), ont été centrées sur la porte Sud-Est du rempart hellénistique (fig. 1). Onze sondages ont été ouverts aux abords de la porte (fig. 2) en vue d’en préciser le plan (nouveau relevé à l’aide d’une station totale) et de compléter les données sur la construction de ses fondations, son pavement et sa superstructure – sans doute en brique crue. La forme de cette porte, munie de deux tours et d’une cour intérieure (fig. 3), présente une grande analogie avec la porte de la Pnyx (colline des Muses) à Athènes. L’état de conservation actuel de la porte est dû aux effets de divers séismes (notamment celui de 265 av. J.-C.), aux altérations atmosphériques, ainsi qu’à l’installation d’une ferme (fin IIIe s. av. J.-C.) qui a apporté des modifications au plan originel du bâtiment (fig. 4 et 5). Deux autres portes d’Halos étaient construites sur ce même plan : la porte Sud et la porte Nord-Ouest.

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En 2005 l’université de Thessalie a entrepris, sous la direction d’A. Agrafioti-Moundréa [1] et en collaboration avec la XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques, un programme de recherche sur le site préhistorique de Magoula Zérélia, à l’Ouest d’Almyros (fig. 1). Ce programme s’inscrit dans le cadre de la formation des étudiants aux problématiques et aux méthodes actuelles d’exploration des sites préhistoriques ainsi qu’à l’utilisation des nouvelles technologies. Le site de Magoula Zérélia, fouillé en 1908 par Wace et Thompson, fut occupé du Néolithique Moyen au Bronze Récent (huit couches archéologiques ont été reconnues, d’une épaisseur totale de 6 m) ; les couches de surface ont livré des vestiges d’époque médiévale et moderne. En 1992, le site a fait l’objet d’une prospection de surface dirigée par R. Reinders (université de Groningen) sous l’égide de l’Institut néerlandais, dans le cadre des recherches dans la plaine d’Almyros (v. notices 224 et 225). Ces recherches [2] ont montré qu’on ne pouvait comprendre l’occupation préhistorique de cette région sans étudier parallèlement les deux lacs situés au Sud de Zérélia (fig. 2) ainsi que le site voisin de Karatzandagli, qui fut habité au Néolithique Ancien et Moyen et qui est donc antérieur et en partie contemporain de Magoula Zérélia. À plus long terme le programme vise à étudier de manière systématique : la forme des établissements néolithiques dans la région Sud-Ouest de la Thessalie, les relations entre les sites voisins de Zérélia et Karatzandagli, qui partagent le même écosystème, les modes d’exploitation de l’environnement spécifique de la région, les particularités de l’évolution de l’habitat dans ces deux sites au cours de la préhistoire. Le programme vise d’autre part à instaurer une collaboration entre les archéologues, les anthropologues et les historiens de l’université de Thessalie pour étudier l’histoire de la région sur une base historique, anthropologique et ethnoarchéologique. La première campagne a été consacrée à la prospection systématique du site et au levé du plan topographique du tell.   [1] Nous remercions vivement A. Agrafioti-Moundréa pour les informations et les photos qu’elle a bien voulu nous communiquer. [2] R. Reinders (éd.) Prehistoric sites at the Almiros and Sourpi plains (Thessaly, Greece). Publications of the Netherlands Institute at Athens V (2004).  

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En 2005, le matériel métallique provenant des 104 fosses découvertes sous le tumulus de Voulokaliva a fait l’objet d’analyses archéométriques pour déterminer les alliages employés dans la fabrication d’armes et de bijoux. Malgré l’oxydation et l’état de conservation des objets, on a pu déterminer les alliages employés pour les objets en bronze. On a également pu identifier certaines coupes en fer, recouvertes d’un bronze riche en étain (exemple le plus anciennement attesté pour cette technique au début de l'Âge du Fer). Des traces de cuivre ont été identifiées dans certains objets en fer, ce qui soulève la question de leur provenance : l'hypothèse d'une origine chypriote a été avancée.

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Recherches sur le rempart autour de Kastri, qui défend un espace de 1300 m2. À l’extrémité Sud-Est, on a dégagé une tour carrée aux murs puissants (1,30 m d’épaisseur), construits en bloc taillés à leur base et en moellons dans les parties supérieures de l’élévation. La tour avait une entrée au Nord et un escalier à deux degrés menant vers un sous-sol. Dans le remblai de la tour et les couches de destruction, on a recueilli une stèle funéraire antique, un fragment de canalisation d’hypocauste, une pointe de lance en fer, de la céramique et des ossements animaux, ainsi que trois plaquettes en os inscrites (IIIe s. apr. J.-C.), un poids en plomb et une monnaie de Justinien. La fouille du secteur Sud-Est a livré un ensemble de sept pièces, dans lequel on a pu distinguer au moins deux phases de construction. Les pièces, qui possédaient des espaces souterrains, devaient servir au stockage : de nombreux pithoi ont été trouvés en place. On signale également un système de canalisation souterrain ainsi qu’une concentration, dans la pièce Δ, d’objets liés à un métier à tisser. Au centre de la même pièce, on a dégagé une petite tombe à ciste de 0,60 m de long, contenant les ossements d’un nourrisson.

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À Thèbes de Phthiotide, une grande partie d’un édifice a été découvert sur le terrain Papoutsi et Evangelaki (fig. 1). Deux pièces ont été dégagées : l’une à l’Ouest se termine en abside (fig. 2), l’autre, à l’Est forme une citerne. La construction est en moellons et mortier de chaux. Ces vestiges ont été attribués à un ensemble thermal. – Après l’abandon de l’édifice, l’espace se transforme en nécropole : on a fouillé 39 tombes à tuiles, trois cistes recouvertes de dalles et deux urnes funéraires. Parmi le mobilier recueilli, on compte une bague en bronze, des perles de collier et des boucles d’oreille en bronze, ainsi que des fragments de vases en verre et de lampes et une abondante céramique d’époque protobyzantine.

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Les vestiges d’une luxueuse villa à cour à péristyle ont été partiellement dégagés sur le terrain Bina, à Thèbes de Phthiotide (fig. 1-2). Deux des trois pièces de façade ont été dégagées. La pièce centrale avait un sol de mosaïque, tandis que la pièce Sud avait un sol en dalles de terre cuite. Plusieurs bases de colonnes ont été découvertes, ainsi que sept fragments de fûts de colonnes non cannelées, trois chapiteaux ioniques et sept impostes décorées sur les deux faces (fig. 3-4). Une canalisation partant de la façade et aboutissant à la mer, en coupant l’enceinte maritime, a été dégagée sur 12,80 m de longueur. Les techniques de construction et le décor architectural suggèrent une datation au VIe s. apr. J.-C.

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Les vestiges d’un édifice public d’époque protobyzantine ont été dégagés à Thèbes de Phthiotide, sur le terrain Papoutsi et Peka (fig. 1-2). Il est composé de portiques parallèles qui communiquent entre eux par des arcades portées par des rangées de colonnes et de piliers. Le portique de façade est encadré par deux pièces latérales : la pièce Nord, qui a été dégagée, présente un sol en dalles de terre cuite. À l’Est de cet ensemble, on a dégagé une tour presque carrée, aux murs puissants, indépendante de l’enceinte : il s’agirait peut-être d’un phare, ce qui mettrait ces vestiges en rapport avec le quartier portuaire de la ville. Parmi le mobilier recueilli, on compte des monnaies de bronze de Justinien Ier, de la céramique protobyzantine et des lampes et vases en verre, ainsi que des éléments architecturaux protobyzantins.

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Campagne de prospection et de nettoyage permettant de repérer les vestiges déjà connus sur le site de Soros, au Sud-Ouest de Volos, notamment le rempart qui entoure la ville. – Des sondages ont été effectués à l’Est de la porte centrale, ainsi que le long de la voie qui mène à l’acropole, délimitée par d’épais murs courbes. La céramique recueillie dans les sondages, peu abondante, est constituée de céramique commune et de quelques formes fines datant de la période classique, ce qui coïncide avec les résultats de l’étude préliminaire de la céramique du sanctuaire d’Apollon. Les fouilles préventives récentes dans les nécropoles de la ville ont mis au jour des tombes à ciste constituées de plaques de schiste, contenant une ou deux inhumations. Les sépultures sont accompagnées de mobilier (céramique, bijoux, jetons en terre cuite dorée, objets en os, agrafes dorées, figurines en terre cuite appartenant au type des femmes béotiennes en chiton et himation, etc.) correspondant à la dernière phase d’occupation du site, à savoir le début du IIIe s.

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Une magoula a été découverte à l’Est du village d’Astritsa, sur le terrain Makri. Les structures dégagées, vestiges de constructions, couches d’argile brûlée, trous de poteaux et sol en terre compactée, associées à de la céramique dont un « plat à fruits », datent le site du Néolithique Récent (fig. 1).

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Lors des travaux d’élargissement de la route entre Karditsa et Larissa, au niveau d'Ermitsi, on a mis au jour des vestiges de fondations de trois édifices à abside et des murs appartenant à d’autres structures (fig. 1-2) : le premier édifice est à pièce unique se terminant par une abside. Les murs ne sont conservés que sur une assise de fondation, sur une longueur de 8,40 m. Des fragments de tuiles et le col d’un pithos proviennent de l’intérieur de la construction. le bâtiment B a été dégagé à une distance de 9 m au Nord-Ouest du premier. Il est conservé sur une longueur de 7,60 m et une largeur de 4,50 m. Son abside, au Nord, a été détruite lors du creusement de la route. Le sol de la pièce unique était en terre. On y a recueilli des meules et des outils en pierre, grattoirs et polissoirs, des lames de silex, de la céramique commune et de la céramique minyenne. le bâtiment Γ, conservé sur une longueur de 15 m et une hauteur de 0,40 m, est parallèle au bâtiment B. On y a recueilli des meules, des outils en pierre, des bobines et fusaïoles, de la céramique commune et de la céramique minyenne. enfin, à environ 9 m de distance, un mur conservé sur une longueur de 9 m appartient peut-être à un quatrième édifice (le bâtiment Δ). Le matériel associé à ces édifices date du Bronze Moyen. 

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Lors de travaux liés à l’aménagement d’une route à Mavrommati, des sondages ont livré de la céramique et autres objets (figurines en terre cuite) datant de l’Âge du Bronze (fig. 1).

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Du côté Est de la magoula « Papoutsi » ou « Chandaki », à Palamas, des sondages ont été effectués : un segment de mur de fortification de 1,50 m de large et 6,50 m de long a été dégagé (fig. 1). Il est construit en blocs de calcaire taillés et en blocage. Au Nord-Ouest de sa façade interne, on a également dégagé une rue de 5,70 m de large, qui suit le tracé du rempart, ainsi que les vestiges d’un édifice de construction soignée parallèle au rempart. Des objets en bronze et en or et de la céramique du Bronze Récent ont été recueillis sur le site (fig. 2).

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Près du lieu-dit Chomatokastro, à Mataranga, on a découvert les vestiges d’une tombe à chambre protogéométrique de petites dimensions (2 m de diamètre intérieur), conservée sur une hauteur de 0,86 m (fig. 1). L’inhumation principale se trouvait en position allongée, au centre de la chambre, et plusieurs sépultures secondaires (ossements rassemblés) étaient disposées autour : quatre crânes ont été retrouvés. Peu de matériel était présent dans la tombe, à l’exception d’une cruche protogéométrique, une perle en pierre et une autre dorée, et un bijou en bronze : tout indique que la tombe a dû être pillée.

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Lors des nettoyages du site archéologique de l'acropole de Kierion, on a découvert deux tours du rempart construit autour de la colline d’Oglas, – une au Sud et une à l’Ouest. À l’intérieur du rempart, des vestiges de construction ont été repérés dans plusieurs secteurs. Une prospection sur le site a recueilli de la céramique classique, hellénistique et romaine, des fragments de lampes et de pesons ainsi que des fragments de tuiles, dont certaines étaient timbrées et portaient le nom ΚΙΕΡΙΩΝ.

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La magoula Analipsi est occupée par un habitat de l’Âge du Bronze Ancien et Moyen. Sept sondages et une prospection de surface ont livré des vestiges de constructions partiellement conservées (fig. 1), avec socle en pierre et élévation en argile (d’après les abondants fragments d’argile brûlés trouvés sur l’étendue du site), de la céramique du Bronze Ancien et de nombreux outils en pierre.

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Des fouilles de sauvetage, dans plusieurs secteurs de la ville antique de Trikki, ont livré des vestiges de constructions hellénistiques et romaines.  sur le terrain Siapharika, des murs hellénistiques et romains ont été mis au jour : ils sont associés à un sol de mosaïque sur lequel reposaient huit inhumations protobyzantines sans mobilier. – Des pesons, des bobines et fusaïoles, des bols à reliefs, des lampes entières et fragmentaires, des fragments de figurines en terre cuite, des éléments architecturaux, une céramique abondante et variée et seize monnaies (dont deux en argent et quatorze en bronze) ont été recueillis lors de la fouille. sur le terrain Papastergiou, dans le quartier Varousi, d’autres vestiges hellénistiques et romains ont été dégagés. Des murs et des parties de toitures effondrées ont été identifiés sur les bords du terrain, ainsi que des canalisations appartenant à diverses phases. On signale la découverte d’une petite statue acéphale, sans doute liée au culte d’Asclépios (fig. 1).

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La cité antique de Pelinna ou Pelinnaion se trouve près du village de Petroporos, sur la route entre Larissa et Trikala. Les travaux ont porté sur le dégagement de la partie Ouest du rempart, construit en appareil isodome, avec des tours saillantes (fig. 1). Les sondages effectués ont confirmé que la construction du rempart date de la fin du IVe s. Une petite porte a été découverte au Nord-Ouest et une porte à l’Ouest. On a également dégagé un édifice public à l’intérieur de la ville et on signale, parmi le mobilier, des figurines de terre cuite liées au culte de Dionysos et un relief votif lié au culte d’Asclépios.

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La fouille du terrain D. Chiou et P. Pantélidou, dans le secteur Nord de Démétrias, à l’Ouest des thermes romains et au Nord-Ouest de la basilique de Damokratia, a livré des vestiges de deux phases de construction. Une stèle à fronton inscrite comportant un acte d’affranchissement de l’époque augustéenne et une monnaie romaine de Licinius Ier ont été recueillis dans la couche de remblai qui recouvrait le niveau d’occupation. La phase de construction la plus récente comporte deux pièces adjacentes d’un bâtiment de l’époque romaine dont les seuils sont conservés en place. Au Nord des seuils, on a trouvé le radier de fondation du sol, en mortier de tuileau. Le mobilier associé à cette période se limite à une lampe du Ier s. av. J.-C./Ier s. apr. J.-C., une aiguille en os et très peu de céramique (fragments d’amphores majoritairement). Les murs de cet édifice sont partiellement fondés sur les murs d’un édifice plus ancien, l’un en appareil isodome orienté Est-Ouest et deux autres perpendiculaires au précédent et formant avec lui une pièce de 3 x 2 m. Les murs étaient enduits de mortier hydraulique ; le sol, revêtu d’un placage de marbre et de mortier hydraulique, présente un pendage vers le Nord-Est, où les eaux étaient dirigées dans un égout. Un autre fragment de canalisation a été découvert plus à l’Est. Parmi le mobilier recueilli, on signale une monnaie d’Antigone Gonatas ainsi que de la céramique de type West Slope.

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Dans la région de Karditsa, une équipe dirigée par Aik. Kyparissi-Apostolika (Éphorie de paléoanthropologie et de spéléologie) a poursuivi en 2005 la prospection autour du lac de Plastira, où de l’outillage lithique préhistorique avait été collecté l’année précédente. La prospection s’est concentrée sur le côté occidental du lac, où une plus forte densité d’outils en pierre avait été observée. La collecte d’objets dans ce secteur a livré un grand nombre d’outils en pierre de technologie similaire à ceux provenant de la grotte de Theopetra. Au cours des recherches de 2005, l’équipe a localisé le site d’un habitat néolithique, qui a livré de nombreux objets de surface, notamment des outils en pierre et de la céramique (site no 5, cf. Chronique, n. 3091). Les premières estimations permettent de situer la phase d’occupation principale au Néolithique Moyen. Sur l’ensemble du secteur prospecté, on a recueilli 281 outils en pierre, appartenant à plusieurs phases de la préhistoire. L’occupation du secteur à l’époque mésolithique est assurée. Les objets attestent une occupation qui remonte même au Paléolithique Supérieur (fig. 1-3).

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Près du lac de Karla, V. Adrymi-Sismani (XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rend compte des fouilles menées en 2005 au lieu-dit Koryphoula, dans le cadre de la construction du Collecteur 4, sur le site de la nécropole mycénienne, où un groupe de tombes à tholos avait déjà été mis au jour. Un sondage entre les deux tombes, qui a atteint une profondeur de 2,08 m, a révélé deux niveaux : le premier comportant de la céramique du Bronze Ancien et du Néolithique Final, le second de la céramique en mauvais état, dont certains tessons peuvent être datés du Néolithique Final. Lors des nettoyages du premier niveau, on a dégagé un mur (long. 7,20 m ; larg. 0,60 m ; haut. 0,12 m) appartenant à un bâtiment d’environ 32 m2, ainsi qu’une partie du sol et un foyer délimité par des pierres (dim. 0,95-1m) et revêtu d’argile sur l’extérieur (fig. 1). Au Nord du foyer et en contact avec le parement oriental du mur, on a fouillé une tombe à fosse, qui comportait une sépulture sans mobilier. Le défunt était en position semi-fléchie, avec le crâne au Nord. A l’extérieur de la tombe, on a trouvé des briques brûlées et de la céramique façonnée à la main, dont certains tessons datent du Bronze Ancien et du Néolithique Final. Au Sud du mur, on a dégagé la couche d’effondrement du bâtiment, sous laquelle se trouvaient des masses d’argile et de la céramique façonnée à main, ainsi qu’une structure en dalles de calcaire, dim. 1,40 x 1,24 m, à l’intérieur de laquelle se trouvait de la céramique. En contact avec cette structure, on a fouillé une tombe à ciste de l’époque mycénienne, orientée Est-Ouest, comportant quelques os en mauvais état, ainsi qu’une sépulture d’adulte poussée sur le côté Sud.

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Sur la commune de Kanalia, V. Adrymi-Sismani (XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2005 la fouille de sauvetage au lieu-dit Tsiggenina en vue de la mise en eau du lac de Karla, et notamment le dégagement de la maison Z, datée du Bronze Moyen, dont la partie occidentale avait été dégagée (fig. 1). En 2005, les côtés Sud, Ouest et Nord ont été mis au jour. Située à l’extrémité Sud-Est de la fouille, orientée Est-Ouest, la maison est la plus grande du complexe (dim. 14 x 6 m ; surface totale, 85 m2). Une grande pièce (55 m2) avec un sol en argile jaunâtre compacte, une banquette dans l’angle Nord, un foyer circulaire délimité par des pierres, s’apparente à un mégaron. Une petite pièce de stockage la borde à l’Est (15 m2), à l’intérieur de laquelle on a retrouvé plusieurs pithoi fixés dans des cavités du sol. Sur le sol, on a recueilli une grande quantité de céramique du Bronze Moyen et des outils en pierre (on compte au moins 33 vases entiers, recollés après la fouille). L’entrée du bâtiment se trouvait au centre du petit côté Ouest et était précédée d’un vestibule de dimensions analogues à la pièce de stockage. À l’Ouest du bâtiment, se trouve la construction rectangulaire fouillée en 2004 : il s’agit d’un ajout ultérieur à la maison, qui constituait probablement une cour. L’accès à cet espace se faisait par son côté Nord. Par ailleurs, au Nord de la maison Z, on a partiellement fouillé une partie d’un bâtiment allongé à abside (bâtiment Θ), parallèle à la maison Z. À l’intérieur, on a trouvé une structure en pierre, délimitée par des petits murs parallèles en pierre qui formaient des couloirs étroits : il s’agit probablement d’un espace de stockage, d’après les fragments de pithoi qu’on y a retrouvés.

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Sur le tracé du collecteur 6, construit en vue de la mise en eau du lac de Karla, V. Adrymi-Sismani (XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage au lieu-dit Thermokipia (Χ.Θ. 2720-2820) et dégagé une maison et une partie d’un péribole du Néolithique Moyen. Le bâtiment fouillé présente un plan orthogonal (dim. 5,50 x 4,80 m ; fig.).  Un socle en pierre (larg. 0,40-0,60 m) supportait une élévation en brique soutenue par des poteaux en bois. Sur le côté Sud, l’entrée, large de 0,70 m, préserve un seuil constitué de plusieurs pierres plates. Le sol en argile se trouve à 0,30 m en contrebas du seuil. À l’intérieur de la maison, on a dégagé un foyer semi-circulaire en argile, une structure en pierre en fer à cheval et deux trous pour des poteaux (larg. 0,20 m) qui soutenaient vraisemblablement la toiture. Le mobilier compte une grande quantité de céramique façonnée à la main, ainsi que des outils en pierre taillée et en pierre polie. Au Sud du bâtiment, on a dégagé un péribole circulaire (larg. murs 1,20 m ; haut. 1,50 m) qui délimite un espace d’un diamètre de 12 m. Il est en contact avec le côté Est et le côté Ouest du bâtiment

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À Dimini, dans le secteur de l’habitat mycénien, St. Alexandrou (XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain Eu. Béï et mis au jour une tombe maçonnée de plan presque carré, avec couloir d’accès, datée de l’époque mycénienne (dim. 1,59 x 1,50 m ; haut. 1,50 m ; fig. 1). La chambre était couverte par une voûte constituée de pierres plates. L’entrée, large de 0,90 m, se trouve du côté Sud-Est. Elle était obturée par un mur de pierre sèche. La chambre était accessible par un petit couloir en pente, creusé dans le substrat. À l’intérieur de la tombe, on a trouvé quelques os et des offrandes entassées dans l’angle Nord-Ouest. Au centre de la tombe était creusée une fosse (dim. 1,25 x 0,85 m) comportant des os et trois crânes, accompagnés de céramique, de bijoux en bronze et en or, en cornaline, en coquillage, en os, en pierre et en terre cuite). Le nettoyage du couloir d’accès de la tombe a livré deux figurines en Ψ. D’après la céramique, la tombe date de l’HR IIIA2.

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Dans le secteur Nord-Ouest de Démétrias antique, A. Batziou-Eustathiou (XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené une fouille de sauvetage sur le terrain Barakou et mis au jour une partie de la nécropole de la fin de l’époque archaïque et du début de l’époque classique. Sept sarcophages, datés de la première moitié du Ve s., ont été fouillés. Le mobilier recueilli dans les tombes compte des lécythes à figures noires, des alabastres en pierre, ainsi que des figurines en terre cuite.

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Dans le quartier de Nees Pagases de la commune de Volos, P. Triantaphyllopoulou (XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené une fouille de sauvetage sur le terrain Pantelidi et mis au jour de nouvelles tombes appartenant à la nécropole de la ville classique d’Amphanai. Six nouvelles tombes ont été mises au jour : trois tombes à ciste, dont une tombe d’enfant et une tombe double, une tombe à fosse comportant une sépulture d’enfant et une urne cinéraire. Ces tombes datent de la fin du IVe ou du début du IIIe s. av. J.-C.

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À Volos, dans le quartier d’Aïvaliotika (rue Milonos), P. Triantaphyllopoulou (XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain B. et E. Kotrotsi, qui se trouve à l’intérieur du site archéologique de Démétrias, et mis au jour des vestiges de constructions de l’époque romaine. On a dégagé un espace presque carré appartenant à un édifice qui s’étend vers le Nord-Ouest en dehors des limites du terrain. La crépis de la construction est faite de pierres liées par du mortier hydraulique blanc. L’accès se faisait par une entrée au Nord (larg. 0,50 m).

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À Pharsale, S. Karapanou (XVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage à l’angle des rues Koukouphli, Plastira et Thetidos (terrain Delidimou, Naka et Zachou) et a mis au jour les vestiges de deux maisons de l’époque hellénistique, séparées par une rue antique. À une profondeur de 2,11-2,20 m, la rue antique (larg. 9-10 m ; long. 19 m), orientée Est-Ouest, est composée d’une couche épaisse de 0,32-0,41m de terre marron comportant des déchets de taille et des graviers, des petits moellons, des fragments de tuiles et quelques tessons. Dans la partie Nord de la rue, près de la maison A, on a dégagé une partie de borne en pierre (haut. 0,47 m ; larg. 0,30 m ; larg. 0,12 m). Au Nord de la rue, on a fouillé quatre pièces et une partie de la cour de la maison A. Les sols de la maison sont en terre, sauf celui de l’une des pièces, revêtu d’argile. Au Sud de la rue, on a dégagé la partie Nord-Est de la maison B, constituée de trois pièces. Les sols de cette maison, en terre également, étaient perturbés par des sépultures musulmanes en rapport avec la mosquée ottomane qui fonctionnait dans ce secteur de la ville.

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À l’Ouest de Pharsale, dans le quartier de Katrana, S. Karapanou (XVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur un terrain public et mis au jour un segment du rempart antique de la ville (long. 13,60 m ; larg. 2,80 m). Le rempart est conservé sur une hauteur de deux assises : il est constitué d’un double parement en appareil régulier de blocs trapézoïdaux de calcaire gris-blanc local et d’un blocage de terre, moellons et déchets de taille. Ce segment constitue la suite de la section de rempart mise au jour sur le terrain Papageorgiou, immédiatement à l’Ouest. La céramique recueillie autour du rempart, notamment au Sud de celui-ci, date de l’époque classique et hellénistique : les études récentes sur le rempart de Pharsale datent sa construction du milieu du IVe s. av. J.-C.

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À Pharsale, S. Karapanou (XVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage rue Koukouphli, sur le terrain Goutziou – immédiatement au Sud du terrain Delidimou, Naka et Zachou – et mis au jour la partie occidentale d’une pièce appartenant à une maison (dim. 5,80 x 5,85 m). Les murs sont conservés en fondations. Sous le sol en terre de la pièce, on a trouvé un dépôt de fondation comportant trois vases en forme de pyxide, un skyphos à vernis noir miniature et deux pesons pyramidaux en terre cuite. À un niveau inférieur, on a fouillé une couche de mise à niveau qui comportait des tuiles, des déchets de taille, ainsi que de la céramique et des figurines en terre cuite de l’époque classique. La couche dégagée en contact avec le rocher comportait de la céramique de l’époque géométrique et archaïque.

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Dans la commune de Stomio, S. Sdrolia (7e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2005 des sondages sous le sol du Katholikon du Monastère d’Aghios Dimitrios, dans le cadre de travaux de restauration et d’anastylose sur le monument. Sous le sol du Katholikon, à une faible profondeur, on a dégagé les fondations d’une église antérieure, d’une largeur de 11,20 m, ainsi que quatre bases de colonnes maçonnées. Cette église avait des dimensions plus réduites par rapport au Katholikon qui fonctionne aujourd’hui et qui date du XVIe s. ; elle date probablement de l’époque médiobyzantine et a constitué le premier Katholikon du monastère. On a trouvé peu de mobilier ; quelques lambeaux de peintures murales appartiennent au décor de 1758.

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