Chronique des fouilles en ligne
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Dernières notices ajoutées par région : Macédoine Centrale
À Vergina, une tombe à ciste d’époque protobyzantine comportant plusieurs sépultures a été mise au jour lors du dégagement des déblais de fouilles anciennes sur les pentes à l’Ouest du péristyle du palais d’Aigai. Les huit dalles utilisées en remploi pour sa construction ont été identifiées à des fausses-fenêtres en pierre provenant du palais (fig. 1). Six d’entre elles étaient en très bon état : elles ont préservé les détails des couvertures de joints, d’imitations de têtes de clous sur la face externe des fausses-fenêtres, d’imitations de l’ossature en bois sur la face interne et des traces d’un enduit qui leur donnait une apparence de marbre. Ces fausses-fenêtres proviennent vraisemblablement de l’étage du palais : elles permettent de restituer l’élévation de l’édifice, qui est comparable à celle de la façade de la tombe du Jugement Dernier. Il est possible de replacer six fausses-fenêtres, séparées par des demi-colonnes, à l’étage des propylées du palais, et trois à l’étage des petits côtés des portiques.

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Une fouille de sauvetage à Thessalonique, au numéro 20 de la rue P. P. Germanou, a livré la section d’une rue monumentale associée à un réseau complexe de canalisations, ainsi que des vestiges de constructions hellénistiques (fig. 1). La rue monumentale à colonnades, d’une largeur de 10 m, a été mise au jour sur une longueur de 21 mètres ; elle était pavée de dalles de marbre et était orientée SE-NO. Au centre de la rue, à un niveau inférieur, l’égout central, qui était relié à quatre canalisations plus petites, a été fouillé sur une longueur de 10 m. Le long du même axe central, une canalisation en plomb d’approvisionnement en eau a été mise au jour sur une longueur de 8 m. Par ailleurs, des fragments d’enduits polychromes semblent provenir de villas romaines dont des pavements de mosaïque et des fragments de peintures murales avait été fouillés dans le secteur du portique Sud du palais de Galère et sur un autre terrain de la rue P. P. Germanou. Parmi les objets recueillis, on compte des céramiques importées d’Asie Mineure et d’Italie, des fragments de figurines en terre cuite, des pesons de tisserand, des poids en terre cuite et en pierre, des objets en os et en bronze, ainsi que 230 monnaies du Ier et du IIIe s. apr. J.-C. Un sondage plus profond (4,60 m), en dehors du tracé de la rue antique, a livré la section d’un mur puissant de l’époque hellénistique.

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À Thessalonique, lors des fouilles au niveau de la construction de la station de métro Vénizélou, un amalgame contenant du mercure et d’autres métaux et matériaux a été découvert à une profondeur de 5 m sous le niveau de la rue. Il proviendrait d’un atelier d’orfèvre byzantin du secteur.

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À Thessalonique, au Nord-Ouest du rempart, A. Chatziioannidis, D. Kommatas et M. Tileli (9e éphorie des antiquités byzantines) ont mené en 2012 une fouille préventive sur le terrain de l’ancien cinéma « Akropol » (fig. 1). Trois puits reliés à des canaux souterrains appartenant à un hydragogue de l’époque romaine tardive ou protobyzantine, ou quanat, ont été mis au jour. Le canal, fouillé sur une longueur de 28 m, est constitué de galeries creusées (larg. 0,55 m ; haut. 0,75 m) et couvertes par une voûte en berceau. À une distance de 13 m à l’Ouest du rempart, on a mis au jour une section du proteichisma du rempart (long. 20 m ; larg. 2m ; haut. 5 m). Il présente deux états de construction. Le premier date de l’époque protobyzantine. Une réfection est intervenue à l’époque tardobyzantine ou au début de l’époque ottomane, après un effondrement.

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À Amphipolis, K. Péristéri et M. Lephantzis (XXVIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené en 2012 une fouille sur la colline – peut-être un tumulus – de Kasta, au cours de laquelle a été dégagé le péribole d’un monument funéraire du dernier quart du IVe s. av. J.-C. (fig. 1-2). Composé d’assises de blocs taillés de marbre thasien, le péribole atteint une longueur de 497 m, dont 300 m ont été fouillé jusqu’à présent, sur une hauteur maximale de 3 m. Les déchets de taille observés au sommet du tumulus, près du séma, appartiennent au monument du lion d’Amphipolis, situé près du vieux pont au-dessus du Strymon. La monumentalité du tumulus et sa date soulèvent des questions quant à l’identité des défunts qui y ont été inhumés.

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Sur le site antique de Vergina-Aigai, S. Drougou (Université de Thessalonique) a poursuivi en 2012 la fouille du champ Tsakiridis, en se concentrant sur le bâtiment allongé au Sud-Est du terrain. La céramique (des plats, des lampes, des gobelets), les scories métalliques et les figurines (fig. 1-2) recueillies témoignent de la relation de ce bâtiment avec le Métrôon.

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Sur le site de la nécropole d’Aigai, A. Kottaridi (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2012 des travaux de valorisation du site au cours desquels elle a mis au jour trois nouveaux monuments funéraires. Entre les tombes royales et la nécropole archaïque, on a dégagé une tombe à ciste et deux tombes monumentales de type jusque-là encore inconnu. La tombe à ciste maçonnée est préservée sur toute sa hauteur (fig. 1). Ses parois internes étaient revêtues d’un enduit blanc décoré de bandeaux de couleur bleue et rouge. Elle comportait une banquette en pierre qui soutenait le lit funéraire et la place de l’urne cinéraire (côté Sud). Au Sud de la tombe à ciste, on a dégagé un monument funéraire en grande partie détruit. Au Nord, le troisième monument était en meilleur état. Il a la forme d’une pièce hypostyle (long. 7 m ; larg. 5 m ; fig. 2) : deux colonne ioniques placées dans l’axe soutenaient le toit en pierre, tandis que des demi-colonnes étaient placées contre les parois et des quart de colonnes dans les angles. La hauteur intérieure devait dépasser les 4,50 m, mais elle n’est conservée que jusqu’à son milieu environ. Un chapiteau revêtu d’enduit a été trouvé effondré près d’une colonne. D’après les fouilleurs, la forme des hélices est comparable à des exemples qui ont été datés du Ve s. av. J.-C. L’entrée se faisait par une porte au Nord ; en face de celle-ci se trouvait la base sur laquelle devait être placée l’urne cinéraire. Les trois tombes ont été pillées durant l’Antiquité, probablement lors de la destruction de la nécropole royale en 276 av. J.-C. Malgré cette destruction, on a pu observer les traces des bûchers funéraires. Un gland en or témoigne de la présence passée d’une couronne de chêne en or dans la tombe à ciste. Les traces d’une cuirasse en bronze ont été observées dans la tombe hypostyle, où on a retrouvé également des disques étoilés en or. Entre la tombe hypostyle et la tombe à ciste, on a trouvé un relief représentant des guerriers, provenant du décor doré d’un bouclier (fig. 3). Il se trouvait sur le sol en galets mis au jour sur une longueur de plus de 15 m. Le bâtiment auquel il appartenait a été détruit, mais la présence d’unguentaria en albâtre et d’une phiale en bronze argenté suggère qu’il abritait un culte funéraire. Une monnaie de Perdiccas II (454-413 av. J.-C.) donne une indication chronologique. À l’intérieur de la tombe hypostyle, on a dégagé les squelettes de douze adultes et de nombreux nourrissons et enfants en bas âge, ainsi que ceux de quinze chevaux et de quelques chiens. On a également trouvé un ensemble de vases et de tuiles plates. Ces squelettes et le mobilier paraissent avoir été déposés après une première destruction des tombes : cet évènement pourrait être associé à la destruction d’Aigai par les Romains, qui suivit la bataille de Pydna en 168 av. J.-C.

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Sur le site antique de Pella, I. Akamatis (Université de Thessalonique) a poursuivi en 2012 ses recherches sur le secteur de l’agora et mis au jour les vestiges épars d’un temple. Conservé en fondations, l’édifice mis au jour se situe en face du bâtiment des archives, dans le complexe de l’agora, sur un îlot de 46 x 25 m. Il présente un plan rectangulaire à deux pièces (long. 16,20 m ; larg. 7,90 m). Des fragments de tambours de colonnes doriques ont été trouvés autour du temple, ainsi que des fragments de chapiteaux et, sur le côté Nord, des fragments de chapiteaux de parastades, indiquant peut-être l’entrée. Le monument est construit en calcaire local, et revêtu d’enduits, comme l’indiquent certains fragments peints de couleur blanche, rouge et noire. Parmi le mobilier, on compte notamment de nombreuses monnaies dont quelques-unes en argent, des fragments de céramique et de vases de stockage, dont certains ont des anses timbrées, des figurines en terre cuite, des lampes et des objets métalliques.

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Sur le site de l’habitat archaïque de Karabournaki, M. Tivérios, E. Manakidou et D. Tsiafaki (Université de Thessalonique) ont poursuivi en 2012 l’étude du mobilier issu de la fouille de plusieurs structures de stockage. Une nouvelle exploration archéologique de secteurs déjà fouillés a permis la découverte de constructions en pierre avec des sols de galets, datés de l’époque archaïque (VIIe-VIe s. av. J.-C.) et de vestiges de structures de stockage semi-enterrées, aménagées avant la construction des bâtiments.

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