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Dernières notices ajoutées par région : Égée du Sud
Keros, Kavos - Dhaskalio. C. Renfrew (BSA/Cambridge) reports on continuing study of the metal artefacts in the National Museum in Athens, and the completion of work on the marble figurines, marble characterisation and joining fragments. Study of the 2,400 marble vessel fragments was advanced. The Oxford radiocarbon laboratory has produced a major series of radiocarbon dates which go a long way to establish the absolute chronology of the later Cycladic Early Bronze Age.

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En dehors des études poursuivies au sanctuaire d’Apollon et à l’Héraion ou entreprises au Pythion, l’Aphrodision de Stésiléos (Cécile Durvye, Aix-en-Provence/EfA) a fait l’objet d’une nouvelle campagne de fouille et trois sondages ont été réalisés (fig. 11), afin de comprendre la transition entre le sanctuaire de l’époque de l’Indépendance et son extension orientale : dans la zone 11, on a pu rétablir la séquence chronologique entre le temple et la rampe avec trois phases successives : la première présente un sol en cohérence avec l’assise de réglage du temple, uniquement conservé dans la partie Sud-Ouest du sondage ; la seconde correspond à l’extension de la terrasse vers l’Est ; la troisième à la construction et à l’utilisation de la rampe et de l’oikos 2. le sondage ouvert dans la zone 12 a permis de rétablir l’histoire de ce petit secteur. Le rocher a été exploité comme carrière de granit au Ve s. (fig. 12), mais l’exploitation en a été interrompue dans le courant du IVe s. La zone est alors restée pauvrement aménagée — on a retrouvé les vestiges d’un four de plein air dans une anfractuosité du rocher — avant de devenir un dépotoir. Dans une troisième phase, la zone fait l’objet d’un aménagement avec assainissement par un drain et remblaiement jusqu’aux murs Est et Nord nouvellement construits. Cette phase semble correspondre à une redéfinition générale de l’espace de la terrasse, marquée par la construction de l’oikos 2, le réaménagement de la rampe, l’assainissement et le nivellement du terrain, ainsi que la construction de la petite resserre communicant avec l’oikos Sud-Est, fouillée en 2005. dans la zone 13, enfin, on a également retrouvé la même succession. Dans une première phase, des installations artisanales sont creusées à même le rocher : elles sont contemporaines de l’exploitation de la zone 12 comme carrière de granit. Dans une seconde phase, on opère une mise à niveau lors de la construction du temple ; dans l’angle rentrant formé par le mur de terrasse Sud, un puits appartenant à la même phase été mis au jour. Enfin, lors de la troisième phase d’occupation du sanctuaire, le sol de la cour du temple a été rehaussé : les évacuations ont été d’abord remaniées, puis comblées, et le puits a été ensuite désaffecté. La principale découverte de cette année est donc que l’espace occupé à la fin du IVe s. par le sanctuaire était auparavant dévolu à des activités artisanales. Cela semble indiquer d’une part que l’emplacement était au Ve s. en dehors de la zone urbaine proprement dite, d’autre part que les constructions du IVe s. mises au jour sous les oikoi Nord-Est ne faisaient pas partie du sanctuaire de l’Indépendance.

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L’étude architecturale de la Maison de Fourni (Chr. Le Roy et H. Wurmser, Université de Strasbourg/EfA) a été poursuivie. Une série de onze sondages restreints a fait progresser l’analyse de l’organisation de la demeure. Ils ont d’abord permis d’identifier les abords de la maison et ses limites Sud, qui n’avaient pas été atteintes par les fouilles antérieures (fig. 1). Deux questions se dégagent : le statut de cette partie Sud et son rapport au noyau central. Dans un premier temps, le corridor 28 faisait communiquer les deux ensembles. Puis, la porte a été bouchée en deux temps, provoquant d’abord un étrécissement du passage avant de le condamner et modifiant ainsi le système de circulation entre le module central de la maison et la partie Sud (fig. 2). contrairement à ce que l’on observe dans le module central de la maison et dans sa partie Nord, les murs de la partie Sud sont particulièrement bas et arasés. Les importantes différences de niveau qui existent entre la cour 38 et différentes pièces alentour semblent indiquer que l’on a affaire soit à des constructions en sous-œuvre, soit à des pièces dans lesquelles on pouvait descendre par le moyen d’escabeaux de bois. Plusieurs sondages ont permis d’établir l’agencement des canalisations qui traversent le bâtiment  et le mode de gestion des eaux pluviales et des eaux usées : canalisation h menant du péristyle aux latrines, canalisation a (fig. 2), égout b,  en réalité une descente de gouttière qui conduit les eaux vers le Nord jusqu’au bothros, nettoyé à cette occasion. D’autres sondages ont permis de préciser des données architecturales : ils ont mis en évidence un puissant mur de terrasse, notamment destiné à rattraper la déclivité existant entre le péristyle et les pièces construites en façade, permis d’identifier la pièce 36 comme un aménagement postérieur à l’établissement du plan initial de la maison, d’analyser enfin, dans le péristyle Est, les fondations des autels d’angles de part et d’autre de l’escalier monumental menant à la grande pièce 2. Enfin, la restauration de la mosaïque de la grande pièce 2 (fig. 3) a permis de fouiller sous l’emblèma, disparu dès l’Antiquité. Dans la partie Ouest du sondage, on a retrouvé de nombreux fragments de mosaïque en opus vermiculatum reposant sur une très fine couche de mortier, soit que le panneau central de la grande mosaïque ait été partiellement détruit sur place à une date indéterminée, soit que ces fragments de mosaïque proviennent d’un autre panneau détruit. Cette seconde hypothèse pourrait s’appuyer sur la présence de poches noirâtres contenant des charbons, de moellons ou de petits morceaux de marbre brûlés dans le remblaiement de la fosse.

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Mur de Triarius (Stéphanie Maillot, Université de Clermont-Ferrand/EfA, Myriam Fincker, IRAA/CNRS). - On désigne sous l’appellation « Mur de Triarius » la fortification qui a été édifiée à Délos par le légat Caius Valerius Triarius en 69 av. J.-C., après le saccage de l’île par des pirates à la solde de Mithridate VI en 88 et 69 av. J.-C. Quatre tronçons sont encore visibles. La mission de 2010 a eu pour objet l’étude précise du tronçon Nord (fig. 1). Ce nettoyage a permis un relevé topographique détaillé, ainsi qu’une description générale de la maçonnerie massive et soignée, à double parement avec blocage intérieur, ce qui contredit les descriptions précédemment proposées et soulignant le caractère hâtif de la construction (fig. 2). L’observation de coups de sabre et de la technique de joint permet d’avancer que la construction a été réalisée par modules ou par étapes et non de façon continue. – Par ailleurs, il a été procédé à l’étude de quatre inscriptions se rapportant à la construction.

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Les fouilles du sanctuaire de Mandra, sur l’îlot de Despotiko (fig. 1-2), ont livré trois nouveaux murs archaïques appartenant au complexe Sud et au péribole du sanctuaire. Le « puits » découvert en 2007 s’est avéré être une citerne de 3,40 m de profondeur avec des parois couvertes d’un enduit hydraulique. Par ailleurs, le nettoyage des murs des constructions tardives a révélé des blocs architecturaux utilisés en remploi qui attestent une phase plus ancienne du sanctuaire. On signale notamment : une tête de kouros archaïque en marbre (portant le nombre de kouroi trouvés à Mandra à 5 exemplaires ; fig. 3), un doigt de la main d’une statue en marbre, une pointe de lance en fer, trois monnaies de bronze, des fragments d’un cratère à figures rouges attique du dernier quart du Ve s. av. J.-C. (fig. 4).

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Dans le cadre de l’aménagement de l’ensemble monumental du sanctuaire des sources, près des carrières de marbre archaïques de Mélanès, les travaux ont permis de compléter l’un des deux kouroi grâce à des fragments complémentaires découverts dans des murs de pierres sèches (fig. 1-2) et de constater que les quelques vestiges de l’église d’Aghios Stéphanos appartiennent à une grande basilique protobyzantine longue de 23,5 m.

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La construction d’installations portuaires nécessaires à la survie de la petite île de Schoinoussa avait été arrêtée en 2007 par la découverte, dans la baie de Livadi, d’importants vestiges de l’habitat protobyzantin sur la plage et vraisemblablement sous l’eau. La fouille, qui se poursuit, a jusqu’à présent dévoilé un quartier d’habitation (maisons, foyers, céramique commune). 

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Étude d’un type de lampe en terre cuite produit à Rhodes (catalogue comprenant 26 lampes). Il s’agit d’une lampe moulée avec une anse fabriquée à part et collée pour former un anneau. Le type de la lampe et la variété de son décor, décrits en détail, imitent vraisemblablement des modèles attiques. D’après les données des fouilles de sauvetage de la ville de Rhodes, il apparaît que ce type de lampe coexiste avec des importations attiques de la seconde moitié du IVe s. après J.-C. jusqu’à la fin du Ve s. apr. J.-C., moment où les productions micrasiatiques prennent davantage d’importance.

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L’étude de la céramique issue des prospections et des fouilles sur le site de Karthaia depuis les années 1980 permet de constater qu’il s’agit d’un centre urbain important pour les Cyclades également à l’époque romaine tardive. La céramique importée – africaine, LR C, Çandarli, chypriote, athénienne, égyptienne, tripolitaine ainsi que les diverses formes courantes d’amphores à huile et à vin pour cette période, des vases de cuisson d’origine égéenne et micrasiatique et des ruches en terre cuite – permettent d’entrevoir un réseau de contacts commerciaux entretenus par le port de la ville durant cette période.

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Publication des conclusions de l’étude (dans le cadre d’une thèse) du matériel amphorique provenant de la fouille et de la prospection d’Halasarna (Kardamaina moderne) par l’université d’Athènes. Le grand nombre de fragments d’amphores témoigne de l’intense activité commerciale d’Halasarna aux Ve-VIIe s. apr. J.-C., ainsi que d’une production massive d’amphores de deux types : des amphores coennes cylindriques avec un corps à décor strié, correspondants au type LRA 1 ; des amphores coennes ovoïdes avec un décor peigné, correspondant aux types LRA 1 et 13.

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Les recherches sous-marines dans la baie de Mandraki, en collaboration avec l’éphorie des antiquités sous-marines, se sont concentrées en 2010 autour du mur T2, découvert lors des campagnes précédentes. L’hypothèse selon laquelle il y aurait eu des hangars à bateaux dans une première phase de construction s’est avérée infructueuse. Il n’a pas été possible de déterminer si les empierrements mis au jour sous l’épaisse couche de sable étaient ou non des vestiges de constructions. En revanche, trois tambours de colonne y ont été découverts (fig. 1-2). À environ 15 m au Sud du mur T2, c’est-à-dire au centre du bassin portuaire, on a ouvert le sondage 1/2010 (5 x 7 m), pour avoir une lecture plus claire de la stratigraphie (fig. 3). Sous la couche de sable, à –3,10 m par rapport à la surface de l’eau, se trouvait une couche d’algues d’environ 0,40 m d’épaisseur. En dessous, de nombreux blocs dispersés et de tailles diverses. Certains étaient taillés et provenaient peut-être de l’élévation de T2. Une quantité importante de céramique a été recueillie, parmi laquelle on mentionne des fragments d’amphores et de lampes romaines et romaines tardives (fig. 4). La fouille du sondage s’est arrêtée à une profondeur de –4,90 m, niveau à partir duquel est apparu du mobilier hellénistique et classique.

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Les fouilles dans la ville haute de Kythnos, à Vryokastro, se sont poursuivies en 2010 dans le sanctuaire, sur la terrasse 4 et dans le bâtiment 5. Les recherches se sont concentrées sur la partie occidentale de la Terrasse 4 (fig. 1-2). Le remplissage comportait d’importantes quantités de céramique et de mobilier, dont certains fragments ont pu être recollés avec des tessons recueillis antérieurement autour du temple (bâtiment 3). L’importante déclivité du terrain justifie l’aménagement et l’entretien de la terrasse : à l’intérieur de celle-ci, la fouille a mis au jour des cavités d’un diamètre important, correspondant peut-être à un système d’échafaudages mis en place lors de sa construction. Par ailleurs, un autre mur a été découvert (T 31), sur une longueur de 2,05 m. Il a été interprété comme un mur de soutènement plus ancien ou, à cause de son orientation perpendiculaire au mur de terrasse 4, comme un mur de renfort.   La fouille du Bâtiment rectangulaire 5 s’est poursuivie dans les pièces A, au Nord-Est du bâtiment, et B, au Sud-Est (fig. 3) : la pièce B, au Sud-Est, est limitée par les murs extérieurs T1 et T4, ainsi que par les murs T6 (mur intérieur Ouest) et T8 (mur Nord entre les pièces A et B). Il s’est avéré que deux pierres identifiées en 2009 comme appartenant à un mur (T7) faisaient en réalité partie du sol dallé de la pièce (fig. 4). On a identifié une tranchée qui longeait le côté Est de la pièce, dans sa partie Nord, et qui contenait par places un matériel important (sans autre précision). Dans l’angle Sud-Est de la pièce, le rocher avait été taillé pour former un banc de forme carrée (0,70 x 0,57 x 0,48 m - fig. 5). En contact immédiat avec cette structure, un foyer a été découvert ; il est constitué de tuiles corinthiennes posées de chant et contenait des cendres (fig. 6). –  Dans la partie Nord de la pièce, le mur T8, entre les pièces A et B, repose sur le rocher naturel ; conservé dans sur une longueur de 3 m à partir du mur T1, il s’interrompt avec le rocher et dessine un angle droit avec le puissant mur de terrasse T9 qui se dirige vers le Sud et dont le remblai de fondations contenait de la céramique d’époque classique, ce qui confirme la date de construction du bâtiment. Ce mur T9, qui n’a pas encore été fouillé sur toute sa longueur, est fondé sur le rocher naturel et a une hauteur conservée de 1,70 m (fig.  7). la pièce A, au Nord-Est du bâtiment, est limitée par les murs extérieurs T1 et T2. La fouille s’est poursuivie en profondeur sous le dernier niveau de circulation. Cette couche contenait des éclats de pierre et de la céramique classique. Près de l’angle Nord-Ouest de la pièce, a été découverte une canalisation qui traverse le mur T1 et dont l’extrémité à l’intérieur de la pièce est matérialisée par une tuile de joint de type corinthien. Dans la partie Est de la pièce, à environ 0,50 m du mur T2, des traces de feu ont été identifiées sur une zone d’environ 0,40 m de diamètre avec des fragments de vases brûlés. Le mobilier recueilli permet de dater la construction du bâtiment de l’époque classique, tandis que l’importante quantité de matériel hellénistique atteste également une fréquentation à cette époque. Un certain nombre d’observations portent à croire que d’importantes restaurations ont été effectuées sur le bâtiment à l’époque hellénistique, en même temps qu’au temple (IIIe s. av. J.-C.), bien que cette observation ne puisse pas encore être confortée par la céramique actuellement en cours d’étude.  

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Dans le cadre de la cartographie des sites archéologiques sous-marins débutée en 2002, trois épaves ont été relevées au large de la côte orientale de l’îlot de Syrna, dans le Dodécanèse : Syrna I présente une cargaison d’amphores byzantines, Syrna II contenait une cargaison de céramique de cuisine de l’époque romaine et Syrna III une cargaison d’amphores coennes hellénistiques. L’épave « Syrna II », qui a fait l’objet d’une fouille clandestine, a été à nouveau explorée et un échantillon de quinze vases a été remonté à la surface : des marmites, des lopades et des cruches, qui, d’après des exemples parallèles déjà publiés, relèvent des catégories orientale, égéenne ou micrasiatique (Brittle Ware, Ribbed Cooking Ware ou Eastern Coarse Ware). Il s’agit de séries qui sont largement diffusées en Méditerranée entre la seconde moitié du Ier s. et le milieu du IIIe s. apr. J.-C.

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Publication d’un ensemble de 24 inscriptions (trois dédicaces et vingt-et-une inscriptions funéraires) conservées au musée archéologique de Naxos.

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Publication des amphores crétoises ayant servi pour des sépultures à enchytrisme (230 tombes) dans la nécropole de l’Antiquité tardive de Périssa à Théra, fouillée à partir de 1992. Les lampes en terre cuite provenant de la même nécropole sont étudiées à part. On y relève notamment des lampes corinthiennes et attiques, du type XXVII de la typologie de Broneer, produites entre la fin du Ier s. et le début du IIIe s. apr. J.-C., des lampes attiques du milieu du Ve s. à la fin du VIe s., des lampes d’Asie Mineure qui prédominent (VIe-VIIe s.), des lampes provenant d’autres ateliers grecs et égéens, d’Afrique du Nord, ainsi que quelques exemplaires tournés.

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Publication d’une inscription découverte fortuitement sur le site de l’ancienne cité d’Andros, dans la région de la nécropole orientale. Le texte peut se lire comme suit : ΤΕΤΡΑΔΙ HΕΟΡΤΗ/ΗΡΗΣΙΩΝΟΣ ΕΠΙ ΔΕ/ΚΑ. Elle date de la seconde moitié du Ve s. av. J.-C. et concerne une fête religieuse qui prenait place chaque année, au mois d’Héresiôn. Publication d’une étude épigraphique sur l’histoire et la prosopographie d’Andros, avec notamment l’édition d’un catalogue d’inscriptions de l’île, pour lesquelles l’auteur propose certaines restitutions, tandis que d’autres y sont publiées pour la première fois. Étude comparée de l’inscription de Delphes FD III 1, 481 et de l’inscription IG XII Suppl. 248, pour lesquelles une relecture ainsi que des restitutions sont proposées. Publication de graffiti gravés sur les bancs du gymnase d’Andros et, dans un premier temps, probablement sous l’autorité d’un magistrat (le gymnasiarque ?). Le nom des éphèbes devenus adulte a ensuite été effacé pour être remplacé par un autre nom, mais la gravure ne révèle plus le même soin. – L’analyse prosopographique et historique permet de dater les premières inscriptions du début du IIe s. av. J.-C. ; l’usage a pu se maintenir juqu’à la fin du Ier s. av. J.-C.

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Les travaux de terrain à Kato Leukos prévoyaient en 2010 une prospection et un relevé des vestiges architecturaux, ainsi qu’une prospection de la céramique en surface sur les secteurs explorés en 2009 (cf. AR 56 [2009-2010], p. 169). En raison de l’érosion continue par les intempéries des vestiges architecturaux, le service archéologique a procédé à des fouilles dans trois secteurs (un dans la baie de Leukos, les deux autres dans la baie de Pounta - fig. 1-2). Ils ont apporté des précisions sur l’habitat byzantin. La prospection a révélé que : la petite église de Gialou Chorafitissa a été construite sur les vestiges de l’abside d’une église beaucoup plus grande et datant probablement de l’époque protobyzantine (Ve-VIe s.) : l’abside, plus ancienne, construite avec des blocs de calcaire et du mortier, est visible à l’arrière de l’église moderne. (fig. 3) Trois éléments architecturaux sont remployés à l’intérieur de la construction moderne : deux bases de colonnes en marbre et un fût de colonne en granit (fig. 4). D’autres fûts de ce type ont été repérés dans le secteur : l’un dans une petite église de la péninsule Sud, quatre autres pris dans le béton de la jetée de la baie de Leukos et un cinquième dans les escaliers menant à la Taverne de Michalis, près de la péninsule Sud. à l’arrière de l’église de Chorafitissa, un ensemble de quatorze tombes creusées dans le calcaire tendre a été relevé et dessiné. Elles avaient un court dromos (le dromos de la tombe 6 atteignait 3 m - fig. 5)  et une façade dans laquelle une porte étroite (0,80 m) donnait l’accès à une chambre funéraire de taille et de plan variables. Le mauvais état de conservation des monuments n’a pas toujours permis de faire un relevé précis des vestiges. sur les pentes orientales du secteur exploré, on a repéré des murs de moellons et des creusements dans le rocher. Le matériel recueilli lors de la prospection comporte de la sigillée phocéenne, des fragments d’amphores LR2, de la sigillée africaine, ainsi que de la céramique commune probablement locale. L’ensemble de la céramique date des Ve-VIe siècles (fig. 6). Les vestiges relevés à Leukos sont ceux d’une ville portuaire florissante au Ve s., et probablement active dans le courant de la période romaine, mais abandonnée au début du VIIe s., ce qui coïncide avec l’activité arabe en Méditerranée orientale. Un four de potier, fouillé au cours du printemps 2010, confirme la production de céramique commune locale recueillie lors de la prospection.

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La fouille s’est poursuivie à Xombourgo en 2009 et 2010, sous la direction de N. Kourou (université d’Athènes). Elle s’est concentrée sur deux terrasses aux Sud-Ouest du site :  sur la terrasse AA, où des traces de crémations et l’eschara, qui suggèrent un culte en plein-air, avaient été découvertes à un niveau inférieur par rapport au rempart archaïque, la recherche s’est concentrée sur la partie orientale dans le but de dégager la suite du rempart archaïque qui semblait s’interrompre au niveau du secteur de fouille Λ8 (fig. 1). La prolongation de ses fondations a été mise au jour à une distance de 3 m vers le Sud-Est et en direction du tronçon du rempart qui avait été mis au jour par  N. Kontoléon dans le secteur du Thesmophorion (fig. 2-3). La fouille a atteint la roche naturelle : elle a montré que le secteur Λ8 avait été perturbé et le rempart détruit à cet endroit. À un niveau inférieur, en contact avec la roche, on a découvert une rue dallée (calderim) qui partait du rempart et se dirigeait vers l’Est. Elle était bordée au Nord et au Sud par des murs de terrasse (les murs XLVI et XLVII) qui se rapprochent (fig. 2) vers un escalier qui mène vers la terrasse D, à un niveau plus élevé (fig. 4). Le mur de terrasse XLVI, qui soutient le calderim et la pente naturelle à l’Est de la terrasse AA, présente deux phases de construction : dans un premier temps, il délimitait l’espace du culte en plein-air avec les crémations ; dans une seconde phase, il a servi à retenir la rue qui menait du rempart vers l’intérieur de la ville. sur la terrasse E (fig. 5), la fouille du secteur Z10 s’est poursuivie à l’intérieur de la pièce et au niveau de la base construite pour le pithos E2, qui comportait des pierres effondrées (fig. 6). Il paraît clair que cette base a été construite pour y fixer un pithos pendant la première phase de construction du bâtiment E, mais a été maintenue en usage lors du réaménagement du bâtiment et de son sol. La couche la plus profonde du bâtiment E2, malgré sa destruction lors de la deuxième phase d’aménagement, se révèle particulièrement intéressante. Le dégagement du calderim qui menait vers la terrasse E a révélé l’importance de cet édifice au sein de l’habitat.

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Les fouilles de l’université d’Athènes se sont poursuivies en 2010 sous la direction de G. Kokkorou-Alevra, S. Kalopissi-Verti, et M. Panagiotidi-Kessissoglou. Des sondages ont été effectués sur le terrain voisin d’A. Kourzis, et ont révélé l’extension de l’habitat de l’époque protobyzantine. Les premiers indices révèlent aussi des installations artisanales. Les trouvailles de l’habitat comportent de la céramique sigillée (fig. 1) et de la céramique commune de l’époque protobyzantine (fig. 2), ainsi que des enduits peints (fig. 3) et des fragments de deux inscriptions.

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La fouille de l’université d’Athènes, dirigée par E. Simantoni-Bournia, s’est concentrée en 2009 et en 2010 sur l’éperon rocheux qui domine le site de Karthaia et qui est appelé Koulas (fig. 1). La fouille a débuté à l’extrémité Nord du plateau de Koulas (1200 m2), où des vestiges de murs étaient visibles. Ils étaient construits en appareil de moellons et de mortier de chaux et utilisaient en remploi des blocs de marbre provenant du propylée. Une structure de plan triangulaire de la fin de l’époque hellénistique et du début de l’époque romaine a été dégagée, dont deux des murs, d’une épaisseur de 1,46 m, suivent le bord de la falaise et ont un rôle défensif (fig. 2-4). — Parmi les blocs utilisés en remploi, on compte notamment trois blocs de marbre blanc bien conservés et provenant des jambages et d’un des murs du propylée qui marquait l’entrée de l’acropole de Karthaia (fig. 5). Une série de pièces de plan irrégulier, certaines avec un seuil encore en place, a été mise au jour au Sud/Sud-Est de la construction défensive triangulaire. Les murs, de construction peu soignée, ont une épaisseur de 0,60 m et sont fondés sur la roche naturelle. Dans l’une des pièces (A), deux structures en moellons ont été mises au jour : un foyer rectangulaire et une construction rectangulaire qui est recouverte de mortier de chaux, mais dont la fonction n’a pu être déterminée (fig. 2 et 6). Dans cette pièce, on a dégagé la couche d’effondrement des murs, sous laquelle on a découvert le niveau d’occupation : le matériel recueilli (céramique, os, coquillages, charbons de bois, noyaux d’olives, pesons en terre cuite, clous, meules et monnaies) suggère un contexte d’habitat de l’époque hellénistique tardive. Sous ce niveau, la fouille a atteint à certains endroits la roche, à d’autres le sol constitué de dalles.

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Les recherches se sont poursuivies sur la colline de Castri, à Chalandriani, sous la direction de M. Marthari. Des sondages ouverts entre la zone de l’habitat et le rempart ont livré de la céramique du Bronze Ancien II (phase de Castri), qui a également été trouvée en d’autres endroits de la colline (fig. 1). Dans le secteur Ouest de la nécropole de Chalandriani (fig. 2), vingt-trois nouvelles tombes ont été mises au jour, dont deux seulement ne comportaient pas de mobilier. Des segments de périboles encerclant certaines tombes constituent un nouvel élément de la nécropole de Chalandriani. Les tombes étaient creusées dans la roche et leurs parois maçonnées de pierres plates. Elles disposent chacune d’une entrée marquée par un seuil et de dalles posées de chant formant les jambages. Ces entrées sont murées (fig. 3). Les défunts étaient déposés en position fléchie, avec des objets posés en face d’eux ou dans une niche aménagée dans la paroi de la tombe. Le mobilier compte des figurines anthropomorphes et stylisées, des vases en marbre blanc, des outils en pierre et des vases  en marbre et en terre cuite, – des phiales non décorées, des gobelets coniques, ainsi que de la céramique lustrée de Syros à décor incisé et estampé, cratères et poêles (fig. 4-5), dont l'une porte une représentation d’un navire à rames : ce type de décor est rare et n’a été trouvé que dans la nécropole de Chalandriani. Des sondages entre les tombes ont révélé des tessons d’amphores et des anses décorées témoignant probablement de rituels funéraires. Le mobilier date des phases anciennes du Bronze Ancien Cycladique II (culture de Kéros-Syros), tandis que quelques objets sont contemporains de la phase dite de Castri, plus récente. La fouille de ces tombes a montré que certains types de vases connus jusqu’à présent uniquement en contexte de la phase ancienne du Bronze Ancien II (culture de Kéros-Syros) sont également présents dans des contextes datés de la phase suivante et que la nécropole de Chalandriani a été utilisée sur une période plus longue que ce que l’on pensait jusqu’à présent.

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La fouille s’est poursuivie en 2010 sur l’habitat néolithique de Strophilas, sous la direction de Chr. Televantou. La recherche s’est concentrée sur la partie Nord du site et sur le rempart (fig. 1). Un tronçon de rempart fondé sur le rocher en pente a été mis au jour au niveau du bastion B. De nouveaux graffitis ont été repérés sur la surface lisse et plane du rocher ; l’un d’eux représente notamment un bateau à voiles (fig. 2).

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