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SKIATHOS. - Kephala
Cartographie Impression Impression
Fig. 1
Fig. 2
Fig. 3
Fig. 4
Fig. 5
Fig. 6
Informations générales
Numéro de notice 4227
Année de l'opération 2013
Date de modification 2014-06-20
Nature de l'opération Fouille - Programmée
Institution(s) Université de Thessalie
XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques
Fiche(s) associée(s) 2009 - 2010 - 2011 - 2012 - 2013 - 2014
Notice
À Skiathos, A. Mazarakis-Ainian (Université de Thessalie) et A. Doulgeri-Intzesiloglou (XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont poursuivi en 2013 les fouilles sur le site de Kephala.
La fouille s’est concentrée sur trois secteurs : à l’extérieur du rempart (T1.1) ; dans la ville basse à l’intérieur du rempart (T1.3) ; et dans la nécropole archaïque.
Rempart. – Dans le secteur du rempart (T1.1), la fouille avait pour objectif l’exploration de la couche de tuiles laconiennes mise au jour en 2012. On a constaté que la couche s’étend sur une grande surface vers le Sud. Elle a livré très peu de céramique, principalement des tessons de l’époque archaïque. On signale une petite phiale à vernis noir entière datée du Ve s. av. J.-C. La poursuite de la fouille dans ce secteur a ainsi confirmé la mise au jour d’une porte du rempart, flanquée, du côté interne, par des pièces couvertes.
Ville basse. – Dans le secteur Sud de la ville basse, la fouille du bâtiment mis au jour en 2012 (T8, à présent « bâtiment A ») s’est poursuivie (fig. 1). Il s’agit d’un bâtiment de plan elliptique, dont le mur Sud est en contact avec le parement interne du rempart (section T1.3).
La fouille du bâtiment A a révélé un bâtiment de plan elliptique, orienté Nord-Sud (long. E-O 4,05 m ; larg. 3,30 m). La partie Nord-Est du bâtiment a été détruite par la construction d’un autre bâtiment (bâtiment B). On estime que son entrée se trouvait dans l’angle Nord-Ouest et que l’élévation du bâtiment était en briques crues. La découverte de briques brûlées à l’intérieur du bâtiment, mais aussi au-dessus du toichobate indique que le bâtiment A a été détruit par un incendie. Les tessons de céramique recueillis sur le sol appartiennent à des cratères et à des vases à boire, datés de la fin du VIIIe s. ou du début du VIIe s. De nombreux pesons peuvent également être datés du VIIe s. av. J.-C.
À l’intérieur du bâtiment A, mais sous le niveau de circulation, on a trouvé le prolongement de la couche noire contenant une concentration de coquillages marins et de galets, ainsi que des charbons de bois, qui avait déjà été observée au Sud du bâtiment, lors de la fouille d’un sondage en rapport avec la section T1.3 du rempart en 2010. Hormis les restes organiques, on a recueilli des tessons de vases à boire décorés, datés de l’époque protogéométrique à la fin de l’époque géométrique. Cette couche brûlée est antérieure au bâtiment, qui est fondé à un niveau supérieur.
On compte également de nombreux fragments de pesons, surtout de forme pyramidale. Dans les couches supérieures, perturbées, on signale un mortier de l’époque classique, une fusaïole du Ve s. av. J.-C. à décor peint.
L’angle Sud-Ouest du bâtiment B, de plan rectangulaire, a été dégagé. Ses murs Ouest (long. 1,80 m) et Sud (long. 4,56 m) ont été partiellement mis au jour, ainsi qu’une grande partie de l’intérieur de l’édifice (fig. 2-4). Les murs, conservés sur une hauteur de 0,50 m, sont fondés sur le rocher. Les parements internes sont soignés, contrairement aux deux tiers inférieurs des parements externes. Ce constat suggère que le bâtiment était semi-enterré et que le niveau de circulation extérieur se situait à peu près aux deux tiers de la hauteur du mur, étant donné que le tiers supérieur est de facture plus soignée.
À l’intérieur du bâtiment, on a dégagé une couche de pierres plates qui pourrait correspondre au revêtement du mur ou à l’effondrement d’un toit plat. Dans la partie centrale, au-dessus du rocher naturel, on a trouvé des concentrations de charbons de bois et des coquillages dans une couche de sédiments noirs (cf. la même couche de terre brûlée qui contient une concentration de murex, signalée en 2012, Chronique, n. 2984). Très peu de céramique a été recueillie sur le niveau d’occupation à l’intérieur du bâtiment, ce qui rend sa datation difficile. Des fragments d’amphores de l’époque classique ont été trouvés dans une couche perturbée à l’Est du bâtiment.
Nécropole de l’époque archaïque. – Dans la baie de Xanemo, au Sud-Ouest de l’habitat, on avait repéré en 2012, à peu de distance de l’aéroport et au milieu du chemin qui longe la côte, un enchytrisme d’enfant dans une amphore. En 2013, le vase a été exploré de manière systématique (Tombe 1 ; fig. 5) et a été dégagé en entier en vue de sa restauration et de son étude.
À peu de distance de la première tombe à enchytrisme, une deuxième tombe a été fouillée (fig. 6). Deux vases ont été découverts, une amphore et une lékanè datées de l’époque archaïque, l’une disposée dans l’autre, formant une surface plus grande pour y déposer la dépouille du nourrisson ou de l’enfant. La tombe, perturbée, ne comportait pas de mobilier et aucun squelette n’y a été trouvé.
Mots-clés Fortification - Habitat - Nécropole - Sépulture
Chronologie Antiquité - Archaïque - Classique
Bibliographie
Référence bibliographique
A. Mazarakis-Ainian, Rapport de fouilles de l’Université de Thessalie en 2013, http://extras.ha.uth.gr/skiathos/gr/season2013.asp
Auteur de la notice EfA
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