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Dernières notices ajoutées par région : Égée du Sud
Dans la région du Cap Koumaros, au Nord de l’archipel d’Arkioi, Aik. Dellaporta (éphorie des antiquités sous-marines) rend compte d’une prospection effectuée en 2001, qui a permis de localiser les vestiges d’une épave d’époque byzantine. Une cargaison d’amphores, dont la concentration principale se situe à peu de distance de la côte et à une dizaine de mètres de profondeur, a été repérée sur le fond rocheux, sur une étendue de 20 à 25 m. Les vases sont brisés, mais collés les uns aux autres. Une autre partie de la cargaison, moins importante, se trouve dispersée à une profondeur de 30 m, sur un fond sableux. Les amphores recueillies ont un col et des anses de petites dimensions, une panse striée et une base arrondie. La plupart datent des IXe-XIe s. ; elles correspondent au type Bakirtzis I (Ch. Bakirtzis 1989) ou à un type romain tardif (LR 1).

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À Paros, I. Kraounaki (éphorie des antiquités sous-marines) a effectué en 2001, dans la région de Naoussa, des prospections terrestres en bord de mer, qui ont permis de localiser et de relever plusieurs ensembles de creusements dans la roche. Ces cavités constituent les empreintes en négatif de constructions antiques liées aux activités maritimes, notamment dans la baie de Philizi et dans la baie de Naoussa. Ces vestiges ont déjà été décrits par Ph. K. Photiou en 1973 (cf. AE 1973, p. 1-14) : il y reconnaissait les restes de hangars à bateaux (neosoikoi), identifiés par leur plan allongé perpendiculaire au trait de côte et des bases de piliers ; ce type de structures se trouve notamment dans la baie de Philizi, près de l’église d’Aghios Georgios et dans la baie de Zoodochos Pigi, au Sud de l’église du même nom. D’autres constructions sont orientées parallèlement à la mer : elles présentent un plan allongé caractéristique (long. max. 195 m, sur le site C, près du camping de Santa Maria) et peuvent s’assimiler à des installations portuaires.

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À l’Ouest de Paros, I. Kraounaki (éphorie des antiquités sous-marines) a effectué en 2001 des prospections terrestres en bord de mer et localisé de nouveaux creusements dans la roche, vestiges de constructions antiques, comparables à ceux repérés dans la région de Naoussa (cf. Chronique, notice 3117) : à Pounta, sur la plage en face de l’hôtel Holiday Sun, on a localisé 25 creusements rectangulaires (long. 1 m ; larg. 0,80 m ; prof. 0,25-0,35 m), la plupart orientés Nord-Sud. La majeure partie se trouve submergée. au Nord-Est de cet ensemble et à l’Ouest de la route reliant Pounta à Paroikia, on a repéré deux longs creusements (long. 6 m ; larg. 1 m et long. 4 m ; larg. 2 m).

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À Paros, I. Kraounaki (éphorie des antiquités sous-marines) a effectué en 2001 une prospection sur la côte occidentale de l’île, à l’Ouest de Kambos et près de la chapelle d’Agios Nikolaos. Elle a localisé de nouveaux vestiges de structures maritimes dont seules subsistent des traces des creusements dans la roche. Ces nouvelles traces suggèrent la présence d’un édifice allongé, orienté Nord-Sud, perpendiculaire au trait de côte et partiellement submergé. Les creusements visibles correspondent vraisemblablement à de longs murs (long. max. 46 m) et à des rangées de bases de piliers.

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À Paros, I. Kraounaki (éphorie des antiquités sous-marines) a effectué en 2001 une prospection sur la côte occidentale de l’île, au Sud de Kambos et à l’Ouest du village de Voutakos. De nouvelles traces de murs perpendiculaires à la mer ont été localisées. Il en subsiste un creusement allongé (long. 24 m ; larg. 1 m ; prof. 0,10-0,25 m), situé sur la plage, à l’Est du chemin vers la route reliant Pounta à Alyki. À l’extrémité Ouest de la plage et à une distance de 160 m du premier creusement, on a repéré trois autres creusements d’une longueur de 30 m, parallèles et espacés de 3 m. À une distance de 20 m, vers l’Ouest, un quatrième creusement (long. 6 m ; larg. 1 m) est parallèle aux autres.

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Dans l’îlot de Despotiko, I. Kraounaki (éphorie des antiquités sous-marines) a effectué en 2001 une prospection sur la plage à l’Ouest de la chapelle de la Vierge, localisant et relevant les traces de 10 murs parallèles entre eux et à la côte. Il ne subsiste de ces murs que le creusement dans le rocher, d’une longueur variant entre 10 et 100 m, d’une largeur de 0,50 à 1 m et d’une profondeur moyenne de 0,30 m.

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Dans l’île de Théra, au Nord-Est du village de Kamari, Ch. Pennas (2e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la suite de la fouille de sauvetage menée en 2001 sur le terrain P. Kaistele-Ch. Karamolegkou, au Sud de l’église d’Aghios Georgios Thalassitis, où on avait mis au jour un complexe architectural de 600 m2 comportant des bains au Sud et un pressoir à vin de l’époque protobyzantine au Nord. La fouille s’est concentrée en 2001 sur le secteur au Sud du couloir qui bordait les bains (fig. 1-2). Les vestiges mis au jour appartiennent à un complexe thermal. Un vestiaire au sol dallé de terre cuite, au Nord-Ouest, donnait sur un frigidarium au sol en opus sectile. Celui-ci communiquait avec un petit bain (alveum). Deux pièces tièdes bordaient le frigidarium à l’Est, tandis que les pièces chaudes (caldaria) se trouvaient au Sud. Celles-ci étaient équipées d’hypocaustes et de tubuli, alimentés en air chaud depuis deux praefurnia situés au Sud-Ouest et au Nord-Est des pièces. Deux puits assuraient les besoins en eau du complexe. L’adduction se faisait par des canalisations en plomb, l’évacuation par des canalisations en terre cuite, dont les vestiges sont en place. La céramique retrouvée à l’intérieur d’une canalisation et à l’intérieur d’une citerne comprend deux petites cruches, une assiette, une coupe et des lampes inscrites qui datent du IIIe s. apr. J.-C. (fig. 2) Le mur Ouest du complexe reposait sur la crépis orientale d’un monument funéraire de l’époque romaine. On a trouvé dans ce secteur deux bustes masculins et un féminin en marbre (fig. 3-4), ainsi que trois bases inscrites, en marbre également, et une urne cinéraire inscrite avec un couvercle conique (fig. 5).

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Dans l’île d’Amorgos, à Katapola, G. Gavalas (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2000-2001 des fouilles sur le terrain N. K. Giannakou, situé à l’Est d’un édifice romain réutilisé comme étable dans le terrain Grispou-Giannou, et à l’Ouest de la maison L. Simou où avait été découverte une tombe de la période romaine. De nouveaux contextes funéraires ont été mis au jour, principalement de l’époque romaine tardive (fig. 1). En 2000, au Nord-Est de l’édifice romain, les travaux ont mis au jour un mur en calcaire et schiste d’une longueur visible de 1,50 m et d’une largeur de 0,55 m. On a découvert également une couche de terre contenant de grands fragments de céramique et de brique et des fragments de dalles de marbre datés de la période romaine tardive. L’année 2001 a vu la poursuite du dégagement des vestiges au Nord-Est de l’édifice romain à la suite, en particulier, de la découverte en 2000, parmi des briques effondrées, d’un os et d’un fragment de crâne humains. Le prolongement du mur en schiste et calcaire a été découvert vers le Sud, ainsi qu’un mur perpendiculaire à celui-ci, orienté d’Est en Ouest. Dans l’espace délimité par ces murs, une couche de terre brun clair a été explorée. Elle contenait de nombreux fragments d’enduit de plâtre, de briques et de pierres de dimensions moyennes, des objets divers et des ossements humains. Sous cette couche, la fouille a atteint la partie inférieure d’une tombe, divisée en trois compartiments. Le compartiment occidental contenait encore un défunt en position allongée, avec lequel avaient été déposées une lampe et des boucles d’oreille en or. Le niveau situé au-dessus de ces compartiments funéraires avait servi d’ossuaire jusqu’à une phase tardive. Certains objets associés à cette utilisation sont en effet datés du VIe s. apr. J.-C. Outre ces vestiges funéraires, trois inscriptions ont été découvertes dans la zone explorée.

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Dans l’île d’Amorgos, à Skeparnies (région de Kamari), G. Gavalas (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a effectué des fouilles de sauvetage en 2001 sur le terrain Fostieri, au lieu-dit Charoupia-Raokefala, à l’occasion d’un programme immobilier. Le site se compose de deux collines basses, au sommet rocheux. Des vestiges architecturaux mal préservés étaient visibles par endroits, et des tessons de différentes époques avaient été ramassés (du Cycladique ancien à l’époque byzantine). Ces restes étaient principalement concentrés dans la zone au Nord-Est de l’étable située au pied de la colline Ouest. Plus haut vers l’Ouest, le nombre de tessons apparents augmentait à l’approche du sommet. La plupart sont datés du Cycladique Ancien, et suggèrent la présence, sur le sommet, d’un établissement du CA II. Sur les pentes de la colline orientale, 30 sondages ont été menés, sans résultat marquant.

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Dans le secteur Sud de la ville de Rhodes, Ch. Phantaoutsaki (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage sur le terrain G.-N. Malliaka et mis au jour une base de statue, sur laquelle était gravée une inscription honorifique avec la signature du sculpteur athénien Bryaxis.

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Au Sud de la ville médiévale de Rhodes, Ch. Phantaoutsaki (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage sur le terrain M. Roussou (fig. 1), à l’Ouest du terrain Diakogeorgiou fouillé en 2000 (cf. Chronique, n. 1318). Dans la partie Nord du terrain, la fouille a identifié des traces de chaussée de la rue P20a, sur laquelle un bâtiment de l’époque protobyzantine est venu empiéter. Dans la partie Sud du terrain, on a fouillé une maison qui appartenait à l’îlot d’habitation défini par les rues P20a au Nord, P30 à l’Est, P20-22 au Sud et P30a à l’Ouest (fig. 2). La maison a été dégagée sur une largeur de 15 m. Sa limite Ouest est marquée par un puissant mur de terrasse. Trois phases d’aménagement ont été identifiées : la construction de la maison hellénistique remonte au IIIe s. av. J.-C., caractérisée par une cour centrale autour de laquelle étaient organisées les pièces d’habitat. Un deuxième état remonte au Ier s. av. J.-C. ou au Ier s. apr. J.-C., au cours de laquelle la cour a été déplacée vers le Sud. Enfin, le dernier état date de l’époque protobyzantine : on y associe des murs épais faits de remplois, dont notamment un bloc inscrit.

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Au Sud de la ville médiévale de Rhodes, différents travaux menés en 2001 par la XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques ont fourni de nouvelles informations sur le deuxième gymnase hellénistique de Rhodes. Dans le cadre de travaux de canalisation dans la rue Peloponnisou, Ch. Phantaoutsaki a effectué une fouille de sauvetage et mis au jour une base de pilier monumental appartenant vraisemblablement à la rangée de piliers située en avant de la façade orientale du deuxième gymnase hellénistique de Rhodes. Le pilier (long. 1,50 m ; haut. 2,03 m) a été dégagé sur une hauteur de quatre assises : une assise de fondations et trois assises d’élévation. À la jonction de la première et de la deuxième assise, on a identifié un sol de terre rougeâtre mêlée à des déchets de taille. À une distance d’environ 4 m de la base du pilier, à l’emplacement présumé du mur extérieur oriental du gymnase et de la limite occidentale de la rue P32, on n’a dégagé que le creusement de la roche, destiné à accueillir les fondations du mur. Par ailleurs, N. Christodoulidis a mené une fouille de sauvetage sur le terrain A. Sarika et mis au jour deux niveaux de sol de la cour du gymnase. Le niveau le plus ancien, fait de terre rouge compacte, se trouve à 2,20 m en dessous de la chaussée actuelle. La céramique qui y est associée date de la première moitié du IIIe s. av. J.-C. Le niveau le plus récent, fait d’une terre compacte de couleur claire mêlée à des déchets de taille, se trouve à 2,00 m en dessous du sol actuel. La céramique associée date de la deuxième moitié du IIIe s. av. J.-C. Dans la partie Nord-Est du terrain, on a également dégagé la tranchée de fondation, creusée dans la roche, du mur Nord du gymnase. Cette section se trouve dans le prolongement du mur mis au jour en 1964 sur un terrain plus à l’Ouest.

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Au Sud de la ville médiévale de Rhodes, Ch. Phantaoutsaki (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage dans le cadre de travaux de canalisation le long de la rue Patriarchou Athinagora, et mis au jour plusieurs sections de rues antiques : à l’Est du croisement avec la rue Nikitara, on a dégagé une section de la rue antique P34γ, orientée Nord-Sud, d’une largeur de 4,30 m. On y a identifié trois niveaux consécutifs de chaussée, ainsi qu’un égout maçonné ; à l’Ouest du croisement avec la rue Kodrigktonon, on a mis au jour une section de la limite orientale de la rue P33γ, orientée Nord-Sud ; en avant du numéro 32, on a dégagé les vestiges de trois murs, d’un sol en mortier hydraulique et d’un égout maçonné, appartenant à l’îlot d’habitation qui se trouve au Nord de la rue P19. Ces constructions semblent appartenir à une grande citerne ; à environ 14 m vers l’Ouest (numéro 41), on a mis au jour la limite Nord de la rue P19 sur une longueur de 9,50 à 10 m. Elle est construite en blocs de poros ; au croisement avec la rue Emm. Drakidis, on a fouillé l’intersection des rues P19 (sa limite Sud) et P33a (sa limite Est) ; de l’îlot d’habitation sur lequel a été fouillé en 1968 le terrain Kakoula, on a fouillé un ensemble de pièces. Le sol était en mosaïque de tesselles blanches dans une des pièces, en mosaïque de galets dans la deuxième et en mosaïque de tesselles noires dans la troisième ; au croisement avec la rue Mitropoleos, on a mis au jour un mur de blocs de poros, fondés sur une couche de sable. Sa position suggère de l’identifier à la limite orientale de la rue P33.

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Dans le secteur oriental de la ville de Rhodes, K. Baïrami (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage sur le terrain B. Malliaka. Dans la partie occidentale du terrain, on a découvert la limite orientale de la rue antique P33γ, ainsi que des niveaux de chaussées associées, faits de terre sableuse mêlée de tessons de céramique. Dans la partie orientale du terrain, on a mis au jour un mur revêtu de mortier.

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Dans le secteur Sud de la ville de Rhodes, N. Christodoulidis (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage, dans le cadre de travaux de canalisation, et mis au jour une section de la limite Sud de la ville antique : Dans la rue Panagouli, la fouille a mis au jour une section du rempart Sud et huit tombes de l’époque classique. Contre le rempart, d’orientation Nord-Sud, la fouille a dégagé un contrefort (long. 2 m ; larg. 1,60 m) dont on ignore la signification exacte. Il se distingue en effet des contreforts plus petits (long. 1 m ; larg. 1,30 m) observés le long du parement interne du rempart à d’autres endroits de son tracé (notamment sur le terrain Chasta, en 1970), et qui servaient à soutenir le chemin de ronde. À une distance de 3 m vers l’Ouest du contrefort, la fouille a dégagé un creusement en pi dans le rocher, orienté Nord-Ouest/Sud-Est, d’une largeur de 3,30 m. Il pourrait s’agir d’une tranchée de fondation du rempart. À l’Ouest du rempart, on a localisé plusieurs niveaux de la chaussée antique qui menait à la nécropole. Les tombes mises au jour étaient principalement des tombes à fosses creusées dans la roche. Dans un cas, la couverture à double pente était conservée. Les ossements ne sont que partiellement préservés. Le mobilier — de la céramique à vernis noir et des objets métalliques, notamment un miroir en bronze — permet de dater les sépultures de la fin du IVe s. av. J.-C. Après l’abandon de la nécropole, tout le secteur a été recouvert d’une couche compacte de déchets de taille. Un peu plus au Sud, à l’angle des rues I. Dendrinou et Patriarchi Grigoriou E, une petite section du rempart, construite en blocs de taille, orientée Nord-Sud, a été dégagée (long. 1,60 m ; haut. 0,73 m). À une distance de 11 m à l’Ouest du rempart, la fouille a livré une fosse-dépotoir comportant des sédiments de couleur noire et des tessons de céramique datant du IVe au IIe s. av. J.-C. Un sondage dans la rue Grigoriou E’, à l’Est du rempart, a permis de localiser une partie de la rue périmétrique P40 et une petite fosse-dépotoir. Non loin du croisement de la rue I. Dendrinou avec la rue Kodrigktonos, on a dégagé une partie de la rue P33γ, orientée Nord-Sud, d’une largeur de 7 m.

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Dans le secteur Ouest de la ville de Rhodes, Ph. Zervaki (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille préventive sur le terrain M. Photaki et mis au jour une tombe à fosse appartenant à la nécropole occidentale de la ville antique. La tombe, orientée Nord-Sud, était partiellement détruite, mais comportait encore la dépouille d’une femme. À côté de sa tête tournée vers la gauche, on a trouvé un fragment de phiale en verre de type rhodien de la fin du IVe s. av. J.-C., tandis que près de l’épaule se trouvait une feuille d’or ajourée, représentant des danseuses, qui devait avoir été cousue à un vêtement. On a retrouvé également une obole en argent du IVe s. av. J.-C., des fragments d’une épingle en bronze ainsi que le couvercle d’une pyxide.

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Dans le secteur Ouest de la ville de Rhodes, B. Patsiada (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille préventive dans la rue Kamirou, dans le cadre de travaux de canalisation, et mis au jour une partie de la nécropole occidentale de la ville antique, en bordure d’une rue. Cinq tombes à fosse ont été mises au jour, mais une seule comportait encore du mobilier : un bolsal, des fragments de strigile en fer et des clous. Dans un espace creusé entre les tombes, on a trouvé des amphores à fond pointu, un bolsal et un cratère à volutes à vernis noir qui proviennent également d’un contexte funéraire (seconde moitié du IVe s. av. J.-C.). Contre le rocher étaient aménagées deux tombes disposées à angle droit, limitées sur les longs côtés extérieurs par la paroi rocheuse et complétées par de la maçonnerie sur les autres côtés (fig. 1). Elles comportaient un grand nombre d’ossements. Une bague et une boucle d’oreilles en or étaient associées à un squelette d’enfant. À l’extérieur des tombes, on a trouvé quatre cippes en pierre. Deux autres tombes peuvent être datées du Ier ou du IIe s. apr. J.-C. à en juger par les unguentaria en verre qui y ont été recueillis.

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Dans le secteur Ouest de la ville de Rhodes, S. Palaiologou et K. Baïrami (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené en 2001 une fouille de sauvetage  dans la rue Peiraios, dans le secteur de la nécropole Ouest de la ville antique, et mis au jour un ensemble funéraire composé de six tombes à chambre (fig. 1-2). Toutes présentaient une couverture à double pente et une entrée obturée par des dalles de poros. Cinq d’entre elles étaient creusées de part et d’autre d’un vestibule d’entrée, à l’Est duquel on a trouvé un lit funéraire, revêtu de stuc formant un décor à relief. Dans l’angle Nord-Ouest du vestibule, on a trouvé des os brûlés et de la céramique provenant probablement des tombes, qui ont été trouvées pillées. La couche de remblai du vestibule comportait de la céramique à vernis noir et à vernis rouge, des plats, des unguentaria, des anses timbrées, une aiguille en bronze, des feuilles d’or et de nombreux fragments de stèles funéraires en marbre. Les tombes comportaient généralement une unique sépulture, sauf une qui comportait des sépultures multiples. Dans deux cas, on a trouvé des hydries de Hadra contenant les cendres d’une crémation. L’un de ces vases conservait des traces de couleur et l’inscription ΑΦΡΟΔΙCIOC. Les unguentaria et les hydries mises au jour permettent de dater l’ensemble du IIIe s. av. J.-C.

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Dans le secteur central de la ville de Rhodes, différentes fouilles de sauvetage effectuées en 2001 par la XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques dans la rue Ydraiou ont fait connaître plusieurs ensembles funéraires appartenant à la nécropole centrale de la ville antique. Sur le terrain Perantinou, P. Triantaphyllidis a mis au jour dix tombes à fosse et une thékè creusée dans la roche. Seule une sépulture n’avait pas été pillée : le défunt avait une danakè en argent dans la bouche. La céramique recueillie permet de dater cet ensemble de la première moitié du IIIe s. av. J.-C. Sur le terrain Vardoulaki, N. Christodoulakis a mis au jour trois thékès, une cylindrique et deux orthogonales, creusées dans la roche. Le peu de mobilier recueilli permet de les dater du IIe s. av. J.-C.

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Dans le secteur central de la ville de Rhodes, B. Patsiada (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage sur le terrain ex-Alavera (Giannopoulou-Giannouli-Koutalianou) et mis au jour un ensemble de creusements qui sont identifiés à un dispositif de concentration des eaux de pluie.

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Dans le secteur central de la ville de Rhodes, P. Triantaphyllidis (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage dans le cadre de travaux de canalisation sur la route Rhodes-Lindos, dans le secteur appelé Epta Vagies près du rempart Sud de la ville antique. Les travaux ont mis au jour, sous plusieurs niveaux de la chaussée antique, deux tombes à fosse de l’époque archaïque (fin du VIIe s. av. J.-C. ; fig. 1). L’une des tombes comportait une sépulture d’enfant, avec un lécythe en faïence en forme de hérisson, provenant d’un atelier rhodien, et une pâte de verre translucide. La seconde tombe comportait une sépulture d’adulte, avec un lécythe aryballisque en faïence et un aryballe en terre cuite au décor représentant un cavalier, daté de la fin du VIIe s. av. J.-C. C’est la première fois que des fouilles mettent au jour,  sur le site de la ville antique de Rhodes, des vestiges d’une occupation antérieure au synœcisme de 408-407 av. J.-C.

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Au Sud de la ville de Rhodes, E. Kaninia (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2001 la fouille du terrain Phrona-Konstantinidi qui avait livré, de 1991 à 1997, une série de tombes « à tiroir » précédées de vestibules, appartenant à la nécropole orientale de la ville antique. La fouille a mis au jour deux nouvelles tombes de même type, ainsi qu’une série de 18 thékès aux angles arrondis qui se trouvent dans le prolongement d’une série de thékès mise au jour au Sud-Est d’un couloir creusé dans la roche. L’extrémité de ce couloir a été dégagée et on sait à présent qu’il mesure 14 m de long.

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Au Sud de la ville de Rhodes, Ph. Zervaki (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2001 la fouille du terrain Kladogeni, sur lequel on avait mis au jour la partie occidentale d’un complexe funéraire du début de l’époque hellénistique (cf. Chronique, n. 597). On peut désormais préciser qu’il s’agit d’un enclos funéraire (long. 9,18 m ; larg. 8,10 m), dont l’ouverture, munie de deux marches, se trouvait sur le long côté Nord (fig. 1-2). Dans un premier état, l’enclos comportait deux tombes à chambre, deux ou trois tables sur le côté Sud, et une banquette sur son pourtour, qui surmontait une série de thékès. Dans un deuxième état, une nouvelle table a été ajoutée sur le côté Sud, une fosse allongée (long. 2,05 m ; larg. 0,42 m) a été aménagée pour recevoir des urnes cinéraires, tandis que l’installation d’une tombe à ciste au Nord-Est détruisait certaines thékès. Une seule thékè a été trouvée intacte : elle comportait des vases du début du IIIe s. av. J.-C., ainsi qu’une petite urne contenant la sépulture d’un nourrisson. À l’extérieur du mur oriental du péribole, la roche a été creusée pour aménager une série de tombes à fosse.

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Au Sud de la ville de Rhodes, E. Kaninia (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 la fouille du terrain Raptopoulou, dans le quartier de Phaneromeni, sur lequel on a mis au jour une partie de la nécropole orientale de la ville antique. On a dégagé 28 tombes, majoritairement à fosse, et 32 thékès arrondies et rectangulaires. On signale en particulier la tombe 11, qui constitue le vestibule ou dromos de la tombe « à tiroir » 11a (long. 2,50 m ; larg. 1 m, pour toutes les deux). La tombe 11 a est datée du IIIe s. av. J.-C. grâce à la découverte d’un unguentarium que recouvrait un ossuaire renversé. Certaines thékès comportaient des hydries funéraires. Dans un cas, on y a trouvé les cendres et les restes osseux d’un adulte, avec une lamelle de bronze inscrite au repoussé, où apparaît le nom Nisyrios, déjà connu par plusieurs documents trouvés dans ce secteur de la ville.

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Au Sud de la ville de Rhodes, Ch. Phantaoutsaki (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 la fouille du terrain Kladogeni et mis au jour trois tombes et neuf thékès creusées dans la roche (fig. 1), appartenant à la nécropole orientale de la ville antique. Toutes les tombes avaient été pillées. Dans l’une des tombes, on a retrouvé trois stèles funéraires en marbre (dont deux à fronton), inscrites. À l’Ouest des thékès, on a découvert quatre autels circulaires à décor de guirlandes et de bucranes, dont deux étaient inscrits (fig. 2). Au centre du terrain, on a dégagé un espace rectangulaire, creusé dans la roche (long. 4,10 m ; larg. 2,50 m ; prof. 1,65 m). Une assise de blocs de poros longeait sa paroi occidentale.

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Au Sud de la ville de Rhodes, Ch. Phantaoutsaki (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage dans la rue Bryxellon, dans le quartier de Rodini, et mis au jour une thékè circulaire, creusée dans la roche, dans laquelle était déposée une hydrie funéraire, contenant des cendres.

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Dans la commune de Trianta, T. Marketou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rend compte d’une fouille de sauvetage menée en 2001 sur le terrain Phantidou qui a livré des vestiges d’un silo (diam. 4,50 m ; prof. 1,60 m) dont les parois étaient revêtues de moellons, de tuiles et de mortier hydraulique. La construction est datée de l’époque romaine tardive.

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Au Nord-Est du village de Koskinou, sur l’île de Rhodes, Ch. Phantaoutsaki (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage sur le terrain Bardou-Psyllaki, au Nord-Est de terrains dont la fouille en 1983-1984 avait livré des tombes à fosse et des sarcophages. La fouille de 2001 a livré 7 tombes à fosse, 2 tombes « à tiroir » et 4 thékès (fig. 1). Les tombes à fosse, pourvues d’un riche mobilier, étaient scellées par des dalles, sur lesquelles avaient été déposées des amphores (fig. 2-4). Le mobilier des sépultures comportait des pyxides, des lécythes et des phiales qui permettent de les dater de la première moitié du IVe s. av. J.-C. On recense aussi des strigiles en fer, des aiguilles en bronze, des monnaies en argent et en bronze, une spatule en bronze, des perles en verre, une bague en fer et une en bronze, une spatule et un miroir en bronze, un poignard en fer. La tombe d’un enfant comportait en outre une figurine féminine en terre cuite et un biberon à vernis noir. On signale aussi un diadème en or orné de trois gorgoneia au repoussé, trouvé sur la tête d’un défunt (tombe 4). Deux des thékès, l’une rectangulaire, l’autre circulaire, étaient creusées ; les deux autres étaient maçonnées.

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Dans la région de Lindos, au Sud de l’île de Rhodes, G. Ivou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2001 la fouille sur le site de construction d’un barrage à Kritinia, où une petite nécropole et une ferme de l’époque hellénistique et romaine avaient été mises au jour (fig. 1). Dans le secteur de la nécropole, on a poursuivi le dégagement d’un sol dallé et trouvé une sépulture libre. La fouille en-dessous du niveau du sol a révélé que celui-ci était fondé sur une couche comportant de la céramique sigillée. Dans le secteur de la ferme, à environ 40 m au Sud-Est de la nécropole, le dégagement de la couche de destruction a permis de dater celle-ci de l’époque hellénistique. À une centaine de mètres au Sud-Est, la fouille a mis au jour des vestiges épars de construction appartenant vraisemblablement aussi à une ferme (fig. 2). On distingue, sous une couche de destruction, trois pièces allongées sur le côté Ouest. Quatre autres murs semblent appartenir à un état antérieur (époque hellénistique ?). À un niveau inférieur, on a dégagé les vestiges d’une pièce orientée Nord-Sud (long. 1,80 m ; larg. 1,10 m), où ont été collectées des tuiles, ainsi que de la céramique à vernis rouge et à vernis noir. Le mobilier provenant de ce complexe compte des fragments d’amphores, des tessons de céramique sigillée et de céramique à vernis noir, des bols à relief, des lampes, des pesons, des tuiles timbrées, des fragments de verre, 21 monnaies de bronze. La présence de 4 pithoi, de meules et de grattoirs, suggère le caractère agricole de l’établissement.

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Dans la ville médiévale de Rhodes, sur la place Sophokléous, K. Kephala (4e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2001 une fouille de sauvetage à l’Ouest du tronçon préservé du rempart byzantin (fig. 1). La fouille a révélé que le rempart byzantin était fondé sur une maçonnerie puissante de l’époque hellénistique ou romaine. On a également mis au jour des segments de murs de moellons d’une date indéterminée et, à un niveau inférieur, un mur d’époque hellénistique ou romaine conservé sur une hauteur de 4 assises de blocs de poros. Ce mur était associé à de petits piliers, probablement des hypocaustes. Parmi le mobilier, on signale la présence d’une boucle d’oreille en or du Ier ou du IIe s. apr. J.-C. (fig. 2).

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Au centre de la ville médiévale de Rhodes, rue Agisandrou, A. Psarologaki (4e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2001 une fouille de sauvetage sur le terrain Pekmetzi et mis au jour trois tombes à ciste, aménagées à partir d’un sol en opus sectile de l’époque protobyzantine. Les sépultures ne comportaient que des ossements, en très mauvais état.

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Au Nord-Est de la muraille de la ville médiévale de Rhodes, différents sondages pratiqués en 2001 par la 4e éphorie des antiquités byzantines ont apporté des compléments d’information sur le secteur du rempart maritime (fig. 1). Au Nord de la porte maritime, A.-M. Kasdagli a découvert les fondations d’une tour que le Grand Maître Pierre d’Aubusson (1476-1503) a fait remplacer par un nouvel état du rempart. D’autres sondages ont été effectués par A. Psarologaki dans le secteur de la zone de stationnement en avant de la porte maritime. Dans la partie Nord du secteur fouillé, on a mis au jour une petite partie du proteichisma de l’époque des Chevaliers. Immédiatement à l’Est, on a dégagé la suite du proteichisma de l’époque ottomane, dont les fondations sont conservées sur trois assises de hauteur. On a suivi le tracé de cette construction sur une longueur de 30 m vers le Sud, où l’on constate la présence d’une porte d’une largeur de 1,60 m. Entre les jambages de la porte, le sol était revêtu de dalles de marbre et d’autres matériaux de remploi. À l’Ouest de la porte, un espace couvert de dalles de poros a été identifié à un quai. Au Sud, la fouille a dégagé la suite du proteichisma.

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Au centre de la ville médiévale de Rhodes, A. Psarologaki (4e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2001 une fouille de sauvetage sur le terrain Nikoli, au Sud de l’église d’Aghios Artemios. Six sondages ont livré des vestiges de fondations en blocs de poros, une partie de sol – sous laquelle était préservé un escalier à quatre marches –, un dépotoir, un puits abandonné à l’époque hellénistique et utilisé comme dépotoir par la suite, ainsi que trois sépultures, orientées Est-Ouest. Le mobilier comprend notamment de la céramique tardobyzantine et de l’époque des chevaliers.

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Dans la ville médiévale de Rhodes, rue Apolloniou, A. Psarologaki (4e éphorie des antiquités byzantines) a effectué en 2001 des sondages sur le complexe monastique d’Aghios Georgios, dans le cadre d’un programme de restauration du monument. Dans l’entrée du complexe, on a soulevé le seuil de la porte afin de le replacer à un niveau plus bas. Il est apparu que ce seuil était un élément architectural comportant une représentation de la Vierge en prière entre deux anges, qui avait été placé à cet endroit à l’époque ottomane. À l’Est de l’aile Nord des cellules, on a mis au jour une pièce orthogonale (long. 4,50 m ; larg. 3,55 m) présentant un sol de dalles de terre cuite disposées en arêtes de poisson. On y a recueilli de la céramique de l’époque des Chevaliers et de l’époque ottomane. Dans l’aile Ouest, sous le seuil de la porte d’une cellule, on a dégagé une partie d’un squelette adulte. Enfin, une structure orthogonale interprétée comme une tombe a été mise au jour près de l’entrée Nord de l’église d’Aghios Georgios.

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Dans la ville médiévale de Rhodes, A. Psarologaki (4e éphorie des antiquités byzantines) a effectué en 2001 des fouilles dans l’îlot de construction délimité par l’angle des rues Ippoton et Panetiou. Des sondages ont été implantés sur l’ancienne 13e école primaire de Rhodes (fig. 1), un bâtiment néo-classique construit en 1876 au-dessus des vestiges du Katholikon d’Aghios Ioannis qui avait été détruit en 1856. Dans l’angle Sud-Est de la salle Nord-Est du bâtiment, on a mis au jour deux murs parallèles, dont l’un (long. 1 m ; larg. 0,40 m ; haut. 1,60 m) a été identifié au mur extérieur du Katholikon. Dans la cour, les sondages ont révélé que les piliers de la colonnade étaient fondés sur des piliers reliés entre eux par des arcs de décharge (fig. 2-4). Si cet aménagement s’avérait identique sur tout le pourtour de la cour, il faudrait en conclure que la colonnade avait été fondée sur une arcade souterraine. Un sondage contre la façade Sud de l’aile Est a révélé les traces de deux phases de construction de l’édifice. Dans la partie Sud de la salle du rez-de-chaussée du bâtiment EOMMEX, on a mis au jour les vestiges de fondations de deux murs et d’un contrefort, un sol de dalles de terre cuite et une partie d’un puits. Ces vestiges, contemporains du Katholikon, correspondent peut-être aux fondations d’une chapelle.

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À l’Est de la ville médiévale de Rhodes, G. Kastou (4e éphorie des antiquités byzantines) a poursuivi en 2001 la fouille du secteur au Nord de l’église anonyme à nef unique de la rue Kisthiniou (fig. 1). Les fouilles mis en évidence les limites d’une chapelle à abside à trois côtés (long. 9,50 m ; larg. 7,50 m), pourvue d’un sol de dalles de terre cuite. Il s’agit d’une chapelle funéraire d’après les plaques qui ont été trouvées sur le sol. L’une d’elle, intacte, appartenait au basque Martino de Rossca, mort en 1505 (fig. 2). Une autre, brisée, comportait dans sa partie supérieure un emblème héraldique en champlevé. Elle appartenait à Iohanna de Perier, épouse d’un baron de Bretagne, morte en 1493 : sa tombe a été fouillée et a livré un squelette déposé selon une orientation Est-Ouest, ainsi que deux monnaies de bronze de l’époque des Chevaliers et une croix en bronze. La couche archéologique qui recouvrait la chapelle comportait de la céramique à glaçure datée du XVIe s. et des fragments de céramique commune. Le caractère funéraire de ce secteur est également attesté par la fouille de l’un des deux espaces voûtés situés entre la chapelle et l’église : on y a dégagé neuf inhumations libres (fig. 3), disposées sur deux niveaux successifs, ainsi que des ossements dispersés. D’autres vestiges découverts dans le même secteur appartiennent à un escalier d’accès vers le chemin de ronde du rempart de l’époque des Chevaliers.

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À l’Est de la ville médiévale de Rhodes, G. Katsou (4e éphorie des antiquités byzantines) a poursuivi en 2001 les recherches sur le secteur à l’Ouest de l’église de la Panaghia tis Nikis, localisée sur la place Peisidorou, en contact avec le rempart. On a principalement mis au jour un sol fait de dalles de lartios en remploi. Ce sol était limité au Nord par un mur percé de quatre portes qui menaient vers des cellules.   Le dégagement de la couche au-dessus du sol dallé a révélé une importante quantité de sédiments noirs, brûlés, comportant des charbons de bois, ainsi que des masses de fer oxydé : l’ensemble suggère l’existence d’une activité métallurgique sur le site à la fin de l’époque ottomane. Le mobilier découvert comprend de la céramique de l’époque ottomane, neuf monnaies de bronze datées de l’époque des Chevaliers jusqu’à l’époque moderne, un buste de statue probablement archaïque utilisé en remploi, ainsi qu’une stèle funéraire portant une inscription gothique, également remployée.

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À l’Est de la ville médiévale de Rhodes, G. Katsou (4e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2001 des travaux de restauration et d’isolation de la couverture de l’abside du sanctuaire de l’église gothique à trois nefs de la Panaghia tou Bourgou. Les nettoyages ont révélé la présence de cinq vases entiers déposés entre les petites voûtes que formait la couverture de l’abside. Ils étaient recouverts de plusieurs épaisseurs de matériaux qui formaient le sol d’une habitation de l’époque ottomane.

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Au Sud-Est de la ville médiévale de Rhodes, A. Kosma (4e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2001 une fouille de sauvetage sur l’ancienne Synagogue de la rue Thiseos (fig. 1), bombardée au cours de la seconde guerre mondiale. Du monument, il ne subsiste qu’une partie du bâtiment principal à colonnade, ainsi qu’une pièce voûtée accolée au Sud-Est, qui lui servait d’annexe. La fouille a mis au jour les murs extérieurs Nord-Est et Nord-Ouest du bâtiment principal, ainsi que les bases de sept piliers. La grande salle, rectangulaire, était divisée en trois parties par quatre arcs, eux-mêmes portés par douze piliers. Elle était accessible par trois entrées. Contre les murs, au Sud-Est et au Nord-Est, on a mis au jour deux séries de marches revêtues de marbre, dont l’une menait à une niche abritant l’Arche sacré où étaient conservées les tables de la Loi. En face de la niche, sur une base surélevée, se trouvait le Bimah. On a également dégagé le sol de la synagogue, fait de dalles de mosaïque, datant de l’entre-deux-guerres, ainsi qu’un sol plus ancien, fait de galets blancs et noirs composant des motifs végétaux et géométriques. Un sol de galets a également été trouvé dans la cour.

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Au Sud-Est de la ville médiévale de Rhodes, A. Kosma (4e éphorie des antiquités byzantines) a effectué en 2001 plusieurs sondages sur le rempart autour du bastion del Carretto (fig. 1). Dans le secteur du chemin de ronde au Nord-Est du bastion, on a mis au jour les vestiges d’une structure volumineuse, datée de l’époque romaine tardive ou de l’époque protobyzantine, mais dont on ignore la fonction. On a également dégagé des vestiges de phases antérieures du rempart médiéval, qui indiquent la présence de deux portes s’étant succédées. Sur le chemin de ronde au Sud-Ouest du bastion, on a dégagé des vestiges de la chaussée hellénistique et d’un pont en pierre enjambant l’égout ouvert de la rue antique P40. Sur la plateforme du bastion, on a mis en évidence la crête du mur d’enceinte polygonal qui ceignait la tour.

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Au centre de la ville médiévale de Rhodes, A. Kosma (4e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2001 une fouille dans le jardin de la maison de la rue Pythagora (no 54-56), afin de de mettre au jour la suite du rempart byzantin qui a été localisé sur la place Sophokléous. Les vestiges fouillés appartiennent certainement à une tour du rempart byzantin. On a dégagé un mur construit en grands blocs de poros, orienté Nord-Sud, perpendiculaire au tracé du rempart, ainsi que les fondations de deux murs. Dans ce secteur, le rempart est conservé sur une hauteur de 4 assises et sur une longueur de 3,15 m.

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Au Nord-Est de la ville de Rhodes, sur la place Symis, A. Kosma (4e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2001 une fouille de sauvetage sur l’arsenal de Milly, qui se trouve au Sud du rempart et en contact avec la tour d’Heredia (fig. 1). À l’extérieur de son entrée Ouest, on a mis au jour les vestiges d’une citerne revêtue de mortier hydraulique, sous laquelle on a retrouvé le seuil d’entrée de l’époque ottomane, puis, à un niveau inférieur le seuil en marbre appartenant au premier état. Immédiatement en contact avec la tour d’Heredia, sous l’escalier d’accès à celle-ci, on a dégagé les fondations d’un édifice de l’époque des Chevaliers ou de l’époque ottomane. À l’intérieur de l’arsenal, on a enlevé le sol moderne de béton pour faire apparaître le sol médiéval. Les fondations de plusieurs structures antérieures au bâtiment ont été mises au jour, notamment celles d’une construction compacte, composée de plusieurs assises de blocs de poros, qu’on identifie à une structure portuaire. On signale également une colonne de granit qui a peut-être appartenu au tetrapylon romain, remployée comme borne d’amarrage, ainsi que les vestiges d’un four dégagés contre le mur Nord de l’arsenal.

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Dans la ville de Kos, dans le quartier de Seragia, E. Skerlou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2001 la fouille du terrain Koulia, à l’angle des rues Tsaldari et Vénizélou, sur lequel on avait mis au jour des vestiges de construction datant de l’époque mycénienne à l’époque ottomane. Dans la partie Sud-Est du terrain, la fouille a livré une canalisation en terre cuite (long. 12,50 m), orientée Nord-Sud et datée de l’époque romaine, ainsi que deux pièces orthogonales appartenant à un édifice de l’époque romaine. L’un des pavements de mosaïque de l’édifice est partiellement préservé. Il est composé d’un panneau allongé avec une rosace et de plusieurs panneaux, au centre, ornés de motifs géométriques. Une partie du bâtiment a été détruit par l’aménagement d’un puits et d’une grande fosse à l’époque ottomane. Tout à fait dans l’angle Sud-Est du terrain, on a découvert des murs datés du MR qui se poursuivent sur le terrain voisin. Dans la partie Ouest du terrain, on a mis au jour un mur puissant (long. 7,50 m ; larg. 2,60 m), appartenant probablement à un ouvrage défensif, dont les parements externes soignés sont composés de blocs demi-taillés et de blocs non taillés. Le remplissage du mur était fait de terre et de moellons. Au niveau de fondation du mur, on a recueilli de la céramique de l’époque mycénienne. À divers endroits du terrain, on a découvert des vestiges épars de murs de la même époque. À un niveau inférieur à celui du rempart, on a mis en évidence une partie d’un bâtiment du MR IA ancien, fondé sur le sol naturel. Dans certaines pièces, on a identifié des couches de destruction comportant de la céramique, notamment des tessons de gobelets à une anse et de cruches. La couche qui se trouve entre les murs du MR IA et les vestiges de l’époque mycénienne ne comporte pas de vestiges construits, mais de la céramique du MR IA récent. L’un des murs du MR IA ancien a été perturbé à l’époque hellénistique par l’aménagement d’un puits constitué d’anneaux en terre cuite (diam. 0,75 m) superposés. À l’Est des constructions, deux autres puits ont été fouillés : l’un comportait de la céramique préhistorique, l’autre des tessons d’amphores du IVe s. av. J.-C.

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Dans la ville antique de Kos, dans le quartier de Marmaroto, D. Grigoriadou et E. Skerlou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené en 2001 des fouilles de sauvetage dans le quartier de Marmaroto, rue Asklipiou : - Sur le terrain Stamoglou, qui se trouve au Nord de la rue Asklipiou, on a fouillé deux monuments funéraires. Le premier comportait un vestibule d’entrée. Le second était divisé en trois parties : un vestibule, un compartiment au Nord-Est avec un sol de mosaïque de tesselles blanches, sur lequel on a retrouvé des fragments de verre et des lampes datés du IIe au IVe s. apr. J.-C., et un compartiment avec un sol de mortier. Sous ces monuments, on a dégagé des tombes à ciste et des sarcophages hellénistiques. Entre eux deux, on a découvert six tombes à ciste hellénistiques. L’une de celles-ci comportait, à côté d’un corps, une oenochoé et une marmite couverte comportant des os brûlés. Dans la partie Sud du terrain, près de la voie antique, on a fouillé quinze tombes à tuile dont deux dataient de l’époque hellénistique, sept de l’époque romaine (Ier s. av. – IIIe s. apr. J.-C.). Huit tombes ne comportaient pas de mobilier. Deux tombes à ciste datent de l’époque hellénistique et quatre de l’époque romaine ; on a également dégagé un enchytrisme sans mobilier et un sarcophage de la fin de l’époque hellénistique. - Sur le terrain Kostoglou-Tsambala, qui se trouve immédiatement à l’Ouest du précédent, on a mis au jour plusieurs tombes de l’époque hellénistique : un sarcophage en pierre, une tombe à ciste double, un larnax et un sarcophage d’enfant, deux tombes à tuile superposées. On a également découvert une tombe à ciste triple de l’époque romaine, qui comportait plusieurs sépultures s’échelonnant entre le Ier s. av. J.-C. et le IVe s. apr. J.-C. Dans la partie Nord/Nord-Ouest du terrain, on a dégagé des vestiges de fondations appartenant probablement à des ateliers, ainsi que deux égouts et un puits constitué d’anneaux cylindriques en terre cuite (diam. 0,80 m). Les couches inférieures comportaient des déchets d’amphores mal formées, datées de l’époque romaine. - Dans le cadre de travaux de canalisation effectués sur le côté Nord de la rue Asklipiou et sur une longueur de 141 m, on a dégagé une partie de la voie antique qui menait de la ville à l’Asklépieion en longeant la nécropole, ainsi qu’une partie du lit d’un ancien cours d’eau. La rue, dont les bords extérieurs sont préservés de manière discontinue, présentait une largeur estimée à 6 m. Trois canalisations d’approvisionnement en eau en terre cuite ont été dégagées parallèlement au bord Sud de la rue. Aucun niveau de chaussée n’a été mis au jour.

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Au Nord-Ouest de Kos, dans le village de Mastichari, P. Lykou (4e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2001 une fouille de sauvetage sur le terrain « Akti Antimacheias A.E. », dans le secteur de Kostaina. On y a mis au jour des vestiges de constructions et une grande quantité de céramique (des amphores entières, des lampes, de la céramique de cuisson et de stockage, du verre, des lamelles métalliques, des clous en fer, un bloc de marbre inscrit et des monnaies de bronze, parmi lesquelles une monnaie de Constantinople datée de la 26e année du règne de Justinien (553 apr. J.-C.).

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Sur l’île de Kalymnos, dans le secteur de Panormos, A. Dreliosi-Iraklidou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rend compte en 2001 d’une fouille de sauvetage menée à l’occasion de travaux de canalisation au lieu-dit Eliès. Quatre tombes ont été mises au jour : - une tombe à ciste (long. 1,93 m ; larg. 0,52 m), orientée Est-Ouest, comportant un squelette, un canthare à vernis noir et une lampe à ses pieds, une monnaie à sa tête. La tombe date du dernier quart du IVe s. av. J.-C. - une tombe à fosse (long. 1,82 m ; larg. 0,65 m) orientée Nord-Sud, comportant un squelette, cinq unguentaria, deux lagynoi et une lampe. La tombe date de la seconde moitié du IIIe s. av. J.-C. - une tombe constituée de tuiles et couverte de dalles en pierre, orientée Nord-Ouest/Sud-Est, détruite dans sa partie Nord-Ouest. Elle abritait un squelette féminin, paré d’une monnaie, de deux lamelles de bronze, de boucles d’oreille en or. On a recensé 98 lamelles d’or triangulaires perforées avec un décor au repoussé et 54 lamelles en or en cloche, provenant du décor d’un textile. On a également découvert un lagynos et un bolsal. La tombe date de la seconde moitié du IVe s. av. J.-C. - une tombe à fosse (long. 2,10 m ; larg. 0,45 m) comportant un unguentarium.

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Sur l’île de Chalki, sur la route entre Emborio et Katsia, K. Baïrami (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage au lieu-dit Koukiali et mis au jour deux tombes à chambre comportant quelques os et des tessons de céramique commune.

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Sur l’île d’Astypalaia, dans le village de Chora, V. Patsiada (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage sur le terrain Papanikolaou, dans le secteur de Katsalo et a mis au jour 23 tombes et quelques bûchers.

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Sur l’île d’Astypalaia, V. Patsiada (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage sur le terrain Krasa, dans le secteur de Bai, dans une baie au Nord-Est de l’île. On a mis au jour un puissant mur de soutènement, construit en appareil régulier. On trouve en surface de nombreux tessons de céramique hellénistique et de la céramique plus ancienne ainsi que quelques éclats d’obsidienne. Sur la colline surplombant la baie, on trouve de la céramique préhistorique et de l’obsidienne en surface, tandis que le sommet de la colline est occupé par la forteresse médiévale.

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Sur l’île de Karpathos, dans la commune de Pigadia, V. Patsiada (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage au lieu-dit Katsouna et a mis au jour, à l’occasion de travaux routiers, deux tombes à fosse, dont l’une n’a pas pu être explorée. La tombe qui a été fouillée (long. 2,20 m ; larg. 0,55 m ; profondeur 0,95 m) était une fosse creusée dans la roche et couverte de quatre dalles qui reposaient sur les rebords formés sur les longs côtés. À l’intérieur on y a dégagé un squelette, ainsi qu’un lagynos, un unguentarium à vernis noir, un trihémiobole rhodien de 350-300 av. J.-C., et des noyaux d’olives. La tombe date de la première moitié du IIIe s. av. J.-C.

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Sur l’île de Karpathos, dans le village d’Aperi, V. Karabatsos (4e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2001 une fouille de sauvetage sur le terrain Logotheti, dans le quartier de Vronti. Un ensemble de 27 tombes d’époque protobyzantine a été mis au jour : 25 tombes à tuiles (dont 5 sépultures d’enfant), une tombe maçonnée et un enchytrisme. Toutes étaient orientées Est-Ouest, à l’exception d’une tombe d’enfant. Dans l’ensemble, les tombes ne comportaient pas de mobilier, mais on a recueilli, à l’extérieur, des tessons de céramique. Dans la partie orientale du terrain, la fouille a fait apparaître des vestiges de murs en mauvais état, qui semblent constituer le péribole de la nécropole. Au centre de la nécropole, entre un mur Nord-Sud et la tombe 21, on a dégagé une structure maçonnée, à l’intérieur de laquelle une importante quantité de tessons de céramique a été recueillie : on suppose que des banquets funéraires pourraient s’être tenus à cet endroit.

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Sur la côte occidentale de l’île de Karpathos, à Kato Leukos, V. Karabatsos (4e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2001 une fouille de sauvetage sur le terrain Charokopou, à proximité du port, et mis au jour des vestiges d’un quartier protobyzantin (fig. 1 ; 5). La fouille a livré les restes de deux ensembles architecturaux et d’une rue orientée Est-Ouest. Les constructions sont préservées à une hauteur de 0,40 à 1,50 m. Le mobilier recueilli dans chaque pièce apporte des indications claires quant à la fonction de certains espaces. Dans les pièces les plus à l’Ouest (qui n’ont été que partiellement dégagées), on a mis au jour des pithoi maçonnés, comportant des traces de feu à l’intérieur et à l’extérieur (fig. 2). Ils étaient probablement utilisés pour le stockage de l’huile. La pièce la plus au Sud de cette série (pièce 5γ) a livré la partie inférieure d’une amphore (fig. 3), un couvercle circulaire en pierre, un amas de pigment pourpre à l’état sec, une spatule et des lamelles en bronze, ainsi qu’une petite phiale en terre cuite : cette pièce était le lieu du commerce de la pourpre. Des amphores ont été trouvées dans la pièce 4, au Sud de la rue (fig. 4). Une autre pièce (2) comportait une banquette et des traces de mortier aux murs. Le mobilier qui y a été recueilli compte des tessons de céramique usuelle, une anse d’amphore timbrée, de la céramique sigillée, une lampe de type African red slip, des fragments et des boutons de verre, une lamelle, un anneau et un fragment de disque en bronze, des fragments de chaîne, une lame et des chevilles en fer, une aiguille en os, et 29 monnaies de bronze. Du mobilier similaire a été trouvé dans les autres pièces. Dans la pièce 11, au Nord de la rue, était préservé un départ d’escalier qui menait à l’étage supérieur. Le sol des pièces était principalement fait de roche blanche, tandis que des traces d’argile ou de mortier ont été observées, parfois même une dalle de pierre. La majorité des monnaies date du milieu du IVe s. au milieu du Ve s., mais certaines dataient des VIe-VIIe s et on a trouvé quelques deniers de l’époque des Chevaliers (XIVe-XVe s.).

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Au Nord de Kalymnos, sur l’île de Telendos, M. Koutellas (4e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2001 une fouille de sauvetage sur le terrain E. Zervou, et a mis au jour des vestiges de constructions appartenant à un habitat protobyzantin (fig. 1-2). Les structures dégagées appartiennent à trois phases de construction. Les deux premières phases (VIe s. apr. J.-C.) correspondent à un édifice à trois pièces alignées : une pièce centrale (long. 5,50 m ; larg. 3,50 m) et deux pièces latérales qui se prolongent sous les terrains voisins. Après un séisme survenu en 554 apr. J.-C., certains murs furent été reconstruits ou renforcés. D’après le mobilier, notamment des monnaies d’Héraclius, ce bâtiment resta en usage jusqu’au milieu VIIe s. apr. J-C. La troisième phase correspond à un nouveau bâtiment (long. 10,50 m ; larg. 4,70 m) construit au-dessus de la couche de destruction du bâtiment précédent. La présence de céramique à glaçure au niveau des fondations de ses murs situe cette phase à l’époque médiobyzantine.

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Au Nord de Kalymnos, sur l’île de Telendos, M. Koutellas (4e éphorie des antiquités byzantines) a poursuivi la fouille de sauvetage sur le terrain E. Olympiti et mis au jour des vestiges de construction appartenant à un habitat protobyzantin (fig. 1-2). La fouille s’est concentrée en 2001 sur les parties Ouest et Sud du terrain, où se trouvaient des murs modernes, ainsi que sur l’espace à l’Est du mur Nord-Sud (T5) qui divise ce secteur de l’habitat en deux parties. On y a dégagé le bâtiment K2, constitué de deux pièces. La pièce Nord comportait une fosse elliptique qui contenait des cendres ; sous la couche de destruction dans l’angle Nord-Ouest, on a découvert six amphores à fond pointu, tandis que dans le reste de la pièce, on a recueilli de la céramique et des petits objets métalliques, des fragments de lampes, du verre, des monnaies de bronze et une croix pectorale en bronze. Dans la pièce Sud, on a dégagé un puits maçonné (diam. 0,85 m) et trouvé des amphores, des fragments de plats à vernis rouge, des fragments de lampe, des monnaies de bronze, et des objets métalliques. Le mobilier indique que le bâtiment est abandonné au milieu du VIe s. La fouille autour du long mur Nord-Sud a permis de déterminer que la première phase de construction du bâtiment K2 remontait à l’époque hellénistique (niveaux inférieurs du mur), que la deuxième phase datait de l’époque romaine (niveaux médians du mur), tandis que les phases suivantes dataient de l’époque protobyzantine. On a dégagé au Sud-Ouest du terrain un bâtiment fondé sur la couche de destruction du milieu du VIe s., et appartenant à la quatrième phase de l’habitat.

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Au Nord de Kalymnos, sur l’île de Telendos, M. Koutellas (4e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2001 une fouille de sauvetage sur le terrain Louloudia et mis au jour des vestiges de construction appartenant à un habitat protobyzantin (fig. 1-2). L’étude de la stratigraphie a permis d’identifier trois phases de construction et d’occupation sur ce terrain. Lors de la première phase d’occupation, avant le séisme du milieu du VIe s. apr. J.-C., furent construits les bâtiments K1-1, K2-1, K3, K5 et un mur à l’Ouest de K1-1, appartenant à un bâtiment qui se poursuit sous le terrain voisin (fig.). Les sols étaient en terre compacte, sauf dans la pièce K1-1, dallée de pierres. Après le séisme, de nouveaux bâtiments furent construits (K4), d’autres réparés et renforcés (K2-2), tandis que d’autres furent abandonnés (K2-1, K3-2 et K5). L’habitat fut abandonné au milieu du VIIe s. apr. J.-C. Cette dernière phase d’occupation est attestée par une couche de remblai qui recouvrait les vestiges des phases précédentes. Puis, probablement à l’époque médiobyzantine, le site fut réoccupé : le mur courbe T5 au Nord-Ouest du terrain et un mur d’orientation Nord-Sud (T11) furent alors construits. Une nouvelle pièce au sol dallé (K1-2) fut construite au Sud de K1-1. Le mobilier recueilli comporte de la céramique, des monnaies de bronze, des aiguilles, des épingles et des hameçons en bronze, des lampes, des pesons, des meules et des fragments de verre. Dans les niveaux inférieurs, on a trouvé des indices sur l’occupation du site aux époques hellénistique et romaine.

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