Chronique des fouilles en ligne
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Dernières notices ajoutées par région : Égée du Nord
Une grande quantité de céramique prise dans une couche de beach-rock a été repérée à 5 m de fond dans le secteur à l’Est de la forteresse de Sigri. Il s’agit sans doute de la cargaison d’un navire d’époque romaine.

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À Myrina, au lieu-dit Tourkikos Gialos, la fouille du terrain Lagopoulou-« Thalassinos Chrysafis A.E. » a livré les vestiges de deux phases de construction de l’époque hellénistique, et d’une phase d’époque archaïque : la couche archaïque comprend des murs en appareil de moellons et de galets très mal conservés et un segment de canalisation maçonnée (fig. 1-2). la couche hellénistique comprend une pièce rectangulaire dont les murs sont en appareil de moellons et de terre et le sol en terre compactée. À l’intérieur de cette pièce, a été dégagé un foyer circulaire. Quatre canalisations maçonnées appartiennent à la même phase. Le mobilier associé comporte des pesons pyramidaux en terre cuite, des fusaïoles, des outils en pierre, des figurines en pierre, des fragments de canthares, des moules pour des lampes, de la céramique protolemnienne, un fragment de masque de théâtre, un couvercle en terre cuite représentant un joueur d’aulos (BE 16530) et des fragments de céramique peinte (BE 16507 et 16523).

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À Myrina, dans la ruelle Garophallidou (terrain Despoti), la fouille a livré des vestiges de construction de l’époque romaine tardive et de l’époque tardobyzantine (fig. 1-2) : deux pièces, dont l’une a un sol dallé, et un puits appartiennent à la phase tardobyzantine. huit pièces rectangulaires avec des sols en mortier de chaux appartiennent à la phase romaine, de même qu’une canalisation maçonnée et couverte. Parmi les objets recueillis dans les remblais, il y avait des pesons, des fusaïoles, des fragments de kyathia et un fragment de figurine représentant un enfant (BE 16846-16863).

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À Myrina, la fouille du terrain Koukoulethra, dans la rue Dimokratias, a livré les vestiges de thermes d’époque romaine (fig. 1), comportant sept pièces : l’élévation est en appareil de moellons liés avec de la terre ou du mortier de chaux et, à certains endroits, des fûts de colonnes et des chapiteaux étaient utilisés en remploi ; les sols étaient en argile, moellons et carreaux vernissés. Dans l’une des pièces, on a retrouvé un fragment d’enduit peint et un reste de mosaïque. Des hypocaustes et cinq foyers ont également été découverts. – Deux autres pièces, dont l’élévation est en appareil de moellons, appartiennent à une deuxième phase de la construction. Dans le remblai, on a trouvé les objets suivants : un fragment de lécythe funéraire en marbre représentant un banquet (BE 16527), un fragment de fût de colonne torsadé (BE 16529), une lekanis en marbre (BE 16533), une colonne ou un autel (BE 16552), un pied de table représentant une panthère (BE 16559), des bases et un fragment de colonne (BE 16565, 16566 et 16568), de la céramique, des unguentaria en verre et en terre cuite et des outils en pierre.

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Dans une ruelle de Myrina, sur le terrain Tsoukalou, la fouille a livré les vestiges d’un mur de 0,90 m à 1,10 m de large, construit en blocs de taille moyenne et grande, constituant sans doute un segment de la digue contre les inondations du torrent, déjà découvert dans un terrain proche en 1992. – La céramique recueillie dans les remblais date de l’époque romaine à l’époque tardobyzantine.

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À Myrine, la fouille du terrain Plaphadelli, dans le secteur d’« OTE » a livré des vestiges de deux pièces d’une maison d’époque ottomane.

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La fouille du terrain Rosvani-Daniel à Myrine a livré des vestiges de l’habitat préhistorique de Myrina (fig. 1-2), dont on a pu déterminer trois phases de construction correspondant à la Période Bleue de Poliochni et à la fin de la Période Verte ou au début de la Période Rouge. Les vestiges de murs, mal conservés, n’ont pas permis de rétablir un plan, mais la céramique était abondante. On a également recueilli des pesons et des fusaïoles, un crochet en bronze, de nombreux outils en pierre, des lamelles et éclats de silex et des outils en os.

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La fouille du terrain Sapera-Kouroglou, à Soumbra, a livré un groupe de trois tombes de l’époque romaine tardive (une ciste maçonnée en moellons, une fosse et une inhumation simple, toutes recouvertes d’une dalle de schiste ou de pierre locale). Les clous indiquent l’usage d’un lit funéraire.

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Une abondante céramique d’époque romaine a été localisée dans le secteur de Lardi, de même que des blocs appartenant probablement à des murs. La technique de construction de trois puits indique une datation à l’époque hellénistique.

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Des travaux d’aménagement près de la chapelle d’Aghios Ioannis à Palaiokastro Plakas, à environ 500 m du fort médiéval, a permis de mettre au jour plusieurs tombes dont l’une est une ciste. – L’absence de mobilier ne permet pas de dater les vestiges.

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La fouille du terrain Malliarou à Mytilène a livré des vestiges de constructions d’époque moderne utilisant en remploi des matériaux de construction antiques, notamment des fragments d’entablement d’édifices dorique et ionique (BE 41812 et 41826) et un fragment de fût de colonne non cannelé (BE 41825).

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La fouille du terrain I. Kaxiri à Mytilène a livré des vestiges de construction, un puits et un fragment de conduite en terre cuite d’époque postbyzantine. Un segment de mur de l’époque romaine tardive, construit en blocs de taille de poros, a également été dégagé. Le remblai, perturbé, contenait de la céramique postbyzantine, de la céramique commune d’époque romaine tardive, de la céramique sigillée et de la céramique à vernis noir de la fin de l’époque classique et de l’époque hellénistique, ainsi qu’un chapiteau corinthien (BE 41644).

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La fouille du terrain D. Anezinou à Mytilène a livré les vestiges d’une construction hellénistique orientée Nord-Sud, avec des murs en appareil de moellons et des sols en terre et en mosaïque (il n’en reste que la couche de mortier). La couche de destruction, perturbée, contenait de la céramique vernissée postbyzantine et une abondante céramique commune romaine, tandis que le remblai sous les sols contenait de la céramique à vernis noir et de type West Slope, ainsi que des lampes à vernis noir, des fragments de figurines en terre cuite et des monnaies en bronze.

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La fouille du terrain I. Tsolakelli et E. Koukou à Mytilène a livré deux murs en appareil de moellons, de blocs partiellement taillés et de fragments de tuiles, liés avec du mortier (fig. 1). Un conduit maçonné en pierre, avec un sol dallé et une couverture en dalles de schiste, orienté Nord-Ouest/Sud-Est a également été dégagé : il se prolongeait sous une construction postérieure constituée de deux murs en appareil de moellons et de mortier et un sol de tuileau. Dans la partie Sud du terrain, trois murs parallèles, sans doute des enclos funéraires, ont été dégagés. Entre deux des murs, deux sépultures pillées ont été dégagées : un fragment de sarcophage en trachyte et une ciste maçonnée avec quelques restes de squelette et de la céramique commune. Parmi le mobilier recueilli, on signale deux colonnes non cannelées en marbre, des tessons de céramique commune, de céramique à vernis noir et à vernis rouge et deux fragments de figurines en terre cuite.

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La fouille du terrain Athanassoglou à Mytilène a livré une tombe à ciste du IIe s. av. J.-C. (dimensions : 2,15 m x 0,90 m), qui est construite en pierre de Phocée, mais dont les dalles de couvertures ne sont pas conservées. Le défunt, en position allongée, les mains sur le bassin et la tête orientée vers l’Est, était accompagné d’un unguentarium et d’un objet en fer (peut-être un strigile).

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La fouille du terrain Kostaki à Mytilène a livré un puits postbyzantin (fig. 1). L’espace à l’Ouest du puits avait été assaini, à cause de remontées des eaux, avec des moellons et des blocs de remploi. Une partie du puits est fondé sur le rempart hellénistique, repéré lors d’une fouille précédente effectuée à proximité, rue Nicomideia.

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La fouille du terrain S. Kourouli à Mytilène a livré des vestiges de thermes romains comportant des réaménagements postbyzantins (fig. 1-2). Les murs délimitant la pièce souterraine (2,42 x 2,40 m) sont construits en blocs de taille liés avec du mortier. Un mur puissant de 10 m de long et de 2,50 m de large a été dégagé ; il appartient à la deuxième phase de construction de l’édifice. L’entrée de la pièce à hypocaustes a été barrée par un mur et le sol du caldarium en carreaux de terre cuite a été détruit par la construction d’une citerne. Les thermes sont fondés sur des vestiges plus anciens qui n’ont pu être fouillés pour des raisons de statique des terrains adjacents.

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La fouille du terrain Paschou à Mytilène a livré une partie du réseau d’approvisionnement en eau et du système d’égouts de la ville antique. Un conduit maçonné et trois conduits en terre cuite ont notamment été dégagés. On a également mis au jour des vestiges bâtis d’époque romaine, notamment un édifice à deux pièces, mesurant 11,20 x 2,40 m (fig. 1). Parmi le mobilier recueilli, on signale des fragments de figurine, des pesons, une épingle en os et un fragment d’entablement ionique.

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La fouille du terrain Aggeli à Mytilène a livré les vestiges d’une large pièce (6,50 x 3, 70 m) dont le sol était aménagé sur le rocher (fig. 1). Elle est délimitée par deux murs monumentaux construits en blocs de taille. Dans la partie Nord du terrain, des vestiges de constructions tardobyzantines ont été dégagés, ainsi qu’un segment de conduit en terre cuite destiné à l’approvisionnement en eau. De la céramique commune, de la céramique sigillée, un fragment de figurine féminine en terre cuite, un peson et deux monnaies de bronze oxydées ont été recueillis dans le remblai.

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La fouille du terrain de la Commune de Mytilène s’est poursuivie. Après la démolition des magasins du marché du début du XXe s., un segment du rempart et un portique hellénistique ont été découverts (fig. 1-2). Le portique, d’ordre dorique, est orienté Est-Ouest et adossé au rempart hellénistique. Il a été découvert sur une longueur de 88 m et devait se poursuivre vers l’Ouest (?). Son petit côté oriental est fermé et on restitue un étage soutenu par une colonnade centrale posée sur une rangée de bases carrées. À l’époque romaine tardive, des thermes (dimensions : 12 x 11,50 m) sont construits au centre du portique. – Le portique et le rempart sont construits avec une pierre locale de couleur brun-rouge, provenant de Mistegna.  Le mobilier recueilli est constitué de céramique à vernis noir (lampes, skyphoi, pyxides), ainsi que de pesons et de poids de tisserands.

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La fouille du terrain Diamanti à Mytilène a livré des vestiges de construction de l’époque hellénistique à l’époque tardobyzantine (fig. 1-2). Des segments de conduits appartenant au système d’approvisionnement en eau ont été découverts (canalisations en terre cuite et égout maçonné). Les vestiges hellénistiques sont constitués d’une pièce de 3,10 x 3 m, définie par des murs en moellons et un mur puissant construit en emplekton et conservé sur quatre assises. Au-dessus de ce mur, ont été dégagés des murs plus récents et une citerne tardobyzantine. – Les remblais contenaient sept monnaies de bronze oxydées, deux pesons, de la céramique commune et de la céramique à vernis noir et à vernis rouge.

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La fouille du camp tsigane, terrain de la Commune de Mytilène, aux abords Nord-Ouest de la ville, aux limites de la nécropole Nord et à côté de la route dallée antique qui reliait Mytilène à Methymna, a livré des vestiges d’installations agricoles d’époque romaine tardive (fig. 1). La pente douce était aménagée en terrasses soutenues par des murs. Sur la terrasse inférieure, on a dégagé une pièce trapézoïdale (6,13 x 5,6 m). Sur la plupart des terrasses, on a mis au jour des structures de stockage de forme circulaire ou ovale, avec un sol dallé et des murs conservés jusqu’a 0,65 m de haut : ils sont construits avec des dalles en remploi provenant des tombes à ciste de la nécropole classique qui se trouvait en contrebas. Une de ces dalles était inscrite.

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Dans le cadre des travaux d’installation du réseau d'épuration des eaux usées, des fouilles de sauvetage ont été entreprises dans plusieurs rues de la ville. Les résultats sont présentés ici secteur par secteur, dans une notice développée (6 pages). Parmi les découvertes les plus importantes, on signale le grand égout voûté de l'époque ottomane, repéré dans plusieurs sondages, de nombreux vestiges de construction de la ville hellénistique, romaine, byzantine et postbyzantine, des vestiges des quais du port antique, des vestiges des quais de l'Euripe, des quais du port du début du XXe s., ainsi que de nombreuses tombes et monuments funéraires appartenant aux nécropoles Nord et Sud de Mytilène.      [carte des secteurs fouillés] Rue Ermou, no 273-291                    La fouille dans la rue Ermou, au niveau de Yeni Tzami, a livré un segment du grand égout voûté qui date de la fin de l'époque ottomane et qui parcourt toute la rue Ermou : la maçonnerie est faite de blocs de pierre de Mistegna liés avec du mortier. Deux fragments de conduits en terre cuite du début du XXe s. ont également été dégagés, ainsi que des vestiges de construction de la période ottomane.  À l'angle des rues Ermou et Adramytiou, on a dégagé un fragment de sol dallé posé sur une couche de mortier qui se poursuit sous la chaussée. À un niveau inférieur, un autre sol a été dégagé, de même structure que le précédent, utilisant des matériaux antiques en remploi. Dans une phase postérieure de son utilisation, ce sol a été revêtu d'un mortier hydraulique et inclus dans la construction de l'égout ottoman. Parmi les blocs anciens utilisés dans le sol, on mentionne une plaque de chancel d'époque protobyzantine et portant un relief sur ses deux faces ; le sol date donc d'après le Ve s. apr. J.-C., date à laquelle s'est produit le remblaiement du canal de l'Euripe. On mentionne également un chapiteau d'ante (inv. BE 41494), un fragment inscrit (BE 41514) (fig. 1), un relief honorifique représentant Aphrodite sur un dauphin et Éros (BE 41496), et de la céramique d'époque romaine et d'époque moderne.   Rue Ermou, entre les rues Pergamou et Maiandrou Dans la rue Ermou, la fouille entre les rues Pergamou et Maiandrou a livré le niveau de rue dallée du début du XXe siècle de part et d'autre de l'égout voûté de l'époque ottomane. Ont également été dégagés 24 murs de l'époque moderne et deux segments d'égouts maçonnés : ils étaient construits en appareil de moellons et en blocs architecturaux anciens. Les édifices auxquels ils appartenaient sont postérieurs à l'égout. À un niveau inférieur, on a dégagé des vestiges de murs détruits par les aménagements modernes. On distingue trois édifices de plan rectangulaire, fondés sur du sable et conservés à 0,48 m de hauteur. Leurs parements externes sont construits en blocs de remploi et mortier et leurs parements internes en appareil de moellons : il s'agit sans doute des soubassements de constructions monumentales.   Rue Ermou, entre les rues Patriarchou Ioakim et Pittakou Dans la rue Ermou, la fouille a dégagé, entre les rues Patriarchou Ioakim et Pittakou, des vestiges d'édifices en moellons datant de l'époque postbyzantine à la fin de l'époque ottomane. Une aire pavée d'époque ottomane a été interprétée comme une rue ; une construction en pi est datée de la même époque. Le mur TX47, de 0,74 m de large, dégagé sur une longueur de 48,70 m est construit en emplekton, avec un parement interne peu soigné et un parement externe en appareil polygonal en blocs de trachyte, sur lequel étaient collés des coquillages marins, attestant un contact prolongé avec l'eau : il s'agit du quai occidental qui bordait le canal de l'Euripe. Dans une phase postérieure de son aménagement, le mur était couvert de tuiles et de blocs brisés. Le remblai sablonneux autour du mur comportait de la céramique hellénistique et romaine (fig. 2).   Rue Ermou 123-127 La fouille du secteur compris entre les nos 123 et 127 de la rue Ermou a permis de dégager la structure K3 (1,20 à 2,80 m sur 16,70 m) conservée sur une hauteur de 1 à 2 m. Quatre assises, fondées sur une couche de sable mêlée d’abondants coquillages et construites en blocs de taille, sont conservées. La structure K3 se situe sur le littoral antique et est liée à l'équipement du port. – Le mobilier recueilli dans les remblais comporte de la céramique hellénistique et romaine : la structure K3 et le mur TX47 auquel elle est liée appartiennent donc à la phase la plus ancienne d'aménagement de ce secteur. À l'angle des rue Ermou et Tyrtaiou, on a dégagé un fragment de corniche d'ordre dorique (BE 41773).   Rue Ermou, entre les rues Patriarchou Ioakim et Aghiou Georgiou Rue Ermou, la fouille a mis au jour, entre les rues Patriarkou Ioakim et Aghiou Georgiou, des vestiges de construction d'époque ottomane. Entre +1,29 et -0,30 m, sont apparus 8 murs en appareil de moellons et blocs de taille utilisés en remploi, des vestiges de sols pavés de moellons correspondant probablement à une rue ou au sol d'une cour, ainsi qu'un segment d'égout maçonné en moellons.   Rue Ermou, entre les rues Aigaiou et Maiandrou Les travaux dans la rue Ermou, à l'angle des rues Ermou et Symeon (fig. 3), près du mur TX47, ont permis de dégager une construction (K7) de plus de 11 m de longueur et 1,50 m de largeur. Orienté Nord-Sud, le mur est construit en appareil de blocs de trachyte de Mistegna disposés en boutisse et en carreaux. Il présente du côté Est un parement sur lequel étaient accrochés des coquillages, du côté Ouest un parement de construction moins soignée et, entre les deux, un emplekton. Fondé sur le sable, il s'agit d'un mur de quai. – Le mobilier hellénistique et romain permet de dater la structure de l'époque hellénistique. À un niveau supérieur, trois canalisations modernes, dont deux en terre cuite et une maçonnée, ont été dégagées, ainsi que l'égout voûté d'époque ottomane. À ce point de son parcours, celui-ci passe sous la rue Chrysostomou Smyrnis et bifurque vers la rue Ermou. Plusieurs réaménagements et réparations sont visibles, puisque cet égout est encore en usage.   Rue Kountouriotou, du numéro 35 jusqu'à la Banque de Grèce La fouille a livré des vestiges du quai du début du XXe siècle en deux endroits (fig. 4): au no 35, il est conservé sur une longueur de 18,10 m et une hauteur de 1,17 m. Il est construit en appareil de moellons et mortier hydraulique. devant la banque, il est conservé sur une longueur de 9 m. Son assise supérieure est constituée de blocs de remploi liés avec du mortier hydraulique. À une profondeur de 1 m, quatre canalisations du début du XXe siècle, orientées Est-Ouest, ont été dégagées. L'une était en terre cuite, les autres étaient maçonnées avec des matériaux de remploi. À un niveau inférieur, on a dégagé des vestiges de deux bateaux d'époque postbyzantine : au niveau des no 29-31, la carène, les membrures et les pontages du premier bateau, long de 20 à 22 m. au niveau des no 17-21, la carène, les membrures, cales en bois et pontages du second bateau, d'une longueur conservée de 2,64 m. Ces vestiges étaient recouverts de goudron. Le mobilier recueilli dans le remblai de sable comportait de la céramique d'époques postbyzantine et moderne, quelques clous et monnaies ottomanes, des anneaux d'amarrage en fer sur le mur de quai postbyzantin et des fragments de canons. Des pieux de bois ont également été dégagés entre -0,30 et -0,50 m pour la fondation d'un quai postbyzantin ; une deuxième série, à -4,50 m, date de l'Antiquité et supportait peut-être un ponton en bois.   Rue Aghiou Therapontos, entre la rue Ermou et Karantoni Rue Aghiou Therapontos, des vestiges de l'habitat de l'époque romaine, postbyzantine et moderne ont été dégagés. Plusieurs murs ottomans et des canalisations d'approvisionnement en eau, en terre cuite et en plomb, ainsi qu’une citerne ont été mis au jour. Un fragment de canalisation en terre cuite médiévale et cinq sols ont été fouillés à un niveau inférieur, de même que trois murs d’époque romaine délimitant une pièce de 2,93 x 0,85 m.   Angle des rues Vostani et Mitropolitou Iakovou et Mousson L'égout voûté de l'époque ottomane a été repéré rue Vostani.   Rue du 8 novembre Des vestiges de constructions romaines et modernes ont été dégagés rue du 8 novembre. Pas moins de 51 murs plus ou moins bien conservés, mais sans rapport entre eux, ont été fouillés. Les murs d'époque moderne sont construits en appareil de moellons et de terre, tandis que les murs anciens sont construits en blocs de poros et en terre ; des vestiges de sols sont associés à ces derniers, dont l'un est une mosaïque à décor géométrique. Douze canalisations en terre cuite et un égout maçonné ont également été dégagés. Au niveau de la maison Halibey, un tronçon du rempart médiéval, d'une largeur de 1,30 m pour une hauteur conservée d'environ 1 m, a été mis au jour sur une longueur de 4,50 m. Parmi le mobilier recueilli, on mentionne un chapiteau dorique (BE 41529), un fragment de colonne torsadé (BE 41530) et une statue en marbre d'Hécate (BE 41594).   Rue Naumachias Ellis De la rue Iliopoulou à l'église d'Aghios Nikolaos, des vestiges de constructions modernes, dont un sol d'argile, ont été mis au jour. À l'angle des rues Naumachias Ellis et Iliopoulou, une construction rectangulaire (dimensions : 2,40 x 2,37 x 0,36 m) en blocs de trachyte et poros a été dégagée. Il s'agit peut-être d'une tour du rempart (une porte avait été découverte à proximité sur le terrain Chatzisavva en 1987). Au niveau du bâtiment Koraka (no 99B), des vestiges d'un atelier ont été mis au jour sur une longueur de 33,30 m. Deux pièces ont été explorées : dans l'une était conservé un sol de mortier, dans l'autre un sol de plaques de Phocée. Les murs étaient construits en blocs taillés, appuyés à certains endroits sur la paroi du rocher, revêtu de mortier. – Dans l'une des deux pièces était conservé un foyer de 1,65 x 1,45 m construit en briques, tuiles et mortier et présentant des traces de feu. Sous le sol, on a retrouvé le système de canalisation : les conduits d'approvisionnement en eau étaient en terre cuite ; les égouts étaient en maçonnerie. – À peu de distance, devant le bâtiment Kourtzi, un sol d'entrepôt (6,70 m de longueur) a été dégagé : il était dallé de pierre et des fragments de pithos se trouvaient dans des conques (?). Les murs étaient construits en appareil de moellons. Un égout maçonné et une citerne rectangulaire revêtue de mortier hydraulique étaient liés à l'atelier, d'époque romaine.   Rue Naumachias Ellis, entre les rues Kemeriou et Mitropolitou Ambrosiou Dans la rue Naumachias Ellis, des vestiges de thermes romains ont été mis au jour à 0,70 m de profondeur. Ils ont été fouillés sur une longueur de 27 m : trois pièces ont été dégagées, la pièce centrale étant la mieux conservée (13,70 m de long), avec des hypocaustes. Malgré les remaniements ultérieurs, 25 piliers en briques circulaires d'un diamètre de 0,22 m sont conservés. Les murs étaient revêtus de mortier et portent des traces de placage de marbre. Les sols des pièces étaient dallés de plaques de marbre sur une couche de mortier. Lors d'un réaménagement des thermes, le sol de la pièce centrale a été remplacé par un dallage de carreaux de terre cuite sur une couche de mortier. – Du système d'approvisionnement en eau, des petits segments de canalisation en terre cuite et d'égouts maçonnés. Dans la partie Nord de la tranchée, des vestiges de constructions romaines et un four, remblayé de cendres et de terre, ont été découverts. On a constaté qu'au Nord de la rue Naumachias Ellis, près du rempart, les constructions sont plus éparses. On y a découvert des vestiges d'ateliers hellénistiques, des quantités importantes d'argile et une abondante céramique. Le grand nombre de murex brisés et entiers trouvés dans les cendres et la terre sableuse permettent d’identifier l’activité d’un des ateliers. Celui-ci, daté de l'époque hellénistique et du début de l'époque romaine, est détruit par l'extension de la nécropole Nord, comme il paraît par la tombe contenant un unguentarium aménagée au-dessus du four. – Dans le remblai contenant les murex, on a également recueilli de la céramique sigillée, de la céramique de type West Slope, des monnaies en bronze, des fragments de figurines, des pesons, un petit autel en marbre, une base de stèle en marbre un fragment de colonne et un chapiteau (BE 42003- 42006).   Rue Naumachias Ellis, entre la rue Lesvonaktos et le no 53, les vestiges suivants ont été découverts : un égout maçonné et une citerne de collecte d'eau (3,45 x 1,80 m), construite en moellons avec des parois revêtues de mortier hydraulique d’époque romaine tardive. La citerne est fondée sur une couche de coquillages brisés et de blocs de taille. au niveau des no 47-51, un ensemble de murs d’époque romaine, en appareil de moellons. au niveau des no 43-47 (à -2,01 m), le rempart hellénistique sur une longueur de 5,80 m : ce segment, conservé sur deux assises, a une largeur de 2,60 et une orientation Est-Ouest. Il est fondé, à cet endroit, sur une couche comportant des pierres, du sable et des galets. La céramique d’époque romaine recueillie dans les couches les plus profondes permet de dater sa destruction. Il s’agirait plutôt d’une tour du rempart, analogue à celle construite au départ du môle oriental du port Nord. un segment du rempart maritime, d’une largeur de 2,80 m, à l’angle des rues Naumachias Ellis et Krinis, sur une longueur de 11,65 m (niveau -2,17). Il est conservé sur une hauteur de trois assises et orienté Nord-Ouest/Sud-Est. Il est fondé sur une couche de rochers taillés pour assainir le terrain. Deux assises du rempart, construit en emplekton et large de 3 à 3,45 m, ont été dégagées sur une longueur de 17 m, selon une orientation Nord-Sud en avant du no 51. Angle des rues Kavetsou et Vournazôn, un segment du rempart, d’une largeur de 1,56 à 2,18 m, a été dégagé sur une longueur de 6,69 m (fig. 5). Il est orienté Nord-Sud. Construit en pierres de Sarmosak disposées en boutisses, il est fondé sur des galets et du sable marin : il s’agit d’un segment du rempart maritime. – Immédiatement au Sud du rempart a été dégagée une structure à abside postérieure au rempart. Au départ de la rue Kavetsou et à une dizaine de mètres du rempart de la rue Vournazôn, a été dégagée, sur 18,50 m de longueur, l’extrémité Ouest d’une rue de l’époque romaine, dallée de moellons et blocs de remploi, orientée Nord-Est/Sud-Ouest. Des éléments architecturaux provenant des bâtiments alentours ont été recueillis dans les remblais, notamment une colonne à fût monolithe (BE 43225).   Rue Kavetsou, no 6, des vestiges de nécropole ont été dégagés sur plusieurs niveaux : à -2,78 m, trois inhumations simples, accompagnées de monnaies en bronze oxydée, quatre unguentaria, un peson, tandis que des fragments de figurines et de céramique hellénistique ont été recueillis dans le remblai. à -3,20 m, deux monuments funéraires délimités par des thékès rectangulaires construites en dalles de trachyte : les sépultures de la seconde moitié du IVe s. av. J.-C. comportaient deux pélikès à figures rouges, un seau en bronze, une amphore à couvercle en bronze, un strigile en fer et une figurine. Ces monuments sont fondés sur les ruines de constructions plus anciennes. Rue Kavetsou, no 12-14, des vestiges de plusieurs périodes ont été découverts (fig. 6-7): entre +3,62 m et +1,67 m : vestiges de constructions de l’époque ottomane entre +2,34 et +0,77 : vestiges de construction et tombes d’époque romaine. Cette construction est en appareil de moellons et blocs de remploi. Le mur le mieux conservé (20,80 m de long, sur 1,20 m de haut) est enduit de mortier contenant du tuf volcanique à l’extérieur et du mortier hydraulique de tuileau à l’intérieur. Une canalisation en terre cuite lui est associée. Ces vestiges datent des époques romaine et romaine tardive. des murs parallèles de 2,45 m de large, construits en emplekton, conservés sur 5,40 m de long et sur quatre assises, délimitent un enclos rectangulaire à l’intérieur duquel ont été découvertes deux inhumations simples et un sarcophage monumental.  À l’extérieur de ce péribole, a été dégagée une autre inhumation simple. L’ensemble date de l’époque romaine. à un niveau intermédiaire (entre -1,86 et -0,38), a été mis au jour un segment du rempart sur une longueur de 6,60 m, pour une hauteur conservée de 1,15 m correspondant à deux assises et une largeur de 4,04 m. Construit en emplekton, il est orienté Est-Ouest. L’assise supérieure est en appareil polygonal, tandis que l’assise inférieure, en appareil régulier, constitue le soubassement. Une tour est accolée à son extrémité occidentale, près de la porte Sud ; une partie du sol, dallé de blocs divers, a été dégagée à proximité. à la cote +0,64 m, un mur hellénistique (TX69) perpendiculaire au rempart, d’une longueur de 6,19 m, conservé sur trois assises, a été dégagé. Sur les vestiges du rempart et du mur hellénistique TX69, repose une construction semi-circulaire de caractère monumental, orientée Nord-Sud et conservée sur une hauteur de quatre assises dont les deux supérieures sont construites en gros blocs de marbre, liés par des scellements en pi. à la cote +0,71 m, a été dégagée une thékè monolithe en marbre, en forme d’entablement de temple : elle contenait des os brûlés et quelques tessons de céramique à vernis noir.   À l’angle des rues Kavetsou et Aghias Irinis, la fouille a livré des vestiges du début du XXe siècle immédiatement sous la chaussée (fig. 8). À un niveau inférieur (+0,51 m), deux citernes d’époque postbyzantine, revêtues de mortier hydraulique, de même que des canalisations associées à celles-ci ont été mises au jour. Les citernes ont été construites en matériaux de remploi, comme notamment un fragment d’architrave dorique et un siège du théâtre. Une tombe à ciste a été dégagée à un niveau inférieur (-1,40 m) ; le mobilier comprend un strigile en fer, un miroir et une stamnos du IIIe s. apr. J.-C. Deux autres tombes à ciste, une inhumation simple et deux urnes cinéraires ont été dégagées sous la tombe précédente. Les cistes contenaient plusieurs individus ; dans l’une, on a constaté des traces de crémation. Le mobilier de ces tombes comporte des unguentaria, des coupes à vernis noir, un vase miniature, une figurine, une lampe, un miroir en bronze et une danakè en or. Sous ces tombes (-2,25 m) on a découvert plusieurs pièces rectangulaires appartenant à un édifice, ainsi que les vestiges d’une citerne associés à des canalisations du IVe s. av. J.-C. Rue Kavetsou, n° 18, sous les vestiges d’une citerne ottomane construite en pierre de Phocée, la fouille a livré un monument funéraire fondé sur le sable, conservé sur trois assises : elle contenait une thékè avec des ossement brûlés, couverte d’une dalle sur laquelle avait été posée une pelikè à figures rouges du IVe s. av. J.-C. Neuf autres sépultures (quatre thékès, quatre cistes et une inhumation simple) ont été fouillées : ces structures ont été perturbés et les ossements dispersés.   À l’angle des rues Kavetsou n° 16 et Aghias Irinis, la fouille a livré un monument funéraire de 2,76 m de long, dont l’élévation est construite de moellons et de briques, mais dont les fondations utilisent en remploi onze colonnes en calcaire et en pierre de Sarmosak. Ce monument était constitué de onze tombes à ciste découvertes pillées et remblayées avec de nombreux ossements. Dans le remblai, on a recueilli des unguentaria, des pesons, des monnaies oxydées, des objets en bronze et en fer, la partie supérieure d’une stèle funéraire hellénistique et de la céramique commune d’époques romaine et romaine tardive.   Rue Kavetsou, entre les rues Eressou et A. Deli, la fouille a livré une partie de la nécropole Sud. Au total, 103 tombes ont été fouillées : des cistes en pierre, trois sarcophages, quatre thékès, cinq inhumations simples, tombes à tuiles (cistes et à double pente), douze enchytrismes (en amphore, marmite et lekanides) et cinq monuments funéraires qui se prolongent en dehors de l’espace fouillé. Les tombes, dont le mobilier date du IVe s. av. J.-C. au IIIe s. apr. J.-C., s’étendent le long du côté Ouest de la rue principale qui avait été fouillée en 1992 : six tombes du IVe s. av. J.-C. étaient aménagées entre la rue Eressou et Naumachou Papanikoli, c’est-à-dire plus près du rempart, tandis que les autres tombes, de l’époque romaine, étaient aménagées plus loin, dans le secteur le plus éloigné de la nécropole, vers la rue Deli.   Sourada, rue Eleutheriou Venizélou n° 65-89 La fouille a livré des vestiges de construction (sept murs et une canalisation), ainsi que trois tombes à ciste et un enchytrisme en pithos appartenant à la nécropole. Deux des cistes étaient maçonnées, tandis que la troisième était constituée de dalles de pierre de Sarmosak. Ces tombes, dont les os étaient très dégradés, n’ont pas livré de mobilier. La céramique recueillie dans les remblais autour de celles-ci date de l’époque romaine à l’époque byzantine.   Angle des rue Chatzimichaïl et Voutyra La fouille a livré une tombe à ciste maçonnée en pierre de Sarmosak et recouverte de dalles d’andésite. Le mobilier, composé d’un unguentarium, d’un kyathio à vernis noir et d’une pélikè à pâte grise, date du IIe s. av. J.-C.   Epano Skala, rue Naumachias Ellis, au niveau de la rue Kydonion La fouille a livré une partie de la nécropole Nord : 113 tombes ont été dégagées, parmi lesquelles 73 sont d’époque classique et 40 sont d’époque romaine. la partie classique de la nécropole comporte des sarcophages en pierre de Phocée et en andésite, accolés les uns aux autres, disposés dans des fosses en deux rangées (fig. 9). Leur état de conservation est souvent assez mauvais : seuls leurs sols ont été conservés. Une couverture monolithe à deux pentes a été découverte à proximité. Le mobilier se compose de lécythes à figure noire, kylikes, aryballes, canthares, skyphoi, oenochoès, pélikès, alabastres, figurines, miroirs en bronze, épingles, fibules et boucles d’oreilles en or. la partie romaine de la nécropole recouvrait la partie Sud des sarcophages d’époque classique jusqu’à la rue Kydonion (partiellement fouillés en 1998). Elle comportait des tombes à ciste maçonnée, des cistes en dalles de pierre contenant jusqu’à cinq individus et des ossuaires, des tombes à tuiles, des thékès en dalles de pierre, des enchytrismes en lekanis et en amphores et des inhumations simples. Parmi le mobilier recueilli, on mentionne des unguentaria en terre cuite et en verre, des kyathia, des petites amphores, des figurines en terre cuite et vernissées, des monnaies, des épingles en os, des objets en métal (en particulier miroirs en bronze, bagues, fibules, clous, serrures, strigiles). Par ailleurs, de nombreux sondages ont également été effectués par la 14e éphorie des antiquités byzantines. On signale de nombreux murs de maisons et des segments d’égouts maçonnés ou en terre cuite, une construction de type fontaine, rue du 8 Novembre et, en face du cabinet du vétérinaire, un sol de mosaïque protobyzantin, de facture très soignée en opus tessellatum polychrome, analogue à ceux de Kos de la même époque. – Les remblais, perturbés, contenaient énormément de matériel postbyzantin et surtout ottoman, avec notamment des fragments de stèles funéraires en marbre à relief d’époque ottomane et deux petits canons découverts rue Kountouriotou, au niveau des quais postbyzantins.  

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La fouille du terrain Koukoutsi, dans la ville de Chios, a livré des vestiges de constructions de l’époque archaïque à l’époque tardobyzantine (fig. 1). On a notamment dégagé les vestiges d’une maison à deux pièces de la fin de l’époque archaïque, ainsi qu’un égout maçonné. Celui-ci était couvert par une fosse-dépotoir de l’époque romaine tardive. Un édifice de l’époque romaine tardive a été découvert dans la partie Sud-Ouest du terrain.

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Les travaux d’élargissement de la route entre Mytilène et Thermi ont permis la mise au jour de la suite de la nécropole Nord à Tabakaria : 143 nouvelles tombes ont été découvertes sur plusieurs niveaux, la nécropole ayant été utilisée depuis l’époque classique jusqu’à l’époque romaine ; de même, on a fouillé sur une longueur de 7,17m l’allée funéraire, large de 1,80 m. Les deux modes de sépulture sont ici pratiqués : l’inhumation en cistes maçonnées, en thékès, sarcophages, inhumations libres, fosses, tombes à tuiles (cistes et à double pente) et enchytrismes d’une part ; la crémation primaire dans des bûchers disposés directement dans les fosses (tombes 1 à 7) ou secondaire dans des urnes en terre cuite ou en bronze (tombes 54, 58, 99, 110, 129) d’autre part. Les tombes sont recouvertes de dalles de pierre et de terre ou d’un empierrement. Elles sont utilisées pour plusieurs sépultures, les plus anciennes regroupées en ossuaires sur le côté. On n'a trouvé que de rares tombes de nourrissons et d’enfants en bas âge ; la majorité des sépultures sont celles d’adultes, tandis qu’une des tombes était celle d’un animal. Les offrandes dans les tombes sont des vases de terre cuite, des alabastres, des unguentaria en verre, des pyxides en plomb, des boucles d’oreille en or et en bronze et d’autres bijoux, en terre cuite dorée ou en or, des strigiles en fer et en bronze, des miroirs en bronze, des figurines, des astragales, des serrures et des clefs en bronze et, dans les tombes d’enfants, des figurines anthropomorphes ou animales, des vases miniatures et des astragales. On a également trouvé des stèles funéraires en marbre inscrites (BE 41645, 41646 et 41643).

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Parmi les acquis enregistrés lors des travaux de restauration et d'anastylose effectués sur plusieurs monuments, on signalera : Yeni Tzami (1830). – Mise au jour d’une citerne et d’un égout de la fin de la période ottomane, ainsi que de vases entiers. (fig. 1) Tarsi Hamam (XVIIe s.). – Mise au jour de fragments de sols dallés et de la salle de chauffe des thermes (fig. 2). Validè Tzami. – L’inscription sur le linteau au-dessus de l’entrée qui mentionne la date de 1615 provient sans doute d’un autre monument. Katro. – Mise au jour des voûtes de la citerne byzantine (fig. 3).

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Des sondages ont été effectués dans la basilique protobyzantine au lieu-dit Tsesmedes, sur les ruines de laquelle a été construite une église moderne. Outre les sols de mosaïque au décor végétal (fig. 1),  les sondages ont permis de confirmer le plan de l’église déjà étudiée par Evangelidis en 1932 : narthex et église principale dont l’espace interne est partiellement occupé par un presbyterion rectangulaire.

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La poursuite de la fouille du terrain Kolyva, à Loutropoli Thermis, a livré les vestiges d’une construction de l’époque romaine tardive, composée de deux pièces avec un sol de terre et servant d’entrepôts d’après les pithoi trouvés en place (fig. 1-2). Un égout maçonné a également été découvert. – Dans le remblai, on a recueilli principalement de la céramique commune, ainsi qu’un fût de colonne lisse en marbre (BE 41771).

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La fouille du terrain Vousvouni à Gera s’est poursuivie et a livré les vestiges de constructions d’époque mycénienne, – ateliers de potiers, maisons, rue dallée, large de 0,91 m et dégagée sur une longueur de 10,35 m, canalisation (fig. 1) : deux maisons mycéniennes composées de deux pièces principales et de pièces annexes ont été dégagées dans la partie occidentale du terrain, une troisième maison mycénienne à deux pièces et un couloir dallé dans sa partie méridionale. Un four de potier, également d’époque mycénienne, d’un diamètre de 1,40 m, a été fouillé dans la partie orientale du terrain, ainsi que l’angle d’une autre construction avec des murs de 1 m d’épaisseur. un atelier de potier d’époque hellénistique et romaine a été édifié sur les vestiges mycéniens. La fosse-dépotoir de l’atelier de potier d’époque romaine a été découverte dans la partie Nord du terrain. Le mobilier recueilli dans le remblai se compose d’objets d’époque mycénienne, hellénistique et romaine, notamment des pointes de lance en bronze, des fusaïoles en terre cuite, de la céramique mycénienne, des figurines hellénistiques et des amphores romaines brisées.

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La fouille du terrain A. Deliveï-Ziambara, à Methymna, qui avait débuté en 1990, s’est poursuivie dans les couches plus anciennes, mettant au jour des fragments de sols dallés de carreaux de terre cuite, de calcaire et de marbre, des époques romaine et romaine tardive (fig. 1). Le mobilier recueilli dans les remblais se compose de fragments d’amphores romaines et autre céramique commune, de tessons de céramique sigillée, d’un unguentarium, de fragments de carreaux de marbre et d’un peson pyramidal en terre cuite.

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La fouille du terrain Skarakaki, à Petra, a livré un segment de péribole d’installation agricole d’époque romaine tardive, d’après la céramique commune recueillie.

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L’îlot d’Aghios Georgios, au large de Petra, était utilisé pour des cultures et des pâturages jusqu’au milieu du XXe s. Les nombreux murs de terrasse en pierre sèche qui délimitent les propriétés ne peuvent être datés. Au sommet de la colline, on a repéré les vestiges d’un fort médiéval et, à côté de la chappelle d’Aghios Georgios, un puits ancien est encore en usage.

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Dans la région agricole de Methymna, des antiquités ont été découvertes à l’occasion d’une prospection pour la localisation de mines de barite : à Palaiokastro, localisation d’un fort de plan presque circulaire. à Monastirelia, à 2 km au Sud-Est de Vapheio, vestiges d’époque byzantine et postbyzantine autour de la chapelle d’Aghios Dimitrios, elle-même fondée sur les vestiges d’une basilique protobyzantine. à Deres, à environ 500 m au Nord du site précédent, localisation de blocs taillés et de parois de rocher taillées. Ce secteur servait sans doute de carrière. à Panaghia Stypsis, à 500 m du village de Stypsi, chapelle construite à côté des vestiges d’une église byzantine dont on distingue une partie du chœur, de l’autel et quelques blocs utilisés en remploi. Une tombe à ciste a été localisée à proximité. à Kavos Plomariou, site avec de la céramique de l’Âge du Bronze et de la céramique d’époque romaine. Plomari est le site de l’ancienne Polion, mentionnée par Stéphane de Byzance : des vestiges de murs et de nombreuses tuiles ont été repérés dans ce secteur. à Kato Chorio Plomariou, sur le mur extérieur du chœur de l’église d’Aghios Andreas et sur l’élévation des murs de périboles, blocs anciens utilisés en remploi. à Skiamouda, dans la région d’Antissa, localisation des vestiges d’un fort de plan presque circulaire, en appareil polygonal lesbien.

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Dans le cadre de travaux de canalisation à Eressos, trois tombes sans mobilier ont été mises au jour : deux d’entre elles étaient des tombes à ciste constituées de matériaux en remploi et à sépultures multiples ; la troisième était un sarcophage. La céramique recueillie dans le remblai autour des tombes est d’époque romaine. À un niveau inférieur (-3,20 m), on a découvert les vestiges de constructions d’époque romaine composées de deux larges pièces, dont les murs sont construits en appareil de moellons. La couche de cendre de 0,30 m d’épaisseur qui recouvrait l’ensemble de la construction indique que les maisons romaines à Xokastro ont été détruites par un incendie. Le mobilier provenant des remblais comporte des monnaies de bronze oxydées, des pesons en terre cuite, des fragments d’unguentaria en verre, des fragments de figurines en terre cuite, des fragments de moules pour des lampes et de la céramique romaine. – À une profondeur de -5 m, on a recueilli de la céramique hellénistique.

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La fouille du terrain Krousoulidi, dans la ville de Chios, a livré les vestiges d’une construction de la fin de l’époque hellénistique constituée de quatre pièces. Les murs, en appareil de moellons, sont conservés sur la hauteur d’une assise, sauf pour l'un d'eux, conservé sur sept assises (fig. 1). Une partie de la nécropole romaine de la ville a également été découverte : 29 tombes ont été explorées (tombes à tuiles, cistes maçonnées, inhumations simples et enchytrismes - fig. 2). Les offrandes étaient principalement des unguentaria en verre ou en terre cuite. L’une des tombes à ciste maçonnée avait des parois enduites d’un mortier de chaux et comportait un mobilier plus riche : unguentaria en verre et en terre cuite, objets en bronze, figurines et un bijou en or. Les enchytrismes utilisaient des amphores de Chios et contenaient des sépultures de nourrissons.

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Nécropole – La fouille de la nécropole mycénienne d'Archontiki, sur l'îlot de Psara, s’est poursuivie et a livré dix tombes à ciste, deux thékès, un pithos et une fosse à bûcher (fig. 1-3): les tombes à ciste, maçonnées avec des blocs de taille moyenne et des dalles, étaient recouvertes d’une dalle. Elles comportaient plusieurs individus, les sépultures plus anciennes étant repoussées sur le côté avec leurs offrandes et formant ainsi des ossuaires. Le mobilier des tombes était principalement constitué d’objets quotidiens, mais aussi d’objets de valeur : vases, pesons, pointes de flèche en bronze, poignards, perles en pierres semi-précieuses et sceaux en pâte de verre. les deux thékès rectangulaires étaient constituées de dalles posées de chant et de moellons et recouvertes de dalles. Elles ne comportaient ni squelettes ni mobilier. le pithos a également servi pour plusieurs sépultures. le bûcher fouillé comportait la sépulture d’un enfant accompagné d’un skyphos et d’un anneau en bronze. Au Sud-Est de la nécropole, on a découvert une fosse-dépotoir contenant du matériel d’époque archaïque. Habitat – La fouille de l’habitat mycénien à l’Ouest de la nécropole s’est poursuivie : trois pièces de l’édifice de type mégaron ont été notamment dégagées et deux autres au Nord ont été repérées. Des pithoi trouvés en place et scellés indiquent que ces pièces servaient au stockage.

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Des vestiges d’habitations de l’époque romaine à l’époque byzantine ont été dégagés lors de la fouille des terrains Georgoudi (OT 51) et Chatzieleftheriadi, dans la ville de Pythagorio. Dans ce dernier (fig. 1), on a pu distinguer deux phases de construction sur les murs faits de petites pierres plates, de moellons et de mortier de chaux. Le mur Sud est percé d’une fenêtre vers la mer. Sous la couche de destruction (moellons, tuiles…), la découverte d’un sol de carreaux de terre cuite et de plaques de calcaire près d'un des murs, d’une marmite posée sur un foyer et contenant des os près d’un autre mur, avec une deuxième marmite à proximité, permet de préciser l’usage de la pièce. Le mobilier recueilli date principalement de l’époque romaine tardive, mais on a également recueilli de la céramique archaïque dans les couches plus profondes.

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La fouille du terrain Kalligiani (OT 81, no. 787), dans la ville de Pythagoreio, a livré une krépis en marbre à deux degrés, sur une longueur de 1,60 m, appartenant à un édifice public de la ville antique (fig. 1).

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À Pythagoreio, la fouille du terrain Pavlou (OT 27, no. 471), qui s’étage sur trois niveaux différents, a livré des vestiges d’une construction rectangulaire (1,15 x 1,40) dans sa partie Nord, ainsi que des murs, dont l’un, large de 1m pour une hauteur conservée de 2,23 m, a été identifié comme le rempart du port de Samos (fig. 1). Un four céramique de 5,50 m de diamètre, d’époque romaine tardive, a été dégagé dans la partie centrale du terrain (fig. 2). Il est construit en appareil de moellons, briques et mortier de terre contenant des galets et des coquillages marins ; son sol est dallé de carreaux de terre cuite. En avant du four, des masses d’argile pure ont été trouvées. – Au Sud-Est du four, les vestiges d’un bassin ou d’un espace de stockage ont été mis au jour.

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La fouille du terrain Kasdagli (OT 34, no. 397), dans la ville de Pythagoreio, a livré une petite canalisation aux parois construites, avec un sol en mortier de chaux, ainsi qu’un mur de construction soignée dont un parement seulement a été dégagé (fig. 1). Construit en assises de blocs grossièrement taillés mêlés à quelques briques et du mortier de chaux et des assises de briques, il constitue probablement la suite du rempart byzantin du port. Dans la partie Sud-Est du terrain, les vestiges d’un égout maçonné vouté d’époque romaine et des fragments de fûts de colonnes ont été mis au jour, de même que quelques tombes maçonnées en moellons appartenant à la nécropole byzantine.

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La fouille du terrain Tilianaki-Antonadou (no 617), dans la ville de Pythagoreio, a livré les vestiges de trois phases de construction (fig. 1-2) : la phase archaïque est représentée par les vestiges de deux murs en appareil de petites pierres plates et mortier de terre et d'une petite canalisation. la phase romaine se compose d’un tronçon de rue dallée (3 x 2 m) et d’un segment d’égout, repérés dans l’angle Nord-Ouest du terrain : la rue croise l’ancienne Voie Sacrée menant de la ville au sanctuaire d’Héra. Un autre segment de canalisation d’approvisionnement en eau et un égout sont liés au niveau byzantin de cette même rue. – Au Sud de la rue, s’étend un édifice à portique composé de grandes salles : trois longs murs parallèles parcourent le terrain fouillé (et se prolongent dans le terrain Sdougkou, à l'Est - fig. 2). Les parois internes des murs étaient décorées de placage de marbre d’après les traces visibles à leur base ; les sols, dont il ne reste que la couche de mortier, étaient en mosaïque. après la destruction de cet édifice public, au IIIe s. apr. J.-C. (peut-être à la suite du séisme en 267 apr. J.-C.), l’espace est réoccupé par des ateliers, des espaces de stockage et des boutiques à l’époque protobyzantine, comme en témoignent les foyers circulaires et l’alignement de pithoi dans la partie Nord de l’édifice (fig. 3). Le mobilier recueilli comporte de la céramique depuis l’époque géométrique jusqu’à l’époque byzantine, des fragments de figurines en terre cuite archaïques, hellénistiques et romaines, 57 monnaies en bronze, des clous en fer et en bronze, des objets en plomb, des fragments de blocs de marbre (dont l’un est inscrit) et plusieurs fragments de fûts de colonne en marbre rouge.

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La fouille du terrain Skouphou (OT 44, no 98), dans la ville de Pythagoreio, a livré la suite des vestiges de maisons d’époque hellénistique et byzantine qui avaient été découverts en 1972 dans l’autre partie du terrain (fig. 1), ainsi qu’un tronçon de rue dallée, appartenant à un quartier d’habitation dense de Samos (fig. 2-3).

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La fouille du terrain Potha (OT 47, no 297), dans la ville de Pythagoreio, a livré les vestiges d’un mur dont seul le parement Sud, en blocs de taille, devait être visible, le parement Nord étant en moellons et en terre. Ce mur, ainsi qu'un autre mur également mis au jour, appartient à un édifice public situé près du port. D’autres murs de construction moins soignée, un fragment de sol en carreaux de terre cuite et une canalisation en terre cuite ont également été fouillés. Le mobilier comporte de la céramique archaïque, de la céramique à vernis noir, de la céramique commune romaine tardive, ainsi qu’un grand nombre d’anses d’amphores timbrées.

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Au sous-sol de la maison Kanakaki (OT 62, no. 624), dans la ville de Pythagoreio, une construction voûtée en briques et mortier de chaux était fondée sur le rocher, dans lequel était aménagé un petit canal d’écoulement (fig. 1). Elle a été explorée sur une longueur de 9,50 m. Le mobilier comportait des fragments d’amphores romaines, des fragments de vases en verre, des fragments de peinture murale et des os. – Cette construction appartient vraisemblablement au grand complexe thermal édifié en face de l’agora.

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Dans la cour de l’école primaire de Pythagoreio, des blocs de marbre, dont un bloc de banc portant une inscription, et une exèdre (11,80 x 6 m) à degrés construite en blocs de marbre liés avec des scellements en pi ont été dégagés (fig. 1). L’exèdre était orientée vers le Nord, où le tracé de la Voie Sacrée a été retrouvé : des traces de roues sont visibles sur sa surface. Immédiatement au Nord de la voie, ont été mis au jour un espace dallé de grandes plaques de marbre qui se poursuit au-delà du terrain fouillé, un fragment de sol de mosaïque, ainsi que des tombes byzantines dans les parties Est et Ouest du terrain : elles témoignent de l’installation d’une nécropole dans ce secteur.

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La nécropole géométrique de Samos, située à l’intérieur du rempart archaïque, à l’Ouest du site archéologique des thermes, a été fouillée sur le terrain Sophianou-Psycha. Utilisée entre le IXe et le VIIe siècle av. J.-C., la nécropole comporte des tombes à fosse, des enchytrismes et des fosses à bûchers. Certaines tombes à enchytrisme dans de grands pithoi, des amphores ou des hydries sont regroupées, tandis que d’autres tombes sont organisées dans des tumuli funéraires de forme circulaire. Dans un cas, un tumulus recouvrait une thékè en pierre avec les restes brûlés de deux individus. On a aussi dégagé une structure rectangulaire dont le remblai était composé des déchets des bûchers funéraires (cendres, os d’animaux, tessons de cratères géométriques, d'oenochoès et d'hydries, objets métalliques), semblables aux dépôts de cendres fouillés à Minoa d’Amorgos. Des vestiges de fondation d’un édifice public ont été trouvés au-dessus des tumuli : il s’agit vraisemblablement de la palestre d’un complexe sportif antique dont d’autres parties ont été identifiées lors de fouilles effectuées dans le même secteur. Sous le sol de la « palestre », un « trésor » de 29 monnaies d’argent de Samos, Milet, Éphèse et Priène a été trouvé dans une pyxide en plomb.

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La fouille du terrain du Centre Culturel, place Phrantatou, à Ikaria, a livré des vestiges de maisons d’époque romaine et byzantine, ainsi que des petites installations pastorales et des sépultures d’animaux d’époque moderne. – Un escalier à quatre marches, de construction soignée, menait vers le sommet de la colline où est construite l’église byzantine d’Aghia Irini.

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Dans le cadre de travaux de restaurations à la tour de Logothète, des sondages ont livré des vestiges de murs, associés à un sol de terre battue et à un seuil d’entrée. Le remblai perturbé comportait du mobilier depuis la période hellénistique jusqu’au début du XXe s.

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