Chronique des fouilles en ligne
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Dernières notices ajoutées par région : Macédoine Centrale
L’analyse de la céramique fine provenant de contextes funéraires scellés des IIIe – IVe s. apr. J.-C. mis au jour à Néa Kallikrateia permet une meilleure compréhension de l’évolution de l’occupation du site et de ses contacts commerciaux, puisqu’il apparaît que la majorité de la céramique fine importée provient d’ateliers attiques et méditerranéens orientaux.

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Chr. Saatsoglou-Paliadéli signale la découverte de deux sépultures, lors des fouilles de l’agora d’Aigai en cours depuis 2008. La première est contenue dans une hydrie en bronze avec un réceptacle plus petit en or où les os étaient enveloppés dans une étoffe pourpre tissée de fils d’or et accompagnés des fragments d’une couronne de feuilles de chêne en or. La seconde, trouvée à proximité, était contenue dans une amphore panathénaïque en argent. L’examen anthropologique a établi que les os de la première sépulture sont ceux d’un adolescent entre 14 et 17 ans, tandis que les ossements de la seconde, réduits en poussière, rendent l’étude plus difficile. D’après le lieu de découverte des sépultures, leur contexte et l’identification des ossements de la première sépulture, l’archéologue Chr. Saatsoglou-Paliadéli pense qu’il pourrait s’agir de la dépouille d’Héraklès, fils illégitime d’Alexandre le Grand. La fouille a également livré des éléments architecturaux de bonne qualité ainsi qu’un sol dallé et revêtu de mortier hydraulique. Par ailleurs, la poursuite de la fouille dans la nécropole tumulaire a livré les vestiges d’un grand péribole construit en moellons et d’un grand édifice daté, d’après la céramique recueillie, du dernier quart du IVe s. et du début du IIIe s. av. J.-C.

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L’analyse, par le laboratoire de radiochronologie de l’université d’Erlangen-Nuremberg, d’échantillons du charbon contenu dans des masses d’argile provenant d’une couche fouillée en 2009 sur le site d’Apsalos, caractérisée par des outils en pierre (éclats de silex, grattoirs) et par une absence de céramique, a confirmé la datation de cette phase d’occupation au Mésolithique (entre 7937 et 7480 av. J.-C.).

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Les fouilles de sauvetage en vue de la construction de la station de métro Plateia Dimokratias ont livré en 2010 des secteurs de la nécropole romaine et protobyzantine et des vestiges de magasins (οίκημα), d’ateliers et d’entrepôts allant du Ve au VIIIe s. apr. J.-C. – Il s’agit d’un quartier d’une extension encore inconnue de la ville.

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Une conférence au musée archéologique de Thessalonique, prononcée par L. Acheilara et M. Païsidou (le 15.12.2010), fait le point sur les découvertes archéologiques liées à la construction du métro depuis quatre ans : découverte de secteurs des deux nécropoles de Thessalonique, allant de l’époque hellénistique à l’époque byzantine. Dans la nécropole Ouest, 375 tombes ont été fouillées au total (stations Neos Sidirodromikos Stathmos et Plateia Dimokratias). La nécropole Est (station Sintrivani) a livré 1 652 tombes (cf. notices 668 et 670 [2008]); station Fleming – fouille d’un groupe de 17 tombes d’époque romaine, éloignées de la nécropole orientale, peut-être liées à une installation agricole non loin ; station Syntrivani – basilique protobyzantine à trois nefs (cf. notice 1968 [2010]) ; plateia Dimokratias – découverte d’ateliers et d’entrepôts protobyzantins (cf. notice 1969 [2010]) ; édifice octogonal de l’Antiquité tardive (pas d’autre référence pour cette découverte) ; station Vénizélos – édifice monumental du XVe s., magasins, hôtels (?), entrepôts et boutiques de l’époque post-byzantine et moderne (pas d’autre référence pour cette découverte) ; station Aghia Sophia – decumanus de la ville, qui correspond à l’avenue Egnatia actuelle, mais dont l’axe se trouve légèrement plus au Nord (pas d’autre référence pour cette découverte).

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Lors de travaux de restauration de la Stoa Hirsch à Thessalonique, rue Tsimiski, commencés en 2008 et achevés en 2010, plusieurs tronçons du rempart de la ville romaine tardive et protobyzantine ont été découverts : des vestiges du rempart maritime, appartenant au programme de renforcement de l’enceinte par Théodose, à la fin du IVe s. apr. J.-C., sont apparus en 2008. Il s’agit de la partie inférieure du rempart, construit en appareil de moellons et de blocs de marbre en remploi, à une profondeur de 0,50 m, pour une largeur de 3,46 m et une longueur conservée de 6,20 m ; vers l’Est, l’éphorie a découvert l’année suivante les vestiges d’un autre tronçon du rempart maritime, appartenant à une phase de construction antérieure (milieu du IIIe s. apr. J.-C.). D’une largeur de 2,50 m, il est construit en blocs de schiste et conservé sur une longueur de 20,25 m, entre la chaussée de la rue Tsimiski et la place Aristotélous.

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Un quartier d’habitation d’époque protobyzantine avec une rue centrale, des maisons, des magasins et des ateliers a été fouillé depuis 2009 rue Vasileos Irakliou (terrain Domotechniki A.E.) à Thessalonique. Parmi les découvertes importantes, on signale un pavement de mosaïque dont la scène centrale est partiellement conservée : on y distingue les jambes d’un homme en mouvement et un décor végétal, encadrés de frises de méandres avec des oiseaux. On signale également une pièce voûtée avec un sol en marbre qui pourrait être identifiée avec l’ossuaire du monastère de sainte Théodora ou la tombe de la sainte : selon la tradition, en effet, le monastère de sainte Théodora aurait été construit au-dessus de la tombe de la sainte (IXe s.). Mais l’hypothèse reste cependant à vérifier.

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La construction d’un pont a occasionné la découverte en 2010 d’un tronçon du rempart occidental de Verria, datant du IIIe s. apr. J.-C. Deux autels funéraires étaient inclus dans la maçonnerie du rempart.

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À Archontiko Pellas, A.. Chrysostomou et P. Chrysostomou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont poursuivi en 2010 la fouille de la nécropole Ouest et ont mis au jour 37 nouvelles tombes datant de la seconde moitié du VIe siècle à 280 av. J.-C., portant le nombre total des tombes fouillées en 2010 à 1004 (ce qui ne représente que 5 % de la nécropole). Les sépultures, de types variés, renfermaient un riche mobilier. On signale notamment la tombe d’un guerrier (T 795A) accompagné d’un casque en bronze décoré de lamelles d’or, d’un epistomion en or, de bijoux en or et en fer, d’armes, d’objets en fer, de vases de bronze (fig. 1-3). On signale également une tombe à incinération (T 810) : les restes d’une jeune fille sont déposés dans un vase en terre cuite et accompagnés de bijoux en or, en argent et en fer, d’un epistomion en or et d’un unguentarium en verre. 

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Une nécropole, datée de la période postbyzantine, a été découverte au lieu-dit Neraïda, à Palaiokastro (Serres).

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L’étude des vestiges architecturaux du Bronze Moyen révèle trois phases d’habitat sur la toumba d’Aghios Mamas (Néa Olynthos) : la première phase correspond à une phase de transition entre le Bronze Ancien et le Bronze Moyen, durant laquelle coexistent des éléments architecturaux traditionnels (murs en bois et argile) et des éléments nouveaux (fondations des murs puissants en argile aménagées dans des tranchées larges, emploi de demi-colonnes en argile). L’orientation de l’habitat à cette période est parallèle ou perpendiculaire à l’axe principal de la toumba, tandis que l’orientation de l’habitat précédent était oblique par rapport au même axe ; la seconde phase correspond à une occupation longue de l’habitat (attestée par l’épaisseur des sols qui atteint 20 cm) au cours de laquelle se développent de grands bâtiments autonomes de plusieurs pièces, que séparent des ruelles. Orientation de l’habitat perpendiculaire à l’axe principal de la toumba (fig. 1); au cours de la troisième phase, l’orientation générale demeure inchangée, mais on observe quelques modifications : les bâtiments s’organisent autour de grands ensembles de plusieurs pièces (un au Nord, de 12 m de large, un au Sud, de 9 m de large), séparés par une rue de 2,5 m de large. Les édifices de la fin de cette phase présentent des structures plus légères et des cloisons internes fines, mais des sols bien aménagés ; Deux autres couches, qui n’ont pas encore été étudiées, correspondent peut-être à une quatrième phase du Bronze Moyen. – La surface fouillée de l’habitat, 100 m2 sur un total de 4000 m2, ne permet évidemment pas une restitution d’ensemble. L’étude de la céramique apporte cependant des précisions sur la séquence chronologique. L’habitat de la couche 18, daté de la fin du Bronze Ancien (donc antérieur aux phases décrites), a été détruite par un incendie et le mobilier découvert en place (fig. 2), malgré son état fragmentaire, révèle plus ou moins sa place initiale dans le bâtiment ; les outils, trouvés le long des murs, y étaient peut-être suspendus ou posés sur des étagères.

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Le musée de l’agora romaine, dont l’ouverture a été annoncée en 2006, a été inauguré en juillet 2010.  

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Publication des 150 lampes à huile datant du IIIe s. apr. J.-C., qui proviennent du secteur de l’agora romaine de Thessalonique. On relève une prédominance des productions attiques.

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Publications des résultats des fouilles de la nécropole et de la basilique protobyzantine.

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Publication des lampes datant de la fin du Ve s. apr. J.-C. provenant du groupe épiscopal de Louloudiès.

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Présentation de deux blocs inscrits conservés au Mont Athos et nouvelle lecture d’une inscription de Périnthos : un décret honorifique pour Poplios Auios Niger. Il s’agit d’une inscription inédite conservée au monastère de la Grande Lavra et datant, d’après des critères paléographiques, du IIe s. apr. J.-C. L’auteur propose une restitution du texte et suggère que Poplios Auios Niger est honoré pour avoir exercé la fonction de prêtre peut-être de Zeus Ouranios (?) dans la ville d’Akrothooi : il est question de l’érection d’une statue et d’une exèdre (ou d’un portrait ?). La ville d’Akrothooi aurait prospéré au moins jusqu’au IIe s. apr. J.-C. Elle était par ailleurs sur la voie de communication entre Thessalonique d’une part, Thasos et le Nord-Ouest de l’Asie Mineure d’autre part ; un sarcophage en marbre blanc (2,06 x 1,01 x 0,81 m) d’époque romaine, utilisé en remploi dans le monastère d’Esphigménos pour y conserver de l’huile. L’auteur soutient que la pierre, qui comporte deux inscriptions funéraires, est d’origine thasienne et que les institutions, dont celle de kosmopolis, qui sont mentionnées dans le premier texte, sont celles de la cité de Thasos ; restitution de la ligne 4 de l’inscription I.Perinthos 297 : l’auteur propose de lire (…) ΚΑΙ ΚΟ]ΣΜΟΠΟΛΙΣ (…).

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À Argilos, la fouille gréco-canadienne s’est poursuivie en 2010 dans trois secteurs : la route nationale, le secteur Sud-Est et l’acropole (fig. 1). Dans le secteur de la route nationale, la fouille de sauvetage a atteint les niveaux du VIIe s. av. J.-C. qui se présentent sous la forme d’une succession de sols relativement minces, souvent séparés par des couches de sable. Le matériel recueilli comporte un mélange de céramique thrace, régionale et grecque. Dans le secteur Sud-Est les recherches se sont surtout concentrées sur le bâtiment « F » (fig. 2), dont la fouille avait été entreprise en 2008. Celle-ci a permis de dégager un ensemble de cinq pièces dont les rapports non plus que la fonction ne sont pas toujours très clairs. Les fouilles ont été partout interrompues sur les sols les plus récents, qui correspondent à la destruction et à l’abandon du secteur en 357 av. J.-C., comme le confirment les monnaies trouvées sur les sols. Mais il est certain qu’il existe des phases antérieures, comme l’a démontré un petit sondage pratiqué à l’angle Nord-Est de l’espace F4. Cet espace, le plus occidental du complexe, est, dans son dernier état, une cour ouverte comprenant un dispositif d’évacuation des eaux construit le long du mur Sud (fig. 3). Ce dispositif est constitué d’un petit dallage de moellons posés à plat, relié à un bassin rectangulaire peu profond. Devant le bassin, une ouverture carrée pratiquée dans le mur Sud, qui borde la rue au Nord, permet d’évacuer l’eau le long de cette voie. L’entrée se trouve à l’angle Sud-Ouest. Une porte située à l’extrémité Sud du mur Est permettait d’accéder à la pièce centrale F3. Ici, les fouilleurs ont dégagé un petit foyer rectangulaire au centre-Nord de la pièce, un petit réduit dallé à l’angle Nord-Ouest avec les restes d’une baignoire et de nombreux fragments d’un gros pithos, posé à l’envers. Le passage de la pièce F3 à la pièce F2 devait se faire par l’extrémité Sud du mur F3/Ouest, mais cette partie du mur, tout comme le sol de la pièce F2, ont été emportés par l’érosion de la colline. La pièce F2 est reliée à la pièce F1 par un passage à l’angle Nord-Est et le sol récent de F2 est à un niveau plus élevé que celui de F3. La pièce, de 4 m sur 3 m, avait été fouillée en 2008 et avait livré très peu de matériel. - Une des découvertes intéressantes de cette année a été la mise au jour d’une cinquième pièce, F5, situé au Nord de F1-F3 et donc plus haut sur la colline. Le mur Est constitue la suite du mur oriental de F1-2 et le mur Ouest devait buter contre le mur Nord de F3. L’absence d’entrée suggère qu’on devait y accéder par une échelle ou un escalier placés contre le mur Nord de F2 ou de F3. Les murs F5-Est et F5-Nord ont subi de lourds dommages et ont dû être reconstruits durant la phase d’occupation la plus récente. Toute la partie supérieure du Mur F5-Est a été refaite en argile. Quant à F5-Nord, dont l’angle Nord-Ouest avait été entièrement détruit, les occupants y ont érigé un nouveau mur oblique qui prend appui contre le mur F5-Est à une extrémité et perce les restes du mur F5-Nord à l’autre. La fonction de cette pièce demeure énigmatique. Dans le secteur de l’acropole, la poursuite de la fouille du secteur à l’Est du manoir hellénistique (fig. 4) a permis de dégager une cour intérieure longue et étroite bordée par deux grandes pièces au Nord et une à l’Ouest, mais cette dernière est en partie recouverte par le « manoir » hellénistique. La zone située au Sud de cette cour a été fortement perturbée à l’époque hellénistique alors qu’à l’Est elle semble s’ouvrir sur une rue (à confirmer par la poursuite de la fouille). Comme ailleurs, cet état a été détruit en 357 av. J.-C. et peu de matériel a été retrouvé en place. Notons cependant, dans la pièce au Nord-Ouest de la cour, la découverte de 1190 projectiles de plomb de lance-pierre en forme de noyau d’olive. Ces munitions avaient probablement été stockées dans un panier ou un tissu, dont le matériau n’a pas été conservé. À noter, tout près des projectiles, la présence de deux morceaux de couvre-joints disposés à la verticale dans le sol. Peut-être avons-nous là les restes d’un dispositif utilisé pour projeter ces munitions. Une très faible quantité d’entre eux, 153 seulement, sont estampés avec les lettres « IT » ou « ΓΛΑ », ou encore avec la représentation d’une pointe de flèche ou d’un trident. Notons aussi la découverte dans ce secteur d’une bague avec un sceau à tête féminine. Une partie des travaux a par ailleurs consisté en diverses restaurations.  

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À l’occasion d’un colloque sur la céramique archaïque à Thessalonique, présentation de cinq réchauds trouvés dans la nécropole d’Axioupoli. Un seul a pu être restauré : on peut ainsi restituer une hauteur de 0,38 m pour un poids de 14 kg (estimé à 15 kg en comptant quelques pièces manquantes). Il est constitué d’un vase en forme de pithos d’une contenance de 20 litres à base plate autour duquel se développe un support percé à deux anses.

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Découverte de deux têtes de statues lors de la poursuite de la fouille du Sebasteion de Kalindoia. Il s’agit d’une tête en marbre attribuée à la statue acéphale d’Auguste découverte en 1961 et d’un portrait en bronze de très bonne qualité, probablement d’un magistrat local. Ces deux découvertes proviennent du secteur identifié à l’exèdre aux statues (voir notice 590).

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Découverte et travaux de valorisation d’un quartier d’habitation protobyzantin qui a survécu pendant deux siècles avant d’être détruit par un incendie.

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Une fouille de sauvetage dans la rue Vassiléos Irakliou a livré les vestiges de constructions occupées par un atelier de verrier protobyzantin (Ve au VIIe s. apr. J.-C.), équipé d’un four et d’une surface en marbre qui atteste la production d’objets en verre soufflé. Sa situation en plein centre de la ville antique indique que les objets issus de l’atelier y étaient probablement commercialisés aussi. Parmi le mobilier recueilli, on signale de nombreux fragments appartenant notamment à une catégorie particulière de verres timbrés.

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Une fouille de sauvetage à l’angle de la place Dimokratias et de la rue Moskov a livré des vestiges qui appartiennent à six phases différentes de constructions depuis l’époque romaine tardive à l’époque ottomane. Des vestiges d’un édifice public conservé sur une longueur de 25 m appartiennent à la phase de construction la plus ancienne qui remonte aux II-IIIe s. apr. J.-C.  La phase suivante correspond à un grand édifice de l’époque protobyzantine (Ve s. apr. J.-C.) conservé sur une longueur de 53 m pour une largeur de 31 m (fig. 1). De cet édifice, on a mis au jour les deux murs extérieurs et des bases de piliers qui portaient des monogrammes inscrits dans des croix et qui formaient six colonnades parallèles. Cet édifice abritait probablement des entrepôts et des ateliers, d’après le mobilier recueilli, parmi lequel de nombreux fragments d’amphores et des monnaies en bronze. Une nécropole tardobyzantine (XIIIe-XIVe s.) a été fouillée sur le même terrain, de même que d’autres vestiges datant de l’époque ottomane. 

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Une fouille de sauvetage au 4 rue Aristippou a livré les vestiges de constructions de l’époque protobyzantine à l’époque ottomane. On signale notamment ceux d’une villa (occupée dans le courant du VIe s. et détruite au début du VIIe s.) comprenant un triclinium, une pièce à moitié couverte comportant un sol de mosaïque et un espace avec un sol dallé, ainsi qu’un escalier à quatre degrés.

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Une fouille de sauvetage à Makrygialos a mis au jour les vestiges de deux rues, vingt tombes de l’Âge du Fer et des époques classique et hellénistique, ainsi que des vestiges de constructions. Les tombes hellénistiques (IVe s. av. J.-C.) comportaient un riche mobilier. Les lits funéraires, sur lesquels avaient été déposés les défunts, étaient ornés d’ivoire, d’yeux en verre, de clous en bronze et de disques en terre cuite dorés. Les tombes comportaient également des couronnes en bronze doré.

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À Thessalonique, le quartier d’habitation protobyzantin découvert au numéro 45 de la rue Vasileos Irakleiou (terrain Domotechniki A.E.), dont la fouille s’est achevée, est considéré comme une découverte importante pour l’histoire de la ville. Les aménagements modernes prévus à cet emplacement devront être réétudiés après une décision du Conseil Archéologique Central (KAS) pour inclure la protection des vestiges antiques (fig. 1). Parmi les découvertes les plus importantes faites sur ce terrain, on compte des pavements de mosaïque (fig. 2), une partie du monastère de sainte Théodora, un atelier de verrier avec son four, un four de potier, des puits, un édifice du IVe s. apr. J.-C. avec une cour carrée et des portiques, ainsi qu’un édifice de l’époque byzantine tardive.

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En 2009, G. Karliampas, G. Bouzara et S. Chatzitoulousis (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont procédé à la fouille de sauvetage de deux terrains contigus dans la partie Nord-Est de la « table de Polichni », dans la partie Nord de l’agglomération de Thessalonique. Le premier terrain, situé dans la rue Parodou Stenimachou, est caractérisé par une forte pente d’Ouest en Est, qui a rendu difficile son exploration archéologique. Dans les couches les plus profondes ont été mises au jour cinq fosses creusées dans le substrat rocheux (diam. : 0,60-1,20 m ; prof. : 0,30-0,60 m), dont le comblement renfermait un peu de céramique du début de l’Age du Fer, des os, des coquillages et de la terre présentant des trace de combustion. La phase suivante, qui appartient également au début de l’Age du Fer, est caractérisée par la présence de trois murs de briques presque parallèles de direction Ouest-Est. Ils sont préservés sur une hauteur de ca. 0,35 m et ont une épaisseur de ca. 0,30 m. Leurs longueurs conservées varient entre 1,00 et 1,80 m. On ignore le rapport de ces murs entre eux, mais ils sont associés à un sol de terre battue où ont été mis au jour de nombreux coquillages et trois constructions d’argile qui sont sans doute des foyers. Dans la troisième phase a été découvert un mur compact de pierre de direction Nord-Sud, auquel s’articulent trois murs plus petits presque parallèles. Des trois espaces ainsi délimités, les deux au Sud semblent appartenir à la même phase de construction, sans que l’on puisse déterminer avec précision leur usage. La dernière phase est caractérisée par la reconstruction des murs existants. Les constructions de cette dernière phase, si l’on en juge par les nombreuses briques portant des traces de combustion retrouvées sur toute la surface fouillée, ont dû être détruites par le feu. Les fouilleurs n’ont pu, à ce stade de l’exploration, déterminer la chronologie des deux dernières phases. Notons enfin qu’à l’angle Sud-Ouest du secteur fouillé a été mise au jour une construction en pierre de plan circulaire aménagée dans le sol, qui appartient à l’époque archaïque. Le second terrain, sis au no 2 de la rue Potamia, s’étend au Sud-Ouest du précédent. La phase la plus ancienne dégagée n’est pas ultérieure au IXe siècle. Elle est représentée par deux murs à semelle de pierre et élévation de briques, découverts dans un sondage au Nord du secteur de fouille. La seconde phase, située environ 1,00 m plus haut, est caractérisée par quatre constructions en pierre de plan circulaire (diam. : 1,00-1,30 m) ménagées dans le sol, semblables à celle mise au jour dans le terrain voisin, et par deux pièces qui occupent le Sud du secteur fouillé. L’exploration des constructions circulaires n’a pas été menée jusqu’au bout, bien que l’on ait creusé l’une d’elles jusqu’à une profondeur de 4,10 m. Ces installations sont évidemment liées à la gestion des ressources en eaux. Dans une phase ultérieure, ces constructions ont été utilisées comme dépotoirs, car, dans leur comblement, ont été découverts un grand nombre de tessons de céramique, de coquillages, d’ossements animaux, de pierres, de tuiles et de briques ainsi que des fragments de petits objets (notamment de lampes). La pièce la plus grande mise au jour correspondant à cette phase (ca. 21 m2) avait des murs en briques crues bâtis sur une semelle de moellons. L’absence totale de tuiles dans les couches supérieures indique que la couverture était probablement faite de bois et de matériaux naturels putrescibles. Dans le sol de terre battue de cette pièce étaient aménagées avec des dalles de schistes trois petites réserves. Sur le sol furent découverts 21 vases en terre cuite bien conservés, dont certains étaient placés directement sur le sol, d’autres semblent être tombés d’une étagère. Il s’agit de vases de service et de quelques vases de stockage. Un nombre limité de petits objets liés au tissage (notamment des pesons) ont également été retrouvés dans la pièce. La destruction par le feu de cette pièce est prouvée par la présence de briques présentant des traces de combustion et de restes de poutres brûlées. La seconde pièce, qui s’étend au Sud de la précédente, n’a pu être explorée que partiellement. Elle a cependant également été détruite par le feu. Ces deux pièces appartenaient probablement à la même habitation, abandonnée après un incendie au début du Ve siècle av. J.-C. Lors d’une phase ultérieure fut construit un mur épais, qui traverse la partie Ouest du secteur du Nord au Sud (long. : 10,74 m ; larg. : 1,10 m ; hauteur max. : 1,50 m), dans lequel les fouilleurs veulent reconnaître un mur de péribole, qui marquait peut-être la limite de la zone habitée de la « table de Polichni » à l’époque classique. Ils ne peuvent toutefois préciser pour l’heure s’il date du Ve ou du IVe siècle av. J.-C.

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À Vergina, Ch. Paliadeli, A. Kyriakou, A. Tourtas, P. Papageorgiou et S. Triantaphyllou (Université de Thessalonique) rendent compte en 2010 de la poursuite des travaux en laboratoire. On a poursuivi le nettoyage, la micro-fouille et l’analyse anthropologique des restes provenant de la tombe à fosse du IVe s. av. J.-C. mise au jour en 2008 et 2009 dans le sanctuaire d’Eukleia, aux abords de l’agora d’Aigai, qui avait livré des incinérations placées dans des récipients en argent. En 2010, on a nettoyé et effectué la micro-fouille de l’amphore panathénaïque, un vase en argent doré, qui a été brisé en deux parties (fig. 1). La partie supérieure du vase contenait des sédiments. La partie inférieure comportait, entre les sédiments, des fragments d’os, des dents et des petits ornements en or, et au fond, une couronne en or (fig. 2). Les ornements comptent des disques en or décorés de rayons, et d’un gorgoneion et une lamelle ornée d’acanthe, le tout provenant du décor d’un diadème ou d’un vêtement. On a également trouvé deux Nikès ailées en or, un objet en ivoire et une couronne d’olivier en or. L’étude anthropologique a révélé que le squelette avait été placé dans un feu vif pendant assez longtemps et que, d’après les dents et les épiphyses des os longs, il appartenait à un enfant âgé de 3 à 7 ans (fig. 3).

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À Vergina, Ch. Paliadeli, A. Kyriakou, A. Tourtas, P. Papageorgiou et S. Triantaphyllou (Université de Thessalonique) rendent compte en 2010 de la poursuite dans travaux dans le sanctuaire d’Eukleia, aux abords de l’agora, ainsi que dans la nécropole tumulaire. Dans le sanctuaire, on a poursuivi le nettoyage de la tombe à fosse et recueilli des fragments d’un épais mortier hydraulique, quelques fragments de céramique, des moellons et des blocs de poros. On a atteint, dans l’angle Nord-Est de la fosse, un sol composé de onze blocs de poros, dont la surface conservait des restes du mortier dont les fragments étaient présents dans le remblai. Aucun mur n’a été trouvé en relation avec ce sol, ce qui suggère qu’il ait appartenu à un bâtiment qui a été complètement démantelé. La céramique est mélangée : elle date du début de l’Âge du Fer au premier quart du IVe s. av. J.-C. Dans la nécropole tumulaire, on a exploré une construction mise au jour en 1981 dans la zone au Sud du tumulus allongé. Elle appartient à un complexe architectural dont une partie du toichobate est conservée sur une longueur de 60 m. En 2010, on a dégagé à nouveau le toichobate, ainsi qu’un espace de plan carré. L’espace entre le toichobate et cet espace a livré une épaisse couche de destruction constituée d’un niveau de tuiles laconiennes qui scellait un niveau comportant de nombreux tessons de céramique (des amphores de stockage, des ustensiles de cuissons, des fragments de skyphoi et des plats). Sous la couche de destruction, on a dégagé un pavement de pierres, en contact avec le toichobate mais dont on ne connaît pas encore la relation stratigraphique (fig. 1). On a conclu cette année que le bâtiment est utilisé dans le dernier quart du IVe s. et qu’il a été détruit au début du IIIe s. av. J.-C.

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À Vergina, P. Phaklaris  et V. Stamatopoulou (Université de Thessalonique) rendent compte des recherches effectuées en 2009 et 2010 sur le segment Nord-Est du rempart de la ville antique, dans le champ Bela (fig. 1-2). On a poursuivi le dégagement du rempart dans son secteur Nord-Est, au Nord de la porte III : il traverse un torrent, appelé Lakkos tou Andrea, en direction du Nord/Nord-Ouest, puis il est traversé par la route municipale, en direction du torrent appelé Lakkos tis Paliopanagias, constituant la limite de l’habitat, à environ 60 m au Sud des tombe macédoniennes Rhomaios et d’Eurydice. Sur le champ Bela, on a dégagé le quartier de la porte orientale, la porte III. Il s’agit d’une construction puissante et soigneuse, de forme symétrique. Elle présente une ouverture de 2,90 m de large et est flanquée de deux tours circulaires accessibles par des escaliers construits contre les courtines. On a également dégagé dix courtines (d’une longueur de 33,8 à 39 m) et dix tours plus petites (dont neuf semi-circulaires et une orthogonale), ainsi que trois poternes. Sur toute sa longueur, le rempart a une largeur de 2,80-2,90 m et est conservé à une hauteur de 1,90 m : il présente un socle maçonné (qui est conservé) et une élévation en briques dont les matériaux sont dispersés. Les parements sont en blocs de calcaire dont les traces de mortier et de mortaises indiquent qu’il s’agit de blocs de remploi ; le remplissage est fait de pierres non taillées et de terre argileuse compacte. Les tours ont un diamètre de 6,30 m pour une saillie de 3,15 m sur le parement externe et une saillie orthogonale de 1 m sur le parement interne. La tour orthogonale a une largeur de 6,40 m et une profondeur de 7,40 m. Elles sont toutes de construction compacte jusqu’au niveau du chemin de ronde par lequel on y accédait. La longueur totale du rempart est évaluée à 3300 m. Il a été construit en une seule phase, à l’époque du règne de Cassandre et après 305 av. J.-C., d’après les découvertes monétaires.

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Dans la région à l’Ouest de Pydna antique, M. Besios et K. Noulas (XXVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené en 2009 et 2010 une fouille de sauvetage sur le champ 28, situé à Koukkos et ont mis au jour cinq tombes. Deux des tombes, particulièrement riches, étaient des tombes à thékès, installées dans des fosses profondes accessibles par deux marches sur le côté Ouest. Les restes du bûcher (cendres et céramique) étaient dispersés au-dessus de la couverture de la tombe constituée d’une ou de deux dalles. À l’intérieur de la thékè, se trouvait l’urne cinéraire – un récipient ouvert comportant des traces d’un tissu enveloppant les os dans un cas et un récipient en bois (larnax ?) dont l’existence est suggérée par la concentration des os en un endroit de la thékè, dans l’autre cas. Les parois latérales de ces tombes étaient stuquées et peintes d’un bandeau rouge dans la partie supérieure et jaune ou blanc dans la partie inférieure. Parmi le mobilier, on note des fragments de couronnes de bronze doré parmi les cendres, ainsi qu’une monnaie en bronze dans chaque tombe, de la céramique (et notamment des ustensiles de banquets), des objets en bronze et des objets en fer, dont des pointes de lance, de flèche, une épée, etc. Le mobilier permet de dater ces deux tombes du dernier quart du IVe s. av. J.-C. Les trois autres tombes renfermaient des sépultures moins riches : l’une était une tombe à ciste, avec le défunt posé sur un lit funéraire en bois, accompagné de quelques vases et d’un chaton de bague représentant un autel, un aigle et un serpent (v. 300 av. J.-C.), une tombe à ciste avec un défunt déposé sur un lit funéraire à l’intérieur d’un sarcophage en bois dont les traces organiques sont conservées, datée du dernier quart du IVe s. av. J.-C. et une tombe à fosse renfermant une inhumation sur un lit en bois à l’intérieur d’un sarcophage en bois, accompagné de céramique, d’un unguentarium en verre, d’une aiguille en bronze et d’une fibule de type illyrien, datée du milieu du Ier s. av. J.-C. Ces tombes avaient été disposées sur une voie importante menant à Pydna antique.

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Dans la région de Pydna, M. Besios et A. Athanasiadou (XXVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené en 2010 une fouille de sauvetage sur le champ 691 à Makrygialos (Piérie) et ont mis au jour une partie de la nécropole antique de Pydna qui s’étend de part et d’autre de deux rues antiques. On a dégagé 20 tombes dont la datation s’échelonne entre l’Âge du Fer et le IIe s. av. J.-C. Deux tombes datent de l’Âge du Fer : ce sont des tombes à fosse avec un degré sur lequel s’appuie la dalle de couverture. Elles comportent les sépultures d’un homme (couteau en fer) et d’une femme (bague, sphécotère et fibule en bronze, ainsi qu’un vase). À partir du IVe s., les tombes à fosse sont de dimensions plus ou moins monumentales et sont organisées en groupes. Elles comportent pour la plupart un lit funéraire en bois, lui-même parfois disposé dans un cercueil en bois. Deux des tombes comportent les restes d’incinérations : l’une comportait une urne, l’autre était une tombe-bûcher. Certaines tombes comportaient un riche mobilier : les lits pouvaient être ornés d’ivoire, d’yeux en verre, de clous en bronze et de disques en argile doré. Certaines comportaient aussi des couronnes en bronze doré. On a constaté, sur toute l’étendue du terrain fouillé, des traces d’occupation qui sont très mal conservées : on a dégagé notamment un pitheonas, une couche de destruction, des fosses de stockage et un espace orthogonal semi-enterré (dim. 2,90 x 2,50 m), qui devait être couvert par un toit soutenu par des poteaux placés aux angles. Le sol comportait une couche de tuiles et des tessons d’amphores. Une tombe avait été installée au-dessus de la couche de tuiles ; près de la limite Sud de l’espace, on a fouillé une tombe d’enfant. Il semble que cette pièce ait été construite sur les vestiges du tumulus du IVe s. av. J.-C., mais qu’un autre groupe de tombes s’est installé par la suite au IIIe s. sur ses ruines. Le pitheonas, mis au jour  plus loin au Nord-Ouest, est daté du Ve s., d’après la présence d’un bolsal à l’intérieur d’un pithos.

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Sur le site de l’habitat préhistorique d’Archontiko Giannitson, D. Isaakidou, A. Papaeuthymiou-Papanthimou, E. Papadopoulou (Université de Thessalonique) ont mené en 2010 une fouille programmée sur les pentes Sud de la colline, où des sondages avaient été implantés en 1992-1993, afin d’obtenir une séquence stratigraphique plus précise. On a abouti à plusieurs constatations : les phases les plus récentes (II, III, IV) du Bronze Ancien n’ont pas été identifiées pas sur la pente Sud du site. au Bronze Ancien, une grande partie de la toumba est occupée ; le plan sur la pente Sud indique la présence de bâtiments allongés sur poteaux, comme pour les phases récentes sur la pente orientale ; l’occupation de l’espace sur la pente Sud est principalement dédiée à l’habitat : bâtiments sur poteaux et silos ; la datation donnée par les analyses radiocarbone pour cette phase permet de la placer entre 2200 et 2135 av. J.-C.

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Dans le village moderne de Drakontio, S. Gimatzidis, G. Karliambas et S. Kotsos (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené en 2010 une fouille de sauvetage sur le terrain Amoiridi qui se trouve dans la partie Sud de la table, au pied de la colline du Prophète Élie et ont mis au jour les vestiges en fondations d’une maison du IVe s. av. J.-C. Les murs en briques étaient fondés directement sur le rocher ou sur des fondations en pierre au-dessus de niveaux plus anciens, notamment des fosses. Dans les pièces des maisons, le rocher était taillé pour former des surfaces planes et y installer un sol en argile : dans la partie Sud de la pièce, le creusement est plus profond et suggère l’existence d’un espace souterrain ou semi-enterré. Dans la pièce Nord de la maison, un foyer circulaire appartient au premier niveau d’occupation ; dans un deuxième état, le sol et le foyer sont recouverts par un nouveau sol et un nouveau foyer orthogonal y est installé. Au Sud de la zone fouillée, quatre trous de poteaux encadraient des fosses de stockage, indiquant qu’on avait installé à cet endroit un espace de stockage couvert. La céramique qui y a été recueillie permet de le dater de l’époque archaïque. Plusieurs autres fosses de la même période et de tailles variées ont été trouvées. À deux endroits, on a dégagé des fosses creusées dans le rocher et dont le remblai date du Bronze Récent. La céramique de cette époque, dispersée sur toute la fouille, permet de constater que la première occupation du site remonte au Bronze Récent : on a recueilli des fragments d’ustensiles de cuisson – plusieurs fragments appartenant à deux réchauds au moins ont été trouvés dans une fosse – ainsi que de la céramique fine qui reflète deux traditions céramiques : des canthares sphériques avec un décor incisé qui rappelle la Macédoine centrale d’une part, des vases à anses plates et verticales provenant de Macédoine orientale et de Thrace d’autre part. En revanche, la céramique à peinture mate et la céramique tournée de type mycénien, courantes sur les sites du BR de Macédoine centrale et orientale, sont ici absentes. Cette constatation pourrait mener à la conclusion que les niveaux du BR à Drakontio datent d’une période juste avant l’introduction de la céramique mycénienne en Macédoine. Pour le début de l’Âge du Fer, on  n’a recueilli que trois tessons : il semble qu’après le Bronze Récent, le site est réoccupé à l’époque archaïque. Les fosses de cette période contiennent de grandes quantités de céramique, notamment des pithoi, de la céramique de service et des vases à boire. L’occupation suivante est représentée par la maison de l’époque classique tardive.

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À Kavalari, dans la plaine de Lagkada, A. Kousoula, E. Konstantinidou (9e éphorie des antiquités byzantines) ont mené en 2010 une fouille de sauvetage sur un complexe ecclésiastique en ruine (fig. 1-2), afin de le remettre en service. Ce monument, situé sur les pentes du Chortiatis, est lié aux vestiges d’un village plus ancien à cet endroit, dans le secteur du village de Stanovo, lui aussi abandonné à part quelques maisons. Le monument anonyme – il manque en effet des éléments qui permettraient de l’attribuer à un saint – est une basilique à une seule nef, construite en moellons, mortier de chaux et d’argile et fragments de tuiles qui s’insèrent dans la construction. L’abside est percée d’une baie circulaire et de part et d’autre, deux absides latérales ont la fonction de prothesis et de diakonikon. On a retrouvé des stucs à ce niveau qui pouvaient avoir porté des peintures. L’église avait une porte à l’Ouest et des fenêtres au centre des murs Nord et Sud. À l’intérieur, la fouille a révélé les fondations d’une église plus ancienne et de dimensions plus petites. On en a dégagé l’abside, le mur oriental, le mur Sud, mais aucune trace du mur occidental, tandis que le mur Nord était couvert par la construction du mur Nord de l’église plus récente. Autour de l’église plus ancienne, s’étend une nécropole : les tombes, au nombre de 13, sont disposées autour de l’église, à l’Est et au Sud. Une tombe, sans mobilier, a été aménagée après la destruction de l’abside. Les autres tombes contenaient entre autres des bijoux en bronze qui datent des XIe-XIIe siècles. Le monument est construit sur un site qui a livré en surface une grande quantité de céramique de l’époque romaine tardive, protobyzantine et byzantine.

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Au Nord-Ouest de Thessalonique, M. Pappa et K. Tzanavari (Musée archéologique de Thessalonique et XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rendent compte en 2010 de l’avancée des fouilles de sauvetage sur l’habitat du néolithique de Liti I. En 2002 et en 2007, la fouille des terrains Nika et des frères Tsakmakidi a livré des segments d’un fossé en V, dont le remblai comportait de la céramique, des éléments de construction, de l’argile, quelques os, des éclats de quartz et de silex, des haches en pierre, des projectiles en argile et quelques coquilles d’escargots. Le noyau de l’habitat a été mis au jour en 2002 plus à l’Ouest. En 2010, une fouille de sauvetage a livré sept fosses parmi lesquelles trois avaient les dimensions de fosses d’habitations – les autres étaient des fosses-dépotoirs. On y a recueilli beaucoup de céramique, de l’argile, très peu d’os, de coquillages et d’objets en pierre. Par ailleurs, sur le terrain Thrasyvoulidi, on a mis au jour un foyer de construction soigneuse sur une fondation en pierre. Il est situé légèrement en dehors de l’habitat. Le terrain Achparidi a livré une seule fosse qui contenait très peu de mobilier, tandis que le terrain Stoïkou a livré, outre une tombe à fosse plus récente, quatre fosses, dont deux fosses d’habitation. Le terrain Trasyvoulidi, fouillé en 2007, a livré de plus cinq rangées de deux tranchées (dim. 2,20 x 0,35 m) parallèles, distantes de 1,90 m entre elles et profondes de 1,10 à 1,25 m, vouées à la viticulture : leur remblai était composé d’un sédiment marron sur un lit de graviers de 0,10 m d’épaisseur.

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À Thessalonique, dans le cadre des travaux de construction du Métro à la Station Sintrivani, M. Païsidou (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la découverte exceptionnelle d’une basilique protobyzantine, située en dehors des murs et à l’intérieur de l’espace de la nécropole orientale de la ville antique et protobyzantine (fig. 1-2). Le monument présente une longueur visible de 13,50 m (sa partie occidentale, en dehors des limites du terrain prévu pour la construction de la station, n’a pas été fouillée) pour une largeur maximale de 16 m. Il fait partie des basiliques de petites dimensions. Son espace intérieur est divisé en trois nefs de largeur inégale (nef Nord 3,15 m ; nef centrale 6,85 m ; nef Sud 3,75 m). La nef Sud, plus large que la nef Nord, abrite sept sépultures antérieures, six tombes à voûte et une tombe à ciste. L’emplacement même de la basilique a probablement été dicté par l’organisation spatiale de la nécropole préexistante. Le sol de la nef Nord est recouvert de dalles de terre cuite, tandis que celui de la nef Sud est en mortier de chaux. Deux portes percées à l’extrémité des nefs latérales mènent à deux pièces annexes allongées (long. 11,25 et 12 m) qui encadrent l’abside du sanctuaire. La nef centrale a révélé des éléments plus luxueux : le sol est revêtu de dalles de marbre encadrées par un bandeau d’opus sectile formant une succession de losanges. Les stylobates sont couverts de placages de marbre dont témoignent les traces laissées dans le mortier hydraulique. Deux couches de peintures murales partiellement conservées sur le mur Est et représentant un trompe-l’œil de placage de marbre impliquent qu’une réfection ou une réparation a eu lieu peu de temps après le premier état. Dans le sanctuaire, l’abside semi-circulaire (4,60 m de pourtour extérieur) avait accueilli un synthronon d’une largeur de 1,25 m, correspondant à trois ou quatre degrés, qui étaient revêtus de dalles de marbre. Une monnaie d’Arcadius a été trouvée sous les fondations du synthronon. En avant de celui-ci, se trouvait le presbyterion (4,50 x 4,70 m) ; au centre était construite une base pour l’autel (1,60 x 1,15 m) sous les fondations de laquelle ont été trouvés quelques os uniquement. Le presbyterion est délimité par une barrière construite en Pi. La zone du sanctuaire, dont le sol est dallé de marbre, est surélevée de 0,35 m par rapport à la nef centrale. Sous le dallage de marbre, on a mis au jour un pavement de mosaïque représentant des entrelacs à trois couleurs encadrant un thème central composé d’un phœnix dans une végétation avec des oiseaux sur un fond blanc (fig. 3). Il s’agit de l’unique représentation de ce thème dans une église de Thessalonique. Dans la couche intermédiaire entre les deux sols, on a recueilli une monnaie de Valentin II (388-398) et une de Théodose II (408-423), datant la mosaïque de la période entre la fin du IIIe s. et le début du Ve s. apr. J.-C. Au Sud de cette mosaïque, les restes d’une mosaïque plus grossière indiquent peut-être un état encore antérieur. À l’Ouest de la représentation du phœnix, on a dégagé les restes d’un pavement de mosaïque qui portait un décor aniconique et géométrique, daté entre la deuxième moitié du IVe s. et la fin du Ve s. Cette fouille a permis de restituer plusieurs états de construction : - un premier monument, daté de la fin du IVe s., constitué d’une nef unique, comportant un pavement de mosaïque et lié à un groupe de tombes. - ce monument a subi plusieurs réparations au courant du Ve s., notamment sa transformation en basilique à trois nefs, avec un synthronon et un sanctuaire surélevé. Le groupe de tombes est alors incorporé dans la nef Sud. - il subit une destruction au VIIe s. puis une réparation et reste en fonction, avec des éléments de décor plus pauvres, jusqu’au VIIIe-IXe s.

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Au centre de la ville de Thessalonique, S. Akrivopoulou (9e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2009 et 2010 une fouille de sauvetage sur le terrain situé au numéro 45 de la rue Vassileos Irakleiou et a mis au jour un quartier d’habitation dont l’occupation s’échelonne entre l’époque romaine et aujourd’hui (fig. 1-2). On a notamment mis au jour un segment de rue qui traverse tout le terrain, orientée Nord-Est/Sud-Ouest ; y est associé un égout taillé et à couverture voûtée dans lequel se déversent les égouts mineurs des maisons adjacentes. De part et d’autre de la rue, on a dégagé deux îlots d’habitation, l’îlot Est et l’îlot Ouest. Des maisons privées sont construites dans une première phase : elles datent de l’Antiquité tardive, mais elles reposent sur des fondations de maisons ultérieures datées de l’époque impériale, dont il ne reste que très peu de vestiges. On y a dégagé des pavements de mosaïque, une porte monumentale, un pitheonas composé d’au moins 14 amphores LRA 4 en remploi, daté de la fin du Ve-VIe s. (fig. 3-4) Dans l’emprise de ces maisons, des ateliers ont été installés à diverses époques : on note trois fours, antérieurs aux maisons, un atelier de production de chaux à partir de coquillages marins, un atelier de céramique à glaçure d’époque postbyzantine sur le carré Ouest et un atelier de verrier de l’Antiquité tardive sur l’îlot Est. D’autres installations, vraisemblablement à caractère artisanal, ont été dégagées, mais pas toujours identifiées. Les espaces ouverts, notamment les cours, ont été transformés au cours du temps en dépotoirs et ont livré de grandes quantités de céramique et autre objets. Au Nord, ce quartier est immédiatement bordé par un monastère dédié au début du Ier millénaire à Aghios Stephanos, puis, après l’iconomachie, à Aghia Theodora d’Égine, qui y a séjourné à partir de 837. Le monastère d’Aghia Theodora a fonctionné jusqu’en 1430, puis a été racheté et transformé en petite Aghia Sophia jusqu’en 1734, où il cesse de fonctionner en tant que monastère. Le katholikon devient alors une église paroissiale, tandis que les terrains du monastère deviennent un quartier d’habitation grec, appelé Kizlar Monastir (le Monastère des Filles). L’église est incendiée en 1890, mais elle est réparée avant d’être complètement détruite lors du grand incendie de la ville en 1917. Au Sud de l’îlot Ouest (marqué en noir sur la fig. 2), la fouille a dégagé un atelier complet de verrier daté de l’époque protobyzantine et qui fait l’objet d’une présentation séparée par A. Antonaras (Musée de la Civilisation Byzantine). Il est composé d'une boutique installée au rez-de-chaussée d’un bâtiment qui comportait probablement deux étages, construit aux Ve-VIe s. et utilisé comme atelier de verrier entre le Ve et le VIIe s. L’atelier est installé dans une pièce orthogonale (dim. 9 x 11 m) qui présente deux entrées vers la rue. Son sol était couvert de cendres, de charbons et de déchets de verre. Au Sud-Ouest, on a dégagé un four circulaire de verrier dont on différencie quatre phases de réparations, tandis que deux autres fours ont été mis au jour au Nord du premier. Exceptionnellement, car les déchets de verre sont habituellement recyclés, on a recueilli une très grande quantité de fragments de verre provenant de l’atelier : du verre brut de couleur verte, des ustensiles et outils de verrier, des vases déformés et des ratés de cuisson, des bases timbrées, des fragments de flacons, et autres.

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À Thessalonique, A. Chatziioannidis, Ch. P. Tsamisis et D. Delidimitriou (9e éphorie des antiquités byzantines) ont mené en 2010 une fouille de sauvetage à l’angle de la Place Dimokratias et de la rue Moskof et ont mis au jour les vestiges de constructions appartenant à six phases datées entre le IVe s. apr. J.-C. et le milieu du XXe s. (fig. 1-2) La phase la plus ancienne est représentée par des murs en pierre et en terre, dégagés dans l’angle Nord-Ouest du terrain. Il s’agit de deux murs parallèles, orientés Nord-Sud, d’une longueur de 5 et de 20,50 m et d’un mur transversal (une cloison), d’une longueur de 5 m, qui divise l’espace en deux sans laisser de trace de porte.  Aucune identification ni datation n’ont été proposées, mais la couche de remblai qui recouvre cette phase de construction comporte de la céramique à vernis noir, de la sigillée, des amphores LRA 1 et LRA 2 ; les monnaies suggèrent que ce bâtiment était déjà arasé au début du IVe s. ou après 322, après la mise en place du programme constructif du nouveau port de Thessalonique. La deuxième phase est un grand bâtiment public constitué de six portiques parallèles de 4 m de largeur, sur un axe Nord-Sud (fig. 1). Le prolongement de ces portiques a été dégagé sur le terrain immédiatement au Sud, les dimensions restituées de ce bâtiment sont donc 53 x 31 m ; d’autres portiques similaires ont été trouvés sur le terrain immédiatement à l’Est, suggérant que le bâtiment appartient à un complexe plus large d’entrepôts, construits dans la première moitié du IVe s. Les murs extérieurs, d’une épaisseur de 1,10 m et construits en appareil de pierres et de briques, sont dotés de contreforts espacés de 4,50 m. Entre ces murs, l’espace est divisé par 5 rangées de piliers, une centrale et quatre latérales. La rangée centrale de piliers est renforcée par un muret qui englobe les piliers. Le mode de construction initial date du IVe s., tandis qu’on constate des traces de réfection qui pourraient dater des Ve-VIe s. ou plus tard : on observe en effet d’importantes rénovations et ajouts sur le noyau d’origine, peut-être datables des VIIe-VIIIe s. : les espaces allongés sont transformés en pièces plus petites et les sols sont assainis et rehaussés. Les pièces sont en usage jusqu’au Xe s. Dans une troisième phase, les entrepôts sont détruits, au milieu du XIe s., et la majeure partie des murs sont arasés. Un péribole en moellons, fragments de briques et terre (long. 41 m ; larg. 0,60 m) est construit sur les niveaux de destruction de l’état précédent. Une canalisation maçonnée et couverte de plaques de schiste a été dégagée à l’intérieur du péribole. Le mobilier de cette phase compte des monnaies de bronze (XIe-XIVe s.) et de la céramique des XIIe-XIIIe s. L’espace est occupé, dans une quatrième phase, par une partie d’une nécropole, dont une autre partie avait été dégagée sur le terrain immédiatement au Sud : les tombes sont aménagées dans les niveaux qui recouvrent les ruines du péribole. On a dégagé un ensemble de 24 tombes à fosse (fig. 3). Autour des tombes, les sédiments comportaient de la céramique commune et glaçurée des époques paléologue et ottomane. Le mobilier des tombes elles-mêmes compte des bijoux en bronze, des lames de silex, quelques monnaies de bronze du XIVe s.  La nécropole est vraisemblablement liée à la fondation d’une église de l’époque paléologue : les sources ottomanes mentionnent en effet le Sanctuaire de l’Église de la Porte du Vardar. Le niveau au-dessus (cinquième phase), daté de l’époque ottomane, compte des restes de murs, d’égouts, de puits et de fosses-dépotoirs. On y a recueilli de la céramique importée des XVIe-XIXe s. : Iznik, Maïolique, porcelaines. Avant le début de la fouille, le terrain était occupé par un bâtiment construit à l’entre-deux-guerres dans le style rationaliste italien, qui abritait à cette époque le collège italien (fig. 4). Pendant l’occupation allemande, on y a installé le siège de la Gestapo, puis, après la Libération, le siège de la Sécurité Nationale. Après le retour de la démocratie, il abrita la Banque Nationale avant d’être vendu pour la construction d’un centre commercial. Les façades du bâtiment ont été classées monument historique et vont donc être conservées.

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À Kalindoia, K. Sismanidis (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2010 la fouille systématique du monument connu sous le nom de Sebasteion. On a dégagé trois pièces supplémentaires vers l’Ouest, les pièces 10, 11 et 12 (ou Ι, Κ et Λ ; fig. 1). Sous les pièces 7 à 11, on a dégagé les vestiges d’un bâtiment plus ancien (dim. 21 x 7 m), d’orientation légèrement différente. La pièce 10 présente les mêmes dimensions que les pièces fouillées précédemment à l’Est, à savoir 7,60 x 6,50 m, ce qui suggère qu’elle appartenait au même état de construction. Ses murs latéraux et arrière sont parcourus par une banquette, sur laquelle on a recueilli les tessons enduits de poix appartenant à deux amphores du IIe s. apr. J.-C. En avant de la pièce, on a mis au jour une base en marbre de statue et la partie inférieure d’une deuxième base, portant le nombre total de bases trouvées en avant de la façade à 28. La pièce 11 présente les mêmes dimensions, mais est de tout évidence un ajout : sa façade est complètement ouverte, une grande pierre plate au centre de celle-ci peut être interprétée comme une base pour un poteau en bois soutenant la toiture. Une canalisation traverse la pièce du Nord au Sud.  À l’arrière de la pièce, le mur est parcouru par une banquette et une base en marbre. 14 monnaies de bronze ont été trouvées, ainsi qu’une quantité de petits objets en fer et en bronze et 6 skyphoi identiques. Cette pièce, identifiée à une boutique, est datée au IIe s. apr. J.-C. La pièce 12 (ou Λ) constituait une construction autonome rattachée au reste du bâtiment par l’aménagement de la pièce 11 (K). On peut observer trois phases de construction : dans un premier état, il s’agissait d’un espace carré (6,70 m), avec des murs d’une épaisseur de 1 m et d’une hauteur limitée. L’espace, un péribole, était donc ouvert. Au centre de la pièce se trouvait une stèle en poros, autour de laquelle on a recueilli de la céramique archaïque. Au-dessus du péribole archaïque, on a construit un espace plus grand (9 x 7,50 m), avec des murs en blocs de poros. L’accès se faisait par un grand seuil en poros sur la façade. L’absence de tuiles et la forme supérieure des murs suggèrent que l’espace est toujours resté non couvert. Cette phase date de la fin de l’époque classique et du début de l’époque hellénistique. Dans une troisième phase, datée de l’époque romaine, l’espace subit des réparations. La stèle centrale est rehaussée et entourée d’un dallage. On a proposé d’identifier cet espace à un héroon. Parmi le mobilier recueilli en 2010, on compte notamment 71 monnaies de bronze et deux pièces en argent et des fragments de sculpture. Les deux pièces les plus importantes sont les têtes d’une statue en bronze et d’une statue en marbre. La tête en bronze est entière et en très bon état de conservation ; elle est datée du milieu du IIIe s. apr. J.-C. La tête en marbre, légèrement plus grande que nature, est conservée entièrement ainsi que son cou et l’extension qui permet la fixation à la statue. Elle est datée du début de l’époque impériale. Cette tête a été rapprochée du corps cuirassé de Kalindoia, découvert dans le secteur du Sebasteion et conservé au musée archéologique de Thessalonique : même si on attend encore des résultats plus précis de l’étude et de l’analyse, elle semble a priori correspondre parfaitement, ce qui signifierait donc que la statue en cuirasse n’est pas une statue d’Auguste.

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À Akanthos, B. Tsigarida, O. Nasioka et K. Natsikopoulos (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené de nouvelles fouilles de sauvetage sur les terrains 218, 219, 220, 186 et 187, et mis au jour des vestiges d’ateliers de production de céramique de l’époque hellénistique et des espaces de vente de cette production. La fouille des terrains 218-219 a livré un ensemble de tombes byzantines, des vestiges de bâtiments détruits, ainsi qu’un grand nombre (plus de 300) d’anses timbrées, dont la majorité appartiennent au groupe dit « à la roue », attribué par Y. Garlan aux ateliers d’Akanthos. La fouille du terrain 220 a livré un petit nombre d’anses timbrées. On a dégagé une partie d’un bâtiment qui se prolonge sur le terrain voisin qui avait été fouillé auparavant (fig. 1). Celui-ci aussi a été fortement perturbé par l’aménagement de la nécropole byzantine, dont 15 tombes ont été explorées. Le bâtiment fouillé est constitué de trois espaces : deux espaces orthogonaux, dont les sols sont pavés de gros galets arrondis et un troisième, ajouté dans un état ultérieur, fondé à un niveau inférieur (0,40 cm plus bas) et lié à un puits (diam. 3 m ; fouillé jusqu’à 1,60 m de profondeur), qui a livré des pierres et des ratés de cuissons – principalement des amphores. Les murs de ces pièces sont revêtus, dans leurs parties inférieures, de plaques de schiste. Aucun aménagement artisanal n’a été retrouvé à l’intérieur de ces espaces et on l’identifie plutôt à un espace de vente. Sur les terrains 186 et 187, on a dégagé les vestiges de pièces, de deux fours et d’un puits qui forment un tout avec les constructions fouillées sur le terrain 180, constituant un grand complexe composé d’espaces couverts et semi-ouverts abritant des activités artisanales. Notamment, on a dégagé deux fours : un four circulaire (2,65 m de diamètre) inscrit dans un espace orthogonal (5,10 x 4,60 m) défini par trois murs et un four orthogonal plus petit (1,40 m de côté ; fig. 2). Le reste du bâtiment se poursuit en dehors du terrain. Au Sud des fours, on a dégagé une fosse-dépotoir comportant de la céramique (surtout des fragments d’amphores, datées de la fin du IVe au début du IIIe s. av. J.-C.), ainsi qu’une sépulture de nourrisson dans un vase. À côté du four circulaire, on a dégagé une fosse qui contenait une sépulture humaine accompagnée des os d’un cheval et d’un autre animal (fig. 3), les restes de harnachement en fer et les fragments de deux cratères en cloche à figures rouges comportant une scène mythologique et une scène d’athlètes. La découverte de céramique plus ancienne dans les niveaux inférieurs atteste une occupation du secteur avant l’installation des ateliers.

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À Iérissos, Aik. Tsanana, D. Bitzikopoulous et P. Eugenikos (10e éphorie des antiquités byzantines) ont mené en 2010 une fouille de sauvetage sur le terrain 25 (OT 27), dans la partie orientale du village moderne et à environ 100 m au Nord de la colline d’Akanthos antique et ont mis au jour des vestiges d’un quartier de l’époque médiobyzantine. On a dégagé deux complexes séparés par une rue large de 1,70 m. Du complexe Nord, on a fouillé deux pièces (dim. 4,80 x 4,70 m et 4,80 x 13,20 m) communiquant entre elles par une porte et communiquant chacune par une porte au Nord avec une cour qui donne sur d’autres pièces au Nord et sur une cour extérieure à l’Est. Au Sud de la rue, on a dégagé un bâtiment allongé (2,90 x 8,90 m). On constate des réaménagements sur les deux bâtiments à l’époque médiobyzantine, notamment des modifications dans les modes de circulation. Un four circulaire (diam. 2,50 m) est aménagé dans une pièce aménagée à cette période.  Le mobilier compte 32 monnaies, principalement de l’époque médiobyzantine, tandis que les niveaux inférieurs ont livré des monnaies protobyzantines et antiques. On a également recueilli un grand nombre de céramique de stockage et de  transport, ainsi que de céramique fine, mais aussi un groupe important de fragments de bracelets en verre (on en compte environ 380) composés de tiges torsadées et peintes. Leur découverte en grand nombre sur ce terrain et sur un terrain voisin suggère soit leur production dans un atelier à proximité, soit leur commerce. On a également recueilli des pernettes liées à la production de céramique à glaçure, ainsi que des objets d’usage quotidien (pesons et fusaïoles, ustensiles de pêche, outils agricoles, bijoux en bronze, en verre et en os).

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Au centre de la ville de Serres, à 100 m au Nord-Ouest de la place centrale et du Bezesteni, S. Dadaki, A. Oulkeroglou et I. Tsatsos (12e éphorie des antiquités byzantines) ont mené en 2010 une fouille de sauvetage sur une portion de la rue E. Andronikou et ont mis au jour six pièces appartenant à un complexe de bains publics, ou hammam, de l’époque ottomane. Les murs du bâtiment sont conservés, à 0,40 m sous la surface de la rue, jusqu’à la genèse du toit dans certaines pièces et les élévations des murs sont principalement perturbées par des canalisations modernes et des égouts. Le complexe s’étend au Sud et à l’Ouest (fig. 1), sous les immeubles modernes. Les vestiges fouillés se composent : d’une pièce au Sud-Est, la pièce 1 (dim. 4,60 x 2,50 m), elle-même divisée en deux espaces par une cloison en Γ. Elle dispose d’un sol en dalles de pierres dans le premier espace qui est équipé d’une bassine circulaire et d’une banquette. L’existence de canaux ou de tubes dans les murs, indiquent que cette pièce était chauffée. On identifie le deuxième espace de la pièce comme des toilettes. d’une pièce au Nord de la pièce 1, la pièce 2, qui communique avec la pièce 1 et la pièce 4. Son côté Nord a été dégagé sur 5,80 m de longueur et son côté Est, sur 3,50 m. Ses murs sont stuqués et sont équipés, à l’Est, de tubes de chauffage. d’une troisième pièce à l’Ouest de la pièce 2. Au Nord-Est de la pièce 2, celle-ci communique avec la pièce 4 (dim. 2,75 m x 2,75 m) par un arc d’une hauteur de 1,65 m et de 0,75 m de large. Ses murs sont recouverts d’un mortier de chaux et d’un mortier hydraulique et la pièce est chauffée par les murs et par le sol. Aucune installation d’eau n’a été trouvée à l’intérieur et on lui restitue des activités annexes (détente, massage, épilation, ou encore séchage de serviette) qui ne nécessitaient que des meubles. d’un espace allongé, en contact avec les pièces 4, 2 et 3 et dégagé sur 2,90 x 10 m, dont les angles arrondis, toutes les parois revêtues de mortier hydraulique et la genèse de la voûte sont les éléments caractéristiques d’une citerne, ou hazna. Dans l’angle Sud-Ouest, un sondage profond a permis de dégager le système d’hypocaustes à une profondeur de 1,50 m sous le sol de la pièce. Dans la partie supérieure des hypocaustes, des canaux (ahennemlik) distribuaient l’air chaud vers les autres pièces, tandis que dans l’angle Sud-Ouest de la citerne se trouvait un canal pour la circulation de l’eau. À l’extérieur de la citerne, une bassine était installée dans une niche de la paroi du mur et fonctionnait comme une fontaine, puisque l’eau qui débordait de la citerne s’écoulait à cet endroit par deux sorties. Dans cette pièce était également installé le système de chauffe, qui fonctionnait grâce à un four et à une marmite installée sur un foyer, dont seule l’empreinte de fondation est visible (2,82 m de diamètre). Celle-ci permettait de distribuer de l’eau chaude. d’une pièce au Nord-Ouest de la citerne (pièce 6), qui constitue un ajout ultérieur au bâtiment. Il aurait servi de pièce annexe au praefurnium, pour le stockage du bois et l’alimentation du four. D’après le plan de la ville de 1913, les dimensions maximales du complexe seraient de 32 x 25 m (on en a dégagé 13,5 m x 11 m) et sur une photographie de 1926, on distingue des voûtes avec orifices. Le mode de construction du bâtiment suggère une date de construction au XVIe s. et qu’il a subi des réparations au milieu du XVIIe-XIIIe s. Celui-ci aurait été en usage jusqu’à la destruction de la ville par les Bulgares en 1913 et aurait été utilisé comme dépotoir par les ateliers de la ville, d’après le mobilier qui y a été trouvé, avant d’être remblayé dans les années 1920 pour le tracé des rues de la nouvelle ville.

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Après une prospection géophysique (GPR), menée par K. Papatheodorou (TEI Serron) et K. Peristeri (XXVIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) sur la colline de Kasta près d’Amphipolis, on a procédé en 2010 à la fouille de sauvetage guidée par les résultats de cette prospection. La fouille a livré neuf tombes appartenant à la nécropole archaïque (fin du VIe s. av. J.-C.) déjà connue par les travaux de D. Lazaridis dans les années 60 : six tombes à ciste d’adulte, une tombe d’enfant en larnax et deux tombes à fosse.

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Près de Sidirokastro, M. Myteletsis et A. Syros (Éphorie de paléoanthropologie et de spéléologie) ont poursuivi en 2008 et 2010 la fouille de l’abri-sous-roche à Katarraktes, afin de mieux explorer les phases du Bronze Ancien. On avait mis au jour les vestiges d’un bâtiment sur poteaux en 2007 (bâtiment A1) ; les recherches de 2010 ont montré que celui-ci s’étendait vers le Sud et que son extrémité Nord avait été détruite par l’aménagement ultérieur d’une fosse. On a mis au jour, au centre de l’entrée de la grotte, les restes d’un deuxième bâtiment (A2) : on a dégagé une petite partie d’un mur sur poteaux (long. 1 m), constitué de cinq trous de poteaux qui comportaient des restes de bois carbonisé et interprété comme une cloison interne. À l’Est de ce mur légèrement courbe, on a mis au jour un foyer. Le sol a été détruit par l’aménagement de fosses à une époque ultérieure : elles comportaient des fragments du sol et de la céramique des époques historiques – la plus grande contenait des fragments d’un pithos, indiquant ainsi sa fonction. Un autre groupe de bâtiments – B1, B2, B3 – appartiennent à une phase d’occupation plus ancienne. Les murs extérieurs des bâtiments B1 et B2 sont en contact et leur sol est légèrement enterré. Les poteaux sur lesquels s’appuient les murs de ces bâtiments sont installés dans des tranchées de fondation de 35-40 cm de largeur pour 35-40 cm de profondeur. À l’intérieur des bâtiments, des trous de poteaux plus petits marquent l’emplacement d’installations intérieures. Le mobilier compte de la céramique et des outils en pierre polie et lissée, et, dans les bâtiments B2 et B3, on note une grande quantité de restes alimentaires (céréales, canneberges, os animaux, coquillages). À l’intérieur du bâtiment B3, on a trouvé une grande pierre plate, dont la surface supérieure est légèrement concave, ainsi qu’une concentration d’outils perçants. Au Nord-Est de ce bâtiment, on a dégagé les restes d’un quatrième bâtiment sur poteaux et avec un sol d’argile, qui renfermait une plateforme en argile et un petit four de forme elliptique. Ce groupe de constructions a été daté par la céramique et par des datations C14 de onze échantillons entre 3340 et 2900 av. J.-C., date calibrée, ce qui correspond au Bronze Ancien I. Deux autres échantillons pris dans des petits sondages à d’autres endroits de l’abri-sous-roche attestent une phase d’occupation plus ancienne, à la fin du Néolithique Récent I (4343-4052 av. J.-C. et 4323-4050 av. J.-C., dates calibrées).

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