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Dernières notices ajoutées par région : Grèce centrale
Le ministère de la culture et du tourisme signale par communiqué de presse la découverte de tombes avec ossements et tessons sur la partie occidentale de la côte de Pélasgia. Elles ont été mises au jour à la suite des violentes tempêtes de l’hiver.

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Conformément à l’alternance prévue lors du début de la fouille systématique en 2009 en collaboration avec la Xe EPKA, la campagne 2010 à Kirrha a été une campagne d’étude (Julien Zurbach, EfA – Despina Skorda, Xe EPKA) : une étude de la céramique issue de la fouille de 2009 a été menée : elle s’est concentrée sur la céramique des secteurs 2 et 3, afin de préciser la chronologie des structures fouillées en 2009 et appartenant toutes à la seconde partie du Bronze moyen.        l’étude des ossements humains issus des tombes ou des dépôts fouillés en 2009 a révélé la malnutrition chronique d’une bonne partie des individus et précisé les processus dépositionnels. enfin, l’étude carpologique a confirmé la richesse du matériel mis au jour.

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Découverte de cinq tombes voûtées d’époque hellénistique ou romaine sur la plage de Palaiochoria près d’Érétrie.

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Première campagne de fouille sur une épave pleine d’amphores de la fin IIe-début Ier s. av. J.-C., qui avait été repérée en 2007 à une profondeur de 40 à 45 m au large de Styra (fig. 1-2). Après le relevé des vestiges superficiels par photogrammétrie, deux sondages ont été effectués afin de déterminer la stratigraphie de l’ensemble (l’épave et sa cargaison, et les dépôts sédimentaires). Parmi les objets qui ont été remontés, on signale des amphores de type Brindisi, de la vaisselle de table, une vasque en pierre (fig. 3), des clous en bronze et en fer, des éléments appartenant à la structure du navire (fig. 4) ainsi que des tuiles provenant d’une structure sur le pont, de même que des fragments de sculpture en bronze. Des éléments de la coque en bois du navire ont été découverts dans le sable, en bon état de conservation.

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L’étude de la céramique de l’Helladique Moyen découverte en quatre points de la ville d’Érétrie – sous les vestiges de constructions historiques de l’agora antique (parcelle Bouratsa, fouillée en 1979-1981), sous le sanctuaire d’Apollon, dans des sondages sur le plateau de l’acropole (cf. notice 447) ainsi que dans le secteur de la tour et du bastion Nord-Est de la fortification hellénistique – apporte un éclaircissement sur l’évolution de l’occupation d’Érétrie durant cette période (fig. 1). En effet, le site de l’agora est abandonné au début de l’Helladique Moyen et un autre site d’habitat s’installe sur l’acropole dans la seconde moitié ou à la fin de l’Helladique Moyen. Pour la période intermédiaire, ou bien Érétrie a été abandonnée ou bien l’habitat s’est installé dans un secteur non encore fouillé. En tout état de cause, la question exige de prendre en compte les rapports entre Érétrie et les sites voisins de Lefkandi et d’Amarynthos.

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Étude de la typologie céramique issue des fouilles de 1974 et de 1989, au Kastro de Lamia, qui ont livré des vestiges de constructions dont la chronologie va de la préhistoire à l’époque post-byzantine. Sous les fondations de ces édifices, les couches archéologiques contenaient du mobilier du Bronze Moyen et Récent (notamment de la céramique et des outils en pierre, obsidienne et silex). Des vestiges de murs construits en appareil de moellons, d’une épaisseur de 0,70 à 0,80 m, datent du Bronze Moyen, mais semblent avoir été réutilisés à l’époque mycénienne. La séquence chronologique de l’habitat du Bronze Moyen ne peut être observée qu’à travers l’étude de la céramique de cette période. La tradition de la céramique à peinture mate de Lianokladi III (Δ1β), originaire de la vallée du Spercheios, est abondamment représentée sur le site et perdure apparemment pendant toute la période HM. Le minyen gris apparaît plus tard et coexiste, dans une large mesure, avec la céramique à peinture mate jusqu’à la fin du BM, moment où apparaît la tradition minyenne à surface claire ou orangée. La céramique grossière ou domestique est présente pendant toute la période.

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À l’occasion de la publication d’une cruche à bec allongé et à peinture mate datant de l’Helladique Moyen (fig. 1-2), on signale qu’une fouille de sauvetage a mis au jour à Périvoli, en 1987, une tombe à ciste et deux sépultures en fosses datant de l’HM, à peu de distance d’une tombe macédonienne signalée dans BCH 117 (1993), p. 830. La cruche, avec un gobelet façonné à la main, accompagnait l’un des défunts. L’étude de cette cruche et de ses parallèles, dont la distribution peut être observée entre Kirrha en Phocide et Pefkakia en Magnésie, suggère l’utilisation d’une voie de communication terrestre.

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Une fouille de sauvetage sur le terrain Alabanou, à Amouri, en bordure du tell préhistorique, a livré des vestiges de construction appartenant à deux phases successives et les restes d’une sépulture accompagnée d’un vase et d’une fusaïole.  – L’étude de la céramique a permis de déterminer que la première phase de construction, dont deux murs formant un angle sont conservés, est intervenue à l’Helladique Moyen : elle comporte des tessons de céramique grise minyenne, contemporains des phases 5-6 de Pefkakia, de céramique à peinture mate (connue comme Δ1β par référence à Lianokladi), de céramique commune lustrée (avec deux bases de coupe à pâte micacée probablement originaire d’un atelier d’Égine) et de céramique semi-grossière.

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Étude des trois fours de potier de l’Helladique Moyen découverts à Kirrha en 1984 et 1989 (BCH 120 [1996], p. 1198) et de la céramique provenant des couches alentour. D’après les données stratigraphiques, les fours I et II (fig. 1-2), de dimensions modestes et de plan en fer à cheval, sont contemporains de la phase IV de la maison dans laquelle ils étaient aménagés et datent de la période de transition HM III-HR I. Seule la chambre de chauffe, constituée de briques posées de chant et formant une structure polygonale, a été conservée. Large de 0,90 m pour une longueur de 1,25 m, elle était divisée en deux par une cloison de briques aménagée sur la longueur du four. L’embouchure des fours n’est pas conservée, mais une série de petites pierres apparemment posées dans le prolongement de l’embouchure du four II semble indiquer un conduit d’alimentation ; l’espace délimité par ces pierres était couvert de cendres et de fragments d’argile appartenant peut-être à l’élévation. Les deux fours n’étaient pas contemporains : le four II, d’orientation Nord-Sud, a succédé au four I, d’orientation NO-SE. Ils appartiennent à un type répandu en Grèce continentale durant la période mésohelladique. La céramique trouvée à l’intérieur comprend des vases à pâte grossière façonnés à la main et de la céramique commune de bonne qualité de l’HM : céramique à peinture mate, cruches lustrées, quelques exemples de céramique grise minyenne de l’HM IIIB, céramique polychrome continentale de l’HR I.  Le four III (fig. 3), découvert à environ 20 m des deux autres, de dimensions plus grandes et de forme circulaire (diamètre intérieur 2,30 m, conservé sur 1,35 m de haut), a gardé sa chambre de chauffe, creusée dans le sol, ainsi qu’une partie de son conduit d’alimentation, de sa chambre de cuisson et de sa sole perforée. Comme les deux premiers fours, il est constitué de briques posées de chant et formant un cercle. Le conduit d’alimentation, sur le côté Sud, a une longueur de 0,95 m et son sol est revêtu d’argile. La chambre de chauffe est divisée en quatre compartiments par trois cloisons de briques orientés Nord-Sud et soutenant la sole, constituée de deux assises de briques liées par une épaisse couche de mortier (l’ensemble avait une épaisseur de 20 cm). Elle était percée de 30 trous de forme circulaire au centre et triangulaire vers les bords. Du second niveau du four, c’est-à-dire la chambre de cuisson, les parois sont conservées sur 0,40 m de haut et sont revêtues de mortier d’argile, indiquant une construction soignée. Du côté Nord du four, les parois de la chambre de cuisson s’interrompent pour laisser place à un système de fermeture amovible, large de 1 m. Un sondage effectué en 1999 à l’Ouest du four a livré les vestiges d’une rue d’1 m de large, orientée Nord-Sud, parallèlement à l’axe du four, des vestiges de construction appartenant à la dernière phase de l’habitat, ainsi qu’une partie d’une grande fosse-dépotoir de forme rectangulaire, large de 6 m et délimitée par des pierres. La fosse contenait de la céramique liée au fonctionnement du four. Dans le comblement de cette fosse, on a découvert des fragments de pithoi, beaucoup de grands pesons en terre cuite et de la céramique peinte de l’HR I. Cette couche de remblai, d’1 m d’épaisseur, est fondée sur des phases de constructions antérieures et située au même niveau que la sole du four III. Deux tombes ont également été dégagées dans la fosse, indiquant que l’habitat a continué de se développer après l’abandon des fours : il y avait une fosse avec un défunt sans mobilier, placé en position contractée, et une tombe à ciste comportant les ossuaires de quatre sépultures et une sépulture en place accompagnée d’un canthare monochrome minyen. Le remblai qui recouvrait le four III et son embouchure comportait une quantité importante de céramique caractéristique de l’HR I-HR II (fig. 4), notamment de nombreux tessons de céramique jaune minyenne, une quantité moindre de grise minyenne, de nombreux exemples de céramique lustrée, et de la céramique de tradition HM. Aucun vase n’a été trouvé en place, tandis qu’on signale de nombreux ratés de cuisson. Le four III, par ses dimensions et par sa construction plus élaborée (fig. 5-6), témoigne d’une importante évolution socio-économique dans l’habitat préhistorique de Kirrha au début de l’époque mycénienne, également visible dans l’architecture de l’habitat et dans les pratiques funéraires (mobilier plus riche). Il permet notamment d’observer l’évolution architecturale des fours de potier entre la fin de l’époque mésohelladique et l’HR II, probablement liée à cette évolution socio-économique.

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Présentation d’un ensemble de 725 « perles » de terre cuite issues d’une fouille de sauvetage menée à Orchoménos en 1998, au lieu-dit Parko, à l’Est de la tombe à tholos de Minyos et à proximité de celle-ci (fig. 1-2). Des vestiges de constructions de l’époque HR IIIA2 et HR IIIB/C y avaient été mis au jour ; leurs fondations avaient perturbé des couches d’occupation plus anciennes qui mêlaient des tessons de céramique mycénienne à des tessons de céramique mésohelladique et protomycénienne. Cette découverte permet d’observer d’une part que l’habitat mésohelladique et protomycénien s’étend dans la plaine et aux pieds de la colline voisine, d’autre part que les perles en question, dont des parallèles ont été trouvés sur des sites de l’époque HM, comme Eutrésis, Asiné, Mycènes, Pefkakia, Argissa, ont également été fabriquées dans le courant de l’époque mycénienne.

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La prospection de la cité de Coronée s’est poursuivie en 2010 : 842 unités de prospection ont été explorées et la superficie intramuros est évaluée à 34,1 ou à 37,5 ha, selon qu’une extension au Sud-Est est incluse ou non dans les limites du rempart (fig.1-3). La prospection s’étend sur l’ensemble de la ville, ainsi que sur les secteurs extramuros immédiatement voisins, où se situent les nécropoles. À partir d’une répartition tripartite des espaces établie sur d’autres sites de Béotie en fonction  de la densité et de la qualité des trouvailles de surface (zone 1 = noyau central du site, zone 2 = le secteur autour de ce noyau, zone 3 = le secteur extra-urbain au sens large), les unités qui ont été explorées en 2010 correspondent principalement à la zone 2, c’est-à-dire la zone qui se trouve immédiatement en contact avec le noyau urbain à proprement parler. On a ainsi constaté : que, là où l’occupation des terres en permet l’observation, la qualité des trouvailles de surface, leur taille et leur état de fraîcheur permettaient de distinguer les débris issus d’une occupation intramuros et les éléments rejetés au-delà des murs et constituant des dépotoirs secondaires ; une densité remarquable de céramique au pied de la colline de Koroneia, dans les secteurs connus comme des nécropoles. Indépendamment de la céramique de surface et des conclusions qu’elle semble autoriser sur les limites de la cité, les vestiges de deux tronçons du rempart ont été repérés dans la partie Nord-Ouest du site. Il s’agit de blocs de calcaire tendre appartenant vraisemblablement aux fondations (fig. 4-5). Associés à un tronçon plus incertain localisé à l’extrémité Sud de la colline, ces blocs confirment le tracé du rempart pour l’époque préromaine, de même que les tuiles d’époque classique-hellénistique, trouvées dans le voisinage du tracé du rempart (fig. 6-7) et qui lui sont rapportés. Ces tuiles portent le timbre de la cité de Thespies (monogramme associant un koppa, un delta et parfois un alpha).   Un troisième élément doit être pris en compte pour définir l’extension maximale de la cité antique, la présence de nécropoles. Deux nécropoles étaient déjà connues, sur la colline Nord-Est (tombes de l’époque archaïque à l’époque hellénistique) et au bas des pentes Est (où des éléments architecturaux et une stèle funéraire romaine ont été trouvés). La prospection sur le flanc Nord de la colline a permis de repérer de la céramique fine de l’époque géométrique à l’époque hellénistique et, sur un secteur, une extraordinaire densité de vases miniatures qui constituent probablement des offrandes provenant d’un sanctuaire extra-muros (fig. 8) ; à proximité immédiate, des chambres funéraires pillées et du matériel pouvant provenir de sépultures de l’époque classique à l’époque hellénistique. À partir de ce point et au pied de la face Est de la colline, une série d’indices semble correspondre à des pratiques funéraires de la période protohistorique à l’époque hellénistique. Pour l’époque romaine, la typologie des assemblages céramiques n’est d’aucun secours. Les  découvertes de 2009 et la mise au jour en 2010 d’un couvercle de sarcophage dans la partie inférieure des pentes Nord de la colline (fig. 9), attestent que le bas des pentes Nord de la colline a continué à être une zone funéraire.   Par ailleurs, la prospection de la cité d’Haliartos s’est poursuivie, sous la direction de B. Slapsak (université de Ljubljana).  

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Une deuxième campagne d’étude a été effectuée en 2010 à Mitrou : le tri du matériel de fouille a permis de distinguer de nouveaux fragments de défenses de sanglier : on compte actuellement 23 défenses provenant de contextes allant de l’HA à l’HR, dont onze étaient destinées à la fabrication de casques. la flottation des sédiments de la tombe à chambre 73 a livré des objets précieux en or : un anneau de chaîne, une perle biconique et une tête d’épingle. Jusqu’à présent, les objets précieux avaient été datés de la dernière phase d’utilisation de la tombe, mais certains objets, comme un rivet en or, un rivet en argent et un petit fragment de perle en ambre, remontent à une phase précédente, à l’HR I-HR IIB. La flottation des sédiments provenant de tombes protogéométriques a livré des perles de faïence et des éléments ornementaux en bronze. l’étude de la céramique néolithique a montré que l’occupation de Mitrou à cette époque est aussi dense qu’à l’HA et à l’HM, principalement dans la moitié Nord de l’îlot. L’étude de la céramique grise minyenne a mis en évidence sept phases de céramique mésohelladique, qui peut être placée entre les phases Pefkakia 4 et Pefkakia 5, a été identifiée à Mitrou uniquement. D’autre part, l’étude des techniques céramiques HA et HM permet de constater que la céramique est façonnée en partie au tour et en partie manuellement. le matériel de surface issu de la prospection au centre Est de l’îlot a montré que l’occupation HR et PG est plus dense dans cette partie de l’îlot que dans la partie Nord-Est, ce qui confirme l’hypothèse des auteurs selon laquelle ce secteur fut occupé par un habitat, puis transformé en nécropole au HR I. Le matériel PG est dense dans ce secteur, indiquant un noyau d’occupation. L’importance de la céramique HR IIIA-B, en relation avec le matériel issu du sondage LP782 (dépôt de céramique de bonne qualité et quatre tuiles) suggère l’existence d’un bâtiment important d’époque palatiale. La céramique de surface comporte en outre une grille de cuisson ainsi qu’un ustensile de cuisine rare, qui n’apparaît que dans des contextes HR IIIB et surtout sur des sites palatiaux. L’étude des 125 figurines de terre cuite – anthropomorphes (phi/Φ et psi/Ψ), groupes et mobilier – a révélé qu’elles datent, pour la plupart, de l’HR. Les figurines de l’HR IIIB sont rares, ce qui concorde avec la pauvreté des vestiges architecturaux pour cette période. On a également pu identifier une figurine de type Baubo du IIIe s. av. J.-C., probablement d’origine égyptienne ou micrasiatique et provenant de la surface de la rue 4 (fig. 1). L’étude des outils textiles a révélé la présence, dans un seul sondage, d’une séquence d’outils sur 900 ans – de l’HA à l’époque protogéométrique. L’étude du mobilier lithique fait apparaître l’usage prédominant de l’obsidienne, avec une interruption au HR I au profit du silex. les éléments architecturaux font l’objet d’une étude, notamment 175 tuiles HA et des éléments de l’édifice à abside A protogéométrique, qui indiquent que ce dernier a été détruit par un incendie. enfin, une étude de la distribution spatiale des murex a été entreprise, ainsi que celle du matériel ostéologique appartenant à plus de 110 individus d’après les dernières estimations.

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Dans le cadre du projet d’étude de l’acropole néolithique de Halai et de la Locride orientale conduit par l’université Cornell sous la direction de J. E. Coleman (CHELP), une nouvelle campagne d’étude a été effectuée, notamment sur les vestiges néolithiques de l’acropole et sur le matériel issu des fouilles. Par ailleurs, lors de nettoyages, le démontage d’un tronçon de mur associé au bâtiment VII (Néolithique Récent) a mis au jour des détails du bâtiment VI (en dessous du bâtiment VII), daté du Néolithique Moyen et dont le plan peut à présent être entièrement restitué.

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Un projet de prospection dans la zone du polder de la plaine de Copaïs autour de la fortification HR IIIB de Gla (projet AROURA) a été entrepris en 2010 par une équipe dirigée par M. Lane et V. Aravantinos. L’objectif principal est d’appliquer un modèle de paysage de culture extensive à l’Helladique Récent dans la région autour du site fortifié de Gla (voir Chronique, notice 952 sur le tronçon fouillé de cette digue). La recherche a été conduite par prospection magnétique, permettant de détecter tous types de structures construites ou creusées ; les résultats sont vérifiés par la suite par une série de carottages manuels sur des secteurs révélant des anomalies magnétiques significatives. L’interprétation des résultats obtenus sur une superficie de 36 ha peut amener à opposer deux réseaux d’orientation différente en fonction des anomalies magnétiques et des horizons stratigraphiques : celui des parcelles cultivées par irrigation en dehors du secteur du polder (secteur H) et celui des parcelles cultivées par drainage à l’intérieur du polder (secteur G) (voir fig. 1-2). L’orientation différente des réseaux de parcelles du secteur J, indiquant des champs séparés par des tranchées, suggère peut-être des phases différentes d’occupation. Dans les secteurs A et C, les résultats indiquent de l’eau courante et des inondations, mais qui ne peuvent être mises avec certitude en relation avec l’occupation mycénienne (fig. 3). On a également constaté une zone vide de structures (d’anomalies magnétiques) autour du site fortifié à l’HR IIIB.

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Présentation de la céramique provenant des tombes d’époque romaine de la nécropole fouillée sur la colline d’Agriléza de 2000 à 2002.

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Publication d’un décret de proxénie du Koinon des Béotiens, daté des années 366-364 av. J.-C. (no d’inventaire du musée de Thèbes ΜΘ 17064). Publication d’un catalogue de stèles funéraires béotiennes allant du VIe au IVe s. av. J.-C., conservées au musée de Thèbes (et quelques-unes au musée de Chéronée), accompagné d’une table de concordances.

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Les fragments de vases inscrits et les tessons inscrits qui sont publiés sous forme de catalogue révèlent notamment l’usage de l’alphabet eubéen à Érétrie et à Styra. La découverte d’un fragment de pithos à relief du milieu du VIIe s. av. J.-C., portant une inscription avec le mot ΙΕΡΟΣ, suggère la fonction cultuelle de l’édifice fouillé près du village de Zarakès en 1997-1998 (voir BCH 123 [1999], p. 793-794).

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La fouille dans le sanctuaire oraculaire d’Abai, dirigée par W.D. Niemeier, s’est poursuivie en 2010, plus précisément sous la cella du temple archaïque Sud et à l’Ouest de celle-ci. Après la fouille du temple archaïque Sud et le temple à abside de la fin de l’époque géométrique et du début de l’époque archaïque qui se situait sous le précédent, les constructions antérieures ont été explorées. Le sondage effectué par R. Felsch en 1982 sur une surface limitée de l’adyton du temple de la fin de l’époque géométrique a été étendu sur l’ensemble de l’adyton et a atteint la roche naturelle. L’identification de plusieurs sols de terre battue sur lesquels reposaient des briques en terre cuite atteste l’existence de cinq phases antérieures sous le temple Sud de la fin de l’époque géométrique et du début de l’époque archaïque (fig. 1, coupe stratigraphique, sols 1 à 5). Il est apparu que le sol qu’avait atteint R. Felsch et qui comportait une fosse aux parois recouvertes d’argile n’est pas le sol le plus ancien, mais correspond en réalité au deuxième niveau de circulation (Boden 2). Au niveau inférieur, a été mis au jour un sol de terre battue brûlé (Boden 1). Dans sa partie orientale, on y a trouvé une fosse qui se trouve exactement sous la fosse du deuxième niveau fouillée par R. Felsch. Les fragments de vases trouvés dans la fosse et sur le sol, datés de l’HR IIIA 2 – HR III B, (XIVe-XIIIe s.), constituent une indication sur la date d’occupation du temple 1. Il est ainsi attesté que l’histoire du sanctuaire remonte à l’époque mycénienne palatiale et qu’il ne s’agit pas, comme on l’avait pensé jusque là, d’une nouvelle fondation après la chute des palais mycéniens à l’HR IIIC (XIIe s.). Parmi les objets trouvés sur le sol, sont signalés quatre sceaux mycéniens en stéatite et en verre (fig. 2) : le sanctuaire était alors probablement lié au centre mycénien d’Orchoménos, à seulement 20 km plus au Sud. Des temples 1 à 4, nous n’avons pas encore d’indications sur la date de construction, mais uniquement sur la période de fréquentation, d’après la céramique recueillie sur les sols d’argile. Un fragment de skyphos-cratère à décor de cercles concentriques a été trouvé sur le sol du temple Sud 3, il a comme parallèles des fragments provenant de l’Héroon de Lefkandi, datés de la première moitié du Xe s. av. J.-C. Ceci fournit également un terminus post quem pour la construction du temple Sud 4 qui a pu être construit vers le milieu ou dans la seconde moitié du Xe s. Un fragment de skyphos à décor de zig-zag protogéométrique II, daté vers 900 av. J.-C. a été découvert sur le sol de ce dernier.   Les phases 1 à 4 du temple Sud ont pu être explorées jusqu’à présent uniquement sous l’ « adyton » du temple Sud de la fin de l’époque géométrique et du début de l’époque archaïque, c’est-à-dire sous l’adyton du temple Sud 6, tandis que des parties du temple Sud 5 avaient été mises au jour de 2007 à 2009. En 2010, la fouille du temple Sud 5 s’est poursuivie vers l’Est : c’est le seul temple qui ait été entièrement fouillé jusqu’à présent. Il s’agit d’un édifice à double abside d’une longueur de 13 m et d’une largeur de 4 m (fig. 3). Les murs étaient en briques et reposaient sur un socle de pierres. L’édifice était couvert d’un toit de roseaux, dont des fragments brûlés ont été retrouvés écroulés sur le sol du temple. D’après les briques et la céramique recueillie au niveau des fondations en pierre, notamment un fragment de coupe protoattique à décor de méandres et un fragment de skyphos sub-géométrique à décor de demi-cercles concentriques, la construction de ce temple remonte au milieu du IXe s. La base en calcaire de la statue de culte et, en avant de celle-ci, la statue de culte en bois brisée en deux morceaux et brûlée ont été dégagés en avant de l’abside Ouest (fig. 4). Il s’agit d’une statue de culte primitive, que les sources écrites appellent xoanon ou dont elles décrivent la forme comme celle d’une planche. L’exemplaire du sanctuaire d’Abai est le premier à être identifié en fouille. Sa forme de planche correspond à la description de la statue de culte la plus ancienne d’Héra à l’Héraion de Samos. Dans la seconde moitié du VIIIe s. av. J.-C., ce temple a été détruit de manière rituelle par le feu avant d’être remplacé. Au préalable, de nombreux objets à caractère votif en bronze, fer et faïence avaient été déposés sur le sol : d’autres objets similaires ont été découverts en 2010 (fig.3).  

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Une prospection géophysique a été menée en 2010 sous la direction de Chr.Mangidis sur l’étendue comprise à l’intérieur du rempart de l’acropole fortifiée mycénienne de Gla, que les fouilleurs précédents avaient présumée vide de constructions (fig. 1). La recherche a révélé trois grands ensembles de constructions comportant des édifices rectangulaires allongés et divisés en plusieurs espaces (fig. 2). Entre ces ensembles et en contact avec le parement interne du rempart, on a découvert plusieurs autres édifices plus petits (fig. 3). Dans le secteur du rempart Sud, deux petites portes et cinq niches rectangulaires ont été repérés dans le parement externe du rempart et correspondent probablement à des postes d’observation, accessibles depuis l’intérieur par une échelle amovible. De telles niches ont également été repérées dans les secteurs Nord et Ouest, tandis que des pièces rectangulaires, peut-être des tours, ont été localisées dans l’épaisseur du rempart de l’acropole.

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En 2010, l’École suisse a poursuivi les fouilles initiées en 2009 à Érétrie sur le terrain E600/SW (voir AntK 53, 2010 : p. 141-146). Placée sous la responsabilité de K. Reber, la campagne archéologique a été dirigée par B. Dubosson et T. Theurillat. Une surface de quelque 300m2 a été ouverte afin de dégager en open area l’édifice monumental d’époque romaine repéré au Sud-Est de la parcelle. Les fouilles ont confirmé la densité du tissu urbain aux pieds de l’acropole pendant la période hellénistique : trois bâtiments distincts ont été partiellement dégagés - au Sud, au Nord et à l’Ouest de la parcelle. En raison des profonds remaniements de l’époque romaine, leur plan demeure néanmoins peu clair et leur fonction non assurée. On peut supposer qu’il s’agit de maisons d’habitation, comme le suggèrent les découvertes faites dans ce quartier ainsi que les techniques de construction mises en œuvre. Construites au cours des IVe ou IIIe s. av. J.-C., ces maisons ont été occupées pendant toute la période hellénistique avant d’être détruites et abandonnées au début du Ier s. av. J.-C. Au Sud-Est de la parcelle, les fouilles ont permis le dégagement partiel du bâtiment monumental repéré en 2009. Construit vers le milieu du IIe s. apr. J.-C. le long de l’axe principal menant du port à l’acropole, le bâtiment présente une structure architecturale - de pierres et carreaux de terre cuite - massive et profondément fondée, pour supporter une élévation sans aucun doute importante. L’édifice comprend plusieurs pièces, distribuées autour d’une cour à péristyle, dont seule la partie occidentale a été dégagée. Sur le flanc Ouest de la cour s’ouvre une grande pièce rectangulaire dont l’accès est matérialisé par un large seuil monolithique en calcaire. Le sol de la pièce est orné d’une mosaïque rectangulaire de galets blancs et noirs et d’éclats de marbre blanc (fig. 1-2). Elle présente un décor géométrique organisé en deux panneaux symétriques : un rectangle de galets noirs, comportant quatre triangles en galets blancs dans les angles, enchâsse un losange de galets blancs, au centre duquel est reproduit en miniature le même motif. Chaque panneau est entouré d’une bordure faite d’éclats de marbre blanc. Un système de canalisations est aménagé à travers la pièce et permettait d’évacuer l’eau provenant des salles voisines à l’Ouest vers la cour à péristyle à l’Est. La pièce était enfin pourvue sur les côtés Nord et Est de banquettes en marbre blanc, soutenues par des pieds sculptés en forme de pattes de lion et de griffon. Les vestiges découverts ne permettent pas d’identifier avec certitude la fonction de cet édifice. Par son plan monumental et son ornementation, ce dernier n’est cependant pas sans rappeler les gymnases et établissements balnéaires. La pièce à mosaïque et banquettes pourrait ainsi être le vestiaire (apodyterion), d’où l’on accédait aux différents locaux de l’établissement. Après l’abandon de l’édifice public (fin du IIIe s. apr. J.-C.), le quartier est la proie des chaufourniers, attirés par la matière première qu’ils trouvent là en abondance. Les trois fours à chaux fouillés présentent une architecture semblable à celui mis au jour à côté du Sébasteion (voir Antk 42, 1999 : p. 119-122) : plan circulaire à simple ou double paroi, avec alandier et banquette interne (fig. 1). L’un d’entre eux se démarque par ses dimensions imposantes : plus de 4 m de diamètre et une élévation conservée sur plus de 2,5 m. Deux fours supplémentaires ont enfin été repérés à proximité.

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À la suite d’une prospection menée en 2005 sur la forteresse de Kotylaion, près du village de Vrysi (Eubée centrale), l’École suisse a effectué, en 2010, plusieurs sondages sur le rempart et dans la zone à l’intérieur de celui-ci (fig. 1), afin de comprendre le faciès d’utilisation du site : l’objectif était de dater la construction de la fortification qui s’organise sur deux zones distinctes, l’une autour de l’église de la Vierge (altitude de 213 m) et l’autre à une distance de 300 m de la première sur le haut plateau de Kastri (altitude de 342 m).   Les recherches dans la première zone, Kotylaion, se sont portées sur plusieurs secteurs : celui de la poterne b, qui représente le tronçon le mieux fortifié de l’enceinte dont on peut suivre deux courtines interrompues par une rupture de pente rocheuse sur une longueur totale de 48 m. Elle est principalement construite en appareil trapézoïdal à décrochements et bouchons avec quelques blocs polygonaux. Après un nettoyage de la courtine, un sondage a été implanté près de la poterne b : on a mis au jour les fondations d’un escalier d’une largeur de 1,34 m et d’une longueur de 3,10 m adossé à la courtine et permettant de restituer la hauteur interne du chemin de ronde à 1,80 ou 2,10 m. Puis, la poterne b, d’une largeur de 0,90 m, a été dégagée. Le matériel recueilli dans ce secteur (céramique de l’Âge du Bronze à l’époque classique) a fourni un terminus post quem pour la construction de ce tronçon au Ve s. av. J.-C. celui de la terrasse Nord, près de l’église de la Vierge. La terrasse est entourée d’un mur à double parement d’une longueur de 36 m dont le nettoyage a permis la mise au jour d’une porte (A) d’une largeur de 1,60 m qui indique la présence d’une voie de passage à travers la terrasse. Les sondages effectués dans ce secteur en relation avec le rempart ont livré des lames d’obsidienne et de la céramique du Bronze Ancien, tandis que la céramique associée au premier niveau de circulation fournit un terminus post quem pour sa construction à la fin de l’époque classique. Le secteur est encore occupé (ou réoccupé) aux Ve-VIe s. apr. J.-C. À une centaine de mètres de l’église de la Vierge, on a exploré une maie rupestre taillée dans le calcaire ainsi que l’espace qui lui est accolé (fig. 2). La surface de presse est circulaire et plane et atteint un diamètre de 0,65 m, comparable à plusieurs exemplaires déliens, mais de plus petites dimensions que les maies d’Érétrie. Les marques d’outils, nettement visibles (pointe et coin en fer), indiquent une technique de taille antique. D’après des parallèles connus, elle a pu servir de pressoir à huile ; quant à sa datation, la fouille n’a pas permis de tirer des conclusions précises : on propose de faire remonter son utilisation au IVe s. av. J.-C. ou à la période hellénistique. Sur les terrasses méridionales et inférieures les nettoyages ont livré des vestiges de deux murs en appareil polygonal, séparés par un escalier rupestre constituant deux pièces rectangulaires distinctes. L’une des pièces comportait un remblai important de tuiles corinthiennes et de céramique culinaire servant au stockage et à la préparation et à la consommation d’aliments, dont un huilier-vinaigrier à décor de type West-Slope. On a également découvert des pesons et trois monnaies de bronze. Le matériel recueilli permet de restituer un contexte d’habitat du IIIe s. av. J.-C. qui se rattache à des maisons plus modestes que celles connues à Érétrie et comparables à celles de Dystos qui ne sont composées que d’une seule pièce. On a également repéré des tronçons de ruelles, d’escaliers et des petits canaux creusés dans le rocher et formant un réseau de canalisations permettant de récolter les eaux de pluie qui se déversaient dans des récipients de stockage. Un sondage a été effectué au niveau de la courtine Ouest du périmètre fortifié de Kastri, qui constitue une sorte de citadelle destinée à protéger la première enceinte de toute attaque venant des sommets qui la dominent à l’Ouest. Les fondations du mur conservé à une hauteur totale de 2,80 m ont été révélées : l’absence de matériel ne permet pas de préciser une datation pour sa construction. Cette campagne a permis de confirmer, grâce aux quantités importantes de céramique recueillie, une occupation du site au Bronze Ancien et Moyen. Elle a également permis de repérer deux phases de construction du rempart : l’habitat civil, dont témoignent les habitations repérées sur les terrasses méridionale et inférieure, a été entouré d’un rempart dans le courant du Ve s. av. J.-C., protégeant un espace de 4 ha. Ce premier circuit est agrandi au courant du IVe s. av. J.-C. avec la construction de deux courtines avec des bastions au Sud-Ouest et un nouveau tronçon est peut-être construit au Sud de la porte (b ?), vers la plaine. La citadelle de Kastri appartient probablement à cette même phase. On propose d’identifier le site avec le centre du dème de Kotylaion.

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