Chronique des fouilles en ligne
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Dernières notices ajoutées par région : Égée du Nord
Lors d’une prospection sous-marine  effectuée dans le secteur d’Alonnisos, Kyra-Panaghia et Péristéra, par l’éphorie des antiquités sous-marines en collaboration avec l’institut d’océanographie Woods Hole, une épave médiobyzantine a été découverte. La prospection a été faite au moyen de plongées et d’un véhicule sous-marin autonome (AUV) équipé d’un sonar latéral et d’une caméra haute résolution (fig. 1). L’épave présente une concentration d’amphores à une profondeur de 17 à 42 m (fig. 2). Elle a été entièrement documentée (photographie haute résolution et photographie stéréoscopique ; fig. 3).

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Terrain Lazaridis. – En 2010, la fouille s’est poursuivie dans le temple de la fin de la période archaïque à Héphaistia, dans la région de l’isthme, dans le but d’explorer les pièces 3 et 4 qui constituent l’extrémité Ouest de l’édifice de culte. Le sondage 16 a été prolongé de 3 m vers le Nord et de 9 m vers le Sud (fig. 1-2). Dans le prolongement du sondage vers le Nord, une autre petite partie de la crête du mur de l’époque romaine tardive a été mise au jour. Le matériel provenant de la couche de destruction comportait des coupes et des skyphoi attiques et de production locale, de grands vases de stockage et des amphores. Dans la pièce 4, deux niveaux de circulation ont été identifiés, sur lesquels on a localisé des zones de foyer pour la cuisson des aliments – traces de feu et d’argile brûlée. Au Sud, un mur long et puissant, orienté Est-Ouest et contemporain d’autres murs appartenant à une maison du Ve s. apr. J.-C., a été mis au jour. À un niveau inférieur par rapport à ce mur, on a dégagé une autre construction en appareil irrégulier, d’orientation Est-Ouest. Le long de la limite Sud de la fouille, les crêtes de deux murs orientés Est-Ouest ont été mis au jour.

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Terrain Mavrolambadou. – En 2010, les recherches se sont poursuivies à Héphaistia, sur la « maison aux colonnes », dans le prolongement vers l’Est du sondage 6 (fig. 1-2). Les couches de destruction et d’effondrement de l’élévation de l’édifice ont été dégagées et il a été possible de lire de manière plus claire le plan du péristyle et des pièces adjacentes à celui-ci. Le secteur fouillé est inscrit dans un rectangle de 10 x 9 m (sondage 6). La fouille a livré un premier niveau comportant des pierres de taille moyenne et grande dans l’angle Nord-Ouest du sondage. Dans cette couche superficielle, on a également trouvé des fûts de colonnes qui appartiennent à la colonnade du péristyle et qui ont été renversées dans la dernière phase de la catastrophe qui a causé l’abandon de la maison. Sous cette couche superficielle, on a retrouvé les vestiges de la toiture et de la péristasis, concentrés dans le secteur autour du péristyle, ainsi que d’autres colonnes qui témoignent du début de l’effondrement de la maison. La destruction peut être datée du VIIe s. apr. J.-C., d’après la céramique et quelques monnaies de bronze (follis d’Héraclius de 610-611 apr. J.-C.). Sous les déblais, on a dégagé le sol en terre battue du péristyle, qui est différent de celui de la cour, à cause d’une série d’aménagements ultérieurs, dont le plus récent est un revêtement de briques de terre cuite liés avec du mortier de chaux. Ce sol présente un pendage vers le Sud-Ouest, correspondant à une interruption de la colonnade à proximité d’un système de canalisations destiné à évacuer les eaux de pluie. Deux phases de réaménagement de l’édifice ont pu être identifiées avec certitude, situées entre la fin du Ve et le début du VIIe s. apr. J.-C. Afin d’explorer vers l’Est les pièces en relation avec la « maison aux colonnes », un sondage de 5 x 3 m a été repris en 2009 (suite d’un sondage ouvert par A. Adriani dans les années 30), immédiatement à l’Est du portique. Des couches de destruction y ont également été dégagées. Elles présentent les mêmes caractéristiques que dans la couche correspondante à l’intérieur du portique : des pierres de petite et de grande taille dans la partie supérieure de la couche, des tuiles dans la partie inférieure, en contact avec le sol. Sous le sol de la pièce, on a atteint le niveau correspondant à la première phase de construction, comme l’indique un seuil en pierre noire de Romanou qui constituait l’entrée de la maison depuis l’Est. Au même niveau, dans l’angle Nord-Ouest du sondage, une construction a été dégagée sur une seule assise de blocs de poros, formant un angle droit par rapport au mur Est du portique. Dans la partie Sud du sondage, on a atteint les couches les plus anciennes et découvert les limites du parement interne du rempart du début de l’époque archaïque ainsi que le niveau de circulation qui lui correspond. À un niveau inférieur encore, on a dégagé les vestiges d’un pavement constitué de pierres de taille moyenne, fortement incliné vers le Sud, qui appartient vraisemblablement aux dernières phases de construction du Bronze Récent.

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Découverte d’un nouveau site sur la côte Nord de l’île de Lesbos, près de Kokkino Limani, dans la région d’Antissa antique. Le site de Képhalos est situé dans une baie protégée à l’Ouest par le cap de Palaiokastro, où se trouvaient l’habitat antique d’Antissa et l’habitat médiéval d’Ovriokastro, et à l’Est par la péninsule de Képhalos et le cap Nisi (fig. 1). La presqu’île de Képhalos est orientée Est-Ouest et avance dans la mer sur une longueur d’environ 700 m. On y observe des murs de pierre sèche et deux rochers sur lesquels des traces de carrière sont visibles, ainsi que cinq murs formant des pièces rectangulaires et un empierrement (fig. 2-5). La céramique de surface qui a été recueillie, un gobelet et une œnochoé à pâte grise, date du Bronze Ancien et du Bronze Moyen. Au Sud de la presqu’île, un môle en Pi est visible sur la plage (fig. 6) et, à une distance de 15 m à l’Est de celui-ci, s’étend un grand édifice avec de nombreux fragments de tuiles et de céramique romaine, notamment de la céramique de Çandarli du Ier s. apr. J.-C. (fig. 7). Entre Képhalos et Nisi, sont visibles des vestiges de constructions liés à la basilique protobyzantine ainsi qu’à l’habitat et à la base navale de Kalos Liménas déjà connus.

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L’habitat du Bronze Ancien. – Au Nord de la voie sacrée, les recherches sur l’habitat du Bronze Ancien qui a précédé le sanctuaire se sont poursuivies en 2010. Un nouveau secteur a été exploré plus au Nord, dans lequel les prospections géophysiques de 2009 avaient révélé la présence d’un rempart du Bronze Ancien. De même que dans le secteur exploré en 2009, ce nouveau sondage a livré les vestiges de maisons du IIe et du milieu du IIIe s. apr. J.-C., époque à laquelle une grande partie du sanctuaire a été transformée en zone d’habitat, probablement pour se mettre sous la protection du droit d’asile au sein de l’espace sacré et échapper aux insupportables charges fiscales impériales (U. Sinn). Les couches du Bronze Ancien n’ont pas été recoupées dans ce secteur. Dans le secteur Sud, on a pu distinguer en 2009 et en 2010 quatre phases de construction successives du Bronze Ancien (BA II2, phases 1 à 4, de haut en bas, 2750-2450 av. J.-C.) et les lier aux vestiges de construction découverts plus au Sud en 1980/81 (fig. 1). Dans la partie Est de ce secteur, on a mis au jour un mur de pierres d’une largeur de 1,10 m, conservé sur 0,50 m de hauteur et sur une longueur de 3,35 m : il appartient à la phase 2. Il s’agit ici de la continuation du mur oriental du « grand bâtiment » dont la partie Sud avait été mise au jour par Weißhaar en 1981. Autour du mur, on a dégagé une couche de destruction qui comportait des briques brûlées, des poutres de bois carbonisées et du torchis avec des empreintes de poutres, provenant soit du toit, soit d’un étage. Parmi le mobilier trouvé dans le bâtiment, on signale la découverte d’un col de pithos avec sa lèvre, d’un diamètre de 40 cm, un vase à vernis rouge légèrement poli et un tesson à décor en relief comportant des cercles imprimés (fig. 2). L’emplacement du grand bâtiment, immédiatement à côté du rempart, et ses dimensions importantes (jusqu’à présent, on a dégagé une superficie de 8,90 x 9,70 m) suggèrent une fonction publique ; il est en effet comparable à l’entrepôt 28 et au portique 14 de l’habitat contemporain de Poliochni à Lemnos. Il semble donc qu’au Nord de la voie sacrée, on ait découvert le noyau d’habitat le plus ancien. Vers le milieu du troisième millénaire, l’habitat se serait poursuivi vers le Sud-Ouest, dans le secteur de temple de Polycrate et aurait été défini par un nouveau rempart.   Au Nord de l’autel de Rhoikos. – Dans le cadre de l’étude en vue de la publication des fouilles conduites par H. Walter en 1963-64, on a poursuivi vers le Sud le dégagement de la couche fouillée en 2009 à l’Est de l’autel de Rhoikos et comportant les vestiges du sanctuaire : elle témoigne de pratiques cultuelles autour d’un autel qui précède celui de Rhoikos et qui date de l’époque géométrique et du début de l’époque archaïque. La couche comportait des os animaux, des cendres, de la céramique, ainsi que des offrandes en terre cuite, calcaire, faïence et ivoire d’origine locale, chypriote et égyptienne (fig. 3). Elle comportait également un objet en calcaire de forme arrondie, une sorte de pommeau, probablement provenant d’un meuble ou d’un baldaquin. Il porte une inscription, à la fois dédicace et signature de l’artiste, datable du milieu du VIe s. av. J.-C. (K. Hallof, S. Prignitz) (fig. 4) : ΠΟΣΗΣ Μ’ΑΝΕΘΗΚ[Ε ΤΗΡ]ΗΙ / ΠΟΙΗΣΑΣ (« Posès m’a dédié à Héra, après m’avoir fait »). Le terminus ante quem suggéré par la stratigraphie date la construction de l’autel de Rhoikos aux environs de 560/550 av. J.-C. Ainsi, cette nouvelle inscription, avec celle de sculpteur Généléos sur la statue assise de Phileia dans le groupe familial dit « de Généléos », représente la signature d’artiste la plus ancienne connue pour l’Héraion de Samos.

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